Disclaimer : Rien ne m'appartient comme d'habitude.

J'ai essayé de faire de mon maximum pour les fautes. Correction à venir ! :$

Natsu'eichi : Ce ne fut pas ce soir mais cette nuit, merci à toi et ta review ça m'a pousser à écrire toute la journée. ;) J'espère que ça te plaira j'attend ton avis (positif ou négatif).

Playlist : Relax My Beloved - Alex Clare

Say Something - A Great Big World

The Promise - Tracy Chapman

Rumor Has It - Adele

All For a Woman - The Airborne Toxic Event

Amen Omen - Ben Harper

Try Sleeping With A Broken Heart - Alicia Keys


16- Le Mariage.

Point de vue de Scorpius Malfoy.

Mon réveil sonna à l'aube, il faisait encore bien noir dehors. Je réajustais mes cheveux qui tombait sur mon visage, et me levais pour prendre mon peignoir en soie verte foncée. A peine sorti de ma chambre, j'en tendis un crack qui me prévenait qu'un elfe de maison était déjà entrain de ranger ma chambre.

Je descendais des escaliers quand je vis qu'il y avait déjà mes parents habillés dans la salle à manger, ils étaient à chacun des bouts de la longue table et une multitude de nourriture les séparaient.

- Père, mère, saluais-je.

Je pris place au milieu de la table aussi loin des deux. Mon père leva les yeux de la Gazette pour m'accorder un léger sourire, et ma mère fit de même en posant sa serviette qu'elle venait d'utiliser pour se servir un thé chaud.

Quelques instants après mon arrivé, j'entendis des pas dernière moi.

- Bonjour Monsieur et Madame Malfoy, fit Parkinson avec ma sœur à ses côtés.

- Mère, père, salua ma sœur.

Elles s'asseyaient toute deux en face de moi et prirent elles aussi des toasts avec de la marmelade de citron et du bacon. Des tasses enchantées par des elfes de maison vint leurs servir leur thé et leur lait. Normalement on passait toujours un petit déjeuné dans le silence le plus complet mais ma mère n'était pas de cet avis aujourd'hui :

- Scarlett, vous allez chez Lucius et Narcissa aujourd'hui ?

Elle était assez froide, mais quand même beaucoup moins vu que Parkinson était là.

- Oui, on y va juste après le petit déjeuner, répondit ma sœur.

- Bien, vous transmettrez mon bonjour, et vous leur rappellerez que ton père et moi allons dîner chez eux la semaine prochaine.

Louann et Scar lui firent un signe de tête comme réponse. Je continuais à manger en silence jusqu'à ce que les filles se lèvent pour repartir à l'étage. Dès qu'on avait entendu la porte de Scarlett se refermer mon père posa son journal et se retourna vers moi :

- Comment ça se passe à l'école vous deux ?

- Tout ce passe bien pour moi, on a gagné le match contre Serdaigle l'autre jour, et pour Scarlett il faudrait lui demander à elle, dis-je calmement.

- Tu ne la surveilles pas ? Dit il en fronçant des sourcils.

- Je-Je ne suis pas toujours avec elle, et elle a le droit de vivre sa vie non ? Tentais-je.

- Il faut qu'elle soit la meilleure pour réussir dans sa vie Scorpius ! Lança mon père.

- Drago, essaya de clamer ma mère.

Il la regarda et s'excusa en silence.

- Père, elle réussit très bien son année, expliquais-je.

- Il ne faut pas qu'elle soit distraite par autre chose, souligna-t-il.

- On a bientôt avoir 18ans et on est majeur, je pense qu'elle sait ce qu'elle fait.

C'était la première fois je soutenais autant ma sœur depuis bien des années en face de mes deux parents. Mon père haussa les sourcils et se leva pour avancer vers moi, je déglutissais sur place.

- Vous êtes majeur, vous vivez la belle vie tout les deux, vous avez tout ce que vous voulez et vous n'avez aucune contrainte. Donc n'en profitez en pas trop, menaça mon père avant de partir vers son bureau.

Je restais figé sur ma chaise et ma mère me regardait. Je n'avais pas été déplaisant, ni malpoli, je ne comprenais pas pourquoi il avait réagi comme ça. Ma mère se leva dans le silence et vint vers moi pour me caresser la joue :

- Laisse ton père Scorpius, et va te préparer pour le mariage.

Je me levais donc en silence avant de repartir vers ma chambre, je ne comprenais toujours pas la réaction de mon père, il avait aussi été privilégié autant que nous durant son enfance. Arrivé dans ma chambre, elle était déjà propre et mon costard était posé sur mon lit.

Je pris une rapide douche avant de retourner dans le milieu de ma chambre. Je n'avais qu'enfilé mon boxer quand ma sœur ouvra brusquement ma porte pour la refermer juste après m'avoir vu.

- Enfile un pantalon Scor ! Cria-t-elle derrière la porte.

- C'est bon ! Dis-je en zippant mon bas de costume noir.

- C'est mieux, fit-elle avant de se poster devant moi.

- Qu'est-ce que tu veux ? Demandais-je froidement.

- J'ai entendu père gueuler, et je voulais m'excuser car ça devait être de ma faute donc...

- Arrête c'est bon, coupais-je.

Elle fronça des sourcils en me fixant.

- J'ai fait ce qu'il fallait, et ce n'est pas de la charité ou de la pitié pour toi ! Précisais-je en me recoiffant encore une fois.

- Ok...

- Accouche ! Demandais-je en prenant ma chemise blanche derrière elle.

- Tiens, je l'ai pas emballé mais j'ai choisie la boîte.

Juste après avoir mis mes deux bras dans les manches, je pris septique la boite noire brillante qu'elle me tendait.

- Vas y ouvre, dit-elle sèchement.

Je soulevais doucement le couvercle pour tomber sur une montre monté sur un bracelet en cuire noir, le cadran était rond en argent et il y avait des émeraudes incrusté pour chaque heure. Elle était magnifique.

- Je sais que c'est bizarre de la porter pour un mariage mais je...

- Merci ! Coupais-je, elle est magnifique.

- Même si tu as fait le con avec Lou, tu es mon frère et je n'arriverais pas à t'en vouloir autant de temps que je le voudrais.

- Merci Scar... chuchotais-je en mettant la montre.

Ma sœur partit sans répondre et me laissa seule pour m'habiller. Bizarrement j'avais le sourire aux lèvres dès que je voyais mon poignet.

J'ajustais ma chemise puis mis mon veston vert foncé. Très rapidement accompagné par ma large cravate de la même couleur. Ma veste noire fit la paire avec mon pantalon, j'allais dans la salle de bain pour prendre les boutons de manchette que mon père m'avait donné il y a quelque temps.

