Natsu'eichi : Voilà enfin, on est encore le weekend O:) ! Pour le violeur tu le seras que dans plusieurs chapitre. Je suis désolée de l'attente ! :$ Ce chapitre est long, très long. Mais bonne lecture. Et j'attend tes commentaires ! ;)

Rappel ou Note :

Parents - Enfants.

Ginny et Harry Potter : James, Albus et Lily.

Ron et Hermione Weasley : Rose et Hugo.

Bill et Fleur Weasley : Victoire, Dominique et Louis.

Percy et Audrey Weasley : Molly et Lucy.

George et Angelina Weasley : Fred et Roxane.

Neville et Hannah Londubat : Alexander et Alexie.

Luna et Rolf Scramender : Lorcan et Cassandra.

Denis et Charlotte Crivey : Samantha, Colin, et Charlie.

DISCLAIMER : seule l'histoire m'appartient !

Playlist : Ghost Story - Coldplay

No One's Gonna Love You - Band Of Horses

A Whit Demon Love Song - The Killers

Everybody Hurts - R.E.M.

Sister - Mumford & Sons

Ever After - Marianas Trench

In My Veins - Andrew Belle

Terrible Love - Birdy

Dark Paradise - Lana Del Rey

Every Breath You Take - The Police

Breathe Again - Sara Bareilles

Banquet - Bloc Party

Erase Me - Kid Cudi

Heart - The Pretty Reckless

Flashback - Uppermost

BomBom (feat The Teaching) - Macklemore & Ryan Lewis

Une petite review ?


19- Vacance de Noël.

Point de vue de Lily Potter.

- Enfin à la maison ! Dis-je en posant mes valises brutalement.

Des bruits de pas se firent entendre des escaliers, James descendait habillé d'une chemise bleu ciel et d'un pantalon beige qui était légèrement retroussé. Mon frère ouvrit grand ses bras pour me faire une accolade, je m'y réfugiais avec un grand sourire.

- LILY POTTER ! Tes chaussures pleine de neige !

Je me décalais brusquement de James pour retourner sur le paillasson, James ricana avant que je réponde à ma mère :

- Ma maman franchement tu deviens pire que grand mère quand tu fais ça !

Ma mère arriva à l'entrée du salon à ma gauche, elle avait ses cheveux court légèrement en bataille avec de la farine sur sa joue. Je fronçais des sourcils :

- Pourquoi tu as de la farine partout maman ?

- Des gâteaux avec ton frère évidement (elle s'approcha de moi pour me faire un câlin)... Pourquoi Hermione n'est pas descendu ?

J'enlevais mes chaussures alors que mon frère allait vers la cuisine rejoindre sûrement Albus.

- J'sais pas, il me semble que Hermi avait des courses à faire pour Noël.

Ma mère hocha la tête avant de faire emmener mes valises par magie en haut dans ma chambre. Elle me demanda si j'allais bien et comment aller Alexander, puis me parla de Casey qui arrivait demain.

- Ah Lily ! Fit Al' en venant me serrer dans ses bras quelques instants puis retourna vers le centre le l'îlot de cuisine.

- Papa est pas là ? Demandais-je en trempant le doigt dans la pâte à biscuit.

Ma mère me fit une tape sur la main pour que je me stoppe, Al' et James rigolèrent en cœur en voyant ma tête surprise.

- Ton père arrive bientôt, répondit elle en mettant un plat dans le four.

- C'est pourquoi tout ça ?

- Les Criveys viennent manger demain midi, dit Al'.

- Sam vient ? Demandant James en s'asseyant sur le plan de travail derrière Al'.

- Et bien c'est une Crivey débile donc évidement, précisa Albus en roulant des yeux.

James lui fit un léger coup de pied dans le dos pour sa remarque.

- Et les gars ! On se calme, signala notre mère mesurant du lait.

Je pris place à côté de James alors qu'il s'amusa à me pousser pour que je tombe du plan de travail, je lui frappais le bras pour qu'il arrête. Notre mère leva les yeux vers nous et on stoppa nos chamailleries.

- On voit pas Alexander cette année chérie ? Demanda-t-elle.

Elle avait une tel fixette sur mon copain, on dirait mon père parfois, enfin non... Papa était surprotecteur. Ma mère adorait par dessus tout Alexander, pour elle s'était un modèle de perfection... afin presque : il ne faisait pas de Quidditch.

- Alex vient le 25 avec ses parents, dis-je.

Albus se retourna vers James et moi :

- Alexie ne vient pas ?

- Bah tu sais elle est avec Borislav donc bon elle viendra pas je pense, enfin je m'en fous.

Al' fronça des sourcils, est-ce que j'avais dit quelque chose de mal encore ?

- Quoi ? Ajoutais-je.

- Je comprend pas pourquoi tu es pas amie avec Alexie.

- Je suis pas amie avec c'est tout Al', elle traîne avec Parkinson et Malfoy, dis-je un peu plus sévèrement.

- C'est parce qu'elle est dans la maison du diable, rigola James en attrapant une pomme.

- Allez vous faire foutre tout les deux, je suis allé à Serpentard et je m'en suis très bien sortie ! Répliqua Albus en allant voir dans le four.

- James ! Lily ! Arrêtez ça ! Railla notre mère.

- C'est lui qui nous insulte et c'est Albus que tu défends, j'ai toujours su que c'était lui ton préféré, ricana James.

Ma mère écarta grand les yeux, elle ressemblait souvent à mamie Molly quand elle faisait ça, Albus et moi sourirent.

- James Potter tu vas dans ta chambre !

- Maman j'ai 23ans, tu peux pas m'envoyer dans ma chambre, expliqua-t-il en souriant.

- James Po.

- Bonjour tout le monde, Oh Lily tu es déjà là... Qu'est-ce qui se passe ? Fit mon père en arrivant derrière ma mère.

Il lui vola un baiser avant que ma mère réponde :

- Ton fils et ta fille rigolent d'Al' car il est allé à Serpentard, fit elle avec un sourire malicieux.

Mon père garda une main sur la hanche de notre mère alors qu'il nous jugea du regard.

- Vous auriez pu tout aussi bien allé dans cette maison, James car tu es un casse cou fini et Lily car tu es un brin têtue, se moqua notre père, et pourquoi aujourd'hui vous rigolez de votre frère ?

James plissa les yeux et me laissa répondre :

- On parlait d'Alexie Londubat qui est à Serpentard c'est tout.

Harry mit son doigt dans un plat pour prendre de la pâte à gâteau mais ma mère lui tapota le bras pour qu'il arrête. Il fronça des sourcils mais retira sa main :

- Vous savez les enfants, Poudlard est une famille certes mais après tout vous y restez que 7ans de votre vie, vos choix dans cette école vont avoir des conséquences évidement. Comme le fait d'être séparer de chaque maison et d'avoir des relations différente, mais Serpentard n'est pas un repère de Mangemort, plus maintenant, donc...

- Arrêtez de vous chamailler pour rien. Et maintenant on va profiter de Noël vu que James est revenu et que Albus est ici, fini ma mère avant de ranger son tablier.

Ma mère se pencha pour embrasser notre père et lui dit qu'elle allait prendre une douche. Mon père nous laissa aussi pour aller dans son bureau finir des dossiers d'Auror. Les garçons partirent à leurs occupations alors que je montais les deux étages pour me retrouver dans ma chambre sous les combles.

C'était l'un de mes endroits préférés, c'était calme et apaisant. C'était mon cocon. Ma chambre était rectangulaire avec une porte en bois blanc coulissante, des tapis étaient dispersés un peu partout, et mon lit était au milieu de la pièce. Il était blanc avec des couvertures beiges et de nombreux oreillers, tout était pour mon confort, j'étais chanceuse d'être née dans le bonheur et l'argent, même si on nous avez habitué à ne pas en profiter. Vers le bout de la pièce juste sur le côté droite de mon lit, un espace était aménagé avec plusieurs cousins et une table basse, c'était là où on avait des multitudes de conversation avec Charlie et Rose.

Je m'effondrais sur le lit, ça faisait tellement du bien d'être à la maison.

Point de vue de Samantha Crivey.

Charlie venait enfin d'arriver à la maison après que notre mère est allée la chercher à la gare mais elle s'était réfugié en vitesse dans sa chambre, ce qui ne lui ressemblait pas du tout étant donné qu'elle ne m'avait même pas dit bonjour. Et puis c'était clairement bizarre car elle avait même pas sauté sur les mignardises qu'avait fait maman pour elle. Bref ! Il fallait que j'aille la voir. Je montais les escaliers pour arriver à la chambre qui était collé à celle de mon frère. C'était ma chambre avant (elle était plus grande) mais en déménageant Charlie l'avait prit.

J'entrouvris la porte pour voir Charlie sur son lit la tête dans ses oreillers. J'entrais sans être invité et m'assis sur le bout de son lit. Avant de lui tapotais le mollet, je me remettais ma mèche de cheveux du même côtés de ma longue et grosse tresse.

- Vas t'en, grogna-t-elle dans son oreiller.

Je levais les yeux au ciel, c'était toujours ma sœur : ronchon.

- Charlotte ! Fis-je en sachant pertinemment qu'elle n'aimait pas que je l'appel ainsi.

J'avais gagné ! Ma petite sœur se retourna avec les yeux humides.

- Samantha !

- On va pas jouer à ça Charlie, dis-je calmement, qu'est-ce qui t'arrive ?

Charlie se redressa un petit peu, et regarda la porte qui était fermé. Elle ne se décida pas à parler alors je réessayais :

- Charlie, s'il te plaît, ça fait plus de 7mois que tu es comme ça, avec des hauts et des bas avec moi, et je m'inquiète vraiment, et je me suis dit que les vacances de Noël pourrait nous aid.

- Arrête s'il te plaît Sam, supplia-t-elle avec les larmes aux yeux.

Me cœur se serra. Charlie pleurait et je n'avais aucune solution et je ne savais même pas pourquoi elle était si mal. Instinctivement je la pris dans mes bras, elle nicha sa tête sous mon cou alors que je lui caressais le dos. Je détestais voir ma petite sœur aussi mal.

Elle lâcha un sanglot assez bruyant, je ne l'avais jamais vu dans cet état.

- Charlie... Charlie, qu'est-ce qui se passe ?

Je sentais quelque chose d'humide sur mon tee-shirt à manche longue, je me doutais que c'était ses larmes.

- Charlie explique moi s'il te plaît ce qui te rend si mal ? Tentais-je doucement.

- J su une mer.

- Pardon... Je n'ai pas compris, avouais-je en lui caressant les cheveux.

