Disclaimer : JK Rowling a inventé Harry Potter, tout lui appartient n'oubliez pas.
(je suis dyslexique excusez moi pour les fautes que je n'arrive pas à apercevoir)
Playlist : Strong - London Grammar
Demons - Imagine Dragons
7- Charlie (2)
Point de vue de Charlie Crivey.
Argh ! Réveil trop trop trop douloureux. Mon réveil me sifflait l'heure en tournant autour de ma tête, j'avais fait un enchantement pour que je sois sûr de me réveiller. Je m'assis sur mon lit quand je remarquai qu'il n'y avait plus que moi dans le dortoir des 7éme années. Non c'est pas possible je peux pas être en retard des le premier jour. Mon réveil tournait toujours autour de ma tête en sifflant 8h30. J'allais loupé le petit déjeuné. Dans ma plus grande hâte je sortie de mon lit, manque de pot dans ma précipitation je tombais au sol car mes pieds s'étaient en-mêlé dans le drap.
- Pourquoi c'est toujours sur moi que ça tombe !
Me remettant debout, j'en profitais pour frotter le sommet de mon crâne qui venait de vivre un calvaire. Ce maudit réveil continuait à tourner autour de moi en sifflant, je le pris enfin et le balançais à l'autre bout de la pièce pour qu'il se fracasse contre un mur. Je le réparais ce soir, rien à foutre je suis déjà en retard. Cravate, chaussettes hautes, chemise, sous-vêtement et jupe, je me changeais en vitesse de toute façon il y avait personne dans la pièce, dans un des miroirs à Lily je me passais un petit peu de crayon noir.
- Ça suffira.
Oui quand je suis seule, je parle à moi même, c'est comme ça et pas autrement. Pas le temps pour élaboré une coupe de cheveux, je partie dans les escaliers de la salle commune en m'attachant les cheveux en chignon fait à la bonne franquette tout en courant. J'arrivais enfin à la sortie.
- Merlin ! Mes cours !
Demi-tour, en deux fois plus vite. Je montais les escaliers quatre à quatre. Évidement quand je suis en retard je ne trouve jamais mes manuels, je vidais ma malle au sol c'était plus simple. Aucun ! Rien ! Où sont ces fichus cours ? Par les culottes de Merlin ! Je vais me faire collé, et puis si je loupe le petit déjeuné je vais mourir moi. Je défaisais toute mes valises et rien, toujours. Désespéré je m'assis sur mon lit en fermant les yeux d'énervement, et quand j'écarte enfin mes paupières, et je vois sur ma table de nuit mes manuels.
- Idiote ! C'est toi qui les a rangé là pour que ça aille ''plus vite'' le matin.
En deux trois mouvements, je me retrouvais en bas devant la porte à peine essoufflée. Et la je remercie mon entraînement hebdomadaire durant les vacances et ma silhouette d'athlète. Je grimpais les escaliers en les montants et les dévalais en les descendants je les prenais tous pour arriver le plus vite possible au rez-de-chaussé ! Pas le temps d'attendre qu'un maudit escalier face son arrivé. Pourquoi fallait-il que la salle commune soit au 7éme étage Morgane ! J'arrivais enfin dans le hall, pour éviter de me faire remarquer plus que je le faisais, j'avais décidé de marcher vite et non de courir.
- Elle fait quoi Charlie ? Demanda Rose qui me tournait le dos.
Je posais brusquement mes livres sur la table tout en glissant sur le banc pour me placer à coter de Rose, gratifiai mes amies d'une respiration rauque et de quelques hochements de tête.
- Enfin ! Qu'est-ce que tu foutais ? Redemanda Rose inquiète.
- Désolée problème de réveil, Lily tu essayerais de pas gueuler mais j'ai en quelque sorte foutu en désordre la chambre, dis-je avec un sourire gêné.
- Encore ?! exclama Lily.
