Titre : Jour de crise.
Autatrice : lasurvolte (de pseudo) ou mari (mais vous pouvez m'appelez aussi Plectrude si ça vous dit ^^)
Disclaimer : Teen Wolf ne m'appartient pas, mais si ça m'appartenait vous pouvez être sûr que Stiles et Derek ne se contenterait pas de se regarder dans le blanc des yeux.
Genre : UA
Prompt : Arrête de beugler comme une vache
Stiles était mignon, la plupart du temps. Il insistait sur ses « Dedek ! », comme s'il refusait à tout prix de dire Derek, mais ça avait quelque chose de plutôt adorable finalement. La relation entre l'enfant et l'adolescent était forte. Forte parce qu'ils vivaient ensemble sans jamais voir personne d'autre, forte parce qu'ils ne pouvaient compter que l'un sur l'autre, forte parce qu'ils avaient tous les deux perdus leur famille.
Stiles était mignon, la plupart du temps. Et puis un rien pouvait gâcher la journée.
- Dedek, Tiles veut ça.
L'enfant montrait une souris d'ordinateur, dont il n'avait certainement pas besoin.
- On va pas acheter ça, Stiles.
- Si ! Tiles veut !
- Non Stiles, c'est inutile, ça sert à rien. Si tu veux un jouet je peux te prendre un ballon.
- Tiles veut ça ! Insista l'enfant.
Et quand Derek éloigna la poussette de la souris d'ordinateur, l'enfant se mit à crier :
- Noooon Tiles veut, Tiles veut !
- Stiles, c'est un caprice ça.
Mais l'enfant n'écoutait pas et se tortillait dans tous les sens pour se détacher, réussissant finalement à se libérer et courant pour aller attraper la souris.
- Tiles veut !
- Non Stiles, revient.
Stiles courait déjà dans le magasin :
- Tiles veuuuut, hurlait-il.
Et Derek dût abandonner la poussette et les courses pour le poursuivre. Le bébé fini par aller se cacher sous un rayon, où seul lui qui était tout petit pouvait se mettre. Pour Derek, pas moyen de l'attraper.
- Stiles sort de là, tu fais un caprice, tu n'es pas un gentil garçon.
- Tiles veut ça !
- Non Stiles ! Tu n'as pas besoin de ça, si tu es sage tu auras des bonbons.
- Veut pas bonbons, grogna-t-il.
Derek ne comprenait pas. Comment les choses pouvaient tourner comme ça pour une simple souris d'ordinateur dont ce maudit gosse n'avait pas besoin ? Comment pouvait-il refuser un jouet ou des friandises ? Qu'est ce que Derek avait fait de travers ? A quel moment ? Devait-il céder ? Avait-il le choix de toute façon ?
- Très bien Stiles, sort de là, je vais te l'acheter cette souris.
- V'aiment ?
- Oui, allez sors.
L'enfant regarda Derek avec méfiance, puis fini par sortir, le boitier de la souris serré très fort contre lui au cas où on essayerait de lui enlever, les larmes aux yeux.
Derek soupira :
- Allons à la caisse.
Ils récupérèrent la poussette et Stiles fut calme sur le chemin du retour.
Mais arrivé à la maison, il ne voulu pas manger le repas qu'avait cuisiné Derek.
- Veut jouer, veut jouer.
- D'abord on mange Stiles.
- Non, veut jouer, Tiles veut jouer, Tile veut jouer !
- Est-ce que tu es un débile a toujours répéter les mêmes choses ? Commença à s'énerver Derek.
L'enfant lui jeta un regard noir et balança son assiette par terre. Derek leva la main comme pour le gifler, prit par la colère qui montait en lui, mais s'arrêta. Il ne voulait pas frapper Stiles.
- C'est pas bien Stiles, tu es vilain, tu dois m'aider à ramasser.
Mais Stiles lui tira la langue et partit avec sa souris pour jouer avec, alors que ce n'était même pas un jeu. Derek essaya de se calmer en nettoyant les dégâts et en disant :
- Si tu as faim plus tard, tu n'auras rien, tant pis pour toi !
Stiles tapa du pied sur le sol en signe de provocation, pour lui montrer qu'il s'en fichait de ce qu'il lui disait. Derek sentit les griffes de son loup garou sortir, dût respirer une bonne vingtaine de fois pour se calmer.
Derek pensa que la crise était terminée, mais Stiles refusa ensuite de faire sa sieste, en signe de protestation il jeta sa couche – heureusement propre – à la tête de Derek, puis se mit à hurler et pleurer en même temps. Faisant hurler Derek à son tour :
- Arrête de beugler comme une vache !
Stiles hurla et pleura de plus belle et Derek cria contre lui.
- Arrête arrête bordel arrête !
Et tout empirait. Derek sentait ses crocs pousser, il avait envie d'arracher la tête de Stiles, de le faire taire, et il hurlait et grognait après lui. Stiles était entrain de le rendre dingue, complètement dingue. La goûte d'eau fut quand le petit leva la souris en l'air pour la lancer de toutes ses forces contre le mur.
- Tu m'as fais chier pour que j'achète cette putain de souris et maintenant tu la casses ? Hurla Derek ! Et bien tu sais quoi ? Démerde toi tout seul, DEMERDE TOI TU M'ENTENDS ?