Je sentais ma sœur se décaler de mon thorax pour me parler, elle avait les yeux pleins de larmes et le nez qui coulait un peu, je lui tendis un mouchoir que j'avais dans mon jeans, elle le prit sans hésiter.

- Je suis une merde, dit-elle.

J'inclinais ma tête en lui faisant une tête désolée, car oui... J'étais désolée qu'elle soit si mal.

- Charlie tu es loin d'être une merde, pourquoi tu dis ça ?

Charlie se mordait les lèvres en fronçant tristement ses sourcils. Je lui pris la main pour la serrer.

- Je t'en supplie Charlie, dit moi ce que tu as. Les dernières vacances tu ne m'as pas adressée la parole sous prétexte que tu travaillais des techniques de Quidditch, donc maintenant dit moi pourquoi tu vas mal ?

- J'ai pas gérée...

- Tu peux être plus claire ?

- Je me suis fait une amie cette année, dit-elle avant de se stopper.

- Oookk, et ? C'est bien non ?

Elle reprit après avoir prit une longue respiration.

- C'est le genre d'amie qu'il vaut mieux garder pour soit, une amitié qui risque de déranger mes autres amitiés déjà en place. Le problème c'est que... On s'est disputé... vraiment beaucoup. Et elle ne veut... plus me parler.

Charlie lâcha un sanglot, je la repris dans les bras. Ça devait être une sacrée amitié pour qu'elle soit si mal pour une dispute ou alors une sacrée dispute.

- J'ai tout gâché... On se voyait assez régulièrement maintenant et puis j'ai pas été là pour elle... Elle l'a mal pris... J'ai essayé de m'excuser mais.

- Ça n'a pas fonctionné, coupais-je.

Charlie hocha la tête dans mes bras.

- Elle me manque Sam...

Je la serrais un peu plus après son aveu.

- Qu'est-ce qui c'est passé pendant l'été ? Demandais-je.

- Q-Quoi ? Bégayait-elle.

- Charlie depuis cet été tu es complètement étrange quand tu es à la maison, je suis ta sœur quand même et je sais quand tu vas mal.

- Rien, il s'est rien passé, fit-elle en se redressant.

Oh Charlie, c'était tellement évident que tu me mentais.

- Tu veux pas m'en parler ?

- Sam... Mon amie me manque c'est tout, et je l'ai perdu, il n'y a rien d'autre.

J'étais clairement septique.

- Je l'ai perdue, répéta-t-elle en laissant des larmes couler sur son visage.

Mais pourquoi elle était si mal ?

- Essaye de la récupérer, lui conseillais-je.

- C'est pas possible.

- Charlie ! Arrête de te lamenter ! Tu es une battante, maintenant tu dois être courageuse et aller lui parler, expliquais-je avec un peu plus d'enthousiasme.

Elle me fit un sourire léger avec encore des traces de larme sur sa joue.

- Essaye de la récupérer, répétais-je.

Ma sœur reprit une respiration avant de parler :

- D'accord tu as raison, je vais essayer.

- Bah voilà ! Dis-je en lui tapotant la main, et puis c'est Noël, personne ne doit être triste pendant ces fêtes, surtout pas toi car tu es vraiment pas belle quand tu pleures.

Charlie me tapa le bras.

- Hé !

- Tu viens de dire que j'étais moche, se défendit Charlie en rigolant à travers les larmes.

- J'ai dit ''pas belle quand tu pleures'' c'est différent, ajoutais-je avec un sourire.

- Ouais... Je suis désolée je t'ai laissé du mascara sur ton haut.

Je regardais ma poitrine pour voir une petite tâche noire.

- C'est pas grave, dis-je en haussant les épaules.

Charlie me souriait timidement.

- Merci Sam.

- Sèche te.

- Yo la compagnie ! Fit une petite rousse avec les cheveux ondulés en ouvrant la porte.

- On dérange ? Demanda une grande belle blonde aux yeux bleus suivit d'une autre aussi belle blonde.

Je leurs souriais alors que Charlie à mes côtés séchait ses larmes.

- Non non, vous dérangez pas, souriait Charlie.

- Parfait alors, lança la rousse avant de s'asseoir à côté de moi.

- Molly, saluais-je.

- Les garçons ne sont pas avec vous ? Demandait ma sœur.

La grande blonde avait un large sourire amusé :

- Ta sœur n'est pas d'humeur à avoir des garçons autour d'elle.

- Victoire ! Me plaignais-je.

- Quoi c'est vrai Sam, on dirait que tu es allergique au mec, fit l'autre blonde.

- Non Domy je suis juste allergique à James, fis-je.

- James ? James Potter ? Demanda Charlie un peu perdue.

- Oui James Potter, précisa Molly en se faisant une queue de cheval.

Victoire s'asseyait sur le bureau de Charlie en remettant les plies de sa robe. Il fallait toujours qu'elle soit impeccable.

- Pourquoi ? Qu'est-ce qui va pas avec James ? Demanda Charlie un brin trop curieuse.

- Ta sœur est chiante, souligna Dominique.

J'avais vraiment de super amies.

- Elle lui a encore foutu un râteau, fit Molly fièrement.

- Il ne veut pas sortir avec moi, il veut coucher avec moi, me défendais-je.

- Arrête un peu ! James n'est pas comme ça, dit Domy.

- C'est toi qui dit ça ! Tu disais la même chose avant d'être avec Toby, répliquais-je fièrement.

- Donc il y a des chances pour que tu sortes avec, taquina Molly.

Je lui tapais sur le bras sous les rires de ma sœur et mes amies. Elles étaient vraiment chiantes avec James.

- Mais pourquoi les autres garçons ne viennent pas avec vous ? Interrogea Charlie.

- Et bien, commença Victoire, car Teddy est partie faire des achats de Noël avec ses amis Tom et Samuel et.

- Et car Alejandro est en Espagne dans sa famille, mais reviens pour Noël, coupa Molly.

- Toby est avec James et Louis, donc évidement on l'a pas invité car sinon ta sœur allait péter une crise car James aurait suivit, exagéra Domy.

- Arrêtez avec ça les filles, me plaignais-je.

- Invité à quoi au juste ? Demanda Charlie.

Victoire se leva du bureau suivit de sa sœur Dominique. A la porte Victoire se retourna pour répondre :

- Pour aller au pub Charlie, tu veux venir avec nous ?

Molly se leva et je la suivis. Toute les quatre on attendait la réponse de Charlie, elle nous souriait timidement, je savais bien qu'elle devait être toujours entrain de penser à son amie.

- Non merci amusez vous bien, fit-elle.

Les filles lui accordèrent un sourire ou un signe de main avant d'aller vers le couloir. Prit de culpabilité de laisser ma sœur seule ce soir, je retournais dans la chambre pour déposer un bisou sur sa joue :

- Essaye de revoir ton amie, chuchotais-je.

Charlie hocha la tête avec un sourire.

- Sam tu viens ! Cria Molly du couloir.

- J'arrive, dis-je en referma la porte.

Point de vue de Rose Weasley.

- On est rentré chéri ! Lança ma mère en posant les courses sur le plan de travail.

Je fis la même chose. Elle m'avait traîné pour aller faire les courses avec Hugo, on était fatigués tout les deux avec la soirée qu'on avait passés la vieille à Poudlard. Soirée trop mouvementé à mon goût d'ailleurs, Scar était assez renfermée par rapport au sujet de Louann, et je ne savais pas comment réagir avec cette histoire. C'était son amie non la mienne, et Louann avait été désagréable avec Charlie, ma copine et moi même, elle avait même osé gifler Charlie !

- Ahhh ! Ma Rosie d'amour, salua mon père en me faisant un câlin.

- Papa repose moi parterre, dis-je joyeusement.

Mon père était un grand gamin, mais j'adorais ça. Hugo arriva derrière nous et enlaça à son tour notre père.

- Alors comment ça se passe les cours en ce moment chérie ? Demanda ma mère.

Oh non ! Voilà le gros coup de stresse qui m'envahit.

- Euh... Oui j'ai bien réussi mes devoirs, dis-je timidement.

Tout en rangeant les courses ma mère et mon père continuèrent à me parler :

- J'ai lu tes bulletins et il semblerait que tu sois quelque peu distraite ces temps ci, commença ma mère, comment ça se fait ?

- Hermione laisse donc tranquille Rose, elle vient juste de revenir, essaya mon père en mangeant un raisin.

- Les études sont importante sinon elle n'aura pas de travail qui rapporte assez bien pour sa futur famille, fit ma mère.

- Hermione ! Je te préviens que mes parents ont pas eu besoin d'argent pour nous élever mes frères, ma sœur et moi.

- Je sais chérie, je parlais juste de l'avenir... désolée.

- Il faut simplement de l'amour, souriait mon père.

Ma mère roulait des yeux alors que mon père reprit un raisin, pourtant mon stresse était toujours là. Mon père n'était pas du tout le genre à me mettre la pression mais je ne savais pas pourquoi j'avais tellement peur de décevoir les attentes de ma mère. Enfin si... Elle était considérée comme la fille qui avait sauvé le monde magique avec ses deux amis, c'était la sorcière la plus puissante que je connaissais, et aussi la plus brillante. Et tout le de monde voyait en moi sa copie conforme.

- C'est les vacances de Noël, on va pas stresser maintenant, fit mon père.

Ma mère se retourna et embrassa mon père avant d'ajouter :

- Oui tu as raison (facile à dire pour eux), le dîner sera près dans une demi-heure.

Je leurs fis un sourire avant d'aller à l'étage pour aller dans ma chambre. C'était la dernière porte au fond du couloir juste à côté d'une fenêtre. Je regardais par la fenêtre avant de rentrée dans ma chambre, il neigeait toujours.

Arrivé dans ma chambre, je fermais les deux grands rideaux marrons des deux fenêtres qui était face à mon lit. Je me retournais pour allait sur mon lit que ma mère avait impeccablement fait, et plaçait mes oreillers à la perfection. Tout était en ordres, le porte manteau blanc à l'entrée de ma chambre, mes étagères de bouquins sur le côté droit de mon lit étaient triées par ordre alphabétique et par genre, mon bureau qui se situait entre les deux fenêtres était plus que rangé (aucune poussière, les papiers étaient parallèle, les stylos étaient rangés par couleur). J'aimais bien l'ordre mais à ce point c'était déroutant. Je m'allongeais sur mon lit après avoir retirés mes boots.

