Disclaimer : Les HP ne m'appartient pas tout est à JK Rowling.

Playlist : Desperate Measures - Marianas Trench

Everybody Wants To Rule The World - Lorde


8- Lou (2)

Point de vue de Louann Parkinson

Ça faisait une semaine que je n'avais pas parlé à Scarlett ça devenait insupportable. C'était la seule à me comprendre réellement, enfin à me cerner si je puis dire. Et pourtant elle m'ignorait, elle passait la partit de son temps dans ses appartements, à la bibliothèque (elle savait que je n'y allais jamais) ou même avec d'autre Serpentard, elle n'avait même pas adressé la parole à son frère. Pourtant là ! Je la retrouvais dans la grande salle toute seule en train de lire la Gazette. J'arrivais en face d'elle en posant mon sac devant elle, faisant le plus de bruit possible pour qu'elle me remarque. Faible je le sais, mais je voulais qu'elle me regarde. Ce qui fonctionna vu que ses yeux se leva en ma direction.

- Faut qu'on parle, ajoutais-je.

Elle se leva et parti en direction de la grande porte, en faisant le tour de la table je m'approchais d'elle en lui agrippant le poignet.

- Scar s'il te plaît ! Mon ton était beaucoup plus doux que ce que je voulais paraître.

Je détestais être faible et paraître sensible à quelque chose.

- Quoi Lou? Hurla-t-elle en plein milieu du rez-de-chaussé.

- Déjà arrête de gueuler Scar ! Et puis...

Un silence apparaissait, elle me dévisagea, et je continuais en murmurant.

- … Tu me manques un peu.

- Quoi ?

-tumemanquesunpeuscarlett, dis-je très vite.

- Quoi ? Dit-elle avec un sourire.

- Ne me force pas à le répéter.

Elle sourit de plus belle en s'avançant vers moi.

- Qu'est-ce que tu as dit Lou ?

Je me raclais la gorge, je savais qu'elle voulait que je le répète à haute voix pour qu'elle savoure sa victoire.

- Tu me manques voilà satisfaite ? Dis-je en prenant un air supérieur.

- Bah voilà c'est pas trop dur tu vois, tu en as mis du temps !

Elle rigolait de moi, je le voyais bien.

- Je sais que je reviens rarement sur mes paroles, voir jamais mais...

- Oui ?

Elle souriait, normalement c'était moi qui se foutait d'elle mais là on avait échangé les rôles.

- … Parle moi de ce que tu voulais me dire ! Je serais là pour toi, tu es ma meilleure amie.

- Wow ! Lou ! Tu es malade ?

- Ta gueule Malfoy !

Elle rigola de plus belle, puis se stoppa pour m'enlacer.

- Tu veux me parler du coup ? Demandais-je en l'avançant vers la tour de l'horloge où nous nous asseyions devant les engrenages où on pouvait voir la cour à travers la vitrine de la grande horloge.

Elle s'assit à son tour à coté de moi.

- Qu'est-ce qu'il t'a fait changer d'avis, demanda Scarlett.

Évidement je n'allais pas lui parler que ce qu'avait vécu Charlotte Crivey m'avait choqué, et quand aucun cas je voulais qu'elle vive ça , Louann Parkinson moi ! J'étais sensible à ce que vivait Crivey. Pourquoi j'étais sans cœur pourtant, même avec la personne que j'aimais le plus au monde (Scarlett) je n'étais pas aussi à l'écoute que j'avais pu l'être avec Charlotte. D'ailleurs si ça avait été aussi simple d'écouter Crivey alors je pouvais essayer de faire la même chose avec Scar.

- Le fait que je te considère comme ma sœur Scar, donc ?

Elle se racla la gorge et voulait commencer, mais elle prit sa tête dans ses mains.

- Ça va pas Scarlett ? Demandais-je inquiète.

Elle leva ses yeux vers moi.

- Si si, mais... Fin je sais pas comment gérer.

- De quoi tu parles Scarlett ?

- Je t'ai dis qu'il y avait des trucs qui ce passait ?

- Hum... Comment ça ? Ne te crois pas que je m'en fous hein ! Mais réexplique, avouai-je.

- Je t'ai dit que j'étais tendu quand j'étais face avec cette personne, que je me comporte différemment ?

- Attends? Tu es ensorcelé ?

- Fait pas l'idiote s'il te plaît !

- Ok ok ! Alors... Attends tu ressens des trucs ? Tu veux dire que tu mouilles tes culottes et...

- La ferme Parkinson ! Hurla-t-elle, si c'est pour dire ça je préfère partir.

- Attends ! Bon c'est bon j'arrête, donc. Minutes !? Alors tu es amoureuse, c'est ce que tu essayes de me dire ?

- Argh ! J'en sais rien ! Vraiment ! Je sais pas ce que je ressens, je ne connais pas cette personne, c'est seulement des envies profondément enfuis en moi, tu comprends ?

Je comprenais pas vraiment mais bon.

- Oui oui je comprends ! Mentis-je.

- Qu'est-ce que je peux faire Lou ? Dit-elle déboussolée.

Attends non ! Elle me demandait des conseils ? C'était pas mon boulot ça. J'aurais peut être du garder le silence pendant encore quelques semaines que tout se tasse. Mais bon maintenant j'étais en face d'elle, et j'avais pas vraiment le choix.

- Et bien tu viens de me dire que tu ne connais pas cette personne donc apprend la à la connaître, et peut être que tu verras si tu l'apprécie vraiment ou pas.

J'étais assez fière de moi sur ce coup.

- Pour une fois que tu dis quelque chose de censé ?

- Tu te fous de moi ? Je dis toujours des trucs censés, déjà quand je te dis que quelque chose est moche, quand quelqu'un ne sert à rien, quand je te dis de venir à une soirée ou non, quand je te donne mon avis avec qui doit coucher ou non ! Je dis toujours quelque chose de censé !

- Tu es pas possible comme fille tu le sais ? Rigola-t-elle.

- Oui peut être mais tu m'aimes !

- Peut être.

Je lui tapais le bras signe de mon mécontentement.

- Alors comment ça se passe avec Miss-Sainte-Nitouche ?

- Et bien, ça va, on a établit des règles.

- Ah ouais ? Du genre ? Demandais-je intrigué.

- Et bien sur notre intimité, ne pas partager les choses, enfin des trucs du genre, tu vois.

- Ouais ouais, sex-friend ou pas ?

- Arrête deux secondes ! Et toi j'ai vu que tu avais fait équipe avec Miss-Quidditch ?

Surtout ne pas faire allusion à ce qu'elle m'avait dit, et ne rien transparaître. J'avais promis à Charlotte que je garderais ça pour moi. Non pas que je sois digne de confiance, mais il me semblait que vu ce qu'elle m'avait confié je lui devais ça. Puis si je commençais à parler de ça, on m'aurait interrogé pourquoi j'avais été aussi gentille avec Crivey, et ça s'était au-dessus de mes forces. Et d'ailleurs pourquoi j'avais été aussi gentille ? Merde ! Je te parie que maintenant Crivey croit qu'on est amie, quoique c'était plutôt le contraire vu qu'on avait même pas échanger un regard depuis cette discussion.

- On a réussi à avoir la plante facilement, mais on est tombé sur un troll de forêt et évidement on s'en est sorti voilà rien de plus.

- Attends quoi un troll ?

- Ouais mais il est simplement passé à coté de nous, enfin Crivey nous a ''protégé'' si on peut dire.

- Comment ça ?

- Et bien elle nous a trouvé une cachette quoi.

- Ah d'accord... (elle marqua une pause), tu as couché avec ?

- Non mais ça va pas ! Enfin pas encore, lançais-je avec sarcasme.

- Pas encore ! Non s'il te plaît Lou, ne couche pas avec elle sérieux !

- Pourquoi ça ?

Elle avait l'air de chercher ses mots, bizarre. Je fronçais les sourcils.

- Et bien ça me gonflerais d'avoir toute les histoires qui me retombe dessus vu que j'ai pour colocataire sa meilleure amie, tu comprends. Et en plus tu ne l'aimes même pas.

- De puis quand je couche avec les gens que j'aime ? Tu sais que si on part de ce principe je coucherais avec personne... enfin à part toi.

- Tu es vraiment pas possible... Tu viens de dire que tu m'aimais ?

Quelqu'un dans la cour hurla car sa Bavboules venait de lui éclater dessus, on y prêta pas attention.

- Je peux savoir le nom de cette personne ?

- Non.

- En quel honneur ?

- Je veux d'abord voir si c'est possible.

- Je vois pas trop le rapport, mais bon je suis d'accord sinon tu vas continuer à me faire la tête pendant des mois. Sache que tu es vraiment une gamine quand tu t'y mets !

Nouveau coup de coude de sa part.

- Je suis pas une gamine, mais tu es tellement insensible qu'il faut des mesures drastiques.

Elle se leva d'un coup, repassa sa chemise bleus et son jean slim noir. Je la suivais dans son geste.

- Je vais aller à la bibliothèque, tu veux venir ?

Je la regardais de haute en bas en arquant un sourcil.

- On est peut-être revenu amis mais faut pas déconner tu me feras pas traîner là bas.

- Tu es sure de toi ?

- Oui ! On se voit plus tard de toute façon.

Et elle partit comme ça pour prendre la direction d'un grand couloir afin de se mêler à la foule d'étudiant qui essayer de s'occuper pendant leur dimanche après-midi. Un groupe de Griffondor passait devant moi en rigolant en cœur. Argh ! Ça me donnait envie de vomir autant de joie.

- Et les canards boiteux ! Silence.

C'était nul, ils avaient même pas chercher la confrontation. C'était décidé j'allais vraiment m'ennuyer durant ce dimanche si personne essayait de me distraire. J'allais quand même pas retrouver Scar à l'endroit le plus ennuyeux de la terre. Non certainement pas ! J'ai toujours un plan de secours et aller couché avec quelqu'un, mais je ne suis pas d'humeur là. Puis j'étais tellement en colère de ne plus pouvoir voir Scarlett que je l'avais fait avec déjà plus de la moité des Serpentard cette semaine, qu'ils soient en couple ou non et que ça soit des mecs ou non. Tout ça pour dire que là j'en avais pas envie.

Je pris le chemin des escaliers afin de descendre vers la cour, des que je fis mon entrée dans la cour des élèves de première et deuxième année se retournèrent en silence ou d'autre baissèrent la tête de crainte. J'aimais le sentiment de peur que je faisais paraître et la crainte que je propageais sur les jeunes. Bien évidement, les gens de mon âge avez peur quelque fois, mais ''à cause'' du fait que j'avais couché avec la plus part d'entre eux, ils se permettaient de ne plus me craindre comme avant. Bon c'était tant mieux pour moi car s'ils étaient si effrayés jamais mon sex-appeal serait satisfait. Héhé ! Que dans mon intérêt. Perdu dans le fil de mes pensées je n'avais pas remarqué que je me trouvais déjà vers la volière. C'est bon j'ai trouvais l'endroit parfait pour passer mon après-midi, pas la volière hein ! Un arbre, juste un arbre derrière la volière, un grand chêne avec encore beaucoup de feuille verte, mon arbre ! Non je n'ai pas gravé mon nom dessus faut pas déconner, quoi que je devrais le faire pour marquer ma propriété.

Je m'écroulais dans l'herbe réchauffée par le soleil. J'allongeais mes jambes et posais mon dos contre le chêne, je gigotais pour trouver une bonne position afin que les écorces ne me démange le moins possible. Le soleil me réchauffait et sous cette sensation je sentis mes paupières être lourde tout d'un coup. Je cédai facilement à cette ''forte pression''. Et voilà, je sentais ma tête qui bascula légèrement en avant.

Charlotte Crivey devant moi entrain de déboutonner sa chemise tout doucement, je la vis se mordre les lèvres et se diriger vers moi, elle laissa tomber son haut sur le coté. Son corps était sublime, on apercevait ses abdos, et sur tout son soutien-gorge rose avec de la dentelle noir, tout ce qu'il y avait de plus sexy. En un claquement de doigts elle se retrouva devant moi. Je sentais ses mains passer en-dessous de ma chemise, ses doigts étaient entrain de remonter mon dos et plus elles montaient plus je les sentais se rapprocher vers mes cotes et le dessous de mes seins. Un frisson m'envahit. Ses lèvres vint effleurer ma mâchoire puis mes lèvres, j'arrivais enfin à ce que je souhaitais depuis le début. Puis tout devint flou, je la vis beaucoup moins nette.

Un toussotement. Un petit coup sur mon tibia. Un grognement d'agacement. Qui ! QUI ? Qui osait me déranger pendant ma sieste, pendant mon super rêve. Un autre toussotement, j'ouvrie difficilement un œil. Le soleil qui faisait faux jour derrière cette personne me bloquait dans son identification. Passant une main devant pour me faire de l'ombre, et je pus enfin voir qui c'était.

- Alice !

- Ouais ! C'est pas par plaisir que je suis là car je sais que tu es de mauvaise humeur constante et que...

- Accouche tu me saoules Grindewald !

- Ok ok ! Tiens !

Une lettre fit brutalement apparition sur mon ventre, et elle reprit :

- Scar me l'a donné, elle l'a reçu ce matin fin bref je t'épargne les détails. En tout cas elle voulait que tu l'ai seule pour...

- Oui bah je l'ai maintenant, donc !

- C'est bon je m'en vais, dit-elle en remettant ses lunettes de soleil.

J'attendais qu'elle soit hors de ma vue pour enfin regarder l'enveloppe.

Première réaction : choqué, puis la deuxième : énervé. Comment osait elle m'envoyait une lettre que maintenant ? Après 4mois de silence. J'hésitais vraiment à ouvrir cette lettre, ses lettres annonçaient jamais rien de bon.

Je lis le dessus de l'enveloppe.

« Adressé à Miss Louann Daphné Parkinson de Mme Pansy Pandore Parkinson »

Un souffle rauque s'échappa de moi, mon agacement était sûrement visible sur mon visage. Je décidais enfin de l'ouvrir.

« Chère Louann, cela fait maintenant six mois que j'ai rencontrée Pablo De Filippi. C'est pour cela que je t'adresse le souhait de devenir ma demoiselle d'honneur à notre mariage qui aura lieu le 1er Novembre de cette année au Manoir de Filippi en Écosse. Bien à toi, Pansy Parkinson. »

Ma bouche était grand ouverte, je restai là sans penser et sans un bruit pendant au moins deux longues minutes. Je me mis debout et commençai à courir. Comment c'était possible ? Comment elle avait pu me faire ça ? Pourquoi elle cherchait ça ? Je ne comprenais rien. Je bousculais au moins une vingtaine de personnes dans ma quête de solution. Je grimpais des à présent les escaliers. C'était incroyable ! On ne s'était pas parlées depuis maintenant 6mois, je n'avais droit que à des guère lettres et aussi évidement de l'argent à volonté. Ça servait bien toute cette argents pour combler toutes ses absences. Je me frayais un passage parmi les élèves. Putain ! Mais ils pouvaient pas dégager ! J'arrivais enfin à la destination que je trouvais la plus adéquate.

- Elle osait putain de merde ! Hurlai-je.

Scarlett leva les yeux vers moi déboussolée, elle fit très vite le lien avec l'enveloppe que je tenais dans la main. Elle referma ses cahiers et bouquins qui se trouvaient devant elle.

- Qu'est-ce qui ce passe ? Qu'est-ce qu'elle a encore fait ?

Scarlett avait l'habitude ça se voyait.

- Elle va se mariée ? Gueulai-je de plus belle.

Elle avait l'air complètement à la ramasse.

- Elle va se mariée ! Tu as entendu ?

- Euh oui oui, comment ? Avec qui ? Dit-elle sans bouger de sa place.

- Un putain d'italien ! Non mais merde ! Elle est jamais là et elle m'annonce ça par lettre !

- Lou calme toi, arrête de gueuler, tout le monde t'entendent.

- J'en ai rien à carré que tout le monde m'entend ! Je les emmerde tous tu vois!

Je hurlais tellement fort que la vieille Mme Pince vint vers nous pour nous (me) demandez de faire le silence.

- Y a pas de silence à avoir ! Je fais ce que je veux.

- Mlle Parkinson sur un autre...

- Foutez moi tous la paix vous ! Scar ! Elle veut que je sois demoiselle d'honneur ! Merlin tu y crois ?

- Mlle Parkinson !

- Elle a osée te demander ça ?

- Mlle Malfoy, dit la bibliothécaire.

Je m'en foutais royalement qu'on gênait la totalité des gens ici ! J'étais énervé, déconcerté et il fallait que ça explose.

- Depuis que j'ai 4ans elle m'a complètement zappé, elle comble le manque par des robes ! Putain Scarlett ! J'ai l'impression qu'on me paye pour être sa fille. Ça fait maintenant 2ans qu'elle fait des allés et retours Milan – Londres ! Tu te rends comptes que j'ai pas passé Noël avec elle depuis 4ans ? Non mais j'hallucine complètement !

- MLLE PARKINSON VEUILLEZ SORTIR D'ICI !

- Lou on devrait partir !

Scarlett se leva et pris ses cahiers. Elle me fit un signe de tête en direction de la sortie. Quand j'emboîtai ses pas, je remarquai enfin le monde qui avait stoppé toute leurs activités afin d'assister à la scène que je venais de faire. Il n'y avait pas beaucoup de monde mais suffisamment à mon goût. Je vis Rose, son débile de copain et... Crivey dans un coin qui me regardaient passer. Scarlett me prit le poignet afin de m'attirer, plus on avançait, plus je réfléchissais. Non il ne fallait pas que je réfléchisse car si j'y pense tout vas remonter à la surface. Non non ! Trop tard ! Voilà je repense à la première fois où elle n'a pas pu me déposer à gare, enfin si je résume bien c'était toute les rentrées. Je passais mon temps chez Scarlett à la fin des vacances d'été exprès pour qu'ils m'emmènent à la gare, avec le temps je ne voulais plus interférer dans leur famille du coup c'était chez ma marraine Daphné Greengrass que je passais mon temps, et puis au final je choisissais mes lieux de vacances et revenais exprès à la rentrée, seule ou avec Scarlett. D'aussi loin que je m'en souviens, elle n'a jamais été présente le jour de mon anniversaire, et quand elle m'envoyait une carte c'était soit bien avant ou bien en retard. J'ai eu droit à tout les animaux de compagnie inimaginable pour qu'ils me tiennent compagnie pendant son absence. Et puis, les fois où elle était vraiment présente là c'était le bouquet ! Elle était la mère parfaite en faisant le plus attention à sa fille chérie, on faisait tout les dîners entre amis et famille, on allait à de nombreux galas, elle me faisait rêver avec ses idées d'avenir, elle me promettait à chaque fois d'être là quoiqu'il arrive, et puis au bout d'un moment une lettre était déposé sur le plan de travail, et quand je me réveillai, je savais à ce moment là qu'elle était encore une fois reparti, sans me dire au revoir. Évidement je comblais ce gros vide par l'argent, le sexe, et Scarlett.

- Et ! Lou ça va allait ok ?

Elle venait de me tirer de mes souvenirs en me faisant rentré dans sa chambre, enfin leurs chambres. Elle m'assit sur un des fauteuils et fit de même.

- Lou ? Tu veux en parler ? Enfin en reparler ?

Je fis non de la tête et rajoutais :

- De toute façon qu'est-ce que ça va changer dit moi ?

- Je ne sais pas, tu te sens mieux ?

- Mieux ? Dis-je en arquant un sourcil.

- Oui après avoir gueulé là bas ?

- Oui ça va.

- Ne me mens pas Lou !

- Enfaite ! Je ne veux plus y penser. J'ai besoin d'une séance de baise, lançai-je en me levant.

- Parkinson attend !

- Non ça va aller ! T'inquiète pas. On se voit demain.

- Lou !

J'avais refermé la porte. Il fallait que je me défoule.

Au bout d'un moment j'arrivais enfin à l'endroit que je souhaitais. Je rentrais dans la pièce en silence, c'était parfait. Il était toujours là. J'avançais vers lui. Je m'étais mes courts cheveux en arrière avec un élastique et retirais mes talons (je perdis tout de suite de la hauteur). Et voilà que je pouvais faire exploser ma haine.

Mon poing s'écrasa sur le sac de frappe, je ressentais la douleur sur mes phalanges, je répétais sans cesse ce geste avec toute mes forces. Ça faisait 10minutes que j'exécutais ses gestes, mon élastique était défait et mes cheveux se plaquait sur le haut de mon dos. J'avais la sensation que de la peau s'arrachait sur mon point. La puissance de mes coups me faisait avoir une respiration rauque que j'essayais tant bien que mal à contrôler. Un coup pour ce crétin de Pablo, un autre pour cette débile de Mme Pince. J'en balançais un tellement fort que le sac tournait sur lui même : ça c'est pour ce fichu mariage ! Je m'accrochais au sac pendant que je sentais les larmes venir, je l'assassinais de coups tout en ne retenant plus ma tristesse. Les larmes ruisselaient et mes coups se font de moins en moins présent, au bout d'un moment je me retrouvai parterre les genoux recroquevillaient sur moi-même. Mon souffle était saccadé, je n'en pouvais plus, mes mains formaient des plaques de sang séchés.

- Tu vas bien Louann ?

Je levai la tête pour apercevoir... Crivey ! Merde. Elle vint vers moi, et jouait avec ses pieds.

- Tu... euh... jolie coup, dit-elle avec douceur.

Je la regardais chamboulé, puis je laissai échapper un soupire mi-amusé mi-triste. Elle en profita pour me faire un petit sourire, elle était belle dans la lumière du couché du soleil.

- Je ne veux pas te déranger, dit-elle en s'asseyant en face de moi, nos pieds pouvaient presque se toucher.

- Et pourtant, murmurai-je.

Elle commença à bouger pour se relever, alors je fis quelque chose qui était contraire à mes habitudes. Je la retenais en lui prenant par le bras.

- Tu me déranges pas mais ne le dis à personne.

Elle se rassit, et me fit un nouveau sourire. Après un silence elle releva la tête pour me regarder. Merlin ! Je devais vraiment être fatigué, triste et tout et n'importe quelle excuse, car je trouvais ses yeux tellement beau, tellement parfait, en amande avec un petit coup de noir sous et sur les yeux, ce qui rendait son regard perçant. Ils était d'un vert émeraude, un vert tout à fait magnifique avec une pointe de jaune sur les contours. Je la vis s'humidifier les lèvres. Damn ! Que c'était sexy.

- Je sais qu'on est pas amie mais... tu vas bien aller ?

- Et toi ?

Ma question la perturba car je la vis cligner plusieurs fois des yeux.

- Je vais très bien.

- Alors moi aussi.

Je ne pus m'empêcher de lâcher un petit rire et elle me mit un coup de coude.

- Sèche tes larmes Parkinson, tu es plus belle quand tu souris.

- Crivey me drague ! Fis-je.

- Pas encore, j'expose simplement les faits.

- Si tu le dis.

J'avais retirée toute trace de mes larmes à présent.

- Tu veux en parler ? Murmura Charlotte.

- Je l'ai hurlée tout à l'heure donc je pense que ça va maintenant. D'ailleurs tu m'as suivie ?

- Non ! J'ai simplement entendu des bruits donc j'ai regardé qui c'était et me voilà.

- Et tu en dis quoi miss curieuse ?

- Et bien, que tu as pas du avoir une vie simple, car tu es devenu quelqu'un de renfermer, d'autoritaire (je commençais à froncer des sourcils), et aussi d'un peu nympho.

- Peut-être que je suis comme ça ?

- La preuve que non car sinon je serais soit morte ou soit dans ton lit.

- Fait gaffe à toi Crivey, il se pourrait que ça arrive, défiai-je.

Elle s'avança vers moi jusqu'à mettre ses mains sur mes genoux.

- Peut être que ça m'arrangerais, me susurra-t-elle.

S'en était trop il fallait que ça s'arrête, je m'approchais de ses lèvres, fit toucher nos nez et remontais vers le creux de son cou. Je sentais son cœur s'emballer à travers sa cage thoracique, mon cœur aussi battait la chamade. Je me décalais lentement pour aller vers son oreille et lui dit tout en l'effleurant :

- Dans tes rêves, je ne te donnerais pas ce plaisir.

Elle me sourit gênée en se levant.

- Bouge toi ! Sinon tu va laisser une trace dans le sol.

L'effet qu'elle me faisait était intense, je ne voulais pas ressentir ça. Pas maintenant, je n'ai besoin de personne. Mais elle, elle me rendait différente, et tout mon corps était différent avec elle, j'étais en chaleur, j'avais les mains moites et par dessus tout j'étais gentille !

Je décidais de me lever à mon tour pourtant je continuais à la fixer vers la sortie de la salle.

- Oui je sais, je n'en parle à personne, on garde ça pour nous. Si tu veux en parler, on en parlera. Tu as une réputation, et sache que j'ai la mienne, mais promis je ne dirais rien, sourit-elle.

Elle venait de me couper le souffle.

- Je sors en premier, comme ça personne ne se doutera de quelque chose, dit-elle avec un clin d'œil.

- Fait gaffe on dirait que je déteins sur toi, commentais-je avant qu'elle ne sorte de la salle.


Anxieuuuuxx ? ;) Qu'en pensez-vous ?