Puis il sortit de leur chez eux en claquant si fort la porte qu'il en fit vibrer les murs.
Il devait courir, faire quelque chose, où le loup garou allait prendre le contrôle. Seulement au bout de dix minutes, il culpabilisait déjà et revenait, il ne pouvait pas laisser Stiles seul trop longtemps, il s'inquiétait pour ce petit con. Malgré tout.
L'odeur d'urine assaillit les narines de Derek, Stiles avait fait pipi dans son pantalon pendant son absence et en voyant Derek rentrer il se remit à pleurer.
Derek respira cent fois, souleva le bébé et le mit sur la table à langer qu'il avait acheté, pour le changer.
- Dedek je te déteste !
- Moi aussi je te déteste !
Stiles lui donna un coup de pied et la fessé partit. Derek s'en voulu aussitôt, mais il n'en pouvait plus, il n'en pouvait tout simplement plus. Stiles se remit à pleurer et pleurer et pleurer encore. Derek alla le coucher mais le petit continuait à pleurer et le loup garou savait que ce n'était pas uniquement à cause de la fessée. Mais aussi de la fatigue, du stress de Derek qu'il devait ressentir, de tout. Peut-être même qu'il chialait et pétait des câbles parce que ce môme de deux ans avait assisté à la mort de sa mère.
Et pendant une heure Derek chercha à le consoler, avec son doudou, avec des paroles gentilles et rassurantes, avec n'importe quoi. Stiles continuait de dire qu'il le détestait, à bouder, à pleurer. Pour ENFIN s'endormir.
Enfin.
Alors Derek craqua pour de vrai. Des larmes de tristesses et de rages sortirent de ses yeux.
- Je te déteste sale gamin, chuchota-t-il à l'encontre de Stiles mais pas trop fort parce qu'il avait peur qu'il se réveille et que ça soit repartit pour un tour.
Il pleura, pleura, et il avait beau essuyer les larmes qui coulaient, elles revenaient plus vite et plus fort.
- J'en peux plus, gémit-il. J'en peux plus. Au secours. Que quelqu'un m'aide, que quelqu'un me sauve.
Mais personne ne viendrait, personne. Parce que toute sa famille était morte, toute entière. Il était seul, complètement seul, avec ce putain de gosse qui allait le rendre fou.
Il se souvenait de Cora, sa toute petite sœur, qui pouvait être tellement chiante par moment, mais il y avait les parents, il y avait Laura, il y avait les autres. Tout le monde pouvait aider, et son père et sa mère savaient toujours gérer ce genre de trucs. Ils savaient même le gérer lui, c'est pour dire.
Mais Derek ne savait pas y faire, il ne savait pas. Il n'y arrivait pas. Il était nul, et il s'en voulait. Parce que même si c'était dur, même si ce genre de journée faisait mal, il n'avait que Stiles. Et tout ce qu'il était capable de faire c'était de le faire pleurer, de lui mettre une fessée, de lui hurler dessus. Il n'avait que seize ans bordel, seize ans. Pourquoi est ce que tout ça lui tombait dessus ?
Pourquoi sur lui ?
Derek n'en pouvait plus, il avait mal, il n'arrêtait plus de pleurer, il n'arrivait plus à se calmer, à être moins en colère. Il avait besoin de Stiles, il détestait Stiles. Et puis Stiles avait ouvert ses yeux et Derek avait eut peur, il avait eut peur que le bébé recommence ses crises, il n'était pas sûr de le supporter, pas alors qu'il était tellement épuisé aussi bien physiquement que mentalement. Mais Stiles ne se mit pas à pleurer, ni à faire d'autres caprices, il posa sa joue sur le genou de Derek :
- Pleu' pas Dedek, pleu' pas, Tiles dit pa'don. Pa'don.
Et Stiles se mit à genoux et embrassa la joue de Derek. Et lui fit un câlin.
- Pa'don, répéta-t-il. Tiles est sage maintenant.
Et Derek se laissa aller et serra le petit contre lui, et ils se bercèrent tous les deux.
- Je t'aime Dedek.
- Je t'aime aussi, répondit Derek.
Et ils s'endormirent tous les deux réconciliés, malgré une journée horrible où Stiles n'avait pas été mignon. Du tout.
Le lendemain Stiles prit ses crayons et une feuille et se mit à dessiner, un truc qui ressemblait vaguement à deux ronds avec des traits, mais pour lui, ce dessins voulait dire quelque chose et il vint l'offrir à Derek.
- Dedek. Tiens. C'est pou' toi.
- Qu'est ce que c'est ? Demanda Derek ayant du mal à faire semblant de trouver l'œuvre belle.
Et Stiles lui fit le plus grand de tous ses sourires pour répondre :
- C'est Dedek et Tiles. C'est nous. On est une famille !
Alors Derek ébouriffa Stiles, trouva que c'était les plus beaux dessins du monde et l'aimanta sur le frigo. Pour se rappeler.
Et quand parfois ça n'allait pas, quand parfois c'était dur, alors il regardait le dessin. Et pensait : on est une famille.
Alors les choses devenaient plus faciles.
Fin.
L'autatrice : parce que parfois c'est pas facile, c'est pas toujours facile et que je voulais le montrer. Que Stiles n'était pas toujours le super gosse qu'on aime. J'espère que vous avez aimé.