Mon portable vibra. On avait pas droit d'avoir nos portables à Poudlard car déjà on ne captait rien là bas et aussi car il fallait garder les valeurs des sorciers, ce qui était clairement bizarre étant donné que les professeurs voulaient qu'on étudie les moldus. Mais les élèves de Poudlard respectaient la règle, même les Serpentards. Étonnant !

Je lis le message :

Scar 19h36 : Tu me manques déjà, xoxo.

Je souriais comme une débile, elle était si mignonne.

Rose 19h37 : Toi aussi Scar, tout ce passe bien chez toi ?

En attendant la réponse j'allais dans la salle de bain que j'avais en commun avec mon frère. J'entrais pour placer ma trousse de toilette et me recoiffer quelque peu. Mon portable vibra encore dans la poche arrière de mon jeans.

Scar 19h40 : L'ambiance à la maison est toujours au top Rosie ! Alice est déjà à la maison avec Scor, et mes parents... ils sont mes parents. Toi ? Tu fêtes Noël où ?

Rose 19h42 : Et Louann ? Ça va aller bb... Je fête le 24 avec toute ma grande famille chez moi, et le 25 je ne sais pas, sûrement qu'on ira voir la famille de ma mère.

Scar 19h46 : Je n'ai aucune nouvelle de Lou. Toute ta ''grande'' famille ? Tu vas voir Lorcan ?

Rose 19h48 : Ça va s'arranger avec Lou... Toute ma famille, tu sais très bien que j'ai 11 cousins et cousines, puis la moitié est en couple et les Crivey viennent aussi. Je ne sais pas encore si je vois Lorcan, pourquoi ?

Scar 19h52 : Lorcan va en profiter s'il est là...

Je m'essayais sur mon lit pour répondre au sms.

Rose 19h55 : Lorcan est mon amie Scar. Et puis c'est stupide de ta part d'être jalouse de lui sachant que je suis avec TOI.

Scar 19h56 : Je suis pas jalouse.

Je roulais des yeux face à sa réponse.

Rose 19h56 : Bien sûre.

Scar 19h57 : Je t'imagine parfaitement entrain de rouler des yeux et me mépriser actuellement.

Rose 19h58 : Je te méprise pas bb.

Scar 19h59 : Haha ! J'en étais sûre que tu roulais des yeux amour, tu es toujours comme ça.

Je souriais face au surnom qu'elle m'avait attribué.

Rose 20h01 : Je ne suis pas toujours comme ça, et puis je ne le serais pas si tu étais pas jalouse de Lorcan qui d'ailleurs n'a rien fait pour me récupérer donc personne ne viendra ''profiter'' de moi. Et puis de toute façon durant les vacances j'ai autre chose à faire que de passer du temps avec Lorcan.

Scar 20h05 : Même par portable tu es chiante amour ! Et oui j'imagine que tu seras plus occupé pour essayer de me voir héhé.

- ROSE ! A TABLE ! Cria ma mère d'en bas.

Je répondis vite au sms avant de descendre :

Rose 20h06 : Je dois aller manger, je t'aime et j'espère pouvoir te voir pendant les vacances.

Je balançais mon portable sur mon lit avant de retourner dans le couloir, mon frère devait déjà être en bas car je l'entendais rire avec mon père. Je descendais les escaliers en me tenant à la rembarre, avant même d'arrivé au rez-de-chaussé, je pouvais voir des escaliers mon père assit à la table en face de mon frère alors que ma mère posait deux plats bien remplis. Notre salle à mangé était richement décoré d'une multitude de cadre photo et de peinture. Seule un buffet de vaisselle était dans la pièce en plus de la table magique (elle s'allongeait sans fin afin que les invités puisse être convié, tout comme la pièce).

Ma mère me souriait quand je pris place en face d'elle, les garçons avaient déjà commencé à parler :

- Je t'assure papa ! Krum était vert, je l'ai massacré, lança fièrement Hugo.

Je fronçais des sourcils. De quoi il parlait ?

- Massacré à quoi ? Demandais-je apportant une salade à ma bouche.

- Bah tu sais au Quidditch ! Quand j'ai attrapé le vif d'or, dit il avec un sourire.

- Ça c'est bien mon fils ! Fit mon père avec un hochement de tête.

Ma mère coupa court à la conversation :

- J'ai appris que l'Institution de Salem d'Amérique était arrivé à Poudlard, ils sont comment ?

- Ils sont géniaux ! Amber... Une amie, précisa mon frère, elle est super drôle, on traîne ensemble et en plus elle adore les produits d'oncle George.

- Qui n'aime pas les farces et attrapes, dit mon père en levant les yeux au ciel amusé.

- Et toi Rose, tu les aimes bien ces élèves ? Demanda ma mère.

- Euh... Je ne sais pas vraiment, enfin si mais, enfaite je n'ai pas eu beaucoup le temps de bien apprendre à les connaître avec mes révisions. Mais certains sont vraiment gentils, répondis-je timidement.

- Rosie chérie, tu devrais arrêter de stresser pour tes révisions, lança mon père en se resservant de la tartiflette.

Ma mère lui lança un regard désapprobateur avant de prendre la parole :

- Si c'est un bon stresse, elle peut continuer à stresser et puis c'est très bien de réviser chérie.

Je respirais profondément avant de hocher la tête pour lui faire plaisir. Les conversations continuaient mais je n'écoutais plus. Est-elle fière de moi ? Mon père se foutait royalement que je sois la meilleure ou non dans les études mais je ne savais pas si ma mère était du même avis. Est-ce qu'elle m'encourageait pour être la meilleure ou est-ce qu'elle voulait que je sois la meilleure ?

- Alors Hug' tu as une copine ? Demanda mon père alors que ma mère fit apparaître le dessert.

Hugo passa une main dans sa tignasse rousse pour la remettre en arrière.

- En... Bah... Non, j'ai essayé mais... Non enfin non j'ai pas de copine, concluait-il.

- C'est pas grave chérie, tu trouveras la fille idéale plus tard, fit ma mère en lui serrant le bras.

Mon frère répondait en lui souriant.

- Et toi Rose ? Demanda Ron.

- Lorcan l'a quitté et maintenant il sort avec quelqu'un d'autre donc elle est céli.

- HUGO ! Coupais-je avec une voix plus haute que d'habitude.

Mon père nous regardait tour à tour avant d'ajouter :

- Pourquoi il t'a quitté ?

- Il l'a trompé, fit Hug'.

- Arrête ! Lançais-je.

- QUOI ! Il a fait ça à ma fille ! Aboya mon père.

- Ron calme toi, essaya ma mère en lui prenant le bras.

- Papa c'est rien, commençais-je, je ne suis pas triste d'accord, je voulais rompre avec lui, on était pas dans la même longueur d'onde, c'était mon meilleur ami on aurait jamais du sortir ensemble ça n'a pas fonctionné.

Ma mère jugea du regard mon père qui commençait à devenir rouge.

- Et il était obligé de te tromper pour ça ? Cracha-t-il.

- Ronald ! Lança ma mère.

- J'allais rompre avec lui papa, et puis de toute façon ça ne te regarde pas, dis-je en commença à m'énerver.

Mon père essaya de reprendre une couleur normal alors que ma mère lui caressa le bras. Il respira bruyamment avant de répondre enfin :

- D'accord... Si tu es heureuse Rosie, c'est parfait pour moi.

- Merci papa, dis-je calmement avec un petit sourire gêné.

Je savais très bien que mon père était protecteur avec moi et qu'il ne voulait en aucun cas que je sois mal pour quoique ce soit. Ma mère se détacha de lui pour continuer à manger. Je tournais mon visage pour regarder mon frère. Hugo se sentait apparemment bête d'avoir ouvert sa bouche, parfait.

- Vu que Lorcan a réussi à se faire une nouvelle copine rapidement, est-ce que toi aussi ? Interrogea mon père un nouvelle fois.

J'eus un hoquet de surprise. Je n'avais pas imaginé que je sois obligé de mentir délibérément à mes parents.

- Non je n'ai pas de petit copain, dis-je avec le sourire.

Ce n'était pas mentir non ? Je n'avais pas de copain mais une copine, bon d'accord c'était quand même un peu mentir, mais de toute façon ils le sauront bientôt, enfin si je réussissais à réunir assez de courage pour ça. Merlin ! Charlie m'avait dit que mes parents étaient tolérant, et elle avait raison. Alors pourquoi j'avais encore ultra peur comme ça ?

Ma mère de sa baguette faisait disparaître les assiettes et les plats sur la table. Alors que mon père et Hugo se levèrent pour aller dans le salon. La table était déjà débarrassé, je suivais donc les garçons jusqu'au salon. Arrivé dans la pièce, mon père alla directement dans le canapé pour s'y affaler, suivit de près par Hugo. Je pris ma place habituel au côté de la cheminé et d'une des bibliothèque de la maison. Les garçons avaient allumé la télé et étaient tombé sur un reportage sur les dragons, ils étaient tout les deux euphoriques. Ma mère arriva enfin pour venir s'asseoir sur le fauteuil à côté de moi et pris un livre à son tour.

Après une dizaine minutes Hugo gigotait sur place puis brisa le silence :

- Pour Noël est-ce que je vais avoir le nouveau balais ?

- Tu verras bien Hugo, annonça ma mère sans lever les yeux de son bouquin.

Hugo faisait la moue mais ajouta :

- J'espère que vous serrez content du cadeau que j'ai préparé pour vous alors.

- Vous avez eu le temps de faire les magasins ? Demanda mon père en tournant sa tête du téléviseur.

- Ouaip ! On y est allé la semaine dernière avec Rose.

- Vous aviez assez d'argent ? Questionna ma mère en tournant un page.

- Hugo n'avait pas vraiment économisé... Mais étant donné que moi si, je l'ai avancé, précisais-je avec un sourire.

- Qu'est-ce que tu as encore acheté pour avoir tout dépensé Hug' ? Demanda Ron.

- Bah... (il se gratta la tête). Je me suis acheté des trucs chez Weasley's et puis après on est allé pas mal de fois à Pré-au-Lard à cause de Salem, et... Je me suis acheté des nouveaux gants de Quidditch et des reposes pieds pour mon balais.

- Tu es pas croyable comme gosse, lança mon père en rigolant, en plus tu remets la faute sur Salem.

Ma mère et moi levions les yeux au ciel.

- Vous avez prévu beaucoup de cadeau ? Demanda ma mère à côté de moi.

- Perso j'ai fait vous deux, et j'ai essayé de faire tout les cousins, mais c'est vraiment pas grand chose, dit mon frère un peu déçu.

- C'est le geste qui compte Hugo. Et toi Rose ?

