Bonjour, voici enfin le chapitre tant attendu : le final :-) Il y aura un épilogue que je posterai dans les prochains jours :-)
* Feeli37 : hé oui c'était triste pour Alaric, mais on ne récupère pas son foyer sans perdre des proches au passage, ce serait trop facile :-/
* teambonbon972 : je ne suis pas non plus spécialement fan d'Alaric, mais c'était la seule chose à faire je pense :-/
* Bamon guest : le sort trouve enfin sa conclusion dans ce chapitre :-)
Bonne lecture, merci pour vos reviews et n'hésitez pas à me laisser vos impressions sur le final :-) On se retrouve pour l'épilogue :-)
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Elena avait l'impression de vivre les évènements au ralenti. Elle voyait les policiers qui trainaient le corps sans vie d'Alaric derrière les arbres. Le vampire avait reçu plusieurs balles en bois dans le corps, dont une en plein coeur. La jeune femme ne parvenait pas à croire que tout cela était réel : Alaric venait de revenir à la vie, il ne pouvait pas déjà s'en aller ! Elle n'entendait même pas les voix autour d'elle qui lui disaient de ne pas se faire repérer et de rester tranquille. Elena avait envie d'hurler, et c'est ce qu'elle aurait fait si Enzo n'avait pas posé sa main sur sa bouche pour l'en empêcher.
— Elena, reste calme, dit-il à voix basse à son oreille.
Elle sentit les larmes lui monter aux yeux, mais elle parvint à faire un signe de tête signifiant qu'elle s'était reprise. Lorsqu'Enzo jugea qu'elle s'était assez calmée pour ne pas craquer, il enleva sa main.
— Rick, il..., commença-t-elle, incapable de terminer.
— C'est affreux, sanglota Caroline, tandis que sa mère lui pressait l'épaule.
— Il... il faut qu'on récupère son corps, dit Elena d'un ton plus décidé. Ils s'apprêtent à le brûler, c'est hors de question que Rick finisse de cette manière !
— Elena, je suis d'accord avec toi, mais nous devons être prudents, répondit Stefan avec sa sagesse habituelle.
— Je ne laisserai pas Rick ici ! s'exclama-t-elle. Même si je dois me débrouiller toute seule.
— On pourrait créer une diversion, et emporter le corps, suggéra soudain Enzo.
— Mauvaise idée, dit Jeremy. Ils sont cinq, et je te rappelle que même si vous êtes rapides, le Shériff et moi allons vous ralentir car nous sommes humains.
— Il n'a pas tort, admit Caroline.
— Bien. Jeremy, tu pars de ce côté avec le Shériff, décida Elena. Pendant ce temps-là, nous faisons diversion, et Stefan ou Enzo emporte le corps. Vous êtes tous d'accord ?
Ils échangèrent un regard de doute : c'était un plan dangereux, mais ils voulaient honorer la mémoire de leur ami.
Quelques minutes plus tard, ils mirent leur plan à exécution : Stefan et Caroline se ruèrent sur les policiers à toute vitesse et s'emparèrent de leurs armes qu'ils envoyèrent valser plusieurs mètres plus loin. Elena et Enzo en profitèrent pour ramasser le corps d'Alaric et s'enfuir à toute vitesse. Après avoir assommé les cinq policiers, Stefan et Caroline se mirent en route en direction de leur point de rendez-vous, c'est-à-dire la frontière de Mystic Falls.
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— Que se passe-t-il ? demanda Davis après avoir ouvert un oeil.
Il voulut bouger et réalisa qu'il était attaché sur une chaise.
— Laisse-moi partir, Tripp ! cria-t-il en tentant de se détacher, sans succès.
— Pas tout de suite, répondit-il.
— Je ne sais pas à quel jeu vous jouez Matt et toi, mais vous allez me le payer !
« Je suis désolée, Tripp », avait dit Linda lorsque le policier lui avait téléphoné pour lui demander des explications. « Si j'avais su que Davis réagirait de cette manière... C'est un enfant perturbé, il l'a toujours été ».
— Je n'aurais jamais du t'abandonner. J'ai eu tort.
Davis resta un moment sans parler.
— Alors... tu es vraiment mon père ?
« Je n'aurais jamais du t'embarquer dans cette histoire », avait dit Linda.
— Oui. J'ai appelé ta mère, elle me l'a confirmé.
