Disclaimer : Aucun personnage ne m'appartient, ils sont tous à JKR et Harry Potter. Tout est grâce à elle et son imagination (merci)

Playlist : The Love Club - Lorde

Merci à Aerann ; ma bêta ; pour la correction de ce chapitre. ;)


2- Rose

Point de vue de Rose Weasley.

Pas de pression, surtout ne pas stresser. C'est pas parce que je suis en dernière année, que je suis préfète en chef des Gryffondor, que je suis la meilleure de ma promo, ou bien que je suis la fille aînée de deux des trois personnes formant le Golden Trio, pas non plus parce que... faut que je respire ! Trop de pression alors que je n'étais même pas encore embarquée ! Trop trop trop de pression, oh Merlin ma mère l'a remarqué, non s'il te plaît ne dit...

- Rosie chérie, ça ne va pas ?

...Rien.

- Si si maman, tout va bien, mentis-je.

Je savais que c'était nul de stresser autant, et encore plus de mentir, mais mes parents étaient considérés comme des légendes et ils étaient respectés de tous, surtout ma mère, alors dire que j'avais la pression était un euphémisme, mais est-ce que j'avais vraiment le droit de me plaindre ?

Elle me gratifia d'un câlin, tout comme mon père. Ils insistèrent un peu plus avec mon petit frère. Il n'était pas si petit que ça, il n'avait qu'un an de moins que moi, mais je pensais que mon rôle d'aînée était important pour eux, qu'ils voulaient que je sois un modèle pour lui... Non, c'est possible ? Trop de pression. Je soufflais en essayant de retrouver ma respiration.

Juste avant d'embarquer, ma mère se rapprocha de moi pour m'enlacer une dernière fois, mais je sentis son souffle sur mon oreille.

- Fais honneur à ton badge et à ta maison.

Wow, alors là c'était clair, j'étais encore plus en stress ! Toute ma famille me fit un signe de la main pour me dire au revoir, auquel je répondis avec un léger pincement au cœur. Ça faisait du bien de passer autant de temps avec toute la famille, même notre oncle Charlie était venu pour l'occasion. James était resté dormir quasiment tout l'été, Lily et moi avions passé tous nos week-end ensemble... et d'ailleurs, la semaine aussi, la plupart du temps ! Bref, toute ma famille avaient été réunie, et c'était agréable !

Au fait, elle était où, Lily ? Oh Merlin, elle n'avait pas pris le Poudlard Express ! Non c'est pas possible, calme, faut que j'aille à la réunion des préfets de toute façon. Où est passée Lily, bordel ?!

- Hé Rose ! Ça va ?

Je me retournai précipitamment.

- Je croyais que t'avais pas pris le train, je commençais à flipper ! hurlai-je.

- Faut que tu te calmes parfois ! rigola-t-elle.

- Viens là, me faire un câlin avant que je fasse un arrêt, ordonnai-je.

- Ha ha !

Elle continua à rigoler pendant qu'elle enroulait ses bras autour de ma taille. Merlin ! Je pouvais enfin souffler quelques secondes.

- Tu devais pas te mettre en tenue pour ta réunion ?

- Ha oui c'est vrai ! Mais j'ai un peu la tête ailleurs là, je croyais t'avoir perdue ! la taquinai-je.

- Bon vas-y, sinon ta réputation de première de la classe va en prendre un coup, dit-elle avec sarcasme.

Je détestais quand elle faisait ça, je savais que j'avais cette réputation qui me collait à la peau, mais quand ma meilleure amie ou ma cousine me sortaient ça, c'était troublant et énervant. Après tout, j'étais peut-être première de la classe, mais ce n'était pas pour autant que je me la pétais. J'étais discrète, donc c'était injuste de me coller une étiquette. Surtout que je détestais les étiquettes. Elle remarqua que je pensais trop.

- Arrête, tu sais que je rigole ! Vas y ! Je te retrouve plus tard avec Charlie et Alexander.

Lui faisant un signe de main, je me dirigeai vers l'avant du train afin de pouvoir enfiler ma tenue de sorcière. Au même moment où j'entrais dans la cabine, je me pétrifiai (pas littéralement, mais c'était tout comme). En face de moi, Miss-Je-Sais-Que-Tout-Les-Regards-Sont-Sur-Moi-et-J'en-Profite (surnom un peu trop long à mon goût, mais j'avais entendu Alexander dire ça plusieurs fois, d'ailleurs c'était assez ridicule comme surnom) en personne, en train d'enfiler ses chaussettes hautes avec sur elle seulement sa jupe et son soutien-gorge. Elle enfilait ça avec une telle délicatesse, son pied en appui sur une chaise, que j'avais l'impression qu'elle le faisait exprès. Elle se repositionna sur ses deux jambes, tout en faisant passer la totalité de sa crinière blonde du coté droit. Elle se positionna face à moi en me souriant. Certes elle était jolie... et même vraiment belle ! mais elle en jouait tellement que ça devenait presque agaçant.