J'engouffrais plusieurs toaste dans ma bouche avec du jus de citrouille, avec un peu de marmelade et du bacon.
- Roui é du dépéch.
- Charlie arrête de manger comme un goret, on a cours que dans 10minutes.
J'avalais difficilement tout ce que j'avais réussi à mettre dans ma si petite bouche.
- Oui j'ai du me dépêcher ce matin, d'ailleurs pourquoi tu m'as pas réveillé ?
- Et bien car l'an dernier quand j'ai eu la bienveillance d'essayer j'ai eu droit à des grognements infernaux et à ce que tu me fasses la gueule durant toute la journée car j'avais osée te réveiller à 7h45 au lieu de 8h. Donc évidement pour le bien de notre amitié (petit clin d'œil de sa part), je préfère ne plus m'y risquer...
- Moi j'avais reçu une gifle de ta part, renchérit Rose en buvant son jus.
- Une petite gifle, murmurais-je.
- De toute façon tu es là maintenant, c'est le principal, sourit Lily.
- Ouais, mais la prochaine fois lance moi un sort pour que je me réveille ça sera plus sim...
- Non mais tu es pas bien, réprimanda notre préfet en chef préféré.
- Pourquoi ?
J'étais indignée, je trouvais que c'était une très bonne idée moi !
- Car déjà c'est interdit, et en plus Lil' risque de te faire du mal !
- Sympa de mettre ma possible douleur au second plan, précisai-je en fronçant les sourcils
Rose avait l'air gêné et désolée, elle mit sa main sur mon bras, signe qu'elle était réellement désolée. Elle voulait rajouter quelque chose quand je pris la parole.
- C'est pas grave ! Arrête de stresser pour rien, souriais-je.
Mon amie était vraiment au bord de la crise de nerf 24h sur 24. Lily se mit debout et pris son sac à bandoulière.
- Bon on y va ! Le prof ne va pas nous attendre.
On fit de même, et la suivait. Je m'étais quand même retourner pour prendre un toast avant de franchir la grande porte.
- Quoi ? Dis- je sous le regard indigné de mes amis, j'ai faim.
Je l'engouffrais dans ma bouche pendant que mes deux amis se mettent à rire. On avait maintenant dépassé la cour de la Tour, on était sur pont qui menait au Cromlech. Ce pont qui avait été détruit d'ailleurs par les parents de mes amis, le professeur Londubat et leurs amis durant la guerre. Mais ''heureusement'' (je trouvais qu'il était clairement moche) il l'avait reconstruit.
- C'est qui notre prof ? demandais-je aux filles.
- Il s'appelle James Willard, c'était un apprenti à notre oncle Charlie en Roumanie, c'est grâce à lui qui l'a pu être intégré comme professeur de soins aux créatures magiques, affirma Rose.
- Et apparemment, il est agréable à regardé, avoua Lily d'un clin d'œil.
Je rigolais jusqu'à ce que Rose nous fit des coups de coude pour nous ressaisir.
On descendait les marches en pierre qui allait jusqu'à la cabane du vieux garde chasse Hagrid, il se faisait trop vieux pour enseigner, c'est pour ça que Mme McGonagall l'avait fait remplacer mais il continuait à être le « gardien des clés et des lieux » de Poudlard. D'ailleurs, il se trouvait dehors entrain de faire fuir des corbeaux.
- Bonjour Hagrid, lança Lily en s'avançant avec un grand sourire.
Rose et moi faisions de même, ce grand costaud nous enlaça toute les trois assez brusquement. Il se détacha afin qu'on puisse respirer.
- Comment était vos vacances mes trois petite Griffondor préférées ?
On souriait à cette appellation, à vrai dire c'était facile d'être appelé comme ça par lui, car on le voyait en dehors de Poudlard et car on devait aussi être les seules à prendre régulièrement de ses nouvelles.
- Parfait, lançais-je, tu auras le temps de venir voir notre match amical dans trois semaines ?
Il haussa les épaules et nous fit un large sourire.
- Évidement, je viendrais vous applaudir avec Rosie non ?
- Ha Ha très drôle Hagrid, dit la concernée.
Lily et moi rigolions en silence, accompagné finalement par Hagrid beaucoup moins discret.
- On va être en retard à notre cours Hagrid.
Nous fit remarquer Lily qui nous tira pour aller plus proche de la forêt où apparemment il y aurait un petit troupeau de Sombral, même si j'avais la chance de ne pas les voire. Les autres élèves étaient déjà là, Lily ne résista pas à partir vers son copain afin de l'embrasser, le câliner, le caresser, le... Toucher le cul ! Merlin je ne veux pas voir ça, je me retourne fasse à Rose qui a du regarder la scène car elle se retourne elle aussi.
- Salut Blondie.
Encore lui. Quand vas-t-il me foutre la paix. Rose était intrigué, j'imaginais bien que dans sa tête tout fusait puissance mille pour savoir pourquoi Julien Hooch me parlait comme ça. Elle nous dévisagea chacun notre tour.
- Si tu veux on peut se retrouver après le cours, dit-il en s'avançant vers moi.
- Qu'est-ce que tu comprends pas dans fout moi la paix ? Répondis-je froidement
Je pris Rose par le poignet et nous dirigeons plus vers l'entrée de la forêt. On arrivait devant un groupe de Pouffsoufle, et je pris place sur un rocher et pour évité qu'elle me pose des questions je pris mon cahier pour commencer à lire. Attitude qui était complètement grillé car elle savait très bien que j'étais la moins studieuse d'entre elles. Elle croisa les bras sur la poitrine et roula des yeux.
- Si tu veux au moins être crédible lis ton livre à l'endroit.
Idiote, je remis le manuel dans le bon sens sans regarder mon amie.
- Qu'est-ce qui s'est passé avec lui ? Demanda-t-elle doucement.
Nouveau silence, on entendait seulement les autres rigoler ou attendre d'impatience le nouveau professeur.
- Charlie, dis moi ce qui ce passe, son ton était plus dur.
Lily était entrain de lâcher des cries car Alexander la chatouiller, Rose ne se retourna pas.
- Il t'a fait du mal ?
Je la regardais droit dans les yeux pour la supplier de ne rien me demander. Mais c'était Rose elle était tétue, jamais elle ne lâcherait le morceau.
- Ses sous-entendus laissent penser que vous avez fait...
Elle marquait une pause, je fermais les yeux en attendant son châtiment.
- Tu as couché avec ! Hurla-t-elle.
Des élèves se retournèrent, je me levais pour faire face à mon amie.
- Merci pour ta discrétion, murmurai-je entre mes dents.
Elle agrippa mon poignet avec force et m'emmena plus loin pour qu'aucun élèves entendent. Rose en mode stupéfait.
- Pourquoi tu as couché avec ce crétin ? Accusa-t-elle.
Je ne voulais pas avoir cette conversation, sinon je l'aurais eu des le début de l'été.
- Pourquoi ? Répéta-t-elle en tapant du pied.
- Car j'allais mal ! Voilà tu es contente ?
J'étais énervé ! On est amie elle devrait comprendre que je ne veux pas parler de mes erreurs.
- Et quand tu énervais tu offres souvent ta virginité ?
- Tu joues à quoi là Rose ? Au mère bienveillante ?
- Arrête ce jeu là avec moi ! Ne sois pas arrogante avec moi Charlotte.
- Charlotte ? Sérieusement ? C'est plus Charlie ? Demandai-je sarcastiquement.
Pourquoi ce fichu professeur ne venait pas mettre fin à mon calvaire. Je sentais qu'elle se tendait de plus en plus sur place.
- Pourquoi tu as fait ça ?
- Car j'en avais envie.
C'était pas vraiment ça, mais elle avait pas besoin de le savoir.