Arrivé sur mon lit pour mettre mes chaussures cirées, ma porte s'ouvrit à nouveau.

- Scarlett est parti dire à tes pare... Wow Malfoy, tu étais pas obligé de te faire si potable pour ma mère, dit Parkinson avec sarcasme.

- Qu'est-ce que tu veux ? Demandais-je en remettant mes cheveux en arrière.

- Scar veut savoir si tu as un message à donner à vos grand-parents ? Demanda Lou un peu moins hostile que d'habitude.

Je me mettais debout pour lui répondre pendant qu'elle murmura :

- Ça fait longtemps que je suis pas venu dans cette chambre.

- J'ai rien à donner aux grand-parents, et tu sais autant que moi si tu n'es plus la bienvenue dans ma chambre c'est de ta...

- La ferme c'est bon j'ai compris, je me barre ! Tonna Parkinson en claquant la porte.

La porte claqua ce qui me fit sursauter.

- Lou ! Qu'est-ce que tu fais là ? Ça va ? Demandais-je inquiet.

Elle s'avança vers moi en vitesse avant de m'enlacer.

- Lou ça va ? M'inquiétais-je

- Oui, dit-elle.

Je lui caressais les cheveux pendant qu'elle était dans mon étreinte.

- Combien de temps il faudra que je prenne des porteloins pour te rejoindre ? Souffla-t-elle.

- Je sais, désolée, mais si Scar l'apprend elle va trouver ça bizarre et elle pourrait nous détester de la zapper, confiais-je

Lou se dégagea de moi pour s'affaler sur mon lit et me fit signe de la rejoindre, ce que je fis très rapidement.

- Ça fait déjà depuis le début des vacances que tu me dis ça, précisa-t-elle.

- Je ne veux pas la blesser.

- Je suis pas le genre de fille à me cacher, tu le sais bien Scor.

- Je suis désolée.

Lou se retourna pour se mettre à califourchon sur moi. La sensation de son corps sur moi ne me gênait pas le loin du monde mais je n'étais pas près à cela, pas tout de suite, pourtant elle prit les devants pour m'embrasser l'intérieur du cou et puis finalement ma mâchoire. Je posais mes mains sur sa taille pour la repousser délicatement avant que la température ne monte trop.

- Lou qu'est-ce que tu as ? Demandais-je inquiet.

Elle fronçait des sourcils en se rasseyant sur le bout du lit.

- C'est ta mère ? Tentais-je.

- Je veux pas en parler, siffla-t-elle froidement.

C'est du Louann tout craché, elle était toujours froide quand elle ne voulait pas parler de quelque chose.

- Tu sais c'est pas une solution de rien vouloir dire...

- Elle est revenue ! Coupa-t-elle.

- Oh.

- Oui, et elle veut que je passe du temps avec elle et je ne sais pas quoi faire.

Lou se retourna vers moi une nouvelle fois, elle semblait demander un conseil de ma part :

- Je sais que c'est facile à dire mais tu pourrais simplement profiter de sa présence.

- Et après qu'elle me laisse seule, non merci !

- Tu ne seras pas seule, je serais là, et puis Scar aussi, rassurais-je.

Louann ne répondait pas, elle se contenta de me regarder. Je lui pris timidement sa main pour lui faire comprendre que j'étais là.

- Je peux dormir là, je partirais avant que Scar se réveille ? Demanda Lou.

Je hochais doucement la tête avant de la prendre entièrement dans mes bras et de l'allonger sur moi.

- Maître Malfoy, votre mère vous attend en bas, fit un elfe de maison à mes pieds.

Je pris une grande respiration avant de rejoindre ma mère qui était dans la véranda, elle prenait encore un thé. Je me raclais la gorge pour faire informer de ma présence.

- Oh Scorpius te voilà ! Dit-elle en se levant.

- Mère, qu'est-ce qu'il y a ?

- Je voulais savoir si tu venais avec nous dans la limousine avec les Zabini pour aller au mariage ou si tu prenais la limousine avec les Grindewald et Nott ?

- Tu as fait ça avec Henry Nott ! Pourquoi tu as fait ça ? Pourquoi me le dire ? Hurlais-je à Louann alors que nous étions dans mon jardin.

- Tu n'étais pas là ! Et tu avais dit que tu serais là ! Tonna-t-elle.

Je m'avançais vers elle pour lui faire face.

- Mais je suis là !

- Non Scorpius ! Tu était pas là, toi non plus quand j'allais mal !

- Tu m'as trompé ! Tu as donné ta virginité à se pauvre mec, pourquoi tu as fait ça ?!

- Je ne sais pas si on peut appelé ça trompé vu que rien n'était officiel, lâcha-t-elle froidement.

- Arrête un peu, tu sais que tu es importante pour moi ! Pourquoi faire ça ?

- Il était là, dit-elle sèchement.

- C'est pour ça que tu me fais souffrir ? Car je n'ai pas été là pour toi cette fois là ? Vociférais-je.

- Tu m'avais promis qu'on le dirait à Scarlett ! Tu m'avais promis que tu serais là quand elle partirait ! Tu m'avais promis d'être là pour toujours !

Ses pommettes étaient rouges et je voyais que des larmes se formaient aux creux de ses yeux, ça me faisait mal. Tout me faisait mal ! Comment elle avait pu me trahir ainsi ? Comment elle avait pu faire ça avec ce connard ? Mon cœur saignait, j'avais tellement mal de l'aimer, tellement mal de ne pas avoir été là pour elle quand elle en avait besoin.

- Tu as préféré ton père à moi ! Tu as préféré l'écouter encore une fois au lieu d'être là ! Je t'attendais, mais tu n'es pas venu !

Cette fois-ci mon cœur explosa. Est-ce ma faute alors? Mais elle aussi ne m'en avait pas parlé ! Elle aussi ! Elle n'avait pas qu'à me trompé, elle n'avait pas à coucher avec Nott !

- Dit quelque chose, je suis entrain de te quitter...

Elle m'a trahi car je n'avais pas été là, car elle allait mal à cause sa fichue mère ! Elle était comme sa mère impulsive et borné ! Elle venait de me briser le cœur.

- J'aurais fait n'importe quoi pour nous, tu le sais, dit quelque chose je suis entrain de te quitter Scorpius.

Et voilà ! J'ai trébuché sur ce maudit amour et je suis tombé, de bien haut. Je commençais tout juste à apprendre à aimer et tout a éclaté.

- Dit quelque chose, supplia-t-elle.

Sa mère aura tout cassé, aura tout détruit en un claquement de doigt ! Comment pouvait-elle avoir un si grand pouvoir sur elle, pourquoi elle faisait les mêmes erreurs que sa mère ? Pourquoi fallait il qu'elle couche avec Nott ! Pourquoi avait elle fait sa salope avec mon cœur ?

