Merci à Ju. qui me corrige ce chapitre. Je mettrais les autres corriger ce weekend. ;)

Même si personne ne suit, j'espère être apprécier. Bonne lecture.

Disclaimer : Seule cette histoire m'appartient, et encore je n'ai pas tout l'univers.

Playlist : Lego House - Ed Sheeran

Bohemian Dances - The Do

Touch - Daft Punk

Only The Young - Brandon Flowers


14- Pré-Au-Lard.

Point de vue de Scarlett Malfoy.

- Miss Malfoy veuillez arrêter de bouger.

Je ne pus me retenir de lever les yeux au ciel tellement les réflexions de la couturière me gavaient, et aussi les petits piques d'aiguilles qu'elle m'attribuait en rajustant ma robe. On était allées chercher nos robes au magasin Gaichiffon à Pré-au-lard, bien sûr la mère de Lou nous avait réservé le lieu et aussi rapporté de nombreuses tenues de Milan, Londres, Paris ou même New York. Je ne me faisais pas prier pour trouver mon bonheur.

Il y en avait partout. On s'était mises dans le milieu des cabines d'essayage qui formaient un demi-cercle, en son centre il y avait une grande baquette en cuir où certaines boites contenaient des robes et d'autres des chaussures, tout était de la Haute Couture.

- J'ai trouvé ! Cria Lou en sortant d'une des cabines.

Lou portait une robe noire mate en tube, elle épousait parfaitement ses hanches et le creux de ses reins. Mais ce qui était le plus frappant était le grand décolleté en V sur le devant qui s'arrêtait juste avant son nombril. Ses seins étaient parfaitement tenus et laissaient apparaître leurs jolies formes. C'était magnifique mais tellement provoquant à la fois.

- Tu es sûre de toi Lou ? Car c'est très noir, et surtout très décolleté, lui fis-je remarquer.

- Oh oui je suis sûre ! C'est tout à fait mon genre.

- Je croyais que tu voulais emmerder ta mère ? Demandai-je pendant la couturière passait derrière moi.

- Je suis sûre qu'elle va péter un câble et puis habillée comme ça je serai forcément sur les devants de la scène, affirma-t-elle.

Lou n'avait pas tort, elle était incroyablement sexy dans sa robe et elle le savait.

- Et moi je suis comment ?

Casey Zabini venait de sortir de sa cabine, elle avait opté pour une robe bustier bicolore rose pâle et noir. La peau halée de Casey faisait contraste avec le rose pâle du haut ce qui la mettait en valeur, et ses yeux charbonneux étaient encore plus intenses avec le bas de sa robe.

- Grave bonne Casey ! Mais jamais autant que moi, dit Lou.

- Aïe !

- Je vous ai dit de ne pas bouger Miss Malfoy.

- On va être vraiment canons toutes les trois, signala Casey avec un large sourire.

La couturière me fit signe de ne plus bouger (encore une fois) pour finir d'ajuster ma longue robe vert foncé en satin, elle aussi avait un bustier sans manche avec un drapé de perles qui faisait le tour de ma poitrine. Lou était déjà partie vers l'arrière-boutique pour chercher des chaussures quand sa mère entra.

- Vous pouvez disposer !

- Bien madame.

Pansy Parkinson venait de congédier la couturière et s'avança vers moi les bras grands ouvert.

- Scarlett ma chérie, cette robe te va à ravir. (Elle me serra dans ses bras et se retourna vers Casey) Oh toi aussi Casey, où est le reste de ta famille ?

- Les garçons sont avec Borislav, Edgard, Scorpius et Drago chez Charmillon, déclara-t-elle avec politesse.

- Madame Parkinson, où est votre futur mari ? Demandai-je.

- Pablo est resté à son manoir pour l'instant, il a déjà sa tenue tout comme moi, il n'avait pas besoin de passer ici, comprends tu.

Lou arriva avec une paire de talons à la main quand elle s'arrêta brusquement en voyant sa mère postée là. Son visage se crispa, je la sentis avoir une multitude d'émotions traversant son cerveau. Pansy l'aperçut et s'exclama :

- Louann mon trésor !

- Mère ! Répliqua Lou cassante.

- J'ai l'impression de t'avoir quitté hier, déclara Pansy enjouée.

- Pourtant ça fait déjà 8 mois qu'on ne s'est pas vues, fit remarquer Lou sur le même ton qu'avant.

Je remarquais bien que Pansy ne voulait pas écouter la remarque de sa fille. La mère de Lou regarda dans les cabines et sur le sofa, puis se retourna finalement vers sa fille.

- Où est ta robe Louann ?

- Sur moi.

- Celle-ci ? (Pansy montra du doigt Lou de haut en bas)

- Évidement ! Méprisa Lou.

- Pas sur ce ton avec moi, imposa Pansy.

Le regard de mon amie était rempli de rejet et de méchanceté. Mais pourtant sa mère continua :

- Tu es ma demoiselle d'honneur, change de robe, tu ne peux pas t'habiller comme une traînée.

- Cette robe coûte plus de 500 Galions, c'est loin d'être une robe de traînée ! S'emporta Lou.

J'entendis dernière moi le bruit de la clochette d'entrée, en me retournant j'aperçus Potter et Weasley à l'entrée du magasin qui pouvaient d'ailleurs tout entendre. ''Ce n'est pas le moment pour qu'elles viennent ici'' pensais-je. Je vis Casey leur faire un signe de main timide. Elles devaient sûrement être là pour leurs robes de Noël.

- Je ne veux pas de cette robe à mon mariage, elle est vulgaire et inappropriée, s'exclama Pansy.

- Tout comme ce mariage ! Répliqua Lou.

Déjà qu'on était mal à l'aise avec Casey, là c'était le pompon. Je plaignais Lou de subir ça alors que sa mère venait juste d'arriver.

Pansy était choquée par la réponse de sa fille, elle réagissait froidement vis à vis de Lou :

- Excuse-toi maintenant Louann.

- En quel honneur !

