Bonjour à toutes et à tous :-)
Voici enfin l'épilogue :-)
Je voudrais encore une fois remercier les personnes qui ont suivi mon histoire pendant ces longs mois, je ne pensais pas être à nouveau capable d'écrire une histoire aussi longue (surtout que la série me passionne de moins en moins) mais j'y suis arrivée grâce à vous et à vos encouragements :-)
* teambonbon972 : je suis contente que la fin t'ait surprise :-) d'autres surprises sont à découvrir dans l'épilogue :-)
* Feeli37 : la réaction d'Elena a été difficile à écrire pour moi, ils en font une personne tellement détestable dans la série :-/ mais je crois que finalement, sa décision aura été la bonne... à toi de me le dire après l'épilogue :-)
* Love The Original Family : Il reste encore un petit détail dans l'histoire de Tripp à découvrir dans l'épilogue :-)
* Bamon guest : hé oui c'était triste pour Alaric et Tyler, mais tout a un prix malheureusement :-/
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EPILOGUE
— Caroline, est-ce que tu pourrais me passer ce carton, s'il te plaît ?
La blonde sourit à son amie en lui tendant la caisse.
— Je n'en reviens pas que tu t'installes ici avec Damon, dit-elle en secouant la tête.
Bonnie lui lança un regard à la fois amusé et timide.
— Moi non plus, je n'arrive pas à y croire, parfois. Et pourtant... c'est le cas : je vais vivre dans le Manoir des Salvatore !
— Et passer le reste de ta vie avec le plus génial et le plus sexy des mecs que tu aies rencontré, ajouta Damon en faisant irruption dans la pièce.
L'ancienne sorcière soupira.
— Si tu commences à devenir aussi prétentieux, je vais finir par changer d'avis, plaisanta-t-elle.
— Tu es incapable de changer d'avis, tu m'aimes trop pour ça, répliqua-t-il avec un sourire charmeur.
Caroline les regarda se chamailler : elle ne parvenait pas vraiment à croire tous les événements qui s'étaient produits.
Alaric et Tyler avaient été enterrés plusieurs semaines auparavant. La cérémonie avait été très triste, et ils avaient eu beaucoup de mal à dire au revoir à leurs deux amis. Ensuite, le temps avait passé et la vie avait fini par reprendre son cours, même si aucun d'entre eux n'oubliait le prix qu'ils avaient du payer pour récupérer leur foyer.
Elena avait été effondrée lorsqu'elle avait réalisé l'importance des sentiments que Bonnie et Damon ressentaient l'un pour l'autre. Elle avait décidé de quitter la ville avec Enzo, sans écouter leurs protestations. Les adieux avec Bonnie et Damon avaient été un peu froids, mais Caroline était certaine qu'Elena finirait par s'en remettre. Elle avait bien fini par oublier Stefan, pas vrai ?
— Dites... j'aimerais vous demander quelque chose, déclara soudain Caroline en sortant de ses pensées. Est-ce que vous pourriez faire votre crémaillère le plus tôt possible ?
— Oui, bien sur, répondit Bonnie. Mais pourquoi ?
— Parce que je pars visiter l'Europe tout l'été, leur annonça-t-elle avec enthousiasme.
Damon fronça les sourcils.
— Avec ta mère ? Elle prend déjà des congés après avoir repris ses fonctions de Shériff ?
— Non, pas avec ma mère, murmura Caroline en regardant ses chaussures, visiblement gênée.
— Avec qui, alors ? insista Damon.
— Avec Stefan.
Le sourire de l'ancien vampire s'élargit.
— Voyez-vous cela, Barbie part batifoler avec Saint-Stefan en Europe, rigola-t-il.
— Damon ! cria Bonnie, mais elle était aussi amusée que lui.
— Ce n'est pas ce que vous croyez ! s'exclama-t-elle en rougissant. Nous avons décidé de partir entre amis et nous verrons bien où cela nous mène.
— Bien sur, entre amis, répéta Damon tout en mimant des guillemets avec ses doigts.
Bonnie poussa un soupir.
— Je te souhaite bien du courage, dit Caroline avec un petit sourire. Tu ne vas pas t'amuser tous les jours, avec lui.
— Je le sais, répondit Bonnie en grimaçant.
— Hé, je suis là, je vous rappelle !
Damon faisait semblant d'être énervé mais il savait très bien que Bonnie était heureuse de vivre avec lui.
— Bon... on se voit plus tard ? demanda Caroline, tandis que le jeune couple se regardait passionnément.
— C'est ça, à plus tard, Blondie. Et surtout, ne nous dérange pas avant au moins... aïe ! Bonnie !
— Je ne peux peut-être plus te lancer d'anévrisme, mais je peux toujours te pincer les fesses, dit-elle avec fierté.
Caroline leva les yeux au ciel : elle se demandait comment son amie allait se retenir d'étrangler Damon s'ils vivaient tous les deux dans la même maison. Mais elle remarqua ensuite le regard amoureux qu'ils échangèrent, et elle songea qu'ils allaient probablement être heureux ensemble.
Après leur avoir fait un petit signe, Caroline quitta le Manoir et partit rejoindre Stefan qui l'attendait au Mystic Grill, qui avait été reconstruit.
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— Alors comme ça la rumeur que j'ai entendue est vraie : tu t'en vas ?
Tripp leva les yeux de son nouveau bureau.
— Le Shérif Forbes a repris sa place, expliqua-t-il à Matt. Et même si j'apprécie le fait qu'elle ait décidé de me pardonner et qu'elle m'ait donné ce poste d'adjoint, je ne me sens pas à ma place, ici.
— Tu t'en vas avec Davis recommencer une nouvelle vie ailleurs, devina le jeune homme.
— Je le lui dois, Matt.
Il baissa le ton.
— Même si Davis n'est pas réellement mon fils, il aurait pu l'être si Linda et moi n'avions pas rompu. Et après ce que nous avons fait, ta mère et moi...
— Tu te sens coupable ? suggéra Matt.
Tripp secoua la tête.
— Non, je n'agis pas par culpabilité, c'est juste que... je sais, non, je sens que c'est la bonne chose à faire. J'ai toujours voulu avoir un fils, et même si les circonstances sont un peu différentes de ce que j'imaginais, la vie m'a fait un cadeau, et elle a mis Davis sur mon chemin.
Matt acquiesça lentement.
— Je comprends, dit-il simplement.
— Tu devais me montrer quelque chose ? lui demanda soudain son ancien chef en désignant du regard l'enveloppe que Matt tenait dans les mains.
— Non, je... - Il s'éclaircit la gorge – Je venais juste vérifier la rumeur par moi-même, et te dire au revoir si elle était avérée.
— Elle l'est, Matt. Davis et moi nous partons ce soir.
— Hé bien je... à bientôt, alors, répondit Matt avec hésitation en tendant la main.
— A bientôt, j'espère, répondit Tripp en serrant la main de Matt dans la sienne.
Lorsqu'il fut sortit du bureau de Tripp, Matt chiffonna l'enveloppe et la jeta dans une poubelle qui se trouvait dans le couloir. Le jeune homme avait compris pourquoi Tripp agissait comme il le faisait : pour une fois, Tripp avait pris une bonne décision, qui rendrait plusieurs personnes heureuses. Matt estimait qu'il n'avait pas le droit de briser cela. C'est pour cette raison que Tripp ne saurait jamais que, quelques jours plus tôt, Matt avait demandé un test de paternité, et qu'il était positif...
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«— Pourquoi, Damon ? Pourquoi avoir choisi Bonnie ? demanda Elena, des sanglots dans la voix.
Il lui lança un regard désolé.
— Elena, je ne veux pas te faire de mal, murmura-t-il tristement. J'ai changé lorsque je suis mort. Tout a changé.
— Cela ne me suffit pas, répondit-elle en secouant la tête. J'ai... j'ai besoin de savoir.
— Non, Elena, s'il te plaît, ne fais pas ça.
La jeune femme plongea son regard dans celui de Damon pour l'hypnotiser.
— Pourquoi, Damon ? Pourquoi elle et pas moi ?
— Parce que, répondit-il docilement, à cause de l'hypnose, même si je suis celui qui a réussi à te faire sentir vivante dans la mort, Bonnie est celle qui m'a donné envie de devenir humain, et vivant, à nouveau.
Elena ouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit. Elle n'aurait jamais du lui poser la question, réalisa-t-elle, mais il était trop tard.
— Je vois, dit-elle sèchement, avant de s'enfuir grâce à sa supervitesse. »
— Elena ? Elena !
La jeune femme sursauta.
— Désolée, je réfléchissais.
— Tu penses encore à Damon, devina Enzo avec un soupir. Cela va faire un mois que nous sommes en Bulgarie, il est temps que tu mettes tout cela derrière toi.
— C'est plus facile à dire qu'à faire.
— Je t'avais dit de prendre l'avion immédiatement après que Bonnie ait transformé les autres en humains, mais encore une fois tu n'en as fait qu'à ta tête ! Qu'as tu dit à Damon quand tu as fait demi-tour ?
— Rien, ce ne sont pas tes affaires, Enzo !
— Ce sont mes affaires car je suis obligé de supporter cette tête d'enterrement toute la journée !
— Tu avais promis de me parler de tes découvertes sur les doubles, dit Elena en changeant de sujet. On est là depuis un mois, et tu ne m'as toujours rien dit !
— Je t'en parlerai quand tu seras prête, et si tu continues à te morfondre, cela veut dire que tu ne l'es pas.
— Très bien, cèda-t-elle. Tu as gagné. Je suis allée voir Damon, et je lui ai demandé pourquoi il... il avait choisi Bonnie et pas moi.
— Tsss, mauvaise idée, répondit Enzo en secouant la tête.
— J'aurais mieux fait de partir tout de suite, admit-elle en croisant les bras. Il m'a dit que c'était elle qui lui donnait envie de vivre une vie humaine et d'être vivant, pas moi. Satisfait ?
— Pas vraiment, je le savais déjà, avoua-t-il avec un haussement d'épaules.
— Quoi ? Espèce de...
— Chut, ne deviens pas vulgaire, s'il te plaît.
— Je me demande pourquoi j'ai accepté de te suivre ici ! s'exclama-t-elle.
Sans un mot, Enzo prit un vieux livre dans une armoire et le lui tendit.
— Qu'est-ce que c'est ? demanda Elena en l'ouvrant. Un grimoire ?
— Oh non, c'est beaucoup plus intéressant qu'un grimoire, crois-moi.
Elena tourna les pages au ralenti : un étrange sentiment d'inquiétude s'était emparé d'elle.
— Je ne comprends pas.
Elle leva les yeux du livre.
— Qu'est-ce que cela signifie, Enzo ?
— Cela signifie que les Bulgares sont extrêment superstitieux. Est-ce que tu as déjà entendu parler des succubes, Elena ?
— Quoi ? demanda-t-elle en riant.
— Parce que c'est comme cela que les gens de ce pays dépeignent Katerina Petrova, ainsi que ses descendantes.
— Ils pensent que c'est une succube ?!
— Elle est devenue immortelle, et elle a semé la discorde entre deux frères qui étaient amoureux d'elle... deux fois.
— D'accord, mais quel est le rapport avec ce livre ? Et que signifient tous ces noms ?
— Ce sont les doubles Petrova et les hommes qu'elles ont montés les uns contre les autres après les avoir charmés, dit-il simplement.
— Non... c'est impossible, répondit Elena en tournant frénétiquement les pages. Les doubles sont le reflet d'Amara et de Silas et de leur amour éternel.
— Je veux bien admettre que les théories sur les succubes sont un peu farfelues, admit Enzo, mais les faits sont les faits, Elena. Des historiens ont répertorié chaque double et les hommes qu'elle a détruits. Ils étaient tous frères.
Elena regarda les mots qui dansaient devant ses yeux avec horreur.
1864 : Katherine Pierce alias Katerina Petrova rencontre les frères Salvatore à Mystic Falls.
1908 : Anastasia Nejka fait la connaissance de Stanislav et Vladimir Ilanov.
Après la 1ère guerre mondiale, il semblait qu'un double avait émigré en France.
1935 : Olga Poliwla-Garnier, épouse de Thomas Garnier, avait été surprise dans les bras de son frère Georges.
— Cela n'a aucun sens, dit Elena d'une voix blanche.
—Écoute, répondit Enzo en lui prenant le livre des mains et en le refermant, je sais que cela peut paraître dingue, mais c'est la vérité : les doubles sont condamnés à semer la zizanie entre les frères, c'est dans leur sang. Même si ce livre ne remonte qu'à Katherine, cette... malédiction date de bien avant 1864.
— Tatia et les frères Michaelson, dit lentement Elena.
— Exactement.
— Alors... je suis condamnée à être une horrible personne indéfiniment parce que j'ai refusé de redevenir humaine ? lui demanda-t-elle soudain.
Enzo lui fit signe qu'elle se trompait.
— Au contraire, Elena : grâce à toi, la malédiction est rompue. Si tu étais redevenue humaine, tu aurais pu avoir des enfants, et ton sang aurait coulé dans celui de ta fille. En restant un vampire, tu as fait le bon choix.
Elle le regarda, l'air incertain.
— Tu en es sur ?
— Crois-moi, Elena, rester un vampire était la meilleure chose que tu pouvais faire. Et puis, ajouta-t-il avec un petit sourire, il se peut que j'aie menti : tu n'es pas pire que Bella.
Elena ne put s'empêcher d'éclater de rire.
— Waouh, merci du compliment, Enzo. Venant de toi, cela me touche.
— De rien, répondit-il avec un clin d'oeil.
Tout en lui rendant son clin d'oeil, Elena songea qu'Enzo n'avait peut-être pas tort : elle ne se débrouillait finalement pas si mal en vampire. Et de toute façon, elle avait des siècles et des siècles pour s'améliorer, sans compter qu'elle avait à présent un professeur vraiment pas banal à ses côtés...
FIN