- Soit tu bouges, soit tu me passes ma chemise.

Je me décalai d'un pas. Fallait pas déconner : je ne l'aimais pas, j'allais pas lui filer sa chemise ! En plus vu la façon dont elle me parlait, c'était même pas la peine !

- Merci.

Son ton supérieur me gonflait déjà, j'espère qu'on ne serait pas obligées d'habiter ensemble à Poudlard. Oui parce que cette fille était préfète en chef, elle aussi. Je ne savais pas comment elle avait fait mais elle l'avait fait... Je rêve, ou elle me drague ?! J'avalais difficilement ma salive, quand je la vis mettre les boutons de sa chemise au niveau de la poitrine, remarquant au passage qu'elle portait un collier. C'était nouveau ça ! Non pas que je l'observais souvent mais... Ok Rose, tais toi, arrête de penser ! Elle repassait ses cheveux par dessus la chemise. Bon elle était peut-être même plus que belle, on pouvait dire... qu'elle était sexy. Je venais vraiment de formuler ça dans ma tête ?

- Tu vas me mater pendant longtemps ?

- Je te mate pas ! J'attends !

Ma voix était dure, mais gênée. Elle l'avait remarqué et elle rigola doucement mais méchamment. En fait, comme à son habitude : provocatrice et arrogante.

- Faudrait peut-être que tu te grouilles, la réunion va bientôt commencer et j'ai pas fini, donc soit tu dégages, soit tu te changes là, maintenant, car te voir me mater me saoule, et ça fait perverse Rosie !

- M'appelle pas Rosie ! Et je te mate pas je t'ai dit ! Je te préviens que je suis pas comme vos petits Serpentard qui se laissent faire par ton autorité, ok ? Si je décide de me changer ici, c'est mon choix pas le tien !

Pourquoi je m'étais emportée comme ça ? Ça n'était que Scarlett Malefoy. Dam ! Elle me déstabilisait ou quoi ?

- Si tu le dis, lança-t-elle en levant les yeux au ciel.

Elle me gonflait. Merlin ! J'allais être en retard à cause d'elle.

Tout en me posant devant la coiffeuse je me changeais très vite, en essayant de voir si elle m'observait. Heureusement pour moi elle était trop occupée à se passer du crayon noir sur les yeux.

Je finissais de faire le nœud de ma cravate quand je la vis faire de même dans le miroir. J'étais sûre qu'elle savait qu'elle était l'une des plus belle de la promo. Évidemment qu'elle le savait !

- Arrête de me mater !

- Merlin ! Tu vas arrêter de me dire que je te mate, sérieux ?

Je décidai de partir en claquant la porte. Juste au moment où je me retournais, je sentis des lèvres contre les miennes et une légère pression sur mes hanches pour me rapprocher. Je me décalai doucement.

- Tu m'as manqué.

Lorcan Scamander, mon petit ami depuis six mois, meilleur ami depuis très longtemps, et préfet en chef de Poufsouffle. Il s'avançait vers moi pour laisser quelques baisers dans mon cou, ce qui faisait que ma gêne était grandissante, je n'étais pas très à l'aise pour ça, surtout en publique. Il suivit la ligne de ma mâchoire afin d'arriver sur mes lèvres, et au moment où il voulut m'embrasser de plus belle, la porte derrière moi s'ouvrit et se stoppa sur nos corps, enfin plus le mien.

Lorcan se décala, et je sentis mes joues picoter, je devais rougir comme une tomate.

- Ho bah on prend pas une chambre ?

- On se passera de ton commentaire, Scarlett, tonna Lorcan.

En moins de deux secondes, elle se positionna entre nous deux.

- De un : tu me parles pas comme ça ; de deux : ce que je dis est un conseil si tu veux te taper Miss Sainte-Nitouche ; et de trois : dégage de mon chemin !

Elle le poussa, tout en se dirigeant vers le premier wagon. Grr ! Je la déteste.

- Viens, on va être en retard.

Lorcan me pris la main pour que je le suive jusqu'à la réunion. Sa main était moite, il devait être aussi stressé que moi.