La colère gagnait Lou petit à petit, elle essayait pourtant de se contrôler en serrant des poings mais j'avais bien l'impression que ce n'était pas suffisant vu la couleur sombre de ses yeux.

- Louann ne joue pas les enfants pourries gâtées et obéit à ta mère ! S'énerva Pansy.

Je retins ma respiration en attendant la réponse de Lou qui avait l'air en colère et tellement choqué par la réponse de sa mère.

- Je n'ai pas de mère à mes yeux, cracha Parkinson.

En une fraction de seconde, Lou prit la direction de la sortie et claqua violemment la porte sous le regard médusé de Rose et Lily. Casey et moi étions en train de regarder nos pieds pour éviter de rencontrer le regard de Pansy. Mais je vis Pansy se recoiffer d'un air hautain et avec le sourire. Ce que venait d'avouer Lou ne l'atteignait pas ?

- Très belles robes les filles, je vais aller voir où en sont les garçons, annonça-t-elle.

Sa mère partit en silence. Après avoir entendu la porte se refermer Casey rompit le silence :

- OK ! C'était tendu !

Elle s'avança vers Potter et Weasley pour aller leur faire une accolade. Et me voilà seule au monde...

- Vous allez bien les filles ? Qu'est-ce que vous faites là ? Sourit Casey.

- Très bien, on est là pour nos robes de Noël, tu passeras à la maison à Noël d'ailleurs ? Demanda Lily.

- Et bien, ce n'est pas Albus qui va venir au manoir, donc oui je vais sûrement venir vous rendre visite. J'ai appris que Hug' avait été pris au Quidditch.

- Oui, il est attrapeur, intervint Rose.

- Il doit en être fier, fit Casey.

- Je suppose, rigola Rose.

- Pourquoi tu es ici Casey ? Demanda Lily.

C'était clair que je me sentais bien seule, j'avais l'impression d'être carrément oubliée à l'arrière et ce n'était pas vraiment dans mes habitudes. Seule Rose m'accorda quelques fois des regards et... Un sourire ? Elle venait de me sourire.

- On essayait nos tenues pour le mariage de la mère de Lou, indiqua Casey.

- On va vous laisser alors, on ne savait pas que ça avait été privatisé, sourit Rose avant de partir vers la porte.

Elles s'adressèrent toutes un dernier au revoir avant que Casey revienne (enfin) vers moi. Au loin je vis Rose qui me regarda une dernière fois avant de partir dehors.

- Je croyais que tu étais dans la même chambre que Rose et que ça se passait bien ? Demanda Casey perplexe.

- Oui, pourquoi ?

- Tu n'as pas adressé un mot, Scar !

- Je ne suis pas non plus sa grande amie Casey, et puis Lily me déteste.

- Lily a toujours eu un côté bitch en elle, rigola Casey.

''Pas qu'un côté.'' pensai-je.

- Tu sais, je ne traînais pas non plus avec beaucoup de personnes autres que des Serpentards quand j'étais à Poudlard, mais le fait de sortir avec Al' après nos études m'a permis de voir que les autres ne sont pas si terribles, ironisa-t-elle en rentrant dans une cabine.

- Tu es en train de me dire que tu regrettes de ne pas avoir été avec d'autres personnes durant tes études ? Demandai-je pendant que je décidais moi aussi de partir me changer.

- Ça m'aurait permis de ne pas avoir mes deux frère sur le dos, ou même d'apprendre à connaître la famille d'Al avant d'être conviée chez eux, mais Albus était à Serpentard donc je pouvais le voir dans la salle commune et je me suis résignée à avoir comme ''amis'' seulement des gens de Serpentard.

Albus Potter. Le seul de tout le clan Potter/Weasley à être allé à Serpentard. Même si j'avais aussi l'impression qu'Alexie faisait partie de ce clan aussi vu comment leurs parents traînaient tous ensemble. J'étais en 5éme année quand Casey était en dernière année, et elle fricotait déjà avec Albus depuis longtemps mais ils avaient officialisé leur couple que deux mois avant la fin de leurs études. Casey avait attendu sa 6e année avant d'être véritablement proche d'Albus car son dernier frère était enfin parti.

- Qui a le mieux réagi à l'annonce de votre couple dans vos parents ? Demandai-je en entendant Casey sortir de sa cabine.

- Et bien... Je pense que ce sont ses parents, mais ils étaient sceptiques au début car je suis une Zabini et apparemment mon père n'a pas été une personne qu'ils portaient dans leurs cœur, déclara-t-elle.

- Et ta famille ? Continuai-je en sortant à mon tour de ma cabine.

- Ma mère n'a pas eu vraiment de réaction, mes frères s'y attendaient, et mon père... Il a pété un câble, au début du moins. On a eu de violentes disputes puis après avec le temps et aussi beaucoup de discussions avec ma mère, il a plus ou moins accepté.

Je m'approchai d'elle qui était sur le sofa pour mettre mes chaussures.

- Et c'est comment de vivre avec le clan du ''Golden Trio'' ? Dis-je en mimant les guillemets.

Casey me sourit en arquant un sourcil.

- Tu es bien curieuse Scar ! Mais pour répondre, c'est facile à vivre. Le père de Rose est vraiment drôle, il fait des gaffes tout le temps, je m'entends bien avec la mère de Al'. Après, tu sais c'est une grande famille, des fois il y a des tensions mais au final ils s'aiment tous et ils sont remplis de joie même avec toutes les pertes qu'ils ont eu durant la deuxième guerre. Je t'avoue que pour les fêtes de famille c'est assez sympa car ils ont une multitude de cousins qui sont tous passés à Poudlard donc je les connais déjà et on s'entend bien maintenant.

