Review ?
Disclaimer : Rien ne m'appartient.
Playlist : Annie You Save Me - Graffiti6
Big Big - Foals
Cosmic Love - Florence + The Machine
Sailor Man - Ewert And The Two Dragons
Carry On - FUN
13- Toujours ensemble mais chacun de son côté.
Point de vue de Rose Weasley.
Il fallait que j'aille voire ce qu'il avait. Merlin ! Pourquoi un hibou express m'avait simplement dit « Hugo, infirmerie » Sérieux ! Qui envoie encore des messages aussi court ? J'arrivais enfin à proximité de l'infirmerie, et je voyais déjà entre les portes les garçons qui s'étaient assis sur un des lits.
- OÙ EST IL ?
Lorcan venait de se lever pour me faire face.
- Rose attend ! S'inquiéta mon copain.
- Dégage où est...
J'étais coupé dans ma phrase quand je vis Hugo allongé sur un lit d'appoint. Il est en piteux état, je l'avais déjà vu quelques fois égratigné ou avoir pris des coups avec le Quidditch ou avec les cousins mais là c'était autre chose. Sa lèvre inférieure était éclatée et avec une goûte de sang séchée à cette endroit, son arcade n'est pas mieux. Même si son visage était nettoyé je remarquais quand même les dégâts, il avait une ecchymose sur la mâchoire et puis une autre sur la tempe et encore une sous l'oeil. Il avait aussi une coupure sur sa joue, elle n'était pas bien grave mais elle lui laisserait quand même une cicatrice. Pendant que je l'examinais un rictus se forma sur ses lèvres, et il entrouvrit les yeux.
- Hé, souffla-t-il à peine audible.
Un soulagement s'empara de moi, il avait toujours sa tête d'imbécile heureux même après ça, je lui sourie à mon tour.
- Hé ! Dis-je en lui caressant la tête.
Il tira une grimace de douleur au contacte de ma main et je retirais directement ma main.
- T'inquiète pas... je vais bien Rosie... Un peu... Sonné, murmura-t-il.
Mon frère ferma les yeux après son dernier mot, il devait dormir. Je ne pouvais pas le forcer à rester éveillé, je lui laissais un bisou sur la joue avant de refermer les paravents. En me retournant je vis les garçons qui me fixaient, je n'avais pas entendu Lily rentrait mais elle chuchotait des choses à Alexander.
- Bon maintenant vous allez me dire ce qui c'est passé ? M'importais-je.
Avant même que Alex me répondre, Charlie arriva en courant dans la pièce.
- Tu étais où toi ? Demandais-je énervée.
Elle fronça les sourcils face au ton que j'employais.
- Euh... J'étais partie me promener mais de toute façon ce n'est pas ça l'important, siffla-t-elle.
Charlie avait raison, je me retournais vers les garçons encore une fois :
- Vous m'expliquez oui ou merde ?
Charlie et Lily ricanèrent quand le juron sorti de ma bouche, en les voyant je roulais des yeux. Alexander allait enfin parler mais cette fois-ci c'est Cassandra qui arriva.
- Pierre ! Tu vas bien ? Oh Charlotte tu as des Joncheruines toi aussi, annonça-t-elle.
Charlie leva la tête pour essayer d'apercevoir quelque chose mais il n'y avait rien à regarder, elle roula des yeux par rapport à l'imagination que faisait preuve Cassy.
- PAR MERLIN ! QUELQU'UN VA ME DIRE CE QUI C'EST PASSÉ ! Hurlais-je.
Lorcan me fit enfin face, et essaya de prendre mes mains pour me calmer mais je le repoussais. Je ne voulais pas qu'on me calme je voulais qu'on m'explique.
- Krum nous a insulté, enfin il a insulté Alexander par rapport au fait que, commença-t-il.
- Qu'il nous trouvait con comme d'habitude, dit Alex en ayant un regard insistant envers Lorcan.
Tout le monde cacher quelque chose ou quoi ? Alexander continua :
- Rose, c'est de ma faute d'accord j'ai répondu à Krum et après c'est parti en vrille, on a commencé à tous se monter les uns sur les autres. Malfoy était sur moi, et aussi Lorcan. Krum avait déjà éjecté Hugo, puis après Pierre s'est attelé à Sawyer. Puis j'ai contrôlé vite fait Malfoy pendant que j'aidais Lorcan qui était pris dans un sortilège. Et après on remarquait au loin Krum qui s'acharnait sur ton frère, mais vraiment très fort. Edgard était là, enfin... Il essayait de contrôler son frère, il l'a reculé de Hugo. Sawyer était déjà partie, et Malfoy c'était enfui en entendant des gens arrivaient. Puis on s'est approché en vitesse pour voir Hugo, il respirait donc Pierre et moi on l'a emmené jusqu'ici. Et après on t'a envoyé un hibou à toi...
Pierre arrive à la hauteur de Alexander avec Cassandra dans ses bras.
- Et il a oublié de préciser qu'il a laissé partir les Krums, précisa Pierre.
Lily frappa Alexander sur le bras avant de lui demander :
- Tu es con ! Pourquoi tu as fait ça ?
- Car Edgard n'avait rien fait ! Il ne méritait pas les conséquences de nos actes ou ceux de son frère. Et puis c'est grâce à lui que ton frère Rose n'est pas à St Mangouste.
Je me sentais pas bien tout d'un coup, entre ça, les conflits avec les garçons, mon frère, Lily qui me faisait la tête, et... Je me sentais partir. J'attendais le fameux moment où je m'écrasais au sol mais à la place c'était des bras qui m'enroulaient la taille. Un flou était toujours de moi, je ne distinguais personne, puis une fraction de seconde après c'était mes amis autour de moi que je voyais. Les bras qui m'entouraient me posaient sur un lit et je vis enfin que c'était Charlie qui m'avait aidé et déposé. (Lorcan n'avait pas bougé d'un pouce).