- On a fait votre cadeau ensemble avec Hugo il oubli toujours de le préciser. Puis j'ai acheté pour Lil', Charlie, j'ai trouvé des trucs drôle de Quidditch pour Roxane, Colin, Albus et Louis. Après un livre d'animaux rare pour Molly, pour Fred je lui ai acheté une cravate, il adore ça. Domy, Vic et Sam auront un bracelet de pierre de lune en plus ça ira super bien avec leurs blondeur. J'ai acheté un peigne magique pour James, et Lucy une grosse boîte de dragées surprise de Bertie Crochue.

- Tout ça ? Hoqueta mon père.

Je hochais la tête. J''ai aussi un cadeau pour Scar mais ça il n'était pas obligé de le savoir. Mes parents continuèrent à parler tous ensemble du repas de Noël et des préparatifs, je voyais que ça gonflé mon père, c'était drôle à voir. Ils étaient géniaux comme parents, je devrais sûrement leurs dire que j'aimais Scarlett, après tout j'étais leur fille et il m'aimait... non ?

Un bâillement m'échappa, j'étais épuisé. Je me levais après avoir remis mon livre en place.

- Je vais me coucher, bonne nuit tout le monde, dis-je en partant vers le couloir de l'entrée.

Je remontais l'escalier et entrais rapidement dans ma chambre. Je commençais à me déshabiller pour aller me mettre en pyjama dans la salle de bain. Après mon rituel d'hygiène, je partis en direction de mon lit. J'entrais sous mes couvertures et avant d'éteindre la lumière je regardais mon portable :

Scar 20h08 : J'espère aussi pouvoir te voir amour.

Charlie 20h43 : Tu me tiendras au courant quand tu le diras à tes parents pour Malfoy et toi ? Je voudrais être là pour toi, xxxx.

Lorcan 21h07 : Yo Rose ! J'espère que tes vacances vont bien se passer. Il faudrait qu'on parle tout le deux pendant les vacances, je t'embrasse, xx.

Charlie 21h11 : De toute façon on se voit après demain donc je serais là ! Love Rosie, xo.

Scar 21h14 : J'aurais pas crue que ça me ferait aussi bizarre de dormir sans toi maintenant.

Scar 22h06 : Je t'aime, bonne nuit Rose, xo.

Tout les messages me firent sourire, mais il fallait avouer que ceux de Scar me firent un petit truc en plus. Je répondais aux messages avant de m'endormir :

Lorcan 22h34 : Passe de bonne vacances aussi, et oui si tu veux on parlera, bises, xx.

Charlie 22h34 : T'inquiète pas Charlie, je ne compte pas le faire sur un coup de tête, même s'il faut avouer que l'idée de leurs dire me stresse. Bonne nuit, Love, xo.

Scar 22h36 : A moi aussi ça me fait bizarre de ne pas dormir dans tes bras... On est obligé de se voir durant les vacances sinon je ne pourrais pas survive. Je t'aime, bisou.

J'éteignais ma lampe de chevet avant de me retourner, en quelques secondes je me sentais partir dans un profond sommeil.

Point de vue de Casey Zabini.

J'entrais dans la chambre d'Albus qui était juste en face celle de son frère. C'était le désordre le plus complet, son bureau était le plus touché par cette tornade de chaos. Son bureau et son lit étaient de la même couleur, ils étaient en bois foncé, un bois vernis et ancien qui rappelait un peu le style club, il y avait des feuilles éparpillée sur son bureau (des dessins et technique de Quidditch plus des cours de Défense Contre les Forces du Mal), et sur le fauteuil en cuir des vêtements qui traînait. Il était tant qu'il range un peu, car je ne voyais presque plus le parquet. La seule chose qu'on voyait parfaitement était le tableau situé au-dessus de son lit qui était enfaite une très ancienne carte du monde mise dans un cadre.

Je m'approchais du lit où Albus dormait sur le ventre la tête dans ses oreillers. Je posais mon sac à main et me positionnais avec délicatesse sur son dos en prenant soin de placer mon menton sur le creux de son cou. Mes lèvres touchaient presque ses oreilles.

- Bébé, murmurais-je.

Sa respiration n'était plus aussi calme qu'avant je me doutais qu'il était réveillé.

- Il faut se lever, dis-je d'une voix mielleuse.

Il gigotait en dessous de moi, alors que je lui caressais le haut de son crâne en passant délicatement mes doigts dans ses cheveux brun. Je l'entendais grogner... de plaisir. Je lui fis un baiser sur la tempe, Al' tenta de se retourner, je lui laissais la place qu'il faut pour me faire face. En plaçant mes deux bras autour de sa tête pour laisser un peu d'espace entre nous afin qu'il se retourne avec plus de facilité. Mon amour me faisait face enfin.

- Bonjour mon cœur, susurra-t-il à mes lèvres avant de m'embrasser.

Je me reposais sur son torse.

- Tu es arrivé depuis longtemps ? Demanda-t-il en me remettant une mèche de cheveux qui tombait sur son visage.

- Non non, ça fait seulement 15 minutes.

Avec son bout du nez il joua avec le mien puis me laissa un nouveau baiser.

- Il est quel heure ?

- Il est 12h30.

- Quoi ! Paniqua-t-il en se relevant sur les coudes ce qui me permis de me mettre à califourchon.

- C'est pour ça que je suis venu te réveiller, avouais-je avec un sourire.

Il plaça ses mains sous mon large pull en laine, avant de se rasseoir. Puis il posa adroitement ses douces lèvres sur les miennes, puis bougea sa bouche jusqu'à se permette de passer sa langue sur mes lèvres. J'avançais mon corps de telle sorte qu'il ne soit qu'à quelques millimètres du sien, mes mains allaient prudemment caresser son corps svelte mon teint halé contrasté parfaitement le sien. Ses mains descendirent jusqu'à son bassin. J'enveloppais son cou et il m'enlaça pour terminer notre étreinte romantique.

- Enfile une chemise et un pantalon et descend ! Lui dis-je en me décalant de lui pour retourner sur mes pieds.

Al' me laissa au côté de sa porte pour aller dans sa salle de bain et prendre un pantalon noir. Il retira en vitesse son tee-shirt ce qui me laissait apercevoir sur son épaule son tatouage, c'était un simple cercle noir qu'il s'était fait il y a un an. J'attendais coller à sa porte de chambre alors qu'il passa sa tête sous l'eau et se mit du parfum. Ça me fit sourire qu'il prenne le temps de mettre le parfum que je lui avais offert. Il sortit puis enfila des chaussures noirs suivit d'une chemise marron.

- C'est bon je suis près, fit-il en venant m'embrasser.

- ILS ARRIVENT ! Hurla Ginny d'en bas.

Albus était à mes lèvres, je râlais que sa mère nous ait dérangé.

- Super timing, souffla-t-il juste avant de me laisser un baiser.

J'ouvris la porte derrière moi pour qu'on puisse descendre vers la salle à manger. On descendait main dans la main, alors que la porte d'entrée s'ouvrit sur la famille Criveys.

Colin, un grand blond aux yeux gris rentra et alla directement enlacer mon copain.

- Putain Al' ! Tu m'as manqué mon vieux !

- Toi aussi mec, fit Albus en lui tapant dans le dos.

Juste derrière Colin, il y avait Charlotte et Denis Crivey qui saluaient Ginny et Harry. James était à l'embrasure de la porte du salon, alors que Charlie rentrait derrière ses parents. Samantha Crivey arriva derrière sa petite sœur. Elle était un peu plus âgés que James, elle avait les même traits de visage de sa mère et sa sœur, des lèvres pulpeuses, un nez fin et des yeux incroyablement pénétrant, et elles étaient blondes toute les trois. James se triturait les pieds alors que les invités se disaient tous bonjours, ce que je fis de même.

Ginny nous invita à aller nous asseoir dans la grande salle à manger. Arrivé dans celle-ci, on pouvait apercevoir une grande table rectangulaire en bois avec une nappe beige. Les assiettes blanches étaient déjà installés avec des couverts argentés. Des bouteilles de vins étaient posés entre les corbeilles de pains. Harry s'installa en bout de table avec à sa gauche de Monsieur et Madame Crivey, à sa droite se trouvait Ginny. Avec Albus on prit place tout les deux au bout de la table, avec Colin et James à la gauche de Albus et à ma droit il y avait Sam et sa sœur. Lily qui se trouvait juste en face de Charlie à côté de Ginny.

Les plats apparaissaient devant nous, il y avait des St Jacques marinée et du gaspacho aux gambas (Ginny c'était vraiment emballé). Albus étant très gentleman me servit.

- Merci, murmurais-je à son oreille.

Albus me souriait alors que les conversations commença.

- Alors comment ça se passe ta formation pour devenir professeur de défense contre les forces du mal Albus ? Demanda Denis Crivey.

Tout en se servant, Al' répondit :

- Bien c'est assez cool, j'ai passé ce qu'il fallait comme formation, après avoir suivit des cours pour les Aurors.

- Le fait d'être prof est assez gratifiant je dois l'avouer, fit Colin avec un sourire complice à Al'.

- Oui fin tu l'es pas encore, souligna Samantha à son frère.

- Ça ne serait tarder ! Je suis le meilleure entant qu'apprentis professeur de vol, se vanta Colin.

Les parents discutaient de leurs côtés alors que je repris une nouvelle conversation :

- Sam ça se passe comment à la Cour de Justice Magique ?

- Super, enfin super dans le sens que tout est très intense et intéressant... La semaine dernière il y a eu un cas d'un sorcier qui croyait encore au retour du Seigneur des Ténerbre, et pour ça il avait soumis des sorciers à l'Impero pour le suivre dans la quête de son retour, un tr.

- Et c'est moi qui l'ai arrêté, coupa fièrement James.

Sam le regardait méchamment, sûrement car il l'avait coupé, aller savoir.

- Ce n'est pas toi qui l'a attrapé, c'est les Aurors ! Précisa Sam.

James lui adressa un sourire dragueur comme à son habitude. Abus glissa une main sur ma cuisse alors que les autres continuaient à parler. Ça parlait Quidditch, puis du Ministère de la Magie, de la Gazette et en fin de Poudlard. Ils étaient entrain de parler des élèves de Salem :

- … Et après Parkinson a pété un câble comme à son habitude d'ailleurs, souriait Lily.

- Lou a fait quoi ? Demandais-je inquiète.

Les autres me regardèrent, ils savaient très bien que j'étais proche des Parkinsons et Lily était toujours très énervé contre l'ensemble des Serpentards de Poudlard.