C'était vrai qu'ils avaient une grande famille, je pense que je n'avais pas passé une année à Poudlard sans en voir partir. Je me souvins que j'étais complètement hypnotisée par Dominique et Louis j'avais vu quelques fois Victoire durant des galas et elle aussi elle était magnifique. Fred était un excellent batteur, il avait même dégommé un poursuiveur de Pouffsoufle durant sa 7éme année, sa sœur l'avait d'ailleurs insulté durant ce match. Roxanne avait d'ailleurs fini avec un Serpentard après ses études. Moly et Lucy avaient été deux préfètes elles aussi durant leurs années de Poudlard, elles se faisaient un malin plaisir d'essayer de nous attraper Lou et moi. Je me souvins que durant la dernière année de James, je le maudissais car Serpentard avait perdu tous ses matchs contre Gryffondor car James les rattrapait tous.

Casey me coupa dans mes pensées :

- Et Rose et toi ?

- Comment ça ?

- C'est ta coloc' et je connais bien Rose elle adore parler, elle est gentille et tolérante donc vous avez bien dû parler, expliqua-t-elle gentiment.

- Oui c'est vrai, murmurai-je.

- Donc ? Insista-t-elle.

- Je peux t'avouer quelque chose sans que tu ailles le répéter à Albus ou Lou ?

- Scarlett tu as toujours pu te confier à moi dans le passé, donc lance toi. Tu sais que je ne te jugerai pas, avoua Casey.

- Très bien, mais tu me promets que tu ne diras rien ? Supliai-je.

Casey me fit oui de la tête tout en ayant un regard inquiet. J'en profitai pour regarder s'il n'y avait personne.

- Tu sais j'ai jamais vraiment été en couple ? (Elle hocha la tête) car à chaque fois je me lasse des garçons ou simplement je réalise qu'ils sont trop cons. (Elle valida encore une fois mon commentaire) J'ai remarqué depuis un an et ne me dit pas que c'est les hormones ou la crise d'ado !J'ai remarqué que quand j'étais proche d'une certaine personne j'étais différente, pas non plus à côté de la plaque, mais différente. La première fois que c'est arrivé c'était durant un match de Quidditch, je l'ai vue dans les gradins et ça m'a fait plaisir de la voir ici, ce qui est complètement bizarre car je ne la connais même pas.

- Vas-y continue, je t'écoute, affirma Casey très sérieuse.

- J'ai trouvé cela bizarre donc j'ai commencé à sortir avec d'autres personnes pour essayer de l'oublier mais je pensais encore à elle. Donc finalement j'ai arrêté de sortir avec des abrutis.

- Où veux-tu en venir Scarlett ?

- Et bien, vu que je ne sors plus avec personne maintenant j'attends qu'elle vienne vers moi.

- Tu attends ? Pourquoi ne pas aller voir la personne simplement ? Demanda Casey intriguée.

- Car c'est compliqué, très compliqué... soufflai-je.

- Oh je t'en prie Scarlett, tu peux avoir qui tu veux, tu n'as qu'à claquer des doigts.

- Non Casey, il ne me suffit pas de claquer des doigts pour avoir Rose... Murmurai-je.

- Rose ?! Rose Weasley ? La cousine de Al' ? Ta coloc' ? Paniqua Casey.

- Oui ! Affirmai-je un peu plus fort que je le souhaitais.

Casey fronça les sourcils et se gratta la tête, puis avec un sourire elle commença :

- Ok... Et bien lance toi quand même, c'est une fille super.

- Elle a un copain, dis-je dépitée.

- C'est potentiellement problématique...

- Et elle est à Gryffondor.

- Ça c'est ce qu'il y a de plus simple, dit-elle enjouée.

- Et nos parents se détestent, me plaignis-je.

- Scarlett ! Tu vas arrêter de te lamenter merde ! Essaye simplement de te focaliser sur elle et non sur son entourage ! Tu peux avoir n'importe quel gars à tes pieds !

- Oui mais là c'est une fille, dis-je en mettant ma tête dans mes mains.

- Oui pas faux, d'ailleurs j'aurais jamais cru que ça serait ton genre, enfin Parkinson c'était évident mais j'aurais jamais parié sur toi, sourit-elle.

- C'est pas les filles Casey, c'est seulement elle, seulement Rose.

- Wow, tu es complètement accro, rigola Casey.

- Elle m'a rendu complètement accro, murmurai-je.

- Comment ça ?

- Elle m'a embrassé, avouai-je.

Casey venait de se retourner vers moi en décalant deux boites de chaussures qui nous séparaient.

- Attends, tu dis que c'est impossible alors qu'elle t'a déjà embrassé ? Ajouta Casey.

- On avait bu, et je pense qu'elle ne s'en souvient pas, expliquai-je.

- Tu as réussi à faire boire Rose jusqu'à ce qu'elle soit bourrée ? Et bien Scarlett je peux te dire que c'est gagné, s'amusa-t-elle.

- Arrête de te foutre de moi !

- Je me fous pas de toi, enfin un peu.

Je lui fis un coup de coude puis elle rigola.

- Puis c'est bizarre, je peux pas m'empêcher d'être plus ou moins gentille avec elle ou simplement de la draguer, dis-je peinée.

- Et elle en dit quoi ?

- De quoi ?

- Du fait que tu la dragues ?

- On dirait qu'elle se laisse faire ou du moins elle en rigole, affirmai-je.

- Je peux te garantir un truc. Quoique ce soit ce qu'elle pense de toi ça doit être quelque chose de fort, commença Casey.

Je ne pus me retenir de froncer des sourcils à cet aveu.

- J'ai passé l'été avec eux, reprit-elle, et Rose est très... comment dire... coincée. Et si elle se laisse draguer, bois avec toi ou même te parle c'est qu'il y a quelque chose en elle aussi. Je ne te dirai pas qu'elle t'aime mais il y a forcément quelque chose.

Je n'avais jamais réussi à m'imaginer qu'elle puisse m'aimer, simplement le penser était étrange pour moi, mais pas désagréable c'était même quelque chose de rassurant.

- Tu sais Casey j'adore Lou de tout mon cœur, mais saches que ça fait vraiment du bien de parler avec toi, dis-je en souriant.

Casey se leva pour se placer devant moi et ajouta :

- C'est ça le pouvoir de Casey Zabini !

Point de vue de Scorpius Malfoy.

- Et celui-ci ? Demanda Krum en montrant un mouchoir en soie rouge.

Bacchus Zabini, un grand noir rasé de prêt lui tendit un autre qui était argenté.

- Essaye celui-ci, lui conseilla-t-il avec sa voix rauque.

Son jeune frère, Zaid venait de sortir sa cabine en mettant son costume noir avec une chemise grise.

- Je préfère l'argenté sur toi Krum ! Déclara-t-il.

- Ouais c'est pas mal comme ça, dit Krum en se regardant dans le miroir.

Il avait une longue cape noire qui lui couvrait son épaule gauche et en-dessous un costume noir à huit boutons avec une chemise légèrement grisâtre.

Je vis mon père arriver derrière moi avec Blaise Zabini.

- Tiens Scorpius avec ces boutons de manchette tu montreras aux autres qui tu es, dit mon père en me donnant une boîte noire.

A l'intérieur, il y avait deux boutons de manchette en argent avec un onyx et une émeraude en leur centre. Deux mini serpents faisaient le tour de ces pierres. Mon père m'aida à les mettre et remit le col de ma chemise en place par la même occasion.

- Comment ça se passe en cours avec ta sœur ? Demanda-t-il froidement.

- Elle est toujours aussi studieuse père, elle reste le plus souvent dans ses appartements ou à la bibliothèque, répondis-je.

- Elle ne voit pas Louann ? Questionna-t-il sceptique.

- Cela lui arrive parfois, mentis-je.

Mon père continua son interrogatoire :

- Scarlett sort avec qui en ce moment ?

- Personne père.

- Drago ! Toujours cette tête de fouineur, lança Blaise derrière lui, laisse ton fils tranquille pour une fois.

- Occupe-toi de tes fils tu veux, répliqua mon père froidement.

Blaise ne put s'empêcher de rigoler à la remarque de mon père, ils devaient jouer à cela plus jeunes sûrement. Comme moi avec Krum, celui qui serait le plus tranchant gagnait.

Edgard était sorti lui aussi de sa cabine, il avait simplement opté pour un costume noir et chemise blanche, très simple comparé à son frère. Il n'avait pas parlé depuis le début de la séance, comme à son habitude on pouvait dire.

- Parkinson est toujours obligée de faire dans la démesure, déclara mon père à Blaise.

- C'est tout à fait elle, tu te souviens pour ses 30 ans, c'était de la folie, elle avait invité tout le gratin des sorciers, énormément de mannequins, elle avait même réussi à avoir un concert à la fin de soirée, puis le buffet tu t'en souviens ?

- Oui oui Zabini, je m'en souviens bien, pas besoin de refaire la soirée, dit mon père.

- J'ai entendu dire que Scarlett était avec la fille de Weasley, affirma Blaise.

- Oui c'est vrai, même avec autant d'années Potter et compagnie arrivent à venir m'emmerder, dit mon père d'un ton tranchant.

Il arriva vers moi avec son air hautain :

- Tu surveilles ta sœur d'accord ?

Je lui fis signe de la tête. J'aimais beaucoup ma sœur mais la surveiller pour mon père était juste complètement déplacé, et je n'avais pas que cela à faire de la surveiller, surtout qu'elle vivait loin de moi dans le château. Puis je préférais la laisser vivre et mentir à mes parents. Pour une fois, je pouvais faire quelque chose de pas trop mal pour Scarlett.

Pansy Parkinson venait d'arriver et enlaça mon père et Blaise.

- Ça faisait longtemps que je vous avais pas vu les garçons, déclara amusée Pansy.

- Les garçons ? Je pense que tu peux nous appeler des hommes maintenant, rigola Zabini.

- Où est ton mari ? Demanda mon père d'un ton sec.

- Pablo est à son manoir pour organiser tout, ne t'inquiètes pas Malfoy tu vas pouvoir le voir bien assez tôt, je vous inviterai avant le mariage, déclara Pansy.

- Et où est ta fille Pansy ? Demanda Blaise avec un ton provocateur.

Je me sentais mal à l'aise, tout comme mes camarades. Mon père pourtant défia du regard Pansy en attendant sa réponse.

- Elle est partie se promener, elle a déjà choisi sa robe, répondis froidement Pansy.

Entre Louann qui était abandonnée clairement par sa mère (même Pansy se voilait la vérité) et Scarlett qui devait continuellement être jugée par mes parents. Finalement je trouvais qu'elles s'étaient bien trouvées c'est deux-là. Je ressentis un pincement au cœur juste en pensant que Louann pouvait être mal et seule en ce moment.

Point de vue de Rose Weasley.

On marchait dans Pré-au-lard avec Lily pour rejoindre Charlie aux Trois Balais, elle n'avait pas vraiment eu envie d'aller chercher une robe, et puis de toute façon on avait pas vraiment réussi à la trouver non plus. Je savais que j'aurais dû trouver ma robe aujourd'hui et que j'aurais dû expliquer à ma mère pourquoi je ne l'avais toujours pas et il fallait aussi qu'on fasse les magasins pour Noël ou même il fallait aussi que je révise, non il ne fallait pas que je pense à cela. « Calme toi Rose, de toute façon il y a une semaine de vacances après Halloween, donc j'aurais le temps de réviser, non ? »

Quand on arriva dans les Trois Balais, il faisait une chaleur montreuse j'en profitai pour retirer mon bonnet et mon écharpe avant de rejoindre Charlie qui avait pris un thé en nous attendant de notre ''shopping''.

- Vous avez pas pris beaucoup de temps, indiqua Charlie en retirant ses affaires des sièges pour qu'on s'assoie avec elle.

- Il y avait une séance privée chez Gaichiffon pour le mariage de Parkinson, dit Lily.

- Il doit y avoir beaucoup de monde d'invité car Casey est revenue exprès à Pré-au-lard, signalai-je.

- C'est pas si étonnant que ça, Casey était proche de Louann et Scarlett après tout, expliqua Charlie.

- En tout cas ça faisait du bien de revoir Casey, soulignai-je.

- C'est pas comme si c'était il y a si longtemps Rose, je te préviens qu'elle était là quasiment toutes les vacances, dit Lily.

- Vous savez pas quoi ? M'exclamai-je.

- Non mais tu vas nous le dire, j'imagine, rigola Charlie.

- Je crois que James a une petite copine !

- James ? Mon frère ? Demanda Lily intrigué.

- Oui, maman m'a dit qu'elle l'avait vu à Londres en compagnie d'une jolie blonde, mais elle n'a pas pu voir qui c'est, indiquai-je.

- Une jolie blonde ? Rigola Lily, tu imagines si c'est ta sœur Charlie ?

- Sam ? Pourquoi elle sortirait avec lui, elle lui a dit non tout l'été, répondit Charlie.

- Oui fin ça ne veut rien dire Charlie, je te préviens que Lucy a rejeté Mattew pendant plus de 4 ans avant de finalement sortir avec lui, et maintenant ils roucoulent ensemble depuis, dit Lily.

- Je vais parler de complètement autre chose, désolée les filles, mais Charlie, tu fêtes le 24 décembre avec nous cette année ? Demandai-je.

- Euh bah... Colin voulait passer voir Louis de toute façon, et puis Sam voulait aussi voir Domi, Moly et Victoire donc je suppose que vous allez devoir me supporter, sourit notre blonde en finissant sa Bièraubeurre.

- On essayera de te faire de la place, dit Lily avec un clin d'oeil.

- Vous croyez qu'Albus va aller au mariage ? Demandai-je.

- Et bien il est le petit copain de Casey donc pourquoi pas, ça paraît logique, répondit Charlie.

- En parlant du mariage, Rose tu as vu comment Parkinson a pété son câble tout à l'heure, pour une fois j'ai été gêné pour elle, avoua Lily en rigolant.

- Qu'est-ce qui s'est passé? Demanda Charlie inquiète tout d'un coup.

- Louann et sa mère ont eu une dispute pendant les essayages et Parkinson est partie en trombe du magasin, confiai-je.

- Elle doit aller mal, murmura Charlie en fronçant les sourcils.

- Je me fiche royalement si Parkinson va mal, à force de jouer avec les autres on finit par trouver plus fort que soi, déclara Lily sans gêne.

Je vis Charlie se lever maladroitement et prendre ses affaires :

- Je suis désolée, j-j'ai oublié que... enfin j'ai un truc à faire. Mais on se voit plus tard.

On vit Charlotte partir avec hâte des Trois Balais.

- Elle est bizarre tu trouves pas ? S'inquiéta Lily.

- Pas plus que cet été, signalai-je.

Au loin, je vis Hugo rentrer dans le pub, et se diriger vers nous.

- Je viens de voir Charlie partir, y a un problème ?

- Non du tout t'inquiète pas, tu fais quoi ici Hugo ? Demanda Lily.

- Je viens de laisser les gars chez Weasley, Farces pour sorciers facétieux et là je me suis dit que je devais venir voir ma sœur et ma cousine préférées, rigola-t-il.

Hugo allait beaucoup mieux que la dernière fois que je l'avais vu à l'infirmerie, il était entièrement guéri et il avait toujours son air d'imbécile heureux avec son sourire sur le visage.

- Alexander est chez Weasley lui aussi ? Demanda Lily.

- Oui, il y est.

En moins de deux trois mouvements, Lily prit ses affaires et partit vers la sortie. Mes deux amies partaient alors qu'on devait passer l'après-midi ensemble, super.

- Désolée ! Hug' tu peux prendre ma bièraubeurre si tu veux !

Mon frère fit un signe de tête ravi, et prit une grande gorgée de bière.

- Pourquoi Krum croyait que tu voulais te faire Alexie ? Demandai-je agacé par tous les secrets.

Hugo déglutit sur place, je le vis hésiter à me révéler la vérité. Mais je le connaissais par cœur, je savais qu'il allait craquer, il était faible vis à vis de moi, sa grande sœur chérie de son cœur.

- Hugo ?

- Elle m'a dit de ne rien dire, expliqua-t-il en se grattant le haut du crâne.

- Hugo je suis ta sœur !

- Ce n'est pas un argument, dit-il.

- C'est plus que suffisant comme argument ! Donc maintenant dis-moi ?

Je vis mon frère s'avancer vers moi et froncer les sourcils. On était tellement proches que je savais qu'il allait me le dire discrètement.

- Alexie a eu un problème cet été.

C'était dingue ça ! J'avais l'impression que plein de choses s'étaient passé cet été.

- Dis-moi Hugo tu me fais stresser, chuchotai-je.

- Elle est tombé enceinte, et j'ai été là pour l'aider.

QUOI ! Le sang dans ma tête n'avait fait qu'un tour. Elle était enceinte ? Merlin !

- Alexie était enceinte ? Murmurai-je.

- Oui, mais elle ne l'a pas gardé, c'était un accident, mais elle avait peur donc j'ai été là pour elle et pour l'accompagner. On est devenus amis, mais Krum ne le sait pas, confia-t-il à une vitesse folle.

J'étais toujours choquée, déjà car... Morgane ! Alexie Londubat avait été enceinte, et c'était mon frère qui l'avait l'aidée. J'étais d'ailleurs choquée par la maturité dont avait fait preuve mon frère. Habituellement c'était un gaffeur et un boute-en-train.

Hugo finit sa bière et me plaça un bisou sur la joue :

- Je te fais confiance Rosie, ne le dit à personne.

Je lui fis un signe de tête comme accord avant de le voir partir vers la direction de quelques-uns de ses amis.

Je n'en revenais pas... Alexie avait été enceinte.

Point de vue de Louann Parkinson.

Moi une enfant pourrie gâtée ? MOI ! Pour être un enfant fallait déjà avoir une mère ! Comment elle avait pu me dire ça. J'avais arrêté depuis des années de la harceler pour qu'elle soit présente dans ma vie. Je lui demandais rien, c'était elle qui me donnait tout pour se faire pardonner, ce n'était pas moi qui demandais ça !

Puis qu'est-ce qui m'avais pris de partir comme ça sans prendre ma veste ? Je mourais de froid, quoique si je mourais elle serait contente, elle pourrait parler de moi comme d'un trophée, comme quelque chose sur quoi se lamenter. C'était exagéré, je le savais ! Mais elle m'exaspérait tellement.

Je me retrouvai sur un rocher en face du lac, j'avais encore plus froid à cause de cette fichue pierre ! De toute façon quand j'allais mal, rien n'allait !

- Chérie tu viens à la boutique avec moi ?

- Oui maman j'arrive, je prends juste mon sac, annonçai-je.

Je sortais de ma chambre après avoir pris mon sac en cuir qui était sur mon fauteuil. Arrivée dans le salon je vis ma mère au téléphone avec sûrement un styliste encore, pendant qu'elle parlait en italien je la vis me sourire et me faire signe de prendre un cupcake qu'on avait cuisiné ensemble la veille. Pendant qu'elle finissait de téléphoner je lui montrai en silence ce que j'avais choisi comme goût, elle était d'accord et me sourit encore une fois.

- Aller hop, on y va ! Dit-elle en raccrochant.

En passant devant moi, elle me pris par le bras pour qu'il s'emboîte avec le sien.

On arriva enfin à une boutique moldue, ma mère me demanda de défiler pour elle pendant qu'elle me donnait un grand nombre de vêtements, on passa un moment à rigoler ensemble. Elle se leva parfois pour commenter les tenues et les comparait avec ce qu'elle créait. Après avoir acheté plusieurs jupes, robes, chaussures et tops, elle me proposa d'aller dans un salon de thé qu'elle avait repéré non loin de là.

En marchant dans la rue, elle me tint par le bras toujours et me raconta plusieurs anecdotes sur ses prochains défilés à Milan. Un serveur en profita pour draguer ma mère :

- Je peux vous offrir un verre au bar, ici on ne vend pas que du thé ?

- Je suis avec ma fille, donc si vous pouviez de ne pas nous déranger pour rien, déclara ma mère en se retournant vers moi par la suite.

Après que le serveur soit revenu dépité avec nos thés, on continua de parler toutes les deux :

- Comment ça se passe à Poudlard pour l'instant ?

- Et bien je suis toujours pareille maman, ça va pas changer du jour au lendemain, rigolais-je.

- Je m'en doutais bien, sourit-elle, et comment ça se passe pour les petits copains ?

- Je peux te confier quelque chose maman ? Dis-je timidement.

- Évidemment chérie, tu peux tout me dire.

- J'ai pas besoin de te cacher que je suis déjà sortie avec beaucoup de personne, mais j'ai remarqué que...

- Que quoi ? Qu'est-ce qui ce passe Lou, tu me fais peur ? S'inquiéta ma mère.

- Je préfère les filles maman, confiai-je.

Ma mère ne pouvait se stopper d'afficher un sourire sur son visage, elle me prit la main pour faire des ronds invisibles sur le dos de ma main.

- Tu avais pas besoin de stresser Lou, je t'aime comme tu es, tu es ma fille, et puis ça ne change rien pour moi, le tant que tu est heureuse ma chérie.

Elle se leva et me fit un câlin chaleureux en me caressant le dos.

- J'aime vraiment quand tu es là maman, tu sais, avouai-je.

- Je sais chérie, moi aussi j'adore être avec toi, je me sens revivre et faire quelque chose de bien. Je pense rester quelques mois ici à Londres pour être là à ta rentrée, ça te va ?

- Oui vraiment, mais tu me le promets ?

- Évidemment Louann, je serai là pour toi, toujours. Demain, on va rendre visite à Daphné ?

- Ça serait super maman, dis-je avec le sourire.

On rentra ensemble vers notre grand appartement. Avec elle je fis le tri de beaucoup de fringues, après elle me dit qu'elle allait cuisiner pour nous. La soirée passa vite, on parla beaucoup devant la télévision, elle me montra les croquis qu'elle avait fait récemment et me dessina même. Juste après avoir passé le temps ensemble jusqu'à 2h du matin, je décidai d'aller dans ma chambre mais ma mère m'accompagna pour venir me dire une bonne nuit avec un câlin.

Je me levai enfin vers 12h, quand je n'entendis ni musique, ni télé, ni présence de quelqu'un. J'appelai Daphné directement en croyant qu'elle pourrait être avec elle :

- Allô Lou ?

- Daphné, est-ce que maman est avec toi ?

- Non pourquoi elle devrait être avec moi ? Demanda ma marraine.

- Pour rien, c'est pas grave à bientôt.

Je raccrochai juste après la fin de la phrase pour composer le numéro des Malfoy.

- Astoria ?

- Louann, qu'est-ce qui ce passe ?

- Ma mère est avec vous ?

- Non pourquoi ?

- C'est pas grave.

Je raccrochai encore une fois, où était-elle ! Elle avait dit qu'elle resterait là, et qu'on irait chez Daphné. Je composai son numéro, mais je tombai sur sa messagerie :

- Maman, je sais pas où tu es, je m'inquiète, rappelle moi.

Une demi-heure plus tard :

- Maman, c'est Lou. Je suis à la maison je t'attends, tu es où ? Rappelle-moi vite.

Deux heures plus tard :

- J'ai besoin de toi, qu'est-ce qui se passe c'est à cause de moi que tu es partie ? C'est car je suis pas assez bien pour toi ? Réponds-moi s'il te plaît.

Le soir à 22h après avoir envoyé plus de 30 messages et quelque dizaine d'appel, je tombai sur un papier qui était tombé sur le sol de ma chambre :

''Louann, je suis partie pour Milan tu sais où sont les cartes et l'argent si tu as besoin, on se voit quand je reviens, passes une très bonne rentrée et une très bonne sixième année. Pansy, amour pour toi.''

Je sentis les larmes me monter aux yeux et je ne pouvais les empêcher de couler le long de mon visage. Instinctivement je pris le téléphone :

- Allô mère, c'est Louann, je ne t'embêterai plus sur ta messagerie.

Les larmes me montaient aux yeux, le courant d'air glacial me brûla le cou et les seins, foutu décolleté! Et puis je n'arrivais même pas à retenir mes larmes là, je faisais pitié, c'était tellement pathétique de repenser à ça ! « Pourquoi je suis si faible, si nulle et si pathétique actuellement ? Puis maintenant mon nez coule, il manquerait plus que quelqu'un passe et ça serait le bouquet. »

J'entendis derrière des bruits de pas et des branches d'arbres se briser.

- Je t'ai cherchée partout.

- Charlotte je suis pas d'humeur, dis-je en reniflant.

Elle s'avança cependant alors que je l'avais prévenue de ne pas venir, elle était persistante ou têtue.

- Tiens, me dit-elle en tendant un mouchoir qui était dans son sac.

J'en avais besoin, je n'allais pas refuser.

- J'ai appris pour ta mère et toi, avoua-t-elle en s'asseyant à côté de moi.

- T'as pas peur que les gens te voient avec moi ? Dis-je avec sarcasme.

- Lou ! Je sais que tu vas mal, j'allais pas te laisser seule, et avant que tu ne m'engueules : je n'ai pas pitié de toi.

Un silence s'installa, je ne répondis pas. J'arrivais enfin à stopper les larmes qui se formaient au creux de mes yeux. Un nouveau frisson m'envahit.

Charlie bougea sur elle-même afin de retirer sa veste, et de la mettre sur mes épaules, je ne me fis pas prier pour l'ajuster de façon à me protéger la totalité de ma peau nue exposée. Sa veste sentait son odeur, c'était agréable.

- Merci, chuchotai-je.

- C'est normal... Tu veux m'en parler ? Demanda-t-elle en se rapprochant de moi.

- Je ne veux pas aller au mariage, je me sens pas bien quand je suis avec ma mère, soufflai-je.

- Pourquoi tu te sens pas bien vis à vis d'elle ?

- Quand j'allais pas bien, elle n'était plus là pour moi, et enfin c'est compliqué.

Elle me prit la main. Sa main était extrêmement chaude à l'inverse de la mienne, c'était vraiment agréable de ressentir cette chaleur.

- Je suis là ok ? Je t'ai dit que je serais ton amie Lou, chuchota-t-elle en resserrant ma main.

Pourquoi fallait-il que je sois si faible à cause de ma mère ? Et pourquoi je ne repoussais pas Charlotte comme les autres ? Pourquoi elle, elle avait le droit de rentrer comme une fleur dans ma vie ? Comment ça se faisait que je la laisse faire ?

- Je suis là Lou.

Pourquoi aujourd'hui elle voulait qu'on parle de ma mère alors que je voulais l'oublier ? Pourquoi je n'arrivais pas à la rejeter ? Et Merlin ! Pourquoi je n'arrivais pas à me taire dans ma tête ?

- Lou... Il n'y a pas de mal à pleurer.

Pourquoi quand elle dit mon prénom je sentis les larmes me monter ? Pourquoi ma mère était comme ça avec moi ? Pourquoi elle n'était pas là pour moi ?

- Lou...

Les larmes coulaient sans que je me rende vraiment compte, je sentis ses pouces retirer celles qui coulaient du coin de mon œil. Elle me regarda dans les yeux en me souriant timidement. Sans le contrôler, je lâchai un sanglot, et ses bras m'enroulèrent directement. Je la remerciai intérieurement pour son geste et je me réfugiai dans le creux de son cou.

- N'aie pas honte de pleurer, tu peux me laisser te voir comme ça Lou, je serais là pour toi. Si tu es en colère, alors lâche-toi, mais ne me demande pas de partir, je suis ton amie maintenant.

En me reculant de son étreinte, elle m'agrippa les bras pour ne pas me voir m'enfuir.

- Parle-moi, supplia-t-elle.

Je la fixai encore dans ses grands yeux émeraude, mais je la sentis insister du regard.

- Je n'ai plus de relation avec ma mère, elle m'a clairement abandonnée à plusieurs reprises, je n'ai pas de famille, je le vis mal, j'ai pas de père, ni de frère et sœur, ni personne à part Scarlett ou Daphné.

Les larmes recommencèrent à se former mais elles se stoppèrent dès que Charlie ouvrit la bouche :

- Moi je suis là, confia-t-elle en me serrant la main.

- Je ne veux pas aller au mariage Charlie... avouai-je.

Elle me prit une seconde fois dans les bras.

- Je te promets que je serai là, je passerai au mariage s'il le faut Lou, je veux que tu ailles bien, rassura Charlie en me caressant le dos.

Pourquoi était-elle comme ça avec moi, si aimante, si gentille ? Et Morgane ! Pourquoi je me laissais aussi facilement faire ?

Point de vue de Lily Potter.

Le bruit de la clochette de chez Weasley, Farces pour sorciers facétieux fit retourner mes camarades dont mon petit ami qui s'approcha de moi par la même occasion en laissant les filtres d'amour pour s'approcher de moi.

- Un filtre d'amour Alex ? Me moquai-je.

- Je regardais juste bébé, je sais bien que tu es à moi, sourit-il en déposant un baiser sur mon front.

- N'en soit pas si sûr, taquinai-je, Lorcan n'est pas avec vous ?

- Non il a prétexté une affaire urgente.

- D'accord, dis-je. Tu as trouvé ton bonheur ici ?

- Il vient juste d'arriver par la porte, chuchota-t-il dans mon oreille.

- Dragueur va ! Rigolai-je.

Alexander rigola avec moi avant de laisser passer des troisièmes années qui avaient une montagne de boites de farces et attrapes. Pierre arriva avec des réglisses dans la bouche, pendant qu'Alex me prenait dans ses bras. Il était vraiment entreprenant depuis le début d'année ce qui ne me gênait pas le moins du monde.

- Lily j'ai besoin d'un conseil vu que tu es une fille, fit Pierre.

- Bien, je suis toute à toi, répondis-je.

- Je veux acheter du chocolat pour Cass' mais je sais pas quoi choisir comme goût.

- C'est mignon, c'est pour quelle occasion ? Demandais-je.

- Simplement pour lui faire plaisir, je n'ai pas besoin d'occasion, dit-il.

Alexander et moi ne purent nous empêcher de nous moquer de lui ensemble :

- C'est mignooonn !

- Vous êtes chiants ! Dit-il vexé.

- C'est bon on rigole Pierre. C'est Cassandra, tu as simplement à lui acheter une boîte de chocolat où il y a toutes les sortes, comme ça elle pourra tout tester.

- Hé pas con ça ! Pour une fois que tu as une bonne idée Lily, taquina-t-il.

Pour montrer mon mécontentement je lui balançai une boite de pierres de lune sur lui, mais il les rattrapa avant qu'elles ne se brisent. Pierre rigola à mon intervention, je me retournai pour aller dans les bras d'Alexander afin de lui placer quelques baisers dans le cou, ce qui le fit frémir.

- Je te vois ce soir de toute façon, dis-je, je vais aller faire un tour.

- A tout à l'heure Lily.

Je me retrouvai dans les rues de Pré-au-lard, en passant devant Charmillon je vis à l'intérieur les garçons de Serpentard en train de se mettre sur leur 31. C'était bizarre de dire cela mais je les trouvais particulièrement élégants dans leurs costumes, surtout Edgard, ça changeait de ses éternels polos.

Après avoir fait le tour des boutiques et discuté avec des filles de 5éme année je me dirigeai vers le chemin de retour. J'entendis des rires dans une ruelle, avec un sourire je regardai qui c'était mais mon sourire s'effaça très rapidement.

Lorcan. Je pénétrai dans la ruelle pour m'apercevoir qu'il était en train d'embrasser une fille adossée contre le mur. Elle rigola et il s'approcha une nouvelle fois d'elle pour l'embrasser langoureusement. Je n'eus qu'un réflexe :

- LORCAN !

Il se retourna, me vit et son visage devint soudainement pâle puis en une fraction de seconde il devint rouge. Par colère ou par honte ? Car à sa place j'aurais eu honte. La fille qui n'était autre que Hestia Jones, et elle lui fait signe qu'elle partait. Et heureusement qu'elle partait sinon c'était moi qui l'aurais dégagée à coups de pieds ! Lorcan chercha un moyen pour m'échapper, mais je m'avançai vers lui et lui pris le bras.

- Hestia Jones ? Lorcan tu es avec Rose sombre crétin, m'emportai-je.

- Désolé, dit-il à peine audible.

- Désolé de quoi ? De l'avoir embrassée ou de t'être fait prendre ?

Lorcan resta silencieux. Comment pouvait-il faire ça à Rose, comment ne pouvait-il pas respecter son engagement envers elle ?

- Ne dit rien à Rose, supplia-t-il.

- Pourquoi cela ? Demandai-je froidement.

- Elle ne le mérite pas, se justifia-t-il.

- Elle ne te mérite pas surtout, corrigeai-je.

Un silence s'installa encore, mais une question me brûlait les lèvres.

- Depuis quand ?

- Depuis 3jours, expliqua-t-il contrarié par ma question.

- 3 jours ! 3 jours et tu es déjà dans les rues avec elle, aie au moins un peu de respect pour Rose, m'énervai-je.

- Potter, je te préviens qu'on a pas vraiment de relation profonde Rose et moi, donc j'ai pas besoin de ta morale, s'emporta Lorcan avec des yeux sombres.

- Pas besoin de morale ? Tu te prends pour qui, tu lui disais que tu l'aimais !

- On n'est pas amoureux Lily, ça se voit non ? Hurla-t-il.

- Alors pourquoi lui avoir dit que tu l'aimais ?

- Car je l'aimais avant, avoua-t-il énervé.

- Avant ? Ah parce que pour toi l'amour a une date de péremption ?

- Putain Lily fout moi la paix ! On n'a pas tous la chance d'être comme toi et Alexander, siffla-t-il.

- Tu lui dois la vérité ! M'indignais-je !

- Je ne lui dois rien !

La gifle partit toute seule. Je le laissai ici sans excuse, sans me retourner, sans compassion pour lui. Je pris le chemin vers Poudlard.

Lorcan était mon ami certes, mais comment pouvait-il faire ça à Rose. Ils n'avaient pas un couple exemplaire, mais ils étaient ensemble. Comment avait-il pu s'engager avec Rose s'il n'était pas sûr de lui ? Je ne comprenais toujours pas comment on pouvait dire je t'aime à une personne et juste après ne plus le penser ! « Ce qu'on ressent pour une personne est normalement quelque chose de fort et de continue. Lorsqu'on est amoureux on arrive pas à abandonner, c'est impossible, personne ne peut se mettre en travers, même les doutes s'évaporent. » Je ne voulais pas ça, je ne voulais pas faire comme Lorcan, jamais. Je savais que jamais Alexander me tromperait, et que jamais je ne pourrais aimer une autre personne que lui. Alexander m'avait dit qu'il m'aimait, ce que j'éprouvais aussi pour lui. On était faits pour être ensemble.

J'arrivai enfin dans la salle commune de Gryffondor.

Jamais je ne pourrais vivre sans lui, jamais mon amour pour Alexander serait comme celui de Lorcan envers Rose.

Je sautai dans les bras d'Alexander qui fut choqué par la brutalité du geste, je l'embrassai de suite et ajoutai :

- Oui !

- Oui quoi Lily ? Demande Alexander déstabilisé.

- Oui je veux t'épouser.


Le comportement de Lily n'est pas trop choquant ? :) Donnez vos avis !