- Dis quelque chose Scorpius, je suis entrain de t'abandonner.

- Tu es comme ta mère !

- Scorpius ? Tu prends quelle limousine ?

- La votre, murmurais-je.

- Très bien alors on t'attend dans le hall alors, répondit ma mère avant de partir.

Point de vue de Scarlett Malfoy.

- Arrête de faire cette tête Lou ! Lançais-je devant la porte du manoir de mes grand-parents.

- Ouais fin bon je suis pas d'humeur aujourd'hui, grogna-t-elle.

Je levais les yeux au ciel.

- Tu n'es jamais d'humeur Lou, dis-je avec un coup de coude.

- Peut être mais tu as compris.

Elle était tendu, tellement tendu que j'avais l'impression qu'elle allait exploser à tout moment. Heureusement je la connaissais très bien du coup j'essayais de lui occupé l'esprit.

- Bon je sais que le manoir est grand mais quand est-ce qui nous ouvre, râla Lou.

Au même moment les deux portes s'ouvrit sur ma grand mère plus qu'heureuse de nous voir.

- Mes chéries !

Elle nous enlaça chacune notre tour, et nous invita à rentrer. Lou avait enfin un sourire aux lèvres ce qui me fit plaisir, même si c'était de courte durée. On entrait dans le grand hall d'entrée quand on déposa nos manteaux ici avant de rejoindre le petit salon, des tasses de thé était déjà présente avec autour plusieurs sucreries et gâteaux. Je souriais à ce spectacle, on était vraiment les bienvenues ici.

- Asseyez vous, sourit ma grand mère.

On l'obit, Lou fit place au côté de moi sur un sofa, discrètement je lui pris la main pour lui faire comprendre que je resterais toujours là pour elle, même si elle allait mal, c'était quelque chose de naturel d'avoir un contacte avec elle quand elle allait mal.

- Alors cette rentrée Louann ça a été ? Demanda ma grand-mère.

Je retournais ma tête vers Lou pour voir sa réponse :

- Très bien merci.

- Et tu vas bien ?

Lou baissait les yeux, elle était si vulnérable avec ma grand mère c'était perturbant.

- Je veux pas y aller, confia-t-elle.

Je lui serais la main.

- Tu sais Louann, si tu n'y vas pas tu seras aussi mal car le fait que tu n'y ailles pas ne va pas changer le fait que ta mère ne vas pas se marier. Un mariage est une fête, donc tu pourrais en profiter pour t'amuser avec Scarlett et tes amis.

Il y eu un silence, puis Lou souffla timidement :

- Oui, vous avez pas tort, surtout qu'elle ne stoppera ce mariage.

- Ta mère a fait des tonnes d'erreur, à commencé par le fait de ne pas voir la fille qu'elle a et qui l'aime. Un jour elle ouvrira les yeux et se rendra compte que ce qu'elle a perdu, il sera sûrement trop tard, mais ça c'est à toi de voir. Mais Louann ne te prive pas pour Pansy, soit heureuse de ce que tu as. Du thé ?

Après nous avoir servis une tasse, je vis Lou se lever pour enlacer ma grand mère, c'était si inattendue que ma grand mère lâcha un petit bruit de surprise.

Mon grand-père arriva derrière nous avec son éternelle canne noir :

- Les filles ! Vous allez bien ? Comment sont les résultats de Quidditch ?

Lucius, mon grand-père, avait vraiment changé depuis des années, il était beaucoup plus sociable et joviale grâce à ma grand mère. Il avait apparemment beaucoup changé quand il était devenu grand-père.

Lou lui répondit et commença à discuter du Quidditch avec lui, je pris ce temps disponible pour aller parler avec ma grand-mère en privé. On se leva ensemble avec nos tasses pour aller dans la salle de bal. Ça me faisait du mal de laisser Lou seule mais elle avait l'air d'être entre bonne main. Mes grand-parents l'aimaient beaucoup, et ça depuis notre plus jeune âge.

Narcissa se posta devant l'une des grandes fenêtres de la salle et sirota son thé.

- Tu voulais me parler ma chérie ?

Je m'approchais d'elle jusqu'à être à ses cotés :

- J'ai peur d'avoir fait une erreur.

Narcissa se retourna vers moi :

- Une erreur ? J'ai peur de ne pas comprendre.

- Et bien, j'ai en quelque sort suivi mes envies et maintenant j'ai peur des conséquences, expliquai-je.

- Si tu as suivis tes envies, ça ne peut que être bien non ?

- Oui pour moi, mais pour les autres je ne sais pas...

- Explique moi clairement Scarlett, demanda-t-elle en mettant sa main sur mon bras.

- J'ai peur que tu ne me regardes plus comme avant parce que j'aime cette personne..., soufflais-je.

- Tu pourrais aimer un centaure je t'aimerais toujours Scarlett, taquina-t-elle.

- Mamie s'il te plaît, chuchotai-je.

Elle fronça les sourcils, elle sentait que j'avais peur, elle posa nos tasses sur le piano derrière nous afin de prendre mes deux mains.

- Scarlett, pourquoi as-tu si peur de mon jugement ?

- Car cette personne c'est une fille, avouais-je.

Narcissa se pinça les lèvres et fronça les sourcils avant de... sourire. Pourquoi elle souriait ? J'étais en stressé et elle souriait ? Et elle ne disait rien ! Pourquoi ? Non mais c'était pas possible ? J'avais l'impression que j'allais craquer ou m'évanouir aller savoir ! En tout cas mon cœur était lourd.

- Dit quelque chose, suppliais-je.

- C'est pas grave le tant que tu te sentes bien avec elle, expliqua-t-elle toujours avec son sourire.

- Q-Quoi ? Ça te dérange pas ?

- Non du tout, je veux juste que tu sois heureuse, maintenant que tu sais mon point de vue pourquoi as tu toujours peur ?

J'ouvris la bouche puis la referma, puis la rouvrit pour répondre :

- J'ai tellement peur de ce que peuvent penser mes amis, ou bien mon frère, ou même Lou tu vois. Je sens qu'il y a beaucoup de monde qui vont me détester de ce que j'ai fait, beaucoup de monde ne vont pas comprendre et ils vont même essayer de nous faire rompre afin si on est ensemble, paniquais-je.

- Vous n'êtes pas encore ensemble ? Et pourquoi ils te détesteraient ? S'inquiéta-t-elle.

- On a pas vraiment eu le temps d'en parler ça c'est passé la vieille des vacances et j'ai du prendre le train donc je n'ai pas vraiment eu le temps de clarifié les choses. Et les autres me détesteront c'est évident.

- D'accord, mais pourquoi c'est si évident que ça ?