- Elle a gueulé en plein milieu du bal, toujours pour ce rendre intéressante, dit-elle.

- Elle ne cherche pas à faire ça, souligna Charlie.

Lily la regarda déboussolé, Sam aussi d'ailleurs. J'étais un peu perdue, Charlie défendait Louann ? Pourquoi ? Les adultes ne s'occupaient pas de notre conversation, Giny posa une nouvelle question alors qu'on se demandait tous pourquoi Charlie avait fait cela.

- Avec Rose ça se passe bien ?

- Elle est toujours parfaite maman, ne t'inquiète pas, fit Lily.

Elle avait l'air peu convaincante.

- Comment ça se passe entre toi et Alex ? Demanda Colin en regardant Lily.

- Parfait !

- C'est tout ? Tenta-t-il.

- Bah tous passe bien entre nous.

- Vous êtes tellement trop mature pour votre âges, sérieux, ricana James.

- La ferme James, répondit sa soeur.

- Vaux mieux qu'ils soient comme ça plutôt que de profiter de l'un de l'autre, trancha Sam.

Pourquoi c'était si tendu entre eux deux ?

- Ils sont trop jeune pour pas profiter de la vie, lança James.

- Donc pour toi je ne suis pas assez mature pour être en couple ? Fit Lily.

Je m'approchais de l'oreille de Albus en lui serrant la main :

- Ça va mal finir.

Il m'embrassa la tempe avant de répondre en souriant :

- On a l'habitude maintenant.

Nos regards retournèrent vers la table.

- Je dis pas que tu n'es pas mature, mais je trouve ça dommage que tu te focalises sur une relation à cœur perdu, répondit James sérieusement.

- Arrête James, elle fait ce qu'elle veut, défendait Sam.

- C'est pas ta sœur je te signale, s'énerva James.

Les adultes se retournèrent vers nous.

- Peut être mais elle est majeur et elle fait ce qu'elle souhaite, ajouta Sam en posant ses couverts.

- Je fais ce que je veux avec Alex, commença Lily, je n'ai pas besoin de ta bénédiction James.

James fronça des sourcils :

- Tu es ma petite sœur !

- Si je veux être avec Alex c'est mon choix, si je veux vivre avec c'est pareil, si je veux avoir des enfants avec mon copain je fais ce que je veux, je veux l'épouser c'est mon choix ! Lança Lily alors que tout le monde la regardait.

Lily avait le sang chaud.

- Lily on a compris, concluait James.

- Non je ne pense pas que tu es saisi James ! Laisse moi faire ce que je veux d'accord, je vais épouser Alexander que ça te plaise ou non !

Harry et Ginny ouvrirent grand leurs yeux :

- Q-Quoi ?

Lily devenait toute pâle, il y eut un silence de mort. Je remarquais que Charlie se mordillait les lèvres. C'était quoi encore ce bordel !

- Lily tu peux répéter ? Demanda Harry.

- Je... Je vais épouser Alexander, hésita-t-elle.

Harry posa ses couverts alors que Ginny posa sèchement sa serviette sur la table.

- De quoi tu parles ? Lança James.

- James tais toi, ordonna sa mère.

- Comment ça tu vas épouser Alexander ? Fit Harry sévèrement.

- Il m'a demandé en mariage et j'ai dit oui, insista Lily.

Bizarrement elle n'avait pas une attitude insolente mais plus quelqu'un qui essayait de se défendre avec peu d'argument.

- Et tu as accepté ? Demanda Ginny sûrement en colère.

- Je l'aime, se justifia Lily.

- Ce n'est pas un argument valable ! Siffla son père.

- Papa ! Tu t'es marié avec maman deux ans après Poudlard !

- L'époque était différent, répondit il en étant plus sévère.

- Alexander est le bon !

- Bon sang Lily ! Réveil toi vous êtes des gamins, s'opposa James une nouvelle fois.

- James tais toi ! Siffla Harry.

Lily se leva brusquement et remit sa chaise derrière elle :

- Désolée si c'est trop dur que vous l'acceptiez mais je suis majeure et je l'aime. Je vais donc suivre mon cœur et mes envies. Je vais l'épouser. Excusez moi mais je n'ai plus faim.

- Lily ! Hurla Harry.

- Lily Luna Potter reste à table, ordonna Ginny.

Lily partait et on entendit sa porte de chambre claquer. Ginny remettait une mèche de ses cheveux.

- Je suis désolée pour la bombe que Lily vient de lancer, fit-elle à Denis et Charlotte.

Sam et Colin se sentaient mal à l'aise tout comme moi d'ailleurs, James avait l'air encore énervé.

- Tu étais au courant ? Demanda Denis à Charlie.

- Euh... Et bien elle nous l'a dit y a deux mois, avoua-t-elle.

- Deux mois ! S'étouffa Harry.

Charlie se gratta la tête mal à l'aise.

- Oui, enfin... oui il me semble.

Ginny reprit une respiration avant d'ajouter :

- On verra ça plus tard Harry, l'intéressée n'est même pas là (en parlant de Lily).

Il y eut un silence désagréable, le dessert apparut par magie grâce à Ginny. Le déjeuner se fit avec beaucoup moins d'enthousiasme que précédemment, James ne parlait plus et Charlie se fit discrète. Les adultes parlèrent quand même de la demande en mariage, et Madame Crivey conseilla à Ginny et Harry de lui reparler plus tard et en tête à tête.

Avant la fin du repas, j'approchais mon visage de celui de Albus pour l'embrasser. Alors que j'effleurais ses lèvres il caressa ma cuisse avant de me susurrer quelque chose :

- Et moi qui n'est pas encore demandé ta main.

Je me décalais un peu de lui en roulant des yeux.

- Je t'aime mon cœur mais je souhaite pas me marier pour l'instant, fis-je avec un sourire moqueur.

- Tant mieux alors, car je ne suis pas prêt non plus, chuchota-t-il en me laissant un baiser.

- Tu crois que tes parents vont lui en vouloir ?

- Je ne sais pas, avoua-t-il, elle est majeure, mais elle est encore jeune pour comprendre les conséquences, je pense que c'est une mauvaise idée, en tout cas mes parents cachent bien leurs mécontentement maintenant.

- J'espère juste que tes parents ne seront pas trop dur avec elle, chuchotais-je.

Il me fit un demi sourire en haussant les épaules.

Point de vue de Scarlett Malfoy.

C'était la vieille de Noël, le 24 décembre, ma mère préparait les festivités avec des professionnels de la cuisine. Ce qui était inutile vu qu'on fêtait Noël avec seulement Daphné et peut être Lou... Je n'avais pas eu de nouvelle. J'essayais désespérément de lui envoyer des messages ou des hiboux express, mais rien. Lou ne voulait pas ré sans sa meilleure amie était quelque chose d'infaisable pour moi, mes parents étaient insupportable, je ne pouvais pas voir Rose et en plus Scor restait avec mon père ou Alice.

Daphné allait bientôt arrivé, alors que moi j'enfilais une robe noir avec des dentelles sur l'ensemble de celle-ci. Je sortais prête pour le dîner de ce soir, je descendais les marches de l'escalier en regardant l'immense porte d'entrée s'ouvrir sur Daphné... seule. Lou ne viendrait apparemment pas. Arrivé au bas des escaliers je souriais à ma tante, elle vint vers moi pour m'enlacer rapidement.

- Scarlett, salua-t-elle.

- Lou ne vient pas ? Espérais-je encore.

- Elle m'a dit qu'elle ne se sentait pas bien, dit-elle simplement.

- C'est Noël et elle veut rester toute seule ? Demandais-je en fronçant les sourcils.

- Daphné ! Salua ma mère en arrivant derrière moi.

Notre conversation avait tourné court, ma mère avait prit Daphné pour l'emmener au salon pour attendre mes grand-parents. Scor et Alice étaient toujours en haut, j'en profitais pour remonter à l'étage pour prévenir Scor qu'il fallait descendre. J'arrivais devant la porte de sa chambre quand j'entendis une nouvelle fois la porte d'entrée s'ouvrir et se refermer ça devait sûrement être Lucius et Narcissa. Avant de rentrer dans sa chambre, je voulais aller voir si Lou avait répondu à mes nombreux messages. Je me précipitais vers ma chambre pour prendre mon téléphone, je m'asseyais sur le bord du lit pour lire mes sms :

Rose 19h39 : Toi aussi passe un joyeux Noël bb, tu me manques, xx.

Ça me réchauffait le cœur de savoir qu'elle pensait à moi.

Alexie 19h45 : J'ai pas de nouvelle de Louann, dsl. Bonne fête.

Sawyer 19h47 : Parkinson doit être avec une nouvelle conquête, no panic.

Je levais les yeux au ciel après avoir lu le message de Sawyer. Je défilais pour voir le nombre de message que j'avais laissé à Lou depuis le début des vacances. Elle était vraiment bornée quand elle s'y mettait. Le pire c'était que je m'inquiétais beaucoup trop pour elle.

Scar 19h58 : Lou s'il te plaît répond! Ça fait déjà 3 jours que tu m'ignores, répond !

Je jetais mon portable sur le matelas avant d'aller dans la chambre de mon frère. J'ouvris la porte sur une Alice à califourchon sur mon frère, heureusement pour moi ils étaient tout deux habillés. Alice se redressa rapidement suivit de mon frère :

- Qu'est-ce que tu veux ? Demanda-t-il sèchement.

Je le regardais de haute en bas en arquant un sourcil :

- Tu me parles mieux ! Les invités sont arrivés donc... (je les jugeais du regard) faut descendre.

Scorpius remit en place sa cravate alors qu'Alice repassait les plies de sa robe.

- Parkinson est venu ? Demanda Alice en passant devant moi pour sortir.

Je la suivais alors que mon frère m'emboîta le pas.

- Non elle est chez elle, dis-je assez froidement.

Mon frère se rapprocha d'Alice pour lui prendre la main.

- Bizarre normalement elle est toujours collé à ton cul durant les vacances, lança mon frère.

Je le regardais sévèrement, comment il pouvait être aussi froid quand on parler de Lou ?

- Pourquoi elle est pas venue ? Demanda Alice en descendant les escaliers.

- Vous vous faites la gueule ? Rajouta Scor.

- Euh... Non. Bref elle est pas là, évitais-je.

Je ne voulais pas que mon frère soit au courant de notre dispute et encore moins de la raison de notre dispute. Je ne savais pas comment il allait réagir si je lui disais que je sortais avec fille, et encore plus si c'était Rose. De toute façon c'était ma vie privée.