— Je pensais que tu ne l'avais pas connue dans un bar ? demanda le jeune homme en levant un sourcil soupçonneux.
— C'était il y a longtemps, j'ai... j'ai confondu, bafouilla-t-il.
« La vérité, c'est qu'après être partie vivre en Californie, j'ai rencontré un homme, dans un bar »
— Tu n'es même pas capable de te souvenir des femmes avec lesquelles tu as couché, dit Davis en reniflant avec mépris.
« Et lorsque Davis a grandi et qu'il a commencé à me poser des questions sur son père, je n'ai pas eu le courage d'admettre que c'était un routier dont je ne connaissais même pas le prénom », avait-elle admit en sanglotant dans le téléphone.
— Il faut me pardonner, Davis, j'étais jeune et j'ai fait une erreur. Tout comme toi tu en as fait une en voulant nous tuer, Matt et moi.
« Pourquoi moi ? » avait demandé Tripp d'une voix douce, et Linda avait poussé un soupir.
« Parce que... tu étais le seul à avoir compté. Et parce que c'était le futur qui nous attendait, si je n'avais pas fait cette fausse couche »
Tripp s'était senti envahi par la culpabilité : il l'avait trompée avec sa soeur, et Linda continuait à garder une bonne image de lui.
« Je vais parler à Davis », avait-elle déclaré, mais Tripp l'avait interrompue, probablement influencé par la culpabilité.
— Je déteste Matt car tu l'apprécies trop, avoua Davis en détournant le regard.
« Attends, Linda. Ne... ne dis rien. Laisse Davis croire qu'il est mon fils. Il a besoin d'un père, et c'est le moins que je puisse faire »
— Si tu m'en laissais l'occasion, je pourrais t'apprécier, Davis. Mais pour cela, il faudrait que tu évites de débarquer dans mon bureau en pointant un revolver sur moi.
Malgré lui, Davis esquissa un sourire.
— Tu penses que je me suis conduit comme un imbécile, pas vrai ?
Tripp haussa les épaules.
— Comme je te l'ai dit, on commet tous des erreurs, et en tant que père, c'est mon devoir de t'aider à les éviter.
Sans un mot, son "fils" acquiesça.
— Je crois qu'il est temps que je te détache, finit par dire Tripp en joignant le geste à la parole.
Lorsqu'il fut libre, Davis se frotta les poignets.
— Tripp ?
— Oui ? répondit son pseudo-père.
— Merci de m'avoir fait revenir à la réalité, j'en avais bien besoin.
— De rien.
Au fond de lui, Tripp songea à l'ironie de la situation : comment Davis pouvait-il être revenu à la réalité alors que son soi-disant père venait de lui mentir ?
— Allez viens, ajouta-t-il en chassant ces pensées négatives de son esprit. Je te paie une pizza.
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Pendant ce temps-là, à la frontière de la ville ...
— Je crois que quelqu'un un a des ennuis, déduit Liv avec amusement, tandis que Bonnie et Damon lui lancèrent un regard meurtrier, car Damon s'était approché du téléphone et avait tendu l'oreille pour écouter.
— Tais-toi ! cria Bonnie après avoir raccroché. Rick ira bien, j'en suis certaine !
— Si tu le dis, répondit Liv en haussant les épaules. Et maintenant, passons aux choses sérieuses. Laissez-moi passer, répéta-t-elle.
Bonnie regarda Damon et lui fit un signe de tête. Ces deux derniers reculèrent, laissant ainsi passer une Liv ravie.
— Bonnie, qu'est-ce que tu mijotes, encore ? dit Damon à voix basse.
— Fais-moi confiance, répondit-elle sur le même ton.
Pendant ce temps-là, Liv fermait les yeux et commençait à canaliser l'énergie provenant du sang de Tyler.
— Virtus magicae...
— J'ai comme une impression de déjà vu, dit Damon en se remémorant le jour où Liv et Esther s'était affrontées ici même en prononçant la même incantation.
— Uniat sanguis..., chuchota Bonnie.
— Quoi ?! s'exclama Damon. Witchy, qu'est-ce que tu fais ?!
— J'ai mémorisé le sort, Damon. Virtus magicae... Uniat sanguis..., répéta-t-elle tout bas.
— Bonnie, arrête ! Ce sort est trop puissant pour toi !
Au même moment, Liv ouvrit les yeux.