- Car cette personne n'est pas vraiment apprécié dans mes amis, expliquais-je.

- C'est une mauvaise personne ? Demanda-t-elle perplexe.

- Oh non ! Non du tout ! Pas du tout ! C'est la personne la plus adorable du monde, et sûrement la plus gentille, et elle est beaucoup mieux que moi, m'exclamais-je.

- Alors pourquoi les autres ne l'aimeraient pas ? Dit elle en haussant les épaules.

- Elle est à Gryffondor.

- Et alors ?

Pourquoi ça ne choqué ni Casey et ni ma grand-mère ? A Poudlard ça aurait choqué tout le monde !

- Qui est-ce ? Reprit-elle.

- C'est Rose Weasley, annonçais-je comme si j'avais tué quelqu'un.

- Oh.

Silence de mort. Ok là j'étais mal, vraiment mal, je ne savais pas comment elle allait le prendre et elle avait l'air sans émotion, rien ! Je ne voyais rien sur son visage.

- Ma sœur a torturé sa mère, confia-t-elle.

Oh. Là c'était moi qui ne disait plus rien.

- Et ses parents ont sauvé ton père.

Oh !

- Je serais fière de toi que tu côtoies ce genre de personne, expliqua-t-elle.

OH !

- Merci. Tu crois qu'elle sait tout cela ? Demandais-je d'une voix gênée.

- Je ne sais pas, ton père ne t'en a jamais parlé, alors pourquoi ils le feraient de leur côté, sourit-elle.

Je lui fis un câlin qu'elle accepta. Elle me chuchota dans l'oreille :

- Sois fière de ce que tu es Scarlett, tu mérites d'être heureuse.

Elle se dégagea avant qu'on ne puisse retourner vers le petit salon, Lou était en grande discussion avec mon grand-père sur du whisky. Ils se disaient connaisseurs ce qui me fit sourire, pour l'instant ma journée ce passait très bien.

Lucius nous faisait signe de venir avec lui pour le suivre jusqu'au hall d'entrée.

- On vous attend ici les filles, allez vous changer, vos robes on était monté.

A peine monté dans une des chambres nous commencions notre rituel de beauté. Lou m'aida à mettre ma robe, je la sentais ailleurs. Elle devait sûrement penser au mariage et sa mère.

- Lou ça va aller, je suis là, je serais là, d'accord ? Des que je la cérémonie sera passé, tu auras juste à me dire ''je veux partir'' et on ira, lui annonçais-je.

- Je veux partir, annonça Lou.

- Pardon chérie ? Dit ma grand-mère.

On était dans la limousine depuis seulement 15minutes que Louann venait de sortir ça à haute voix.

- Rien grand-mère, lui dis-je, Lou je t'ai dit après la cérémonie, chuchotais-je Lou.

- Oui mais ça me fait chier, grogna-t-elle dans son coin.

Je levais les yeux au ciel, mais elle reprit :

- Et d'ailleurs depuis quand tu es aussi heureuse ?

- Pourquoi tu dis ça ? Demandais-je perplexe.

- Tu souris depuis tout à l'heure, clarifia-t-elle.

Merde, je n'avais même pas remarquer.

- Non je suis pas heureuse t'inquiète, moi aussi ça me fait chier d'y aller.

- On va dire ça..., dit-elle sans grande conviction.

Étant donné qu'on était dans une limousine magique on ne mettait pas beaucoup de temps à aller au Manoir Des De Filipi. On sentait la voiture s'arrêter en faisant un demi cercle sur des graviers, à peine arrêté un homme habillé d'une cape noir vint nous ouvrir la porte où mes grand-parents sortirent en premier. Louann et moi prirent une grande respiration avant de sortir de la limousine.

Plusieurs voitures noires étaient garées devant l'entrée de l'immense manoir, les graviers était d'un blanc impeccable sans une once de mauvaise herbe, l'habitat était de couleur rosâtre avec de grande fenêtre blanche. On pouvait voir de nombreux sorciers sortir des voitures et se diriger vers la double porte où des serveurs leurs prenaient leurs affaires et leurs offraient des coupes de champagne. D'énorme bouquet de rose rouge étaient disposé devant l'entrée jusqu'au porte.

Mes grand-parents partirent vers l'entrée avec un grand sourire, Lou qui était à côté de moi n'avait pas bougé, elle était tendue comme un string. Elle avait les yeux sombres ce qui ne prévoyait rien de bon.

- Je veux partir.

- Lou, soufflais-je, on est même pas rentrée !

- Non mais tu as vu ?! S'emporta-t-elle en faisant voir l'intégralité de la maison, il y a des serveurs qui viennent jusqu'à nous pour nous donner des amuses gueules, regarde là ! (elle me fit voir à travers la fenêtre), il y a une fontaine de 2 mètres de leur couple simplement pour de l'alcool, il y a même le ministre de la magie ! Non mais j'ai envie de me pendre maintenant.

Mon visage se crispa, elle avait raison... On était même pas encore rentré que c'était déjà trop. Mais je lui pris quand même la main pour l'accompagner à l'intérieur. On montait les marches ensemble jusqu'à ce que les serveurs s'incline devant nous :

- Un verre Mesdemois...

Il se fit coupé par Lou qui prit deux coupes cul sec et en reprit un autre pour elle et moi.

- Aller on y va ! Dit-elle déterminer avant de passer la porte.

J'emboîtais le pas avant de la rattraper dans le hall.

- Fait attention Lou, ne boit pas trop, lui dis-je.

Louann fronça les sourcils et s'avança vers moi.

- Je suis ici pour ELLE, alors maintenant elle va assumer le fait que je sois là... à ma façon.

Point de vue de Borislav Krum.

C'était juste : wow ! Non mais sérieux qui avait besoin d'un manoir de je ne sais combien de kilomètre simplement pour deux jours de mariage, c'était pas comme si on était mille personnes, non simplement que pour Parkinson senior il fallait que tout soit dans la démesure. Déjà pour le plaisir des yeux les serveuses et serveurs ressemblaient tous à des mannequins, après il y avait d'énorme lustre en or et diamant dans toute les pièces, du champagne avec des paillettes d'or, des photographes qui prenaient chaque invité, d'ailleurs un venait vers nous.

- Une photo ?

Il braquait son appareil ensorcelé vers moi et ma charmante cavalière.

- Oui s'il vous plaît, dit Alexie en se retournant vers moi.

Je la tenais d'une main par la taille pendant qu'elle plaçait sa tête dans le creux de mon cou. Un flash apparaît alors que nous sommes tout les deux entrains de sourire, juste après il se décalait en silence pour prendre mon frère derrière moi. Je me retournais pour le voir, il était droit comme un piquet et n'avait qu'un léger sourire.