- Ça va aller Rose, ça va aller, chuchota-t-elle à l'oreille.
Elle était si mignonne et prévenante quand elle le voulait, je restais dans son étreinte pendant que les autres parlaient.
- Qui a réellement commencé ? Demanda Lily froidement.
Tout le monde comprit mais c'est Charlie qui était à côté de moi qui répondit :
- Lily, ça ne changerait rien de savoir ça.
- C'est Krum, cracha Lorcan avec colère.
- Je vais les tuer ces Serpentard de merde ! Aboya ma cousine en partant vers l'entrée de l'infirmerie.
Alexander Londubat la rattrapa par les bras.
- Garde ta haine pour le terrain de Quidditch bébé, et puis c'est de ma faute de tout façon j'ai répliqué...
- C'est vrai ! Et moi j'ai essayé de calmer le jeu, dit Pierre victorieux.
Cassandra se retourna pour lui faire un câlin à son copain.
- Oh Pierro, je suis si fière de toi !
- Mais (il se gratte la tête), j'ai foutu le premier coup juste après.
Cassy lui fit une tape sur le torse après sa confession.
- Mais Cass' c'était pour ton honneur ! S'indigna-t-il.
Sa copine affichait des yeux noirs ce qui était complètement contradictoire avec sa personnalité, elle se décala de lui et de son étreinte.
- Je me fiche éperdument ce que pense les autres Pierre !
Lily s'était assise sur un des lits en face de nous pendant que Cassandra avait fait face à son copain.
- Non mais sérieux ! Y a que moi qui trouve que c'est n'importe quoi qu'ils aient fait ça ?
- C'est sûr, commença Lorcan, mais maintenant c'est trop tard, et puis on a les mêmes torts qu'eux.
Je sentais Charlie me caresser les cheveux et me les embrasser, je n'arrivais pas à croire qu'elle pouvait être aussi dur sur un terrain de Quidditch ou avec abrutis, et pourtant avec moi dès que j'étais faible elle était là pour moi, très réconfortante.
- Lorcan a raison, on s'est lancé autant de sort et autant de..., précisa Alexander avant de se stopper en voyant Madame Pomfresh arriver.
Elle était vêtue de son éternel tablier blanc pardessus une robe bordeaux, et sa coiffe d'infirmière.
- Maintenant vous allez me dire ce qui c'est passé avant que j'appelle vos parents, ordonna-t-elle.
Tout le monde ce regardaient, je compris vite que personne ne voulait répondre et surtout dire la vérité, Pierre se racla la gorge (pas pour prendre la parole mais simplement par nervosité), les autres garçons levaient les yeux au ciel.
- J'attends ? Dit Madame Pomfresh en tapant des pieds.
- Et bien Madame, (je venais de me lever sous le regard inquiet de Charlie), les garçons ont eu la merveilleuse idée de jouer avec des cognards mais ils se sont blessés et après ils voulaient que je les soigne mais mon frère était complètement sonné qu'en rentrant dans mes appartements. Comme je l'ai dit il était vraiment sonné qu'il a renversé une bibliothèque sur lui, donc vu la gravité des blessures les garçons l'ont emmené ici pendant que je rangeais.
Un silence s'installa pendant que Madame Pomfresh nous examina tous un par un.
- Cela semble très peu crédible comme histoire Miss Weasley, me fit elle remarquer.
- Peut-être mais c'est la vérité, et puis ci cela aurait été une bagarre je pense qu'il y aurait eu aussi l'autre victime, non ? Tentais-je avec un regard faisant croire que j'étais sûre de moi alors que les autres étaient bouches ouvertes me regardant.
- D'accord, dit-elle septique.
Du coté de Serpentard.
Point de vue de Scarlett Malfoy.
J'arrivais en trompe dans les cachots en dégageant au passage des élèves qui sortaient de la salle commune. En entrant, je remarquais Krum allongé sur un grand sofa noir se tenant une pochette de glace sur son arcade, Edgard était assis sur une commode dans un coin et Sawyer changeait de chemise qui était taché de sang. Mon frère était entrain de se regarder dans le miroir sa baguette à la main.
- Episkey ! Aïe putain.
On venait d'entendre le nez de Scor craquer en se replaçant.
- Qu'est-ce que vous avez fait bande de con ? Hurlais-je.
Aucun d'eux ne bronchaient à part Sawyer qui me regardait froidement :
- Ta gueule Malfoy ! On vient juste de calmer Krum !
Attend ! Il était sérieux il venait vraiment de me parler comme ça ? J'avançais vers lui d'un pas menaçant et sortis ma baguette pour lui pointer sur le torse.
- Tu me reparles encore une fois comme ça Adams et je te jure, je t'émascule ! Menaçais-je.
Sawyer déglutit difficilement et s'écarta en boutonnant sa chemise. Je rangeais ma baguette quand je vis Edgard qui donnait une potion aux garçons. Il ressemblait beaucoup à son frère même s'il avait les cheveux plus long, et ses yeux plus sombre, pourtant son caractère était réellement différent, tout en lui était différent. Il était sociable et gentil (même attentionné) alors que son frère ne pensait qu'à lui dans la plus part des cas.
- C'est quoi comme potion ? Demanda Sawyer avant de la boire.
- C'est pour vos blessures, ça va les réduire, dit timidement Edgard.
Je me retournais vers Scorpius qui était adossé sur le miroir.
- Qu'est-ce que vous avez foutu ? Demandais-je énervé.
Mon frère ne répondit pas lui non plus, c'était peine perdue d'avoir une réponse de sa part. Je me retournais vers Edgard cette fois en lui redemandant la même question. Au bout d'un moment je commençais à taper du pied d'impatience.
Une voix familière venait d'apparaître derrière moi :
- Ils ont cassés la gueule à Poil de Carotte et compagnie.
C'était Lou qui venait d'arriver, elle restait à l'entrée en croisant les bras sur sa poitrine.
- Comment tu sais ça ? Tu étais où ?
- Je me promenais (elle fronçait les sourcils) et puis j'ai entendu quelqu'un qui passait en parler, bref j'ai pas besoin de me justifier ! Dit-elle cassante.
Ok, elle était carrément froide même avec moi.
- Weasley va bien ? Demandais-je à Lou.
- Tu parles de quels Weasleys. Ironisa-t-elle.
- Parkinson ta gueule, tu sais bien de qui je parle ! Me plaignais-je.
- Il est a l'infirmerie, je l'ai envoyé illico presto, dit Krum en « en tapant cinq » à Sawyer.
Mon frère était toujours au même endroit, seule dans l'ombre. On ne voyait que ses cheveux blond.
- Putain mais tu es vraiment un connard fini Krum ! Pourquoi tu as fait ça ? M'énervais-je.
Je sentais derrière mon dos Lou s'approchait et rouler des yeux après ma phrase. Lou prit un choco grenouille après s'être arrêté sur une table contre le mur à droite de l'entrée. Elle voulait assister au spectacle de plus près.
- Ok tu vas te calmer maintenant ? Si j'ai fait ça c'est car déjà je devais me venger pour l'autre jours et aussi car il a essayé de me piquer ma copine, s'exclama Borislav.
- Attend tu es sérieux ? Tu crois sérieusement que Poil de Carotte peut choper Alexie ? Rigola Lou.
- Tu es vraiment stupide comme mec ou quoi ? Tu sais que c'est impossible qu'elle fasse ça, dis-je après la stupidité qu'il venait de sortir.
Avant que Krum puisse répliquer (ou plutôt nous insulter), Alice débarqua en claquant les portes sur Alexie et Cassy Ann. Elle accourait vers mon frère en le prenant dans ses bras.
- J'ai entendu dire qu'il y avait eu un duel avec des Serpentards et que ça avait mal fini.
- Ne t'inquiète pas bébé, je vais bien, chuchota mon frère en resserrant ses bras.
C'était toujours bizarre de voir qu'ils étaient si proche et surtout que mon frère était humain avec une autre personne que moi.
- J'espère que ça arrivera plus que tu sois mêlé aux affaires de Krum (il était trop occupé avec Sawyer pour entendre), murmura-t-elle.
- Chut ne t'inquiète pas ! Dit-il en lui laissant un baiser sur le nez.
Ok c'était mignon, mais c'était mon frère et je trouvais ça trop mal placé de faire ça devant moi. Je tournais mon visage pour échapper à cette vue. Je vis Cassy Ann s'approchait de mini Krum mais elle se stoppa quand elle vit que Lou et moi les regardèrent.
- Il y a des cachotteries dans l'air, murmurais-je à Lou.
- Ou plutôt des cochonneries, sourit-elle avec un coup de coude.
Je ne pus m'empêcher de laisser échapper un ricanement à sa remarque, les autres ne s'en souciaient pas ce qui était tant mieux.
Alexie s'approchait enfin de son copain, qui se retournait laissant Sawyer seul, ils allèrent tout les deux sur le grand sofa.
- Ça va toi ? Demanda-t-elle.
- Pas trop non ! Surtout à cause de ton connard de frère qui peut pas fermer sa gueule une bonne fois pour toute, s'emporta-t-il.
- Arrête bébé c'est bon, c'est passé, essaya Alexie.
J'avais un peu de la peine pour elle, fallait continuellement qu'elle en caisse toute les horreurs que les Serpentards disaient sur son frère, surtout son petit ami.
- De toute façon je leurs ai mis cher, donc ils vont pas venir me chercher des emmerdes, déclara-t-il.
- Comment ça ? S'inquiéta Alexie.
- J'ai envoyé Weasley au tapis, apparemment il est à l'infirmerie maintenant, dit-il victorieux.
Bizarrement, Alexie était devenue toute blanche après l'annonce de son copain, je la connaissais sûrement pas autant qu'Alice mais je savais très bien qu'elle stressait actuellement. Borislav le remarqua et se leva de colère.
- Tu devrais peut être aller voir s'il va bien, si tu t'inquiète à ce point ! Hurla-t-il en partant vers son dortoir.
Alexie n'avait pas bougée, elle était restée statistique sur le sofa.
- Qu'est-ce qu'il a encore le grand imbécile ? Demanda froidement Lou.
Alexie la regarda sans répondre, enfin son regard était la réponse. Il était glacial.
- Vous avez de la chance qu'aucun professeur ne vous ai vu, déclarais-je à Edgard.
- C'est grâce à Londubat ! Il nous a dit de partir quand des gens arrivaient.
Londubat ? Alexander avait ''défendu'' des Serpentards ? Pourquoi ? Et depuis quand il faisait ça ? Je n'étais pas la seule à être choquée, Lou, Cassy Ann et Alexie étaient dans le même état. Je repris mes esprits car une question trotta dans ma tête :
- Pourquoi vous avez fait ça au juste ? Pourquoi la bagarre et les duels ?
Edgard resta figé et une réponse froide de la part de mon frère se fit entendre :
- Krum et moi on s'est moqué de la demande en mariage de Londubat pour Potter.
Sur le moment, plusieurs réactions étaient soulevé, la mienne la plus basique :
- Quoi ? Vous êtes sérieux ? Ils vont se marier ?
Lou, elle était complètement excitée par le ragot en lui même :
- Quel tâche ce mec sérieux ! Une demande en mariage c'est pathétique.
- C'est surtout méga ringard, renchérit Sawyer.
Parkinson le fixe du doigt et lui fait un signe de tête pour approuvé son commentaire.
- Ce mec est méga ennuyeux, elle va mourir simplement à l'écouter la Potter, dit Lou plein de sarcasme.
Alexie se lève agacée par ces remarques et balança avant de partir :
- Je vous signale que vous parlez de mon frère là ! Donc vous pouvez avoir un peu de respect ! Je suis pas entrain de critiquer les votre moi, hurla-t-elle les yeux sombres.
- Impossible j'en ai pas moi, sourit Lou en croquant une pomme qu'elle avait piqué dans un sac de deuxième année.
En connaissant Parkinson par cœur, je savais qu'elle se jouait de la situation.
- Tu as compris le principe Parkinson donc me saoule pas ! Fini Alexie avant de partir vers son propre dortoir.
- Un peu susceptible la Alexie, rigola Lou sur sa table.
Je levais les yeux au ciel par tant de mépris de sa part pour la solidarité entre ''amis''. Cassy Ann part vers le dortoir pour aller voir son amie, mais en passant devant mon frère elle s'arrête pour lui dire :
- Tu as de la chance qu'il y avait Edgard pour sauver ton cul Malfoy !
Mon frère ne brisa pas son royaume de glace et en profita même pour la regarder de haute en bas comme une vulgaire merde. (un de ses nombreux talents de mon frère). Elle disparaissait de ma vue quand elle claqua la porte. En faisant plus attention au visage de mon frère je remarquais que ses bleues et blessures étaient beaucoup moins voyante qu'au début de notre ''conversation''. Alice le remarqua aussi :
- Où est ce que tu as eu ces potions au juste ?
- Je ne suis peut-être pas comme mon frère un athlétique et un tombeur mais moi au moins je sais réfléchir et fabriquer des potions. Je les ai fait pendant les vacances, annonça Edgard.
Certes il était moins athlétique que son frère, mais ça se voyait quand même qu'il avait des bras puissants. Il était aussi plus pâle que lui et ne s'exprimait que très rarement, voir jamais quand il y avait son frère. Je ne sais pas vraiment pourquoi car c'était un garçon beaucoup plus agréable que son grand frère.
J'entendis Lou se lever de la table où elle avait pris place depuis un moment.
- Bon c'est pas que je m'ennuie avec vous mais presque, à la base j'étais venu pour voir la gueule en sang de Krum et maintenant que c'est fait j'ai plus besoin de vous voir.
Elle tourna les talons juste après m'avoir accordé un clin d'oeil.
Edgard et Sawyer étaient partis dans leurs chambres et mon frère et sa copine étaient déjà bien trop occupés à mon goût, ça ne servait donc à rien que je restais ici plus longtemps. Il fallait que je prenne une douche avant le dîner, en espérant que Rose ne soit pas déjà dans la salle de bain. MERLIN ! ROSE ? C'était son frère que mes ''amis'' avaient envoyé sur un brancard. Oh. Mon. Dieu. J'étais sûre que j'étais mûre pour une énième engueulade avec elle sur le fait que les gens de ma maison sont tous des connards profond et blablabla ! Mais même si elle avait raison dans la majorité des cas je ne lui ferais pas le plaisir de lui dire. De toute façon elle n'avait pas vraiment de raison de m'en vouloir à moi non ? Roh ! Et puis on se parlait plus maintenant donc le problème était réglé.
Point de vue de Louann Parkinson.
C'était quand même des sacrés imbéciles, enfin plutôt de vrais cons. Oh et puis les filles étaient pas mieux elles en faisaient toute une histoire pour si peu. Non mais y a personne qui était à St Mangouste et surtout personne était mort (ou expulsé). En plus ces abrutis avaient réussi à gâcher mon après midi, non mais ils pouvaient pas se battre comme tout le monde et pas en faire un cinéma, c'était dingue comment ils voulaient toujours être au devant de la scène. D'ailleurs y a que moi qui pouvait être dans les bouches de tout le monde pas eux ! En plus j'étais venu pour rien, déjà Krum avait pas la gueule en sang plus que ça, en plus l'autre Alexie avait pété son câble, et d'ailleurs pourquoi Alexander avait autant de respect pour nous ! C'était pas possible d'avoir gâché une après-midi comme ça. J'étais tranquille (enfin) et j'arrivais (enfin) à ne plus penser au mariage de ma mère, et là ces enfoirés m'énervaient. Ce mariage ! J'en avais vraiment plus que marre, déjà je tolérais pas ça, en plus fallait que j'aille faire l'effort d'acheter une robe ce vendredi, et puis... Elle revenait.
J'arrivais enfin à ma pièce fétiche, le sac de frappe m'attendait et je me faisais pas prier pour le dégommer. Pendant que je donnais plusieurs coups, je ne pouvais que me focaliser sur le retour de ma mère. Ce weekend (normalement), qu'est-ce que j'allais bien pouvoir lui dire ? Non surtout : est-ce que je lui disais la vérité, que c'était une sale gamine égoïste ? J'étais sûre qu'elle allait faire comme les fois d'avant : grand sourire et comportement exemplaire, j'allais même devoir me taper les gâteaux de mariage, les bouquets de fleurs, les robes à dentelle. Eurk ! C'était affreux je ne voulais même pas y penser, j'allais devoir traîner par ci par là simplement pour goûter tout pleins de trucs et aussi, LE PIRE, j'allais devoir faire semblant que j'aimais les gens pour lui faire plaisir, dire bonjour à tout le monde et être polie ! Certainement pas ! Oh non je ne serais pas comme.
Merlin pourquoi j'y pensais, j'avais réussi à ne pas y penser, enfin j'avais réussi à ne pas y penser pendant mon début d'après midi grâce à...
- Je savais que je te trouverais là.
Charlotte, elle venait d'apparaître de derrière la porte, elle avait un petit sourire en avançant vers moi alors que j'avais stoppé mes coups.
- Qu'est-ce que tu veux Crivey ?
La mention de son nom de famille et le ton froid que j'employais la fit stopper net.
- Hé, calme toi je t'ai rien fait de mal Louann.
Je fronce les sourcils en la fixant, et elle à l'air de hésiter pour sa prochainement phrase.
- J-Je croyais qu'on était amie.
- C'est toi qui parle ! (je m'étais rapproché d'elle) tu es incapable de te libérer pour qu'on se voit un minimum. Oh oui pardon ô grande Charlotte aujourd'hui tu as réussi mais à la seconde où on s'est retrouvé tu as accouru pour aller voir ta bande de bras cassé d'amis !
Mon ton était toujours aussi froid et cassant.
- Je te préviens que si tes copains n'avaient pas fait du mal aux miens on en serait pas là ! Siffla-t-elle.
- Peut-être que si vu que ce ne sont que des crétins, dis-je agacé.
- Lou ! S'exclama Charlotte.
Je savais très bien qu'elle voulait que j'arrête de faire des commentaires désobligeants sur ses amis, mais c'était plus fort que moi, ils avaient gâché mes plans de l'après midi.
- De toute façon ce ne sont que des mecs, ils n'ont pas de cervelle et c'est pas nouveau, soulignais-je.
- Ce sont des garçons certes, mais ce sont mes amis ! Lança-t-elle.
- Je croyais que moi aussi, ajoutais-je.
Elle ouvrit la bouche puis la referma, ses yeux étaient beaucoup plus sombre que d'habitude.
- Mais je t'ai dit qu'on l'était ! Tu agis vraiment comme une gamine ! Râla Crivey.
- Une gamine ? (j'étais énervée) Je ne savais pas qu'être amie avec une personne signifiait de ne pas la voir, ni lui parler. Je préfère encore ne pas être ton amie plutôt que de te voir tout le temps entrain de rigoler et te pavaner avec ta bande de canard boiteux ! Vociférais-je en faisant des mouvements avec les bras.
Il n'y eut pas de réponse, non elle se contentait de sourire devant mon nez. Elle avait pas droit de sourire comme ça, déjà car je venais de l'engueuler et en plus elle était trop belle en souriant. Ses dents parfaites et ses lèvres roses et légèrement pulpeuse. Non elle n'avait définitivement pas le droit de faire cela. Et puis en plus elle s'avançait encore plus proche de moi avec toujours ce sourire scotché sur son visage. Pourquoi elle sourit au juste !
- Tu es jalouse Lou ? Murmura-t-elle joueuse.
Je levais les yeux au ciel juste à cette question.
- Jamais ! Je ne suis jamais jalouse, affirmais-je.
Ok je mentais ! J'étais carrément jalouse, mais ça, elle n'avait pas besoin de le savoir.
- Je t'assures que si, continua-t-elle.
- Arrête, tentais-je.
- Oh aller Lou, dis le c'est pas grave, sourit Crivey.
- Je ne le suis pas, mentis-je.
- OK comme tu veux. (elle prit une respiration) Je te promet de faire des efforts, tu es d'accord ?
J'étais Louann Parkinson, moi la garce attitrée de tout Poudlard, la salope de base qui joue avec les sentiments des autres et aussi celle qui explose quand on l'a fait chier. J'étais une dure à cuire et personne ne me fait changer. J'aurais du lui en faire baver pour m'avoir complètement zappée durant la journée ou depuis que je lui avais demandé d'être mon amie (ce qui était clairement pathétique). Mais voilà ce que j'ai fait, moi, Louann Parkinson :
Je m'était avancée comme une débile vers elle, il ne restait plus beaucoup de centimètre, et j'ai simplement répondu ''d'accord'' et elle avait souri victorieuse.
Pourquoi il fallait que je change à ce point quand j'étais avec elle ? Je me reconnaissais même plus, et j'avais peur de parler limite car j'avais l'impression de ne plus rien contrôler.
Une fille débarqua en sautillant avec une grande tignasse blonde et elle était plutôt petite, elle portait un bracelet avec des brocolis. Ok ! Elle est trop spéciale. Oh mais oui ! C'est Cassandra Scramender.
- On te cherchait Charlotte... Oh mais tu n'as plus de Joncheruine, dit-elle joyeuse.
- C'est quoi ce bordel ? Soufflais-je à Crivey.
Elle secoua la tête pour me faire comprendre qu'il fallait mieux pas que je demande, ce que je ne fis pas.
- Oh ! C'est à cause de ça que tu ne les as plus, déclara Cassandra en voyant ma présence.
Le ''ça'' m'était clairement visé ce que je n'appréciais que très peu. C'est bon je suis pas une chose ! Charlie avait l'air complètement gêné par ce que venait de dire son amie. C'était évidement qu'on son amie était complètement à l'ouest mais elle avait l'air de la comprendre.
- Je suis désolée, murmura Charlotte avant de quitter la pièce avec Cassandra qu'elle prit par le bras.
Attend elle était sérieuse ! Elle me laissait encore en plan ? Non mais c'était pas possible deux fois dans la même journée. Je me retournais et frappais un grand coup de pied dans le sac de frappe derrière moi.
- ELLE VA ME RENDRE DINGUE ! Criais-je à moi même.
Point de vue de Charlotte Crivey :
Je me sentais encore une fois coupable... Je venais de laisser pour la deuxième fois de la journée Parkinson. Elle m'en voudrait c'était évident. Ça faisait déjà trois semaines qu'on s'était dit ''amie'' mais on avait pas pu se voir, enfin à part en cours mais c'était pas vraiment quelque chose de vraiment d'officiel, je voulais dire par là que je ne lui avais pas parlé pendant les cours. Ça aussi je savais qu'elle devait m'en vouloir, mais c'était vraiment dur de faire la part des choses, en plus Rose et Lily ne m'avaient pas facilité la tâche, jusqu'à aujourd'hui elles avaient été fâché. (D'ailleurs si j'avais bien remarqué ''grâce'' à Hugo elles étaient passées au-dessus de leurs différents. MERCI HUGO!) J'avais du passé du autant de temps avec Rose et Lily mais quasiment jamais toute les trois ensembles. C'était ridicule surtout qu'elles étaient cousines et meilleures amies, ce parler devait être la meilleure solution non ? En parlant de Rose, elle agissait de plus en plus bizarrement avec Lorcan, faudrait que je lui demande, la chose qui était réjouissante dans cette journée était le fait que Lily et Alexander avait été enfin réellement proche.
J'entendais Cassandra chantonner devant moi en descendant les escaliers.
- Pourquoi les autres me cherchaient Cass' ?
Cassandra me sourit de toute ses dents et me déclare :
- Simplement car c'est l'heure de manger Charlie.
- Je ne m'étais pas rendu compte, dis-je timidement.
- Tu était trop occupé peut-être, dit-elle innocemment. (je savais bien qu'elle parlait de Parkinson).
- Je passais juste par là c'est pour ça, mentis-je.
- Oui, je comprends, de toute façon ça ne me regarde pas, dit Cass' poliment.
Il y eu une longue minute de silence avant qu'elle ne recommence à parler :
- Tu es amie avec Louann ? Demanda-t-elle joyeusement.
- Non !
J'avais répondu sans réellement réfléchir, je pense que je regrettais même ce que je venais d'annoncer quand j'entendis sa réponse :
- Oh, c'est dommage, même si c'est une garce à beaucoup de niveau je suis sûre qu'elle doit être une très bonne amie ! (elle sourit et ajoute) J'espère qu'il y aura de la meringue en dessert !
Cassandra était toujours dans la lune, mais au moins elle était sincère dans tout ce qu'elle disait.
Une bonne amie ?
Je venais enfin d'arriver en face de la salle sur demande quand je vis Parkinson adossée sur le mur dans un couloir vierge. Un sourire était collé à mon visage en la voyant, ça faisait déjà trois semaines qu'on essayait de se voir mais en vain. Je la vis se redresser quand j'arrivais enfin à sa hauteur, elle me fit un sourire lubrique que je répondis par un haussement de sourcils. Elle ricana en s'humidifiant ses lèvres comme à son habitude.
- Ne me dit pas que tu m'attendais Parkinson ? Rigolais-je.
- Non je passais par là, ironisa-t-elle.
Dés que je la vois je ne peux que penser à elle et pas à autre chose, ce qui est réellement apaisant et je lui en remercie intérieurement.
- Alors que veux tu faire ? Demandais-je.
- On a pas vraiment le choix vu que personne ne doit nous voir, dit-elle froidement.
- Je te préviens que tes amis seraient autant choqué que les miens donc pas la peine de reposer la faute sur moi, annonçais-je.
Louann leva les yeux au ciel avant de commencer à parler :
- On peut squatter dans une salle ?
- C'est interdit non?
- Même si ça l'était tu vas pas faire ta rabat-joie !
Je ne répondis pas. Ça faisait trois semaines qu'on essayait de se voir et je me posais toujours pleins de question sur le fait si oui ou non c'était une bonne chose de la voir et d'être son amie. Mes amis m'en voudront quand ils seront ça c'est évident (car au bout d'un moment ça se sera), mais pourtant je voulais être là avec elle et savoir si elle allait bien.
- Tu vas bien Lou ? Demandais-je timidement.
- C'est pas vraiment dans la conversation qu'on avait commencé, précisa-t-elle pas vraiment chaleureuse.
- Dis le moi ? Insistais-je.
Lou arqua un sourcil et passa une main dans ses cheveux fins.
- Je vais bien oui et toi ?
- On joue encore ?
- Dis moi qui c'est, siffla-t-elle.
- Lou ! Je t'ai déjà dit que je voulais pas, chuchotais-je.
- S'il te plaît ! Et tu sais que je ne suis pas du genre à dire s'il te plaît, chuchota Louann.
Elle me supplia presque vu ses yeux brillants, comment ne pas craquer ? De toute façon ça ne changerait rien si elle savait car je suis sûr qu'elle le connaissait pas.
- Tu me promets de pas réagir alors (elle me fit signe que oui) c'est compliqué mais...
- Charlotte ! Charlotte ! Faut que tu ailles à l'infirmerie ! C'est Alexander qui m'envoie ! C'est super important, paniqua un troisième année en courant vers moi.
Je pouvais sentir Lou complètement énervé par l'interruption de l'élève, mais si Alex me disait de venir ça devait être important.
- Qu'est-ce qui ce passe ? Demandais-je inquiète.
- c'est... (il était essoufflé) c'est Hugo il s'est battu avec un Serpen... (il remarqua Parkinson à côté de moi, il se figea quelque seconde avant de partir en courant)
Elle avait un tel pouvoir sur les plus jeunes c'était dingue.
- Je suis désolée Lou, je dois partir ça à l'air grave, dis-je droit dans ses yeux gris.
J'hésitais à m'approcher d'elle mais vu qu'il n'y avait personne dans les parages, je lui laissais un petit baisé sur la joue . Avant même qu'elle puisse répondre j'étais déjà partie.
Bonne amie ? En tout cas pas moi c'était évident, je la laissais tomber.
On était arrivé dans la grande salle et Cassy parti en direction de son copain sur la table des Serdaigles. Quand j'avançais, j'entendis que la conversation était déjà commencé, je pris place (comme à mon habitude) à côté de Rose.
- Alors Rose, tu vas faire quoi pour Malfoy ? Demanda Lily d'un ton sec.
Rose faillit recracher son jus de citrouille.
- Comment ça ? (même moi je n'avais pas compris ce que voulais Lily).
- Tu vas lui faire payer qu'elle a fait à ton frère ?
- Lil' ! Je vais pas déclarer ''la guerre'' à Scarlett, annonça-t-elle surprise.
Je remarquais que Hugo n'était pas là, mais que les garçons étaient en meilleure états, seule Pierre sur sa table avait encore un bleu à sa mâchoire. Merci la magie.
- Mais ! C'est la sœur du meilleur ami de Krum qui à fait ça à Hugo, déclara notre meilleure amie.
Alexander qui était à côté de Lily lui répondit avec un sourire :
- Comme tu viens de souligner explicitement chérie, ce n'est pas la faute de Scarlett mais de Krum.
- Quoi ! Dit Lily la bouche grande ouverte.
- Ta sœur va bien Alex ? Demandais-je en coupant court leur conversation.
- Pourquoi tu me demandes ça ? Dit-il surpris.
- Et bien, je viens de remarquer qu'elle n'est pas à la table des Serpentards, lui répondais-je en montrant du doigt sa place habituelle.
Alexander prit une bouchée de son plat avant d'ajouter :
- Le tant qu'elle n'est pas avec Krum ça me va !
Bon apparemment il y avait des sujets sensibles pour tout le monde. Je sentis Rose se tourner vers moi avec un sourire, elle allait mieux que tout à l'heure c'était tant mieux.
- Tu étais où Charlie ?
- J'étais entrain de me promener dans le château, fallait que je réfléchisse.
Rose semblait intrigué de ma réponse, mais heureusement pour moi Lily intervint :
- Si je n'ai pas le droit de péter un câble contre aucun des putains de Serpentard. Sachez que sur le terrain de Quidditch ça va être un carnage ! Et c'est une promesse, s'emporta Lily.
- J'aime quand tu parles comme ça Lily, commençais-je, mais le match aura lieu qu'après les vacances d'Halloween.
Potter se prit la tête en les mains en s'accoudant sur la table, elle jouait les enfants c'était évident.
- J'essayerais de contenir ma colère jusqu'à ce moment alors ! Je vais quand même demander à Dean et Joe d'envoyer Krum et les Marlfoys à St Mangouste durant le match !
- Lily ! C'est moi la capitaine, rigolais-je.
Alexander et Rose rigolèrent à leur tour, pendant qu'ils étaient entrain de discuter je vis Lou arriver enfin à table s'asseyant au côté de Scarlett. J'aurais cru qu'elle serait énervée par le fait que je l'ai laissé en plan mais ça semblait aller, enfin pas plus que d'habitude je veux dire.
- Vous savez quand l'Institution de Salem arrive ? Demanda Alexander.
- Il me semble qu'il arrive après les vacances, déclare Lily à son copain.
Pendant qu'ils entament leur conversation, j'en profite pour par parler discrètement à Rose :
- Comment ça se passe avec Lorcan ?
Rose se retourne et se rapproche de mon visage, je sens son odeur de patchouli ce qui me fait sourire.
- Pourquoi ?
- Vous semblez assez froid tout les deux, chuchotais-je.
- C'est rien t'inquiète Charlie.
- Dis moi Rose, insistais-je.
- Dis moi alors pourquoi tu allais mal et que tu as couché avec Julien Hooch ?
Je me tue, et sans le vouloir tout me remonta d'un coup.
- Merci beaucoup, tu avais pas à faire ça tu sais ? Souriais-je.
- Je sais mais je voulais, dit-il.
Je voyais le pub au loin, j'attendais qu'une voiture passe avant de traverser la route quand je sentis ses mains sur mon bras. En me retournant je le vis avec un sourire lubrique, il me fit signe de venir avec lui mais bizarrement une vague de stresse m'envahit.
- Je pense que mes amis m'attendent, je devrais y aller, dis-je.
Ma voix tremblait et il le remarqua, il ne s'en souciait apparemment pas. Il me prit le bras un peu plus fort ce qui me fit basculer vers lui, je venais de perdre l'équilibre ce qui était assez simple pour lui de m'attirer un peu plus vers son lieu de prédilection. Sa poigne était tellement forte que je ne pouvais pas me débattre.
- Ça va aller vite Charlotte ne t'inquiète pas, déclara-t-il en me plaçant contre un mur.
Je n'eus pas le temps de sortir un son de ma bouche qu'il plaqua sa main sur celle-ci, j'essayais d'atteindre ma baguette, mais il fut plus rapide et la jeta au sol. Je sentis son autre main parcourir ma cuisse à la recherche de la délimitation de mes bas, mais il se hâta et les déchira brusquement. Mes pieds se débattaient dans le vide car il m'avait écarté les jambes pour surélever mon corps contre le mur. Il enleva d'une seule main sa ceinture et ses boutons de pantalons. Je sentais son regard sombre sur moi, la peur s'empara de moi, je me sentais mourir petit à petit. J'essayais en vain de mordre sa main qui était devant ma bouche mais c'était impossible, il ricana même à cette tentative. D'un geste violent il retira ma robe, et puis ma culotte avant de les balancer plus loin. Sans que je ne comprenne pourquoi il s'introduit en moi à répétition avec acharnement, une douleur dans le bas de mon ventre se fit sentir, la même que sur mes parties intimes comme si une lame était entrain de me transpercer. Du sang même coula. Et je sentais les larmes se former, des larmes de douleurs. Après m'avoir sali une première fois, il me retourne et me plaque violemment contre le mur froid, il tient toujours sa main répugnante sur ma bouche mais l'autre empoigne ma poitrine, il s'amuse, je le sens sourire dans sur ma nuque. Je n'arrive même pas à hurler seulement des cries silencieux de souffrance s'échappe parfois d'entre ses doigts. Il s'introduit une nouvelle fois et puis s'aide de ses doigts pour cela. Il finit son travail une bonne fois pour toute avec un bruit rauque. Il se dégage de moi et me balance au sol quasi nue avant de partir, en me lançant une remarque obscène et puis ricane.
Non je ne le voulais pas que ça arrive comme ça, pas ma première fois.
Je sens mes larmes couler alors que je suis sur le sol du trottoir.
Je sens les larmes se former au coin de mes yeux, mais Rose ne les aperçoit pas, forte heureusement.
- Tu me le diras pas, c'est ce qu'il me semblait, dit Rose peinée.
Je me lève de table, et je sens les regards sur moi intrigué.
- Je m'excuse, j-je me sens pas bien, je d-dois être fatigué, bonne soirée.
Mes amis ne protestaient pas, mais semble perturbé. En partant je voyais Louann me regarder du coin de l'œil tout aussi troublé.
Point de vue de Rose Weasley.
On venait de finir de manger et j'étais déjà rentrée dans mes appartements. Charlie avait été bizarre durant le repas, pourquoi ne voulait-elle pas se confier à nous. C'est un peu hypocrite de ma part sachant que moi même je ne voulais pas lui parler de Lorcan. Mais elle me faisait de la peine, surtout que ce n'était pas du tout son genre de quitter le repas comme ça, et encore moins quand il y avait des mignardises en dessert. Vous allez me dire : Pourquoi ne pas l'avoir suivi quand elle est partie ? Car Charlie avait besoin de son espace et c'était que quand elle se sentira prête qu'elle le dira.
Patchouli arriva vers moi en ronronnant, je lui caressais le haut du crâne quand j'entendis la porte se rouvrir et se refermer. En me retournant je vis Scarlett qui était entrain de me regarder, elle semblait hésiter mais elle commença cependant à parler :
- Il faut qu'on parle Rose, ça fait déjà trois semaines qu'on s'adresse pas là parole, et tout ça à cause de nos amis respectives alors maintenant faut qu'on se parle car c'est gamin toute ses histoires.
Elle avait parlé vite et semblait soulagé d'avoir fini sa phrase. Patchouli parti sur un des fauteuils et nous regarda.
- Tu veux parler de quoi Scarlett, soufflais-je.
- Et bien ! Pour commencer je voudrais que tu arrêtes de m'en vouloir pour la soirée alcoolisé, certes je t'ai fait boire mais je t'ai pas mis un entonnoir dans la bouche ! Déclara-t-elle.
- Ok ok ! Calme toi, et tu veux en dire quoi de cette soirée ? Demandais-je blasée.
- Je veux que tu me dis que c'était rien, c'était que de l'alcool et tes amis on en fait tout une histoire, s'emporta Scarlett.
- Oui d'accord tu as raison ce n'était rien, quoi d'autre ?
Malfoy était déstabilisée par mon ton nonchalant.
- Euh. Aussi je voulais que tu saches que ce n'est pas de ma faute pour ton frère, j'ai jamais voulu ça.
- Je sais, avouais-je.
- Et que je les ai même traité de connard d'avoir fait... Attend tu as dit que tu savais ?
- Oui, je sais que c'est pas de ta faute, comme moi, ce n'est pas de ma faute si mes amis s'en sont pris aux tiens.
- Q-Quoi ? Tu m'en veux pas ? Dit elle la bouche grande ouverte ce qui me fit sourire.
- C'est étonnant je sais, mais c'est pas toi qui l'a envoyé à l'infirmerie, et puis mon frère est aussi débile dans l'histoire, il n'avait pas à répliquer autant laisser tomber et partir.
- Donc tu me portes pas préjudice ? Demanda Scarlett étonnée.
- Je viens de te dire que non, affirmais-je.
Je la sentais réfléchir un instant avant de commencer sa phrase :
- C'est à cause de notre soirée que tu m'en veux pas ?
Okkkk ! Là c'était moi qui était perdu.
- De quoi tu parles Scarlett ? Dis-je en paniquant quelque peu.
- Quand on a bu tu as... (elle marqua une pause).
- J'ai fait quoi ?!
C'était évident que Scarlett hésita, je me souvenais pas de la totalité de soirée donc si j'avais fait une connerie il n'y avait que elle pour le savoir.
- Tu as dit que tu m'appréciais bien, finit-elle.
- C'est tout ? Dis-je en m'asseyant sur un accoudoir.
Tout ce stresse pour rien.
- C'est tout ? Non mais Rose, je te préviens que c'est pas tout les quatre matins que tu me dis que m'apprécie, et en plus tu étais bourrée donc comment tu voulais savoir que tu le pensais ou pas, s'indigna Scarlett.
- Et bien, c'est pas un secret Scarlett ! Rigolais-je. C'est vrai qu'au début je croyais que tu étais difficile à vivre mais tout compte fait, ça me dérange pas, même que je t'apprécie. Mais j'avoue que le froid qu'il y avait dans cette pièce durant trois semaines étaient légèrement inconfortable surtout...
- Stop ! Arrête de parler, tu parles trop Rose sérieux c'est chiant, coupa Scarlett.
- Si tu préfères je peux me taire encore trois semaines, dis-je joueuse.
- Non c'est bon parle, mais moins vite et surtout faut que ça soit moins long, précisa-t-elle.
Je lui souris et elle reprit :
- Donc tu es sûre de pas m'en vouloir pour ton frère ?
- Je t'ai dit que non, par contre j'en veux à ton frère et ses amis. Oh et oui, Lily a prévu de vous massacrer au Quidditch, annonçais-je.
- Tu viendras me soutenir ? Demanda-t-elle avec un clin d'œil.
Je levais les yeux au ciel avant de lui répondre :
- C'est pas parce que je t'apprécie que je viendrais te soutenir.
Scarlett passa devant moi pour aller dans la salle de bain, mais elle me répondit en sortant sa tête.
- Si tu viens pas me soutenir tu pourras en profiter pour me mâter comme l'autre fois Rosie.
En guise de réponse à son sarcasme je lui balançais un petit oreiller qui se trouvait sur le fauteuil, mais elle lévita et parti ricaner dans la salle de bain.
J'hallucine, elle avait remarquée que je l'avais mâtée. Merlin, c'était évident qu'elle en jouerait copieusement maintenant.
Review ? Commentaire ? :)