— Qu'est-ce que vous faites ? Vous perturbez ma concentration !
Sans prévenir, Bonnie tendit la main : Liv fut projetée du côté intérieur de la frontière, près de Tyler. Ce dernier ouvrit les yeux et attrapa Liv pour l'empêcher de s'échapper.
— On s'amuse moins, sans pouvoirs magiques, pas vrai ? lui demanda-t-il, heureux de pouvoir se venger.
Bonnie, qui avait récupéré la fiole de sang, recommença à réciter la formule.
— Virtus magicae... Uniat sanguis... Magicis sanguinem... Infinita potentia... Vitae vis est... Virtus est vita... Et sanguis in virtute.
Une énorme explosion se produisit.
— Non ! hurla Liv, avant de projeter Tyler loin d'elle, preuve que la barrière anti-magie avait bel et bien explosé. Tu vas me le payer, Bonnie !
Mais, grâce au pouvoir qu'elle avait accumulé, Bonnie la projeta loin sans lever le petit doigt.
— Tu as réussi, dit Damon d'un air admiratif.
— J'ai réussi, répéta Bonnie, soulagée. Mais je ne tiendrai pas longtemps avec tout ce pouvoir en moi, il faut que je l'utilise et vite, sinon mon corps ne tiendra pas.
— Bonnie ! cria Caroline en s'approchant de son amie. Que s'est-t-il passé ?
— J'ai réussi à prendre le flux de pouvoir des Voyageurs avant que Liv ne le fasse, la barrière a disparu. Maintenant, il faut vite que je me débarasse de cet excès de pouvoir, je ne tiendrai pas longtemps.
Et comme pour appuyer ses propos, du sang se mit à couler de son nez.
— Est-ce que vous voulez redevenir humains ? demanda-t-elle à Caroline et à Stefan.
Ces derniers se regardèrent sans savoir quoi répondre.
— Tu peux vraiment le faire ? demanda Damon, choqué.
— Oui, je le sens, reconnut Bonnie. Je peux aussi te rendre à nouveau humain, Damon. Vraiment humain cette fois, je veux dire, sans limite de temps. Comme ça, tu seras libre de te transformer à nouveau en vampire.
Il la regarda avec insistance.
— Quoi ? finit par demander Bonnie, gênée.
— Tu sais, dit-il à voix basse, si toi aussi tu redeviens humaine avec une vie complète et non limitée comme c'est le cas maintenant, je n'aurai peut-être pas besoin de redevenir un vampire.
Bonnie ne comprit pas tout de suite la portée de ses paroles, contrairement à Elena qui venait d'arriver avec Enzo : même si Damon avait parlé tout bas, Elena avait tout entendu grâce à son ouïe vampirique.
— Elena, viens vite ! lui cria Bonnie lorsqu'elle l'aperçut. Il ne me reste pas beaucoup de temps pour vous transformer en humains !
Mais son amie ne bougea pas d'un pouce : à la place, elle regarda Damon, qui venait pratiquement de demander à Bonnie de vivre une vie humaine avec lui. Elle regarda ensuite Stefan et Caroline, deux personnes qui tenaient sincèrement l'une à l'autre, et qui finiraient peut-être par devenir plus que des amis, avec le temps.
Elena imagina être à nouveau humaine, et ne pas pouvoir éteindre ses émotions lorsqu'elle souffrait, et cela lui sembla intolérable : comme allait-elle supporter de vivre sans Damon si elle ne pouvait pas éteindre ses émotions ?
— Non, dit-elle d'une voix mal assurée. Je... je préfère que tu ramènes Rick à la place de me transformer.
— Que je ramène Rick ? Mais...
Bonnie s'interrompit, comprenant enfin ce qu'elle voulait dire. Le visage de Damon se ferma, et il se retourna pour ne pas que les autres voient sa tristesse.
— Où est-il ? demanda Bonnie.
— Nous l'avons caché, expliqua Enzo. Nous avions peur de tomber sur Tripp en venant ici.
— Je retourner le chercher, dit soudain Elena.
Bonnie se mit à tousser, et cracha du sang sur le sol.
— C'est... c'est trop tard Elena, il faut que je le fasse maintenant. Je... je suis désolée. Tyler ? demanda-t-elle ensuite au jeune homme, tu viens ?
Il ne se fit pas prier car il voulait être débarrassé du gêne de loup-garou qui lui empoisonnait la vie.
— Enzo, je ne te pose pas la question, dit Bonnie en roulant les yeux.
— Effectivement, je n'ai nullement l'intention de redevenir humain, je ne suis pas une mauviette.
— Moi non plus, dit soudain Elena. Je ne veux pas redevenir humaine.
— Quoi ? crièrent au même moment Stefan et Damon. Elena, tu ne peux pas faire ça, ajouta le plus jeune des frères Salvatore.
— Même si je déteste être d'accord avec Stefan, je dois admettre que tu es le pire vampire que j'ai vu de toute ma vie, reconnut Enzo. Et pourtant, j'ai vu tous les Twilight.
— La ferme, répliqua Elena. Je... je suis désolée, mais je ne peux pas le faire.
A toute vitesse, elle s'enfuit.
— Il faut que je la rattrape, dit Stefan, mais Caroline s'interposa.
— Ah non, Stefan, ça suffit ! s'exclama la blonde. Tu ne vas pas perdre la seule occasion de ta vie de redevenir humain !
— Mais Elena a besoin de...
— Elena a besoin de faire ses propres choix, le coupa-t-elle. C'est ce que j'ai toujours admiré dans votre relation : tu as toujours laissé Elena libre d'agir.
— Caroline, tu te rends compte que, pour elle aussi, c'est la seule occasion qu'elle aura de redevenir humaine ?
— Je le sais, et Elena le sait, mais elle n'en a pas envie.
Tout en disant cela, elle regarda Damon.
— Quoi ? Je n'ai rien fait, se défendit-il.
— Les gars, je ne voudrais pas vous interrompre mais ça devient vraiment difficile de contenir toute cette énergie, dit Bonnie à bout de souffle.
Après avoir échangé un regard collectif, Damon, Stefan, Caroline et Tyler virent se placer en cercle autour de Bonnie.
— A une nouvelle vie, ne put s'empêcher de dire Caroline en prenant une inspiration.
— A une nouvelle vie, répondirent les autres.
Bonnie commença ensuite à prononcer une incantation, et ce fut le noir total...
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Stefan ouvrit un oeil, puis l'autre. Il avait l'impression d'émerger d'un long sommeil. Lentement, il se mit debout : il sentait que quelque chose avait changé, mais il ne parvenait pas à dire quoi.
Soudain, la mémoire lui revint : Bonnie avait lancé un sort pour les rendre humains à nouveau. Avec hésitation, il commença à faire glisser sa bague le long de son doigt : il avait peur de se mettre à brûler s'il l'enlevait car le soleil brillait. Pourtant, lorsqu'il eut enlevé la bague, rien ne se passa.
— ça a marché, murmura-t-il avant d'éclater de rire.
Il regarda ensuite autour de lui et aperçut Damon endormi un peu plus loin.
— Damon, ça a marché ! cria-t-il en secouant son frère pour le réveiller.
— Stefan, laisse-moi dormir, murmura-t-il d'une voix pâteuse, avant d'ouvrir brusquement les yeux. Qu'est-ce que tu as dit ? ajouta-t-il en se levant.
— Que ça a marché, répéta Caroline en s'approchant d'eux avec Bonnie.
— Je savais que ma petite sorcière y arriverait, dit Damon en lui souriant.
Bonnie lui rendit son sourire, mais elle semblait préoccupée.
— Que se passe-t-il, Witchy ?
— Rien, c'est juste que... tu n'auras plus l'occasion de m'appeler ainsi. J'ai perdu mes pouvoirs.
Caroline lui toucha le bras pour la réconforter.
— Je suis désolé, Bonnie, dit tristement Stefan. Je sais combien tu tenais à tes pouvoirs.
— Attendez... où est Tyler ? demanda soudain Caroline en regardant partout autour d'elle.
— Probablement encore endormi quelque part dans le coin, suggéra Damon.
— Le voilà ! s'écria-t-elle. Tyler ?!
Elle se mit à le secouer mais il ne réagit pas.
— Tyler ! cria-t-elle un peu plus fort.
— Je crois que vous avez oublié un petit détail, dit une voix qu'ils connaissaient bien.
— Liv, murmura Bonnie, mécontente de voir qu'elle était toujours dans les parages.
— Pourquoi ne se réveille-t-il pas ? demanda Caroline avec agressivité.
— Ce n'est pourtant pas compliqué à comprendre, soupira la sorcière. Le pouvoir des Voyageurs était lié à Tyler, il était en vie tant que la barrière était en place. Mais quand Bonnie a pris le flux de pouvoir et qu'elle vous a transformés...
Elle n'acheva pas sa phrase, se contentant de sourire avec méchanceté.
— Oh non, qu'est-ce que j'ai fait..., dit Bonnie, horrifiée.
— Bon-Bon, ce n'est pas de ta faute, intervint Damon en la serrant contre lui.
— Le meurtrier de mon frère est vengé, j'imagine que je n'ai plus rien à faire ici, déclara ensuite Liv. A plus !
Mais les quatre autres ne l'écoutaient même plus, trop occupés à regarder avec horreur le corps de leur ami décédé.
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— Je suis désolée, Rick, pleura Elena en regardant la dépouille du vampire. C'est injuste.
— La vie est injuste, dit une voix masculine derrière elle.
— Enzo, dit-elle sans se retourner. Ce n'est vraiment pas le moment.
— Elena, arrête de faire du drame inutilement : je suis certain qu'Alaric était content d'avoir pu revenir ces quelques mois et d'avoir passé du temps avec vous.
Elena ne sut pas quoi répondre: c'est vrai qu'Alaric avait eu la chance de revenir, car normalement personne ne revient d'entre les morts, mais elle ne pouvait pas s'empêcher de penser que les choses étaient injustes.
— Tu n'as vraiment pas de coeur, dit-elle finalement en essuyant ses larmes.
— Un coeur ? Pourquoi faire ? Pour que les gens te le brisent en deux ?
— Sur ce coup-là, je dois admettre que tu n'as pas tort, admit-elle pensivement.
— Tu parles de Damon, pas vrai ? demanda Enzo sans aucune subtilité.
— Et toi, tu penses à Caroline ? rétorqua-t-elle sur même ton.
— 1-1, dit le vampire, amusé. Oui, ajouta-t-il quelques secondes plus tard, je pense à Caroline, en effet. J'ai vraiment tout essayé pour lui plaire mais je crois qu'elle préfère Stefan.
Elena ne put s'empêcher de rire.
— Toi, tu as tout fait pour plaire ? se moqua-t-elle. Comment, en te comportant comme le dernier des crétins ?
— Les filles aiment les mauvais garçons... pas vrai, Elena ? demanda-t-il innocemment.
— Arrête de faire des allusions à Damon, tu deviens franchement lourd !
— Et toi, arrête de te voiler la face, Elena : dire la vérité à voix haute te ferait le plus grand bien, je t'assure !
— Quelle vérité ?
— Tu sais très bien ce que je veux dire...
Elle soupira et se lança.
— Je crois que Damon aime Bonnie.
— Tu peux faire mieux.
— Damon aime Bonnie.
— Mais encore ?
— Damon est amoureux de Bonnie, elle a réussi à lui donner envie de vivre une vie humaine avec lui !
— C'est mieux, dit le vampire. Et Caroline ?
— Elle est attirée par Stefan, et je pense que c'est réciproque.
— Je le pense aussi.
Soudain, Elena éclata de rire.
— Quoi ? demanda Enzo, surpris.
— Les frères Salvatore se sont déchirés à cause de Katherine et à cause de moi, et maintenant, ils sont amoureux de mes deux meilleures amies, expliqua-t-elle entre deux éclats de rire. C'est tellement... insensé !
— Au moins, ça te fait rire, dit le vampire en souriant.
— Qui aurait imaginé un truc pareil ? répondit Elena sans arrêter de rire, mais c'était surtout nerveux.
— Je préfère te voir ainsi, confessa Enzo. Au moins, le voyage en ta compagnie sera moins désagréable que la dernière fois.
— Le voyage ? Quel voyage ? demanda Elena en retrouvant son sérieux.
— Je retourne en Bulgarie, j'y ai fait des découvertes surprenantes sur les doubles, et puis, c'est un beau pays. J'ai pensé que tu pourrais m'y accompagner.
Elena prit sa décision rapidement : elle avait besoin de changer d'air après les derniers événements.
— Alors, c'est d'accord ? demanda Enzo en tendant la main.
— C'est d'accord, répéta-t-elle en serrant la main d'Enzo pour sceller leur marché.