Avec Alice et Scor on prit place sur la grande table de la salle à manger, deux grand sapins blanc ornaient les deux côtés de la cheminé. Mes parents étaient comme à l'heure habitude à chaque extrémité, Daphné était au côté de ma mère à ma gauche, et mes grands parents devant nous. On les salua en silence, ma grand mère me fit un sourire complice alors que mon grand père ne daigna à peine m'esquisser un sourire, ce qui n'était pas dans ses habitudes. Les adultes parlaient entre eux alors qu'Alice et Scorpius roucoulaient dans leurs coins, c'était tellement fatiguant d'être avec eux tous, déjà car mes parents n'avaient dieu que pour la relation parfaite qu'avait mon frère avec Alice et que Lou n'était même pas là.

Les plats arrivaient et repartaient, il y avait une tonne de plat. Le dîner était long, trop long ! Le dessert était passé (enfin) et c'était l'heure du café. Mon grand père me tendait froidement le sucre, je ne comprenais pas son comportement, tout allait bien entre nous. Alors que j'avais fini mon café et mes sucreries, mes parents nous autorisaient à nous lever de table pour continuer les festivités dans le grand salon.

On se dirigea tous ensemble vers le salon, ma grand mère me fit signe de la suivre jusqu'à la véranda. J'étais perplexe mais je la suivais sans hésitation pouvoir m'évader de mes parents était toujours un plaisir.

- Alors Scarlett, comment tu vas ? Demanda-t-elle en s'asseyant sur l'un des fauteuils.

- C'est un piège ?

Je pris place à ses côtés en la regardant septique.

- Louann n'est pas venue donc je me doute que tu ne vas pas bien. Ce n'était pas un piège mais je cherchais confirmation, précisa-t-elle.

Je me raclais la gorge gênée avant de répondre :

- On s'est disputé...

- Je m'en serais douté de cela Scarlett, dit-elle.

Un silence s'installa, je savais pardessus tout qu'elle voulait que je lui explique, mais qu'est-ce que je pouvais lui dire ? Que je sortais avec Rose et que j'avais pas eu le cran de le dire à Lou, et qu'elle l'avait appris seule. Que comme une débile j'ai préférée laisser partir ma meilleure amie ou que simplement je sois assez stupide pour ne pas aller la voir maintenant.

- Scarlett, est-ce que tout va bien ?

- Je... suis avec Rose, hésitais-je.

- Oh... OH ! Et... C'est bien ce que tu voulais non ? Fit elle en plissant ses yeux.

- Oui oui ! Enfin oui... Mais...

- Qu'est-ce qu'il se passe Scarlett ? Demanda-t-elle en me prenant la main.

- Lou... Comment dire. Elle l'a appris seule qu'on sortait ensemble.

- Comment ça ''seule'' ? Me coupa-t-elle assez sévère.

- Et bien elle nous a vu ensemble, précisais-je timidement.

- Merlin Scarlett qu'est-ce que tu as fait ! S'exclama-t-elle.

- Quoi ?! Beuglais-je.

- Tu sais très bien comment est Louann, et tu sais qu'elle a toujours été seule et surtout ! Tu sais qu'elle n'a que toi, me sermonna ma grand mère.

Je fronçais des sourcils assez péniblement.

- Je sais tout ça mamie ! Et je sais que j'ai pas gérée mais c'est ma meilleure amie et je l'aime, elle le sait, elle est juste trop têtue pour comprendre que je suis toujours là pour elle.

Ma grand mère me regarda dans un silence, elle savait autant que moi que j'avais raison. Mais je ne pouvais pas lui en vouloir d'être inquiète pour Lou, sachant que moi aussi je l'étais.

Après une longue minute de réflexion ma grand mère brisa le silence :

- D'accord ma puce, mais j'espère vraiment que tu ne laisseras pas tomber Louann, elle ne le mérite pas (je hochais la tête)... Donc toi et Rose ça fait longtemps ?

- Je vais pas laisser tomber Lou pour Rose si c'est ce que tu penses, je les aime toute les deux, mais d'une façon différente, précisais-je. Ça fait va faire deux mois en janvier.

Ma grand mère souriait légèrement avant d'ajouter :

- Je suis vraiment contente pour toi.

- Merci... Enfaite... Pourquoi grand père est bizarre ce soir ?

Ma grand mère se pinça les lèvres tout en fronçant des sourcils, qu'est-ce qui pouvait bien ce passer ?

- Mamie ?

- J'en ai parlé à Lucius, sur le fait que tu aimais Rose, précisa-t-elle.

- Oh... Euh, il... il a mal réagit ? Demandais-je peinée.

- Il n'a pas sauté de joie si on peut dire, commença-t-elle, mais ne t'inquiète pas pour lui Scarlett. Je suis là exprès pour qui l'accepte... pour qu'il accepte ton bonheur.

- Mon bonheur... murmurais-je jaune.

Ma grand mère fronçait des sourcils, elle devait avoir entendu ma réponse, je levais la tête en sa direction :

- Si mon bonheur signifie que je n'ai plus ma meilleure amie et ni mon grand père, c'est une super définition, dis-je glaciale.

- Sur un autre ton jeune fille, fit ma grand mère, ton grand père c'est mon affaire.

Nos regards se rencontrèrent, je voyais tout l'amour qu'elle pouvait me porter, toute la fierté qu'elle avait en moi, ou simplement son regard maternelle que je ne retrouvais que très rarement chez ma mère. C'était tellement appréciable de l'avoir près de moi.

- Merci... chuchotais-je.

Elle se leva comme un piquet et m'invita à faire de même. Étant debout ma grand mère passa une main sur ma joue pour la caresser. Je lui fis un petit sourire alors qu'elle s'avança pour m'enlacer. Alors qu'on se faisait un câlin elle approcha sa tête vers mon oreille :

- Je suis là pour t'aider Scarlett, n'oublie jamais.

Point de vue de Ginny Weasley – Potter.

- Dépêchez vous à sortir ! Ordonnais-je, on est toujours en retard.

Les enfants sortaient de la voiture de Harry tout en bougonnant :

- Parle pour toi maman ! Fit Albus en prenant des cadeaux dans le coffre.

- Perso' je ne suis jamais en retard, rigola James.

- On y croit mon grand, dis-je en levant les yeux au ciel.

Lily était silencieuse en prenant les paquets, d'ailleurs ma fille était silencieuse depuis hier midi. Ni Harry ni moi même avons eu une conversation avec elle sur son choix assez surprenant de vouloir se marier avec Alexander. Lily avait annoncé cela comme un cheveu sur la soupe. Avec Harry on aimait beaucoup Alexander mais au point qu'ils se marient aussi jeune, c'était quoi leur idée ?

Le coffre de la voiture claqua alors que mon mari avec l'aide de sa baguette enclencha la voiture, elle alla se garer seule avec les autres voitures.

- Bon on rentre il fait froid, lança Albus en avançant dans l'allée.

- Attend, je vais t'aider, fit Casey en prenant des présents qui était dans les bras de mon fils.

James passa juste derrière eux suivit de Harry, Lily était à la traîne. Elle nous boudait encore apparemment. Casey frappa à la porte et à peine avait elle fini de toquer à la porte de chez Hermione et mon frère que la porte s'ouvrit sur un grand métisse.

- Je croyais que c'était la maison de oncle Ron et Hermi, souriait Al'.

- Très drôle Al', lança Fred en ouvrant grand la porte.

Fred était le fils de mon frère George, il ne ressemblait pas du tout à George, peut être juste par sa grandeur. Fred était métisse, grand, musclé, les cheveux rasés, avec un grand sourire et un nez légèrement aplatis comme sa mère qui n'était autre notre excellente amie Angelina Johnson.

- Vient nous aider au lieu de nous regarder ! Fit Albus.

- Je tiens la porte Al', je ne peux pas tout faire, rigola Fred.

- Laisse je vais faire, dit Louis en levant les yeux au ciel.

Louis prit des paquets des bras de James et Albus pour les emmener dans le salon. Louis était un mélange de mon frère Bill et de Fleur, il avait des trais fins et beaucoup de charme, c'était facile pour lui étant donné qu'il avait du sang de vélane dans ses veines. Il était blond aux yeux bleus comme ses deux grandes sœurs, cependant il avait comme mon frère une boucle d'oreille. Il était très proche d'Albus et de Colin Crivey.

On avança enfin à l'intérieur avec Lily qui clôturait la marche. George et Angelina vint nous dire bonjours tout en prenant nos affaires des bras, ça faisait longtemps que je n'avais pas vu mon frère si prévenant.

- Qu'est-ce que tu veux George ? Demandais-je joueuse.

- Quoi !? Je ne peux pas aider ma jeune sœur, se plaignait il avec un ton qui ce voulait mélodrame.

- Dit moi ce que tu veux ? Lançais-je en retirant mon trench.

- OK OK ! Est-ce que tu sais s'ils peuvent faire une place dans la Gazette pour le magasin Weasley, Farces pour Sorciers Facétieux qu'on a ouvert à Dublin ?

- Je verrais ce que je peux faire, souriais-je alors qu'il me laissait une tape amicale.

- Tu es la meilleure p'tit sœur !

- Ouais ouais !

Percy était dans le salon avec Audrey à ses côtés, je les voyais discuter tout les deux, il avait continuellement ses lunettes rectangulaire sur le nez et ses cheveux plaqué en arrière. Les enfants allaient saluer le reste de la famille en déposant les cadeaux au pied du sapin.

- Toujours en retard, fit Ron en rentrant dans la pièce.

Harry lui fit une accolade suivit de près de moi même.

- C'est toi qui parle, si tu n'étais pas chez toi tu serais autant en retard que moi, me moquais-je.

- Peut être mais cette année c'est tombé chez nous Noël ! Et puis je ne peux pas me permettre d'être en retard avec Hermi...

- Arrête dont de te plaindre oncle Ron, tu es bien content d'avoir tante Hermione à tes côtés, rigola James en prenant une coupe de champagne sur la table basse.

Les autres rigolaient alors que Ron roulait des yeux :

- Je vais aider MA chère femme si je n'ai pas droit de me plaindre dans ce cas.

Harry me prit la main et on alla plus profondément dans la pièce. Les Criveys étaient là, Rose et Charlie parlaient ensemble alors que Charlotte et Denis étaient en pleine discussion avec Percy et Bill. Albus s'était assis dans un fauteuil alors que Casey prit place sur ses genoux qui aurait crue que j'apprécierais autant une Zabini. C'était plaisant de voir toute notre famille réunis, même si mon frère Charlie n'était pas là pour l'occasion. Le nouveau copain de Molly était présent lui aussi, il me semblait qu'il était espagnole ou italien, enfin bon il s'appelait Alejandro, Matthew Finnigan le petit amie de Lucy était aussi venu. Les deux filles de Percy savaient bien choisir leurs amoureux apparemment, les deux garçons étaient ravissant et très sociable. Je ne connaissais pas trop Alejandro mais Matthew était quelqu'un se très serviable.

- Giny ! Harry ! Comment allez vous ? Fit Victoire en arrivant derrière nous.

Victoire avait un grand sourire, elle était habillé comme à son habitude d'une impeccable robe, cette fois-ci elle était bleue. Elle avait relevé ses cheveux dans un chignon sans accros.

- Très bien, et toi Vic ? Où est Teddy ? Répondit Harry en posant ses lèvres sur son verre.

- Il arrive, on était monté mettre nos affaires dans une des chambres à disposition, précisa-t-elle juste au moment où on voyait apparaître Ted arriver derrière elle.

Depuis qu'il était avec Victoire, Teddy avait toujours la même apparence étant donné que c'était un métamorphomage. Il était grand avec les cheveux violet-brun, assez sombre quoi. Ses yeux étaient malicieux comme Tonks et un visage carré qui ressemblait à Remus.

Hermione arriva juste derrière lui, elle nous gratifia à Harry et moi d'un sourire complice avant d'annoncer le dîner. Tout le monde se levait et suivait Hermione dans leur salle à manger, les plats étaient déjà disposés. Les fêtes de Noël étaient vraiment merveilleuse, mais manger autant n'était pas permis pour mon ventre. Ma mère et mon père étaient déjà dans la pièce, évidement ma mère ne put s'empêcher de me prendre longuement dans les bras tout comme à Harry, heureusement mon père la stoppa pour nous dire bonjour à son tour.

Les adultes s'asseyaient à un bout de la table alors les enfants pris place de l'autre côtés. Lily avait enfin décidé de parler, enfin... faire la conversation avec ses cousins, cousines et amis.

- Où est encore ta sœur Fred ? Demanda Angelina en prenant sa serviette.

- Elle doit sûrement être entrain d'appeler Macguire, répondit Fred.

- Va la chercher, dit George.

- ROXANE ! Cria Fred sur sa chaise.

On le regardait tous, sa mère leva les yeux au ciel :

- On aurait pu le faire ça aussi.

- Fallait pas me le demander alors, ricana Fred alors qu'on entendait des pas dans les escaliers. Tu vois en plus ça marche bien.

Roxane apparaissait à l'entrée de la salle à manger. Elle était tout aussi métisse que son frère mais elle avait une grande tignasse brune bouclé. Roxane avait des lèvres pulpeuses, un regard sombre, avec des sourcils noir impeccablement dessiné et quelques grains de beauté sur son visage. Elle était maigre mais avait des bras puissant puisqu'elle était poursuiveuse des Faucons de Falmouth.

- Désolée, fit-elle en s'asseyant à côté de son frère.

Tout le monde commença à manger alors que les conversations fusaient de partout. On était une trentaine à table (merci les sorts d'extension d'Hermione), on ne pouvait pas suivre la totalité des conversations c'était évident. Pourtant j'entendais des fractions de conversation par-ci par-là.

- Macguire n'a pas voulu venir cette année ? Demanda Albus à Roxane.

- Non c'est juste qu'il est quelque part en Allemagne avec ses parents, il était invité, précisa-t-elle.

- Ça me manque l'époque où il rembarrait mes frères à Poudlard, rigola Casey.

- Macguire a toujours eu un pouvoir sur Bacchus, souriait Roxane.

- C'était le côté préfet de Macguire qui voulait ça, ajouta fièrement Albus.

- Ouais ouais ! On a compris Al'. Les préfets sont les meilleurs, fit James moqueur.

- Tu es jaloux James car tu l'as jamais été, expliqua Molly.

- Ou simplement car on se faisait un malin plaisir à punir James, répliqua Lucy à l'intention de sa sœur.

James leva les yeux au ciel avant d'ajouter :

- On a le même sang et vous deux, vous me coupiez toujours l'herbe sous le pied à Poudlard.

- C'était notre rôle p'tit cousin, rigola Lucy en recoiffant ses cheveux cuivrés.

Je tournais la tête pour regarder vers les adultes, Hermione en bonne hôte de maison servait ses invités alors que George racontait ses dernières farces sur ses employés, il précisa que Fred l'aidait beaucoup dans la boutique de Londres. Denis parlait avec Fleur et Bill du travail à Gringotts.

Le dîner bâtait son plein, les rires fusaient, même Lily s'amusait avec Hugo, Charlie et Rose. Je devrais sûrement demander conseil à Hermione pour cette histoire de mariage. Le dessert était passé, Ron avait même retiré son bouton de pantalon tellement il avait mangé, Hermione lui avait fait une réflexion par rapport à ce geste vulgaire bien évidement.

James et Fred se levèrent d'un bon :

- Bon c'est l'heure des cadeaux, fit mon fils avec le sourire.

- Attendez s'il vous plaît, dit Teddy en se levant à son tour.

Fred se rassit déçu suivit de James.

- Avec Victoire on a quelque chose à vous annoncer, expliqua Teddy avec un sourire heureux.

Harry me prit la main. Ok ! Mon mari savait de quoi il s'agissait alors que je ne savais strictement rien. Victoire se leva à son tour pour prendre le bras de son petit amie.

- Ted m'a demandé en mariage, souriait-elle en désignant un bague à son doigt.

- WOW ! S'exclama Samantha et Dominique en cœur.

- Sérieux ? Frappa dans les mains Ron.

- C'est pas trop tôt, rigola James.

- Je veux être ta témoin, se réjouissait Molly à Victoire.

A mes côtés je voyais Fleur verser une larme alors que Bill applaudissait. Tout le monde se levait pour féliciter les deux amoureux alors que je me penchais vers Harry pour lui chuchoter quelque chose à l'oreille :

- Tu le savais ?

- C'est mon filleul, évidement que je le savais. Je suis allé choisir la bague avec lui, souriait il avant de m'embrasser.

- ARG ! Fit Ron en nous regardant.

- Ron franchement, on est adultes maintenant et on a des enfants tu pourrais grandir un peu, dis-je en roulant des yeux.

- C'est toujours mon meilleur ami avec ma sœur ! Précisa-t-il.

- Et toi tu es toujours mon frère avec ma meilleure amie, concluais-je avant d'aller féliciter Victoire et Teddy.

Après de nombreuse accolade et d'éclat de joie des filles, les garçons étaient pressés d'aller ouvrir les cadeaux de Noël.

- Bon ! On peut y aller maintenant, franchement bravo vous deux, mais c'est le moment ! Fit James.

- James, James, James, ne cesseras-tu jamais d'être toujours aussi impatient ? Demanda Samantha en passant devant lui pour rejoindre le salon.

- Et toi Sam, ne arrêteras-tu un jour d'être chiante avec moi ? Fit James avant de se prendre un coup de coude Louis.

Louis et sa sœur Dominique passèrent devant James pour suivre Sam. Tout le monde alla dans le grand salon alors que Hermione clôturait la marche.

- Non Hugo ! Dit James en lui attrapant son gilet.

- Quoi ? Pourquoi ? Se plaignait-il.

- Tu es le plus jeune donc tu ouvres tes cadeaux en dernier, rigola Fred.

- Vous êtes vraiment des crétins tout les deux, précisa Roxane en arrivant derrière eux. Tien Hugo c'est pour toi.

Roxane lui tendait un gros paquet rectangulaire, Hugo la regarda plus que heureux puis se permettait de l'ouvrir. Il arracha le papier cadeau rouge et doré pour enfin pouvoir voir son présent :

- OH MERLIN ! ROXY ! Tu as vraiment fait ça ? S'extasia Hugo en lui sautant au cou.

- Et oui ! Pour notre attrapeur prometteur, souriait-elle.

Hugo se détacha pour mettre la boîte qui contenait une tenue de Quidditch professionnelle que Roxane avait sûrement du réussir à avoir par son équipe.

Tout le monde se donnait les cadeaux, beaucoup d'éclat de joie résonnait dans la pièce et aussi quelque rire après certains cadeaux. Hermione et ma mère avaient apporté le thés et des biscuits. Beaucoup de couples était dans les bras de l'un l'autre ou simplement main dans la main.

Point de vue de Charlie Crivey.

- Merci beaucoup Colin, dis-je en enlaçant mon frère après qu'il m'avait offert un livre de Quidditch.

Colin partit vers Albus et Louis. Tout le monde était dispatché dans la maison, je voyais Rose sourire dans un coin seule alors que Lily rigolait avec Domy et Roxane, étant toute seule je m'avançais vers elle.

- Hé ! Ça va comme tu veux ? Dis-je en lui caressant le bras.

- Super, je suis un peu fatigué mais ça va, fit-elle timidement.

- Tu as l'air ailleurs, exposais-je.

Rose tourna sa tête vers moi pour me faire un sourire gênée.

- J'ai du réviser hier, et puis l'histoire... enfin tu sais avec Louann et Scar m'embête beaucoup. Ça me préoccupe, et je dis à Scarlett que tout va bien aller mais je n'en sais rien car je ne connais pas non plus beaucoup Louann et puis t'imagine si elle choisit de me laisser tomber pour Louann simplement car Louann voudrait ça, je ne sai.

- Stop ! Rose, calme toi. D'après ce que j'ai vu, Scarlett t'aime, murmurais-je. Et puis ne t'inquiète pas pour ça, c'est Noël. Et Louann ne fera pas la tête longtemps à Scarlett c'est sa meilleure amie.

En vérité je ne savais pas du tout comment pouvait réagir Lou par rapport à cette histoire étant donné qu'elle ne répondait même pas à mes messages. Mais il fallait que je rassure Rose.

- Tu as sûrement raison... Je suis désolée que Louann t'ait giflée.

- Oh... Euh. C'est rien, t'inquiète pas.

C'est vrai que la claque m'avait fait mal car même si Lou passait beaucoup de temps à glander ou faire du shopping, elle avait une sacrée droite d'après ce que j'ai vu sur le sac de frappe ou simplement par sa claque. Mais ce n'était pas sa claque qui me faisait du mal, mais beaucoup plus le fait que je ne pouvais plus lui parler ou la voir comme avant. Elle me manquait. Comment se faisait il qu'elle me manque autant ?

- Ça va Charlie ? Demanda Rose en me prenant la main.

- Oui oui Rose. Tu devrais peut être le dire à tes parents pour Scarlett ? Je veux dire tu as quand même toujours été proche de ta mère et ton père, dis-je pour couper la conversation à mon sujet.

- Oui tu as raison, fit-elle.

- J'ai toujours raison.

- On y croit. Charlie ?

- Oui ?

- Est-ce que tu voudrais m'accompagner pour le dire à mes parents ? Demanda Rose avec une bouille d'enfant.

Même si j'étais pire que mal à l'aise à cette idée, je ne pus m'empêcher de hochais la tête afin de la soutenir. Rose me prit dans ses bras assez brusquement ce qui me fit faire un pas en arrière.

- Merci, merci beaucoup ! Fit-elle dans mon oreille.

- Tu es sûre d'être prête à le faire ? Demandais-je quand elle se détacha de moi.

- C'est toi qui m'as dit de le faire...

- Oui oui, mais je ne veux pas te forcer, expliquais-je.

- Non je suis prête, puis tu es là. Et tu as raison mes parents sont tolérant, essaya-t-elle pour se convaincre.

Rose me prit une nouvelle fois la main pour m'attirer vers la cuisine où se trouvait ses parents. Elle laissait le temps à ses parents de finir leur conversation, pendant ce temps je sentis mon portable vibrer dans ma poche de pantalon :

Luke B. 23h16 : Joyeux Noël Charlie, j'espère te voir bientôt.;) xo.

Je ne répondais pas à son message. Rose se raclait la gorge pour faire par de sa présence :

- Maman, papa ?

Hermione se retournait vers elle :

- Oui chérie qu'est-ce qu'il y a ?

- On pourrait parler... Dans le sellier ? Précisa-t-elle.

- Oh ! Ça doit être grave si tu veux qu'on parle dans le sellier, remarqua Ron.

Sans discuter, Rose m'emmena dans ce fameux sellier avec à ma suite Hermione. Son père traînait des pieds à l'arrière avant de fermer la porte coulissante de l'arrière cuisine. Hermione se plaça devant nous alors que son père s'asseyait sur un plan de travail où se situait de nombreux ingrédients.

- Tu voulais nous dire quelque chose Rose ? Fit Ron.

- Euh oui... Et bien c'est dur à dire mais... Euh. Enfin... J'aime une fille.

Son père fronçait des sourcils puis ouvrit grand les yeux (je pense qu'il venait de comprendre ce que sa fille venait de dire). Sa mère ne réagissait pas, elle n'avait pas fait un seule mouvement. Je sentais la main de Rose trembler, j'étais pire que mal pour elle.

Après une minute de silence et d'angoisse, son père se racle la gorge pour répondre :

- C'est pas grave ! J'aime bien Charlie, c'est une fille bien, fit-il avec un sourire en regardant nos mains qui étaient jointes.

Je ne pus m'empêcher de rigoler à cet instant.

- Non non ! Ron ce n'est pas moi, dis-je avec le sourire.

Ron se grattait la tête pour comprendre alors que Hermione était toujours muette.

- Oh... Euh, c'est qui alors Rosie ? Demanda son père.

Cette fois-ci Rose me broyait la main ce qui me laissait un visage crispé. Rose avait carrément peur, d'ailleurs moi aussi, j'apercevais qu'elle se mordillait l'intérieure de sa joue.

Point de vue de Hermione Granger – Weasley.

- C'est... S'il vous plaît ne me tuaient pas, hésita Rose. C'est Scarlett... Scarlett Malfoy.

Je pris une bouffée d'air frais pour essayer de diminuer mon étonnement et cligna plusieurs fois des yeux. Évidement je ne voulais pas tuer ma fille mais il fallait que j'assimile les choses. Heureusement pour moi Ron avait bien réagit pour la première confession de notre fille, mais apparemment ce n'était pas le cas de la deuxième. Ronald était blanc comme un linge. Je ne voulais pas que ma fille se sente mal intégrés dans notre famille par ses orientations sexuel, oh que non ! Elle avait le droit de faire ce qu'elle voulait, mais en tant que parents il fallait un petit moment pour ce dire ''oui oui vient à la maison avec ta copine''. Je devais me faire à l'idée que je n'aurais sûrement pas de petit enfant de sa part et aussi que son avenir allait peut-être être compromis par des gens intolérants.

Je remarquais que Rose était stressé et que ni Ronald ni moi même avions répondu à sa deuxième confession. Les yeux de Rose était humide, j'imaginais très bien qu'elle venait de rassembler un courage monstrueux pour nous l'annoncer. Ma petite chérie était morte de peur et instinctivement je lui pris sa main libre :

- C'est...Scarlett doit être une fille bien, et si elle te rend heureuse... si Scarlett te rend heureuse alors on est heureux pour toi chérie, dis-je doucement.

- Mais... Maman c'est une fille et... C'est une Malfoy ?

- Tu as le droit d'aimer qui tu veux trésor, et je ne me fis pas à un nom de famille mais à la personne même.

- Je... Oh. Merci, fit-elle en me prenant dans les bras.

Je lui caressais les cheveux pendant notre étreinte, Rose se décala. Ron toujours à l'arrière lui fit un sourire crispé. Cela ne sentait rien de bon.

- Maman laisse moi le dire à Lily d'accord ?... Que c'est Scarlett, précisa-t-elle.

Elle ne l'avait toujours pas dit à Lily, il fallait espérer que sa cousine réagisse bien.

- D'accord... Charlotte tu devrais raccompagner Rose avec les autres invités, conseillais-je à cette grande blonde.

Charlie hocha la tête tout en souriant et prit ma fille par la taille afin de l'emmener hors du sellier. Je les regardais partir avant de me retourner vers Ron qui était descendu du plan de travail. Il était prêt à dire quelque chose mais je posais un doigt sur sa bouche pour attendre que Rose et Charlie soient enfin assez loin. Je retirais le doigt de sa bouche tout en refermant la porte coulissante.

- MALFOY ! MALFOY ! Cria-t-il les bras en l'air.

- Ronald calme toi.

- Malfoy ! Répéta-t-il.

- RON, m'indignais-je.

- Elle aurait pu avoir plein d'autre garçon... Ou de fille, mais non il a fallu que ça soit de cette famille, beuglait-il.

La porte coulissa pour laisser apparaître une tête rousse :

- Qu'est-ce qui ce passe ? Demanda Ginny.

- Même des années après Malfoy me casse les couilles, fit Ron sévèrement.

- De quoi tu parles ? Fit Ginny en refermant la porte du sellier derrière elle.

Avant même que Ron ou moi puisse réponde elle continua :

- J'ai l'impression qu'on est revenue à l'époque où tu m'as annoncé ta grossesse Hermi.

C'était vrai que dès qu'il y avait une conversation importante on se réfugiait dans le sellier. Que ce soit pour nos grossesses, les mariages, quand Casey était sorti avec Albus ou quand Ginny avait décidé de changer de travail. Ou bien même quand j'avais décidé d'aller travailler au Département de la justice magique en dépit des remarques de Kingsley qui préférait que je suive Ronald entant qu'Aurors. Le sellier était notre lieu de rendez-vous.

- Bon vous m'expliquez ? S'impatienta Ginny.

- Rose sort avec une fille, expliquais-je calmement.

Ginny n'eut pas de surprise majeur car elle répliqua vite :

- Ça pourrait être pire, elle pourrait se marier avec elle.

- Je comprend pas pourquoi tu sors ça ? Fit Ron en arquant un sourcil.

- Vous êtes tout les deux invités au mariage de Lily et Alexander, ironisa-t-elle.

- Quoi ?! Nous exclamions en cœur.

- Oui ta chère filleule Hermione a accepté la demande de son petit copain, dit-elle agacée.

- Mais... Quand est-ce qu'elle a dit oui ? M'inquiétais-je.

- D'après Charlie ça fait deux mois.

- Pourquoi d'après Charlie ? Demandais-je.

- Lily nous fait la gueule à Harry et moi car on est pas d'accord avec se mariage, donc on a posé la question à Charlie.

- Je vous préviens que c'était mon moment de pousser la gueulante là, signala Ron à côté de nous qui tapait du pied.

Ginny et moi levions les yeux au ciel.

- Pourquoi ça te gêne qu'elle sort avec une fille ? Demanda sa sœur.

- C'est pas qu'elle sort avec une fille qui me dérange, c'est qu'elle sort avec la fille Malfoy, cracha Ron.

Ginny était vraiment la sœur de son frère : elle était devenue toute blanche.

- Alors tu vois ! S'excita son frère.

- Ronald calme toi, dis-je en posant une main sur son bras.

- Malfoy ?! Répéta Ginny.

- Scarlett, corrigeais-je.

- Oh Hermione c'est pareil, fit-elle.

- Non c'est pas pareil, si Rose l'aime c'est qu'elle doit être différente, et puis arrêter tout les deux avec vos théories foireuses sur des complots qu'aurait les enfants Malfoys, Parkinson, Nott ou même Zabini. En plus tu sais très bien qu'ils sont pas comme ça étant donné que ton fils est avec Casey.

- Oui mais la on parle des Malfoys, répéta Ron.

Je levais les yeux au ciel avec mépris.

- Franchement Ron, arrête deux minutes, me plaignais-je en me dirigeant vers la porte. Ginny s'il te plaît ne dit rien à Lily, Rose veut le faire seule.

- Mais Malfoy, se plaignait Ron en baissant les bras le long de son corps.

- Hermione a raison Ron... Donc retournons avec les autres, dit Ginny avec peu de conviction.

Je fis signe à mon mari de nous suivre sans protester. Ginny sortit du sellier bientôt accompagné de Ron et moi-même.

Point de vue de Rose Weasley.

J'étais retourné dans le salon avec les autres. Je me sentais incroyablement plus légère, ma mère avait été au top. Bon il fallait avouer qu'elle m'avait stressé à ne pas répondre dès le début mais au moins maintenant c'était dit, est-ce que je pouvais dire que j'avais des parents vraiment géniaux ? Oui certainement. Non mais, c'était incroyablement libérateur de pouvoir en parler avec ses parents. J'espérais vraiment que ça se passe aussi bien pour Scarlett dans sa famille... Pas comme avec Louann. D'ailleurs j'espérais aussi qu'avec Lily ça ne se passe pas aussi mal que Scar et Louann. Lily ne m'en voudrait peut-être pas, non ?

J'entendais d'ailleurs Lily entrain de hausser le ton avec Ginny et Harry dans la salle à manger.

- A mon avis ils parlent du mariage, me chuchota Charlie derrