Titre : Orage.

Autatrice : lasurvolte (de pseudo) ou mari (mais vous pouvez m'appelez aussi Plectrude si ça vous dit ^^)

Disclaimer : Teen Wolf ne m'appartient pas, mais si ça m'appartenait vous pouvez être sûr que Stiles et Derek ne se contenterait pas de se regarder dans le blanc des yeux.

Genre : UA


Derek baladait Stiles dans sa poussette. L'enfant chantait des comptines qu'il connaissait, rebut de sa vie d'avant, il le faisait souvent et Derek les avait cherché sur internet pour pouvoir lui chanter de temps à autre – même s'il détestait chanter, il le faisait pour Stiles.

Tout allait bien, c'était une belle journée et Derek se sentait plus léger que d'habitude, pour une fois il ne pensait pas trop à sa famille – qui était toujours présente dans sa tête et son cœur – et Stiles était de très bonne humeur. Ils étaient dans la forêt et Stiles vit un écureuil et cria :

- Ecupleu !

- Non Stiles, écureuil !

- Ecupleu !

- Non écu rrrr euil !

- Ecuuuu pleu !

Derek eut un petit rire. Oui, tout allait bien. Très bien.

Et puis les nuages arrivèrent, de gros nuages noirs, des nuages moches qui annonçait la fin de la belle journée. Derek fit demi-tour, pour les ramener chez eux. Pour les mettre en sécurité avant que la pluie et l'orage ne leur tombent dessus.

Le trajet de retour lui paraissait interminable, comme s'il se rallongeait au fur à mesure qu'il marchait, et puis la forêt lui paraissait plus sombre, plus froide, il ne la reconnaissait pas, un loup garou pouvait-il vraiment se perdre ? Derek commençait à se sentir mal et accéléra le pas, il fallait rentrer, rentrer chez eux et se mettre à l'abri, protéger Stiles. C'était sans compter sur Stiles, ce petit merdeux, qui choisit ce moment pour gigoter et se détacher.

- Tiles veut jouer !

- Non Stiles c'est pas le moment faut rentrer.

Mais déjà il ne l'écoutait pas et courait :

- Tiles veut jouer casse casse.

- Stiles, revient ici.

Seulement Stiles était déjà loin, il courait vite ce sale gosse et Derek dût courir derrière lui, il ne voulait pas que le bébé disparaisse dans la forêt, tombe face à une mauvaise bête. Mais Stiles s'éloignait de plus en plus et Derek n'arrivait pas à le rattraper. Bordel depuis quand courait-il si vite ? Derek sentait une boule dans son ventre, une panique qui grimpait en lui et faisait des nœuds avec ses tripes.

Quelque chose n'allait pas, quelque chose se passait mal, et s'il perdait Stiles ? Et s'il le perdait pour toujours ? Il accéléra l'allure et cria plus fort :

- Stiles, Stiiiiiiles

Mais l'enfant ne répondit pas, sans doute décidé à jouer à casse… Cache-cache comme il le voulait. Pire encore, Derek ne sentait pas son odeur, il ne sentait rien. A force de courir il arriva devant leur chez eux, leur maison à tous les deux. Et Stiles était devant la porte et rigolait. Tout allait bien, Derek pouvait se détendre, Stiles était là, il ne l'avait pas perdu. Derek lui fit un signe et Stiles entra dans la maison, Derek s'avança pour le rejoindre. Il faisait de plus en plus noir et la pluie ne tarderait pas, était-il en train de penser pile au moment où la maison prit feu.

Derek fut tellement choqué de voir à quel point le feu avait vite démarré, de voir surtout qu'il y avait du feu, qu'il s'arrêta au moins dix secondes. Il ne comprenait pas ce qui était en train de se passer, pourquoi est-ce qu'il y avait le feu ? Et Stiles qui était à l'intérieur, il devait le sauver. Il avait déjà perdu toute sa famille dans un feu, il ne pouvait pas perdre Stiles. Il couru de toutes ses forces. Et la porte de la maison lui paraissait si loin, si loin, pourquoi était-elle si loin, pourquoi n'arrivait-il pas à l'atteindre, pourquoi le feu allait-il si vite ?

- STIIIIIILES, hurla-t-il.

S'il ne le sauvait pas, il en mourrait. Il se transforma en loup garou pour décupler ses pouvoir, couru tellement vite qu'il fini par atteindre la porte. Le bébé hurlait à l'intérieur, c'était bien qu'il hurle, ça prouvait qu'il était encore en vie.

Derek se ficha du feu qui pouvait le brûler et le tuer, il défonça la porte et entra dans la maison en flamme. Il chercha Stiles des yeux alors que des poutres s'écroulaient, il cria :

- Stiles !

- Dedek !

Stiles était dans un coin, tout au fond, assit par terre, entouré par le feu. Il criait, pleurait et toussait beaucoup. En voyant Derek il se releva pour venir vers lui :

- Non ne bouge pas, j'arrive.

Stiles resta immobile et Derek s'approcha en faisant attention. Il enleva son tee-shirt pour le mettre sur son nez et continua d'avancer. Il y était presque, tout près, il pouvait le faire, prendre Stiles sous son bras et courir à l'extérieur de cet enfer. Il allait y arriver. Plus que deux mètres, plus qu'un mètre, plus que quelques centimètres. Derek tendit les mains pour attraper Stiles, pile au moment où le toit s'écroula sur le bébé.

Derek eut une seconde de choc avant de se mettre à crier, de mettre ses mains dans les flammes et de soulever le bois et les tuiles, en vain. En vain.

Derek sentit son cœur s'arrêter, il tomba à genoux alors que le désespoir s'insinuait en lui comme la fumée, l'intoxiquait, sa vie était brisée, une deuxième fois. Un hurlement de loup monta dans sa gorge et sortit par sa bouche. Pourquoi fallait-il qu'il perde toutes les personnes qu'il aimait ? Pourquoi était-il incapable de protéger et de sauver ceux qu'il considérait comme sa famille ? Pourquoi est ce que le feu lui prenait tout ?

La douleur était tellement horrible qu'elle allait le tuer, et tant mieux, il ne voulait plus vivre. Il hurla jusqu'à ce que deux petits bras passent autour de son cou et lui fasse ouvrir les yeux.

- Dedek ?

Derek était allongé dans le grand lit, aucun feu à l'horizon, rien que la nuit et le silence. Stiles lui faisait un câlin et plus important encore il allait bien, il était vivant. Derek le serra fort contre lui rassuré. L'angoisse de son cauchemar était toujours là, il avait encore l'impression de sentir le feu sur lui, la fumée dans ses narines, la douleur d'avoir perdu le bébé, mais peu à peu il réussit à se calmer, à reprendre pied.

Ce n'était qu'un cauchemar.

Un putain de cauchemar.

Ce ne serait pas le dernier. Derek le savait. Il serait hanté toute sa vie par le feu, il aurait toujours peur. De perdre Stiles principalement, de le voir lui échapper. Mais il ne laisserait pas ça arriver, il l'en empêcherait. Dans son cauchemar, tout était compliqué, le chemin devenait plus long, plus noir, mais dans la vraie vie Derek courrait de toutes ses forces et sauverait Stiles.

Dans la vraie vie il n'y aurait pas un deuxième feu.

- Cauchema ? Demanda Stiles.

- Oui. Répondit Derek.

Stiles alluma la lumière, caressa les cheveux de Derek et embrassa son front :

- Un bisou et pfffiouuuuu les cauchema ! Pfffiouuuuu ! Fit Stiles en chassant les cauchemars avec ses mains.

Sans doute quelque chose que le bébé avait appris chez lui, avec ses parents, mais ce fut un petit rien qui aida Derek à se sentir mieux. Stiles prit son doudou et lui donna :

- Tiens, pou' Dedek ! Comme ça pu peu' !

Derek sourit, laissa la lumière allumée, se rallongea. Stiles et le doudou contre lui. Il le protégerait, le sauverait.

Exactement comme Stiles le protégeait et le sauvait lui, tous les jours.

Fin.

L'autatrice : un petit chapitre un peu plus horrible que les autres, mais qui se termine bien heureusement.