- Et ! Comment vous allez ? Demanda ma copine à l'autre groupe qui était en face de nous.

Scorpius se retourna pour me faire un signe de tête, alors qu'Alice dans son impeccable robe rouge sang fit une accolade à Alexie. Scarlett et Lou arrivèrent avec un plateau remplis de flûte à champagne, Louann en avait déjà une entre les doigts. La journée promettait.

Chacun en prit une, avant de rejoindre l'arrière du manoir pour la cérémonie. Quand on arrivait dans l'embrasure de la porte, je vis avec stupéfaction le lieu de la cérémonie. Je suis pas le genre à aimer les gros trucs de fille et tout le cinéma là, mais il fallait l'avouer c'était grandiose. C'était une grande véranda avec comme plafond des vitraux rouges et roses qui tamisaient la lumière du soleil, une allée était dessiné avec encore des roses rouges (limite c'était chiant cette fixation sur ces fleurs).

En prenant la main d'Alexie je me plaçais du côté où était les invités de la mariée. Ce qui était ironique car je ne connaissais pas grandement Pansy Parkinson, comme la plus part de mes amis d'ailleurs. Même sa propre fille ne devait pas la connaître. Mes amis et moi s'asseyaient, mon frère ajustait son costume avant de s'asseoir à ma gauche alors qu'Alexie prenait place à ma droite, suivis d'Alice et Scorpius main dans la main. Louann arriva à côté de Scorpius, elle hésita en fronçant les sourcils et laissa une place de libre pour Scarlett. Ils étaient vraiment bizarre eux deux, toujours à se détester alors que c'était eux les plus proche de Scarlett. Bref.

- Parkinson, tu devais pas être demoiselle d'honneur ? Demanda Alice.

- Ça te regarde ? Aboya-t-elle.

- Du calme ! Je demandais c'est tout.

Parkinson s'enfonça dans son siège avec les bras sur la poitrine.

- J'ai hâte de bouffer en tout cas, lançais-je.

Les autres roulaient des yeux à mon intervention, j'allais pour leur dire d'aller ce faire foutre mais une musique retentissait.

Notre professeur de potion arriva la première dans l'allée, c'était chaud. La température hein. Comment une professeure pouvait être si sexy sérieux ? Je me raclais la gorge pour rester concentrer sur l'autel et non sur son cul, elle se plaça à l'opposé où se trouvait le marié. Il était grand, assez bronzé avec une barbiche, et habillé en noir et rouge. Après suivait un homme avec le teint halé, sûrement le témoin du marié. La musique se fit plus fort et les gens se retournèrent pour accueillir la mariée. Certes je ne la connaissais pas, et je ne la portais pas dans mon cœur plus que ça, mais là elle était canon. Séduisante plutôt.

Elle avait une grande robe blanche avec une seule grande bretelle de rose rouge (encore), elle avait opté pour une coupe qui remonté ses cheveux corbeaux et laissait apparaître son cou nue et ses épaules. Elle arrivait avec un homme qui ressemblait à son marie, sûrement le père du marié.

Je ne pouvais me retenir de bailler, sérieusement, on se faisait chier. Qui a dit que les mariages était amusant et distrayant ? Sérieux ! Rester assit comme un rat mort c'était pas la chose la plus passionnante de l'univers.

J'étais préoccupé par la beauté de ma copine et aussi par son décolleté, je n'avais donc pas entendu l'échange de vœu, et le moment où ils s'embrassaient. Je m'étais juste levé en tapant des mains comme un imbécile en voyant le reste faire la même chose.

Les mariés avancèrent dans le milieu de l'allée pour aller à l'autre bout de la pièce. Ils se retournèrent avec leurs sourires parfaits :

- On vous prit de bien vouloir aller dans la salle de bal pour le reste des festivités, annonça l'homme avec un accent un peu trop italien à mon goût.

- Tiens goûte ça, dit Alexie en me mettant un amuse gueule dans la bouche.

Je fis signe que c'était bon et elle reprit un verre.

- C'était long quand même la cérémonie, annonça Alice.

- Je te fais pas dire, j'ai cru que j'allais m'endormir, avouais-je.

Scorpius se retourna pour voir Louann encore avec un verre à la main. Elle tituba légèrement avec Scarlett qui l'aidait.

- Vous vous amusez bien ? Déclara-t-elle.

On la regardait tous un par un. Je fronçais des sourcils, elle n'attendait apparemment pas de réponse :

- C'est dément de profiter de l'argent des autres hein !

- Ta gueule Parkinson, on a pas besoin de toi pour...

- Ce que essaye de dire Krum, c'est qu'on est pas là pour ça, mais pour te soutenir, N'EST-CE PAS ? Corrigea Scarlett.

Tout le monde par peur hocha la tête, Parkinson finit son verre juste au moment où Casey arriva derrière en lui caressant le dos. Elle était accompagnée d'Albus Potter.

- Alors comme tu vas Lou ? Demanda Casey.

- Parfait, tu peux pas savoir comment je suis heureuse d'être là, répondit-elle avec sarcasme, une coupe de champagne ?

- Lou arrête de boire, souffla Scarlett.

- Il faut se détendre, alors je me détends !

Albus nous regarda avec un air d'incompréhension, mais resserra son étreinte auprès de Casey.

- Louann, s'il te plaît, tu es pas seule on est là, chuchota Casey.

- Vous, vous êtes pas seule. Moi je suis seule, vous êtes tous en duo ! S'emporta-t-elle

- Arrête Lou ! Calma Scarlett en lui prenant le bras.

- Lâche moi ! Dit-elle.

Parkinson était hystérique, pas plus que d'habitude enfaite. Elle s'en alla en partant vers sa table pour le repas.

- On devrait faire comme elle, dit Alice.

- Péter un câble et partir comme une furie ? Rigolais-je.

- Non abruti, aller à nos tables, lança Scorpius.

Je ne relevais pas comment il m'avait appelé et on s'installa chacun à nos tables, j'étais avec Scorpius, Scarlett, Alice et Alexie. Les Zabinis était avec les Notts, et Parkinson était avec les Greengrass et parents Malfoy.

Le repas était riche et festive, Alexie m'avait fait du pied pendant tout le repas, et je savais que la soirée aller annoncer quelque chose de parfait ! Mais avant il fallait que je lui parle.

Alors que nous étions rendu au dessert, Pedro, Pablo ? Enfin le marié prit la parole :

- Je voudrais porté un toast, pour charmante femme. Pour toi qui m'a fait changer d'horizon et découvrir de nouvelle chose. Tu m'as apporté une nouvelle famille et de nouveau projet. Je t'aime et je sais que ça resteras toi le pilier de mon cœur.

Tout le monde applaudissait, je trouvais tellement ça ringard ! Il devait avoir un pouvoir de séduction car les filles étaient tout de suite conquises, il se rassit en embrassant chastement sa ''femme''. Et là, je vis que la journée aller être très intéressant ou mouvementé.

Louann se leva avec difficulté et prit son verre dans la main :

- Je veux porter un toast ! A ma charmante mère et à son mari, ou à mon Papa, commença-t-elle avec sarcasme, que je n'ai d'ailleurs connu que en même temps que vous, je parle de Pedro ou Pablo bref. Je te souhaite bonne chance de supporter ma mère, ou du moins j'espère qu'elle te supportera car apparemment elle n'arrive pas à supporter les gens qui sont dite de sa famille. Donc levons nos verres, très haut ! Pour que ma chère mère n'abandonne pas une deuxième personne qui ose rentrer dans sa vie... (sa voix s'atténue vers la fin avant en jetant son verre sur la table).

Parkinson partait de la salle en prenant une bouteille de vin à la main. Dans un silence de plomb, Scarlett se leva en s'excusant pour la suivre.

A cet instant, je devais avouer que le ton dramatique de la situation était vraiment trop drôle.

A mon avis ça se voyait sur mon visage car je reçu un coup de coude de la part d'Alexie.

Après le départ des deux filles, les conversations reprit jusqu'à la fin du repas.

- Tu as vu les Flèches d'Appleby, ils se sont fait allumé par les Frelons de Wimbourne, c'était un match de folie, s'exclama Albus.

- Vous y êtes allé ? Demanda Alice au couple.

- Non on l'a regardé à la télé avec mon frère, répondit-il.

- D'ailleurs vous êtes rendu où au Quidditch cette année ? Interrogea Casey.

- On est à égalité avec Gryffondor, on a gagné contre Serdaigle et eux contre Pouffsouffle.

- Hugo va vous rendre la tâche difficile Krum ? Fit Albus.

Je rigolais. Comment ce minable pouvait me faire peur, ce n'est qu'un gosse face à moi. Albus fronçait ses sourcils, je n'avais pas répondu à sa question mais Casey l'embrassa pour lui faire oublier la conversation.

Au bout de quelques instants, les invités se levaient pour que par magie toute les tables disparaissaient pour laisser place à la salle de bal et une fontaine, qui représentait deux cygnes qui crachait de l'eau. La musique commença alors que les deux mariés firent placent au centre de la pièce pour danser. Plusieurs couple suivirent, mais je pris Alexie par la main pour l'emmener dehors.

Elle avait l'air septique mais continua quand même de me suivre jusqu'à un kiosque dehors, qui était chauffé par des feux enchantés qui volaient tout autour du kiosque.

- Qu'est-ce qui t'arrive bébé ? Demanda-t-elle.

Je lui souriais, j'avais quelque chose de précis à lui dire depuis quelque temps mais je trouvais jamais le bon moment, non je n'étais pas un romantique habituellement mais là c'était pour nous et il fallait que je change.

- J'ai quelque chose à dire, lui annonçais-je.

- Tu me fais peur chérie.

Je lui prenais ses mains et lui souriais.

- Ne me dis pas que tu vas me demander en mariage hein ! Je suis pas le genre de mon frère, rigola-t-elle.

- Non ! Tu es pas bien bébé ! Riais-je.

- Tant mieux alors, dis moi dans ce cas.

Je me raclais la gorge et la regardait droit dans les yeux.

- Je t'aime.

Elle fronça les sourcils.

- Boris, je sais que tu m'aimes, tu me l'as déjà dit.

- Non tu comprends pas, je disais ça sans le comprendre, sans savoir ce que ça signifiait. Je m'en veux de ne pas l'avoir compris et aussi d'avoir fait des choses qui te font du mal ou...

- Je sais très bien que tu m'as trompé Borislav, coupa-t-elle.

- Q-Quoi ?

- Je pense que si on est ensemble c'est car tu sais très bien que je suis pas stupide, donc je le savais que tu faisais ça. Mais sache que je suis pas masochiste, je reste simplement car je sais qu'on est des âmes sœur et que je t'ai fait du mal moi aussi...

- Du mal ? Chérie, tu es bien la seule personne au monde à être la plus pure à mes yeux, et tout ce que tu pourras me dire ne me feras pas changer sur le fait que c'est toi que j'aime.

Ses lèvres tremblaient, c'était bizarre et ça me faisait peur, je ne voulais pas qu'elle aille mal. Je lui resserrais les mains mais elles les dégageaient pour se cacher les yeux.

- Alexie, dit moi ce qui se passe ?

Elle retira ses mains et je vis avec stupéfaction qu'elle avait les larmes aux yeux.

- Alexie...

- Je suis tombé enceinte.

Une bombe ! Une sacrée grosse bombe. Mais je prenais mon courage à deux mains pour la prendre dans mes bras et continuer la conversation.

- Quand ?

- Cet été, dit-elle en reniflant.

- Tu l'as perdue ou tu as av.

- Avorté, coupa-t-elle assez froidement.

- Pourquoi tu ne m'as rien dit ? Ce n'est pas un reproche.

- J'avais peur (elle se décala de moi), j'avais peur que tu m'abandonnes, je trouvais qu'on était trop jeune pour avoir de telle responsabilité surtout que... je savais que tu me trompais parfois, je n'arrivais pas à me projeter, et j'étais vraiment terrifié que tu reposes toute la faute sur moi.

- Ce n'est pas de ta faute, je m'en veux d'être un connard comme ça ! Franchement il y a que toi à mes yeux, et je ne veux pas que tu souffres, jamais. Et je m'en veux aussi de ne pas avoir été là pour toi, de t'avoir laissé seule.

- Je n'étais pas seule, murmura-t-elle.

- Comment ça ? Dis-je interloqué.

- Hugo m'a aidé quand tu n'étais pas là.

Hugo ! Weasley ? Weasmoche ? Poil de Carotte ? Elle voyait mon visage choqué et elle continua :

- Il a été là, il m'a écouté et conseillé, il m'a dit de te le dire, on est devenu amis tout les deux et avec lui j'ai pu ''oublier'' tout ça (elle mima les guillemets). Voilà pourquoi j'étais bizarre vis à vis de lui, voilà pourquoi je n'ai pas appréciée que tu crois que je te trompe avec lui, car c'est simplement mon amie.

Qu'est-ce que je pouvais être con !

- Je suis désolée, chuchotais-je.

Elle me souriait.

- Je t'aime, repris-je.

- Même après ce que je t'ai dit ? Demanda-t-elle.

- Même après ce que JE t'ai dit, annonçais-je.

Elle rigola et m'enlaça. Je la pris par la taille afin qu'elle se retrouve sur mes genoux, je plaçais une main sur sa nuque pour qu'elle vienne m'embrasser. Nos lèvres se joignaient afin, je sentais son goût fruité, elle entrouvrit la bouche pour me permet d'atteindre sa langue. Le baiser était fougueux et passionné, la chaleur montait d'un coup. Par manque d'air, je collais mon front au sien.

- Je t'aime oui, souriais-je sur ses lèvres.

Point de vue de Edgard Krum.

Tout le monde autour de moi était entrain de danser, je vis au loin Cassy Ann avec sa mère et son père, ils la laissaient pour aller danser ensemble. Je profitais de la musique et que tout les visages soient occupé pour aller la rejoindre. Elle me vit et m'observait attentivement pendant que je marchais vers elle.

- Edgard, fit-elle d'une voix mélodieuse.

- Cassy, saluais-je avec un demi-sourire.

Je m'installais à côté d'elle, et faisais effleurer nos mains le long de nos corps. Je savais qu'elle levait les yeux à mes piètres avances. Cass' me prit directement la main afin de m'emmener à l'étage. On traversa le hall et monta les escaliers en silence. Arrivé dans le couloir, elle me plaqua contre un mur, à peine ses lèvres posaient sur les miennes je lui pris la taille pour la soulever. Elle enroula ses mains autour de ma nuque et ses jambes autour de ma taille. Elle avait un peu de mal à tenir en place à cause de sa robe alors on rentra dans une des chambres.

Elle embrassait tout mon visage avant de s'attaquer à mon cou. Je sentais sa langue descendre jusqu'au creux de mon cou pour me faire un suçon. Mes mollets percutèrent l'encadrement d'un lit baldaquin avant que je ne sois obligé à m'allonger sur le lit avec Cass' sur moi. Elle rompit le baiser (déjà très enflammé à mon goût).

- Ça fait longtemps que j'attends, souffla-t-elle.

- Moi aussi, tu m'as manqué.

Cass' m'embrassait en me mordillant la lèvre supérieure tout en la suçant.

- Je t'aime Ed', fit elle en me plaquant contre le lit pour enlever ma veste.

C'était intense, chaque baiser qu'elle me laissait recevoir. Je soulevais ses cheveux ondulés pour avoir accès ses épaules, je lui mordillais délicatement sa peau nue ce qui lui procurait un gémissement. Elle ne mit pas beaucoup de temps à retirer ma cravate et déboutonner ma chemise. Mes mains se baladaient sur son dos tout en essayant de dézipper sa robe. Très vite je me retrouvais torse nue et elle en sous-vêtement. Son ensemble était noire et sombre, mais c'était réellement sexy.

Je me sentis durcir, ce qui me fit rougir. Elle souriait en se mordant les lèvres, elle s'avança vers moi pour m'embrasser, et déboutonna mon pantalon. Je la prenais par la taille pour la basculer sur le lit, je glissais mes doigts sur ses cotes en massant le bas de sa poitrine par mes pouces, elle se mordilla les lèvres et ferma les yeux pour retenir un gémissement. Je lui retirais son soutiens-gorge et me penchais pour l'embrasser. Elle me griffait le dos quand je commençais à lui caresser ses seins, ils étaient doux et pointu. Je devais sûrement lui faire autant d'effet, ce qui me rassurais.

Je laissais des petits baisers sur sa peau, ses seins ce qui la fit frémir, puis je descendais le long de son ventre, et j'arrivais enfin à son centre. Délicatement je lui retirais son tanga et lui laissant encore d'autre baiser sur ses petites jambes, elle gémissait encore une fois.

- Viens, m'ordonna-t-elle d'une voix rauque.

Je me remontais tout en baissant mon caleçon. Elle était bientôt mienne, et ça semblait lui satisfaire autant à elle qu'à moi. Je capturais sa bouche avec une ferveur intense avec l'envie d'être à elle. Cass' laissa un gémissement s'échapper. Mes mains se baladèrent sur chaque parcelle de peau que je trouvais, et la sentit m'agripper les épaules. J'étais attiré par ce désir intense qui se formait sur dans le creux de mon ventre et cette chaleur constante. D'un geste timide mais intense je fis claquer nos corps ensemble pour qu'ils s'emboîtaient parfaitement, ça lui avait fait se cambrer et lâcher un bruit rauque. J'entrelaçais nos doigts ensemble pour les placer au-dessus de sa tête, elle avait les yeux clos et sa respiration était saccader après chaque mouvement que je faisais.

Mes hanches bougeaient pendant quelques instants me gratifiant de plusieurs grognements, et quelques cries aigus de sa part. Et à un moment ce fut comme si tout se stoppa, j'avais l'impression d'être envahie d'un vertige passionné ou simplement d'un immense soulagement. J'accélérais le rythme de mes vas-et-viens en elle, elle cria un peu plus fort mais essaya de me calmer en m'embrassant mais c'était trop tard, car tout son corps se cambra au mien au même moment où le désir sauvage que j'avais pu avoir s'estomper pour avoir une vague de bonheur et de jouissance.

Je me retirais d'elle pour me placer à ses côtés, on avait tout deux le souffle coupé et son corps tremblait. La couverture au pied du lit nous recouvra, Cassy Ann posa sa tête sur mon torse quelque peu humide. Je lui souriais avant de lui faire un baiser sur le front.

J'étais avec la fille que j'aime, on était tout les deux consentant et le plaisir était intense. Tout avait été parfait pour notre première fois.

- J'ai faim, rigola Cass'

- Attend je vais aller chercher quelque chose, lui souriais-je en me levant.

Elle a une bouille d'enfant déçu que je m'en aille si vite, je me penchais pour remettre mon pantalon et ma chemise. Je boutonnais le tout en allant vers l'extérieur de la pièce.

A peine sorti de la chambre, je vis au fond du couloir Alice et Scarlett avec Louann. Parkinson semblait très en colère et commençait à donner des coups de poing dans le mur en bois. J'allais pour savoir si tout allait bien mais Alice me fit signe de ne pas venir. Je fronçais les sourcils en voyant Parkinson jeter une bouteille contre sur le même mur.

Point de vue de Alice Grindewald.

- Cherche pas ! Lançais-je à Edgard qui restait stoïque au milieu du couloir.

Mini-Krum partait dans sa direction. Bien !

- Lou s'il te plaît calme toi, fit Malfoy en se penchant vers elle.

- Quoi me calmer ! Beugla-t-elle, je vais parfaitement bien !

- Lou arrête ! Sifflais-je.

- Explique nous ? Fit Scarlett désemparée.

Scarlett était toujours comme ça, toujours bienveillante envers Parkinson. Mais au bout d'un moment il faut laisser couler. Surtout vu comment elle était têtue, chiante, borné et je ne sais combien de défaut.

- Je veux partir, déclara Lou froidement.

Scarlett soupira et leva les yeux au ciel puis elle tendit la main.

- Tu viens avec nous Alice ?

Je fronçais les sourcils d'incompréhension, où ?

- Je viens simplement pour savoir si tu vas aller bien, dis-je à Scarlett.

J'attrapais son bras, Lou vint tant bien que mal vers nous et prit le bras de Scarlett.

Une énorme pression se fit autour de moi, alors que tout devenait noir. C'était impossible que l'ont puisse respirer, un bruit sourd pressa mes tympans alors que j'essayais de garder mes yeux ouvert.

CRACK.

On reprirent tous une grande respiration, avant que je ne rompais le silence.

- Je ne m'habituerais jamais à transplaner !

Scarlett était en face de moi dans la cuisine des Parkinsons, elle me sourit avant d'accompagner Louann vers sa chambre, j'emboitais le pas mais en passant j'aidais Scarlett à prendre Louann.

Arrivé dans sa chambre, Parkinson marmonna quelques injures et des trucs sur sa mère, je ne comprenais pas tout.

- Donne moi... mon portable, ordonna-t-elle à Scarlett.

Elle plissa les yeux avant de chercher dans son sac à main et lui tendre ledit portable.

- Partez... ça ira.

- Lou je vais pas te laisser, essaya Scarlett.

- Partez, coupa Louann désemparé.

Je pris le bras de Scarlett.

- Laisse la.

- Grindewald, fit-elle.

- Malfoy ! Laisse la maintenant, ordonnais-je.

En prenant le bras à Scarlett pour transplaner je vis Louann texter quelque chose. Puis tout devient noir.

Point de vue de Charlotte Crivey.

Je posais ma brosse à dent dans le gobelet, et retournais dans ma chambre. Au moment où je me posais sur le lit pour enlever mes boots, mon portable vibra sur mon chevet.

Je le pris pour lire :

Parkinson à 0h56 : Chez moi. Lou.

Mes sourcils se fronçaient et je remettais mes boots en vitesse avant de transplaner, en pensant très fort à Lou, et les descriptions qu'elle m'avait fait de chez elle et sa chambre. Et en un éclair je me trouvais devant elle.

Lou était devant moi sur son lit avec son menton sur les genoux, elle faisait peine à voir, elle semblait alcoolisé et certainement fatigué de la situation. Je m'avançais vers elle pour m'asseoir au bout de son lit.

- Tu m'as dit... Que tu passerais... enfin... si j'avais besoin, fit-elle alors que sa voix tremblait.

En me rapprochant, je lui pris la main.

- C'était affreux... tout était de trop. Trop grand, trop d'invité, trop de danse, trop de bouffe... trop d'amour... trop de ma mère. Et...Elle... Elle m'a même pas parler... et puis Pedro, enfin papa (je fronçais les sourcils). Elle m'a abandonner... abandonner... abandonner, alors que je suis là... toujours, j'avais tout fait pour elle... pour qu'elle m'aime. Mais elle... était pas là. Jamais. Elle ne m'aime pas, je suis rien. Elle ne m'aime pas.

Elle tremblait et pleurait alors d'un geste assez brusque je la pris dans mes bras en nichant sa tête dans le creux de mon cou.

- Elle ne m'aime pas, sanglota-t-elle.

- Chut... soufflais-je en lui caressant les cheveux.

- Abandonner..., renifla-t-elle.

Je pris délicatement son visage entre mes mains.

- Il temps que tu commences à vivre ta vie Lou, que tu reprennes en main et non que tu payes ce que t'a fait ta mère. Mais pour y arriver il faut que tu lâches prise, et avancer de nouveau, et je serais là pour toi, comme je te l'avais promis. Je savais que c'est peu des promesses en l'air et que tout ça est dur à accepté pour toi, mais il faut que tu te détaches d'elle, que tu puisses être heureuse.

Lou plissa les yeux.

- Tu seras là ?

Qui aurait cru que Louann serait quelqu'un qui chercherait autant la protection et le réconfort de quelqu'un ?

- Oui je serais là, murmurais-je.

- Merci, fit-elle en se décollant de moi avec les larmes aux yeux.

Je me levais et pris sur un fauteuil un jogging et un débardeur.

- Et maintenant, repose toi Lou.

Lou me suivait du regard, je me penchais sur elle pour déposer un petit bisou sur sa joue, en me décalant je vis qu'elle ne bougeait pas suite à mon geste. Je me levais pour aller lui chercher un verre d'eau dans sa salle de bain, au moment où je me trouvais devant son lavabo je la vis se déshabiller en retirant entièrement sa robe noire. Au moment où elle glissa sa robe et que je vis son ventre nu, je me sentais rougir. Je repris donc ma concentration sur le verre qui était en face de moi.

J'avançais vers elle alors qu'elle s'installa sous les couettes. Qui aurait cru que Louann pouvait être si mignonne quand elle était faible ? Non pas que je voulais qu'elle le soit plus souvent hein !

- Je vais y aller, annonçais je en tendant le verre.

Elle prit le verre et bu quelques gorgées.

- Tu... Est-ce que tu peux rester dormir ici ? Souffla-t-elle gênée.

Je me pinçais les lèvres puis souriais.

- Lou tu...

- S'il te plaît, supplia-t-elle.

- D'accord, cédais-je, seulement si tu me laisse de la couette.

Elle me souriait faiblement avant de se décaler vers la droite du lit. J'enlevais encore une fois mes boots dans la même soirée avant de me réfugier sur les couvertures chaudes.

- Bonne nuit Lou, dis-je en éteignant la lampe de chevet.

- Bonne nuit, répondit-elle.

Je fermais les yeux en repensant à tout cela. En repensant à notre relation qui était bizarre, on parlait... parfois. On était ensemble... parfois. On était bien... parfois. Tout était que parfois entre nous deux. Est-ce que je voulais qu'on soit réellement amies comme Lily, Rose et moi ? Je n'en savais rien. Mais je savais qu'il fallait que je sois là pour elle, enfin je ne savais pas pourquoi mais j'avais l'impression de le devoir. Elle avait été là pour moi, elle.

Je l'entendis pleurer, ce qui me fit un pincement au cœur. Je me retournais pour être de son côté mais elle était de dos.

- Lou, murmurais-je.

- Prend moi dans tes bras, chuchota-t-elle en pleurant encore.

En quelques secondes je me rapprochais d'elle, je passais timidement ma main sur son ventre nu. Rapidement elle prit ma main et enroula nos doigts ensemble. Nos respirations prirent le même rythme au bout de quelques instants. Et elle s'endormit en pleurant, juste au moment où elle était enfin dans les bras de Morphée, je fis de même sachant qu'elle était en sécurité dans ses rêves.


Review? ;)