- Je suis ta meilleure amie Charlie ! Donc arrête de me mentir.
- Je... Arrête Rose ! S'il te plaît.
Mon ton me trahis, ma voix tremblait maintenant, je ne voulais plus repenser à ce début de juin.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé Charlie ?
Son ton était rempli de douceur, elle me prit la main. Je sentais une larme qui commençait à se former dans le coin de l'œil.
-S'il te plaît, dit moi que je puisse t'aider, me chuchota mon amie.
J'avalais ma salive, et essuyais la larme qui allait bientôt ruisseler sur le long de ma joue.
- Rose c'est...
- Désolée du retard les enfants ! Vraiment désolée, j'ai du avoir une conversation avec des centaures.
Je soufflais fort, ce prof venait de me sauver la vie. Rose était surprise quand je me dégageais d'elle pour rejoindre les autres élèves et le professeur. Je ne voulais en aucun cas parler de ça avec mes amies.
Le professeur commença son discours de bienvenue avec ses instructions pour cette année et les A.S.P.I.C. Je ne l'écoutais pas, j'étais focalisé sur le sol et surtout dans mes pensées. Ça servait à rien que je leurs dise ce qui c'était passé, car rien ne pourrait changer et puis elle me regarderait avec pitié des que je rentrerais dans une pièce ou serait constamment désolée pour moi, du moins pendant au moins quelque temps. Et puis si c'était pour avouer mes erreurs avec ce fichu Serdaigle de Julien non merci. Des ricanements en arrière me fit perde concentration sur le tas d'herbe que je triturais.
- Vous êtes en retard mesdemoiselles, fit le professeur.
- Finement observé, lança Parkinson.
Il ouvra la bouche et la referma, et décida de répondre.
- Ça passe pour cette fois mais la prochaine fois ça sera une retenue pour vous deux, déclara-t-il avant de reprendre son discours sur les précautions à avoir.
Alexie Londubat se retourna vers sa copine et commença à discuter :
- Tu vois je te l'avais dit que ça valait le coup de venir, tu as vu comment il est canon.
Je me retournais par la même occasion vers le professeur que je n'avais pas vraiment observé. Il était grand, très bien bâti on pouvait même apercevoir ses muscles saillants car son tee-shirt à manche longue beige moulait ses formes, et où les boutons étaient déboutonné on pouvait apercevoir son torse. Il remonta ses manches qui me laissais voir quelques cicatrices sur ses avants bras. Son visage était tout aussi agréable à regarder que le reste. Il avait une barbe de trois jours avec des cheveux bruns bouclés mi-long, assez sexy je dois l'avouer, quand il souriait on apercevait ses fossettes, il avait un nez fin. C'était claire qu'il faisait tomber la plus part de la gente féminine ici présente, qui d'ailleurs en avait profité pour être au premier rang.
- Vite fait, dit Parkinson en passant une main dans ses cheveux.
Je ne pus m'empêcher de sourire par le comportement désinvolte de Parkinson, elle se fichait éperdument de tout.
- On va faire des groupes, le meilleure moyen pour que vous fassiez des progrès c'est d'aller sur le terrain. Vous allez donc allez dans la forêt...
- Monsieur ! La foret est interdite ! Précisa une fille de Pouffsoufle.
- Et bien pas quand c'est moi qui l'autorise, et puis les centaures ne seront pas loin au cas où il y a un souci.
- Mais professeur Willard ! S'exclama un garçon.
- Pas de mais ! C'est comme ça et pas autrement. Chaque groupe va avoir une plante à retrouver qui est destiné à des soins ou des potions.
Beaucoup d'élèves protestaient pour le danger et surtout car on ne choisissait pas les duos. Aucun élèves était avec un autre de la même maison. Cette histoire allait forcement me retomber sur le nez, je savais que j'allais devoir me taper un Serpentard avec ma chance. J'espère seulement que ça soit pas l'un de Malfoy.
- Rose Weasley avec Lorcan Scamander
S'il te plaît pas Malfoy !
- Scarlett Malfoy avec Isabelle Blanc.
Ouf ! Merci merci merci.
- Pierre Macmillan avec Lily Potter.
Je respirais enfin.
- Charlotte Crivey avec...
Enfin mon tour.
- Louann Parkison.
- Quoi ! C'est une blague.
Merde ! J'avais oublié celle là ! Elle s'approcha vers le prof afin de prendre le papier qui décrivait la plante qu'on devait trouver. Puis vint vers ma direction.
- Et non Blondie ce n'est pas une blague, mais sache que moi non plus ça ne me fait pas plaisir... quoique ! Lança-t-elle avec un clin d'œil avant de s'engouffrer dans la forêt.
Vu que je n'avais pas le choix, il fallait que je la suive, surtout que c'était elle qui avait le papier. Je la rattrapa et marchais à sa hauteur. On venait de rentrer dans la forêt qu'il faisait déjà très sombre, on ne voyait pas les autres qui avait quelques instants avant pris le même chemin que nous. Je pris le papier de ses mains pendant qu'elle le regardait.
- Hé!
- Faut bien que je sache ce qu'on cherche, rétorquai-je.
Elle reprit le papier des mains !
- Hé ! Lançais-je.
- Tu vois c'est agaçant, dit-elle avec un sourire, c'est une Asphodèle qu'on cherche, c'est pour de la Goutte du Mort-Vivant, elle est blanche avec des fleurs en étoile et un bout en pointe, et vu qu'il faut qu'elle est du soleil, je pense qu'on la trouverait dans un îlot de soleil, satisfaite ?
Je restais perplexe comment cette fille pouvait savoir ça, elle avoir l'air bête comme ses pieds.
- Ouais... Comment tu sais ça ? demandais-je.
- Quand je m'ennuie je viens dans la forêt interdite si je vais pas à Pré-au-lard, et pour mes B.U.S.E. je suis venu ici pour réviser, dit-elle sèchement.
- Tu révises toi ? Provoquais-je.
Elle fronça les sourcils et sourit d'un air supérieur.
- Oui je révise entre deux baises mais je sais pas si tu peux comprendre.
- Je préfère ''ne pas comprendre'' (je mimais les guillemets) que coucher avec la moitié de l'école.
- Moi je le fais au lieu de regarder les autres le faire.
- Je regarde pas les autres faire !
Julien Hooch et Dyvia Mittal étaient arrivé à notre niveau.
- Alors Blondie tu veux te faire une autre personne, lança-t-il pour moi.
Louann le regarda de haute en bas, je suppose qu'elle avait compris. Merlin je vais le tuer ce mec.
- Ou vous voulez peut-être qu'on le fasse à trois, dit-il en remuant son sourcil en ignorant complètement sa partenaire.
- En aucune façon une fille ferait deux fois là mêmes erreurs de coucher avec toi, donc maintenant dégage avant que je te foute une raclée, dit Louann froidement à son égard.
Je rêvais où elle venait de me défendre ?
- Une raclée ? Laisse moi rire, toi une fille ?
- Dégage Hooch !
- Vas te faire Parkinson, c'est une histoire entre Crivey et moi.
- Apparemment y'a pas d'histoire sinon elle t'aurait répondu bien avant connard !
Il sortit sa baguette, et brusquement je pris place entre eux deux, mais en une fraction de secondes j'étais projeté en arrière par un Expelliarmus et retomba sur une souche d'arbre quelques mètres derrière Louann. Celle ci l'avait expulsé à son tour et avait lancé un Incarcerem qui avait pour résultat d'avoir un Julien à plusieurs mètres entrain de se débattre pour sortir de l'emprise d'une corde qui enroulait ses bras et sa taille, sa coéquipière essayant de l'aider en vain.
Je secouais la tête pour reprendre un peu plus mes esprits et une main vint au niveau de mes yeux
- Allez vient !
Je saisis sa main, et on partit en courant un peu pressé. Après avoir disparu dans la forêt, Louann s'effondra au sol afin de reprendre son souffle pendant que moi j'avais les bras sur les genoux pour faire de même.
Elle se mit à rire pendant une minute, et je fis pareille étrangement. Après elle se rassit puis me regardait en fronçant les sourcils.
- Ça va bien ?
- Pourquoi tu t'inquiètes pour moi ? (elle leva les yeux au ciel). Oui je vais bien, et merci pour...
- Tu aurais pas du t'interposer entre nous.
J'étais troublé.
- Pourquoi ça ? C'était à moi qu'il en voulait.
- C'est moi qui l'ai provoqué, tu avais pas à être blessé (elle désigna une tâche de sang sur mon ventre).
Je n'avais rien sentis, ce qui veut dire que c'était bon signe non ? En soulevant ma chemise, je la vis regarder ma peau nue. Il y avait seulement quelque doute de sang avec une plaie qui n'étais pas épaisse.
- C'est rien c'est juste...
- Laisse moi voir, coupa-t-elle.
Ok elle était bizarre, elle me défendait devant ce lourdau de Hooch et maintenant elle s'inquiètait pour moi. Qu'est-ce qui se passe je faisais vraiment pitié pour qu'elle soit comme ça ?
Je sentis sa main se poser sur mes côtes et son pouce caressa le dessous de ma plaît. Un frisson s'échappa face au contacte de sa main douce sur mon corps.
- Je te fais mal ? Demanda-t-elle en retirant sa main.
- Non c'est... Juste. Enfin... Un frisson...
Ok bravo! Bravo ! Charlotte tu viens de te cramer toute seule qu'elle t'a fait de l'effet.
- A cause de la brume, finis-je.
Très belle excuse, je m'applaudissais moi même sérieux ! J'étais tellement pathétique.
- Ok ! Bon on va la chercher cette plante.
J'acquiesçais, et on partit dans une autre direction. Ensemble, on poursuivait notre chemin, elle marchait à mes côtés en regardant loin devant, c'était étrange de me retrouvé à coté d'elle, curieusement ce n'était pas déplaisant, à part quand elle levait les yeux aux ciels quand je me prenais des racines. Elle avait cependant une démarche plus sûre que moi, une démarche gracieuse, elle replacé souvent sa mèche sur le côté, et je remarquais qu'elle avait un tic : elle léchait régulièrement ses lèvres pour les humidifié. On avait cherché la plante pendant un quart d'heure, un quart d'heure de silence, jusqu'au moment où on la vit enfin au pied d'un arbre. Elle marcha en sa direction avant que je lui agrippe le bras, elle fit volte face avec un visage énervé.
- Quoi ?
Je lui fit voir un troll de dos avec le teint verdâtre avec une massue qui était accoudé à un arbre. Louann fit quelque pas en arrière et écrasa un bois mort qui fit un bruit sourd. Évidement le troll venait de l'entendre, il commença à se retourner quand d'un réflexe (stupide) je pris Parkison par le poignet afin de l'attirer dans un tronc d'arbre mort sur le coté. Il y avait à peine de la place pour respirer. On entendit le troll bougeait et recherchait la source du bruit. Chaque pas en notre direction faisait trembler le sol, il continua sa recherche pendant que je sentis le souffle chaud de Louann sur mon cou. Je replaçais ma tête de tel qu'on soit réellement face à face. Nos corps se touchait presque, et nos nez s'effleuraient à certaine de nos respirations, une vague de chaleur envahissait mon corps, pourtant elle gardait ses yeux gris claire face aux miens, ils étaient tellement beaux. Des picotement sur mes joues m'alertait que je rougissais. Elle sourit en me voyant, j'imaginais très bien une blague à mon égard venant de sa part. Pourtant elle continua à me fixer et cependant j'avais remarqué qu'elle se ''permettait'' d'observer mes lèvres. On comprit que le troll était parti, et elle se rapprocha dangereusement de moi, elle colla presque ses lèvres à mon oreille (se qui me valu un nouveau frisson) et murmura pour brisé se malaise.
- Si tu voulais te retrouver avec moi dans une telle position pas besoin d'être dans un tronc d'arbre.
Son sarcasme était toujours présente apparemment. Je la poussais pour qu'elle sorte de notre cachette.
- Hé ! Sois pas si prude Crivey ! Sourit-elle.
Je passais devant elle afin d'aller récolter cette fameuse plante.
- On peux y aller, dis-je en repassant devant elle.
Sans protestation elle me suivit faire le chemin inverse, ça faisait 10minutes qu'on marchait en silence que je me repris les pieds dans une racine mais elle me rattrapa avant que j'atteigne le sol.
- Comment une fille qui est si doué au Quidditch peut être si maladroite.
C'était plus une affirmation qu'une question, pourtant elle sourit à sa propre intervention.
- Pourquoi Hooch veut à tout pris recoucher avec toi ? Demanda-t-elle en continuant à marcher.
- C'est pas tes affaires.
- Oh je t'en prie Charlotte, tu es pas le genre à coucher avec n'importe qui, d'ailleurs j'aurais jamais imaginé que tu le ferais avant ton mariage.
- C'est bon je suis pas coincé non plus, j'attendais seulement le bon.
- Et bien, je te confirme que ça servait rien d'attendre si c'était pour te taper ce crétin.
Elle avait pas tort sur le fait que ça soit un parfait crétin.
- J'en ai même pas parlé à mes amies alors pourquoi j'en parlerais avec toi ? Je te connais même pas ! Tonnais-je.
- Raison de plus. Si tu en parles à Miss-Sainte-Nitouche et à Drama-Girl évidemment ça va encore plus te faire chier leurs réactions...
Elle marquait un point sur ce coup.
- … Et puis je suis complètement neutre de tes histoires et je pourrais peut-être t'aider, je connais rien de toi donc au final dans trois jours j'aurais oublié notre conversation.
- Tu veux savoir car tu es une commère invétéré ou car ça te préoccupe ? Demandais-je étonnée.
Elle me regarda :
- Un peu des deux, mais ça reste entre nous. J'ai une réputation et s'ils savent que je peux me préoccupe d'autre chose que moi les gens vont se poser des questions, dit-elle avec un sourire.
- Tu sais si tu laissais tomber ton masque comme maintenant peut-être que les gens t'aimeraient plus, lui conseillai-je.
- Peut être que je ne veux pas qu'on m'apprécie aussi, dit-elle froidement, alors tu me dis ce qui se passe.
- J'ai couché avec lui pendant un moment au début de l'été, voilà.
- Merci Charlotte, mais ça j'avais compris par moi même, la question est pourquoi ?
Je pris une grande respiration, pourquoi fallait-il que j'ai ce besoin de le confié à quelqu'un.
- J'allais mal, du coup je voulais oublier, chuchotai-je.
Elle se retourna, et prit place à côté de moi pour marcher.
- Il t'a fait du mal ?
Il avait un ton intrigué, curieux et aussi autoritaire.
- Non... Pas lui.
- Comment ça pas lui ?
- Rien laisse tomber.
J'avançais plus rapidement afin de la dépasser, mais son bras vint me stopper.
- Hé ! Dis moi qu'est-ce qu'on t'a fait Crivey ?
Silence de mort, je la regardais droit dans les yeux. Je me mordais les lèvres pour qu'il n'y ait aucune émotion qui surgisse.
- Charlotte ?
Je baissais la tête, comment c'était possible que je sois face à une des personnes que j'aime le moins sur cette terre et en plus elle est particulièrement attentionnée avec moi.
- Charlie, dit moi je te promets que je ne réagirais pas, en plus je suis vraiment nulle pour les émotions et les sentiments tu peux demandais à Scar. Donc ne t'inquiète pas je resterais impassi...
- Je me suis fait violer.
Comme elle l'avait dit, elle ne réagit pas. Enfin pas tout de suite du moins, pendant une longue minute de silence je dirais, elle prit enfin la parole avec froideur.
- Quand ?
- Euh...
- Quand ?
- C'était juste au début des grandes vacances.
- Qui ?
- Je le dirais pas, avouai-je.
- Pourquoi ? S'énerva-t-elle.
- Car c'est personnelle.
- Tu viens de me dire qu'un mec venait d'abuser de toi, et tu trouves que dire son nom est ''personnel'' !
Elle venait de hurler, je retrouvais la vraie Louann Parkinson.
- Et bien c'est toi qui m'a dit que tu ne réagirais pas !
- Pourquoi tu veux pas le dire ?
- CAR J'AI HONTE !
J'avais hurlée tellement fort qu'elle était choquée, j'avais choqué Parkinson.
- C'est lui qui devrait avoir honte. Si tu veux pas me dire qui c'est alors dit moi comment c'est arrivé.
Elle me fit signe de reprendre la marche pour arrivé avant la fin du cours. Je la suivis sans protester.
- Alors comment c'est arrivé ?
- J'étais sorti en ville, j'habite à Falmouth.
- Arrête de te stopper et dit moi tout d'une traite ça sera plus simple pour toi.
Elle avait sûrement raison. Je repris ma respiration et me lança finalement.
- C'était après un match des Faucons, et j'avais laissé mon grand frère Colin avec son meilleur ami Louis Weasley car je devais rejoindre ma grande sœur Sam avec ses copines Dominique et Victoire dans un pub. Entre temps je me suis fais accoster par un groupe de garçon moldus, ils étaient un peu trop collant, mais un homme et venu m'aider, et m'a gentiment raccompagné vers le pub. Seulement avant de me laisser devant ce maudit pub, il m'a pris pour aller dans une ruelle et puis... enfin tu as compris. Et avant que tu me demandes pourquoi j'ai pas utilisé la magie. Et bien simplement car je n'y arrivais, il était plus fort que moi.
- C'est quelqu'un que tu connais ?
- Oui, avouai-je.
J'en revenais pas que j'avais tout avoué à Louann. On était même pas amie, on était même loin de l'être, mais son comportement avec moi me mit quelque peu en confiance.
On commençait à voire la lumière du jour, entendit au loin des gens parler, on ne devait plus être loin.
- Tu l'as dit à quelqu'un ?
- Non.
- Pourquoi ?
- Je te l'ai déjà dit, j'ai honte.
- Alors pourquoi moi ?
- Tu m'as dit que tu oublierais, et je pense pas que tu me parleras par la suite avec de la pitié.
Elle hocha la tête comme si elle était d'accord avec ce que je venais de formuler.
La lumière se faisait de plus en plus présente, on arrivait bientôt. Mais avant d'être vu par les autres elle se retourna vers moi.
- Je le dirais à personne.
Je sourie, c'était gentil venant de sa part.
- Alors je ne dirais à personne que tu peux être une personne à l'écoute et qui s'inquiète pour les gens.
On finissait enfin notre mission et arriva vers le professeur pour lui donner la fleur. Il nous remercia et nota notre performance entre le temps qu'on avait mis (si on avait su peut-être qu'on aurait pas autant traîné) et la qualité de la plante récolté. Il nous ordonna de rendre un rouleau de parchemin pour la semaine prochaine sur cette plante à faire individuellement. Il nous laissa disposer avant de partir en direction de d'autre élèves.
Parkinson passa devant moi afin d'aller vers le château et me murmura au passage :
- À bientôt Charlie !
Elle refit son tic d'humidifier ses lèvres et me gratifia d'un nouveau clin d'œil de sa part.
Cela vous plaît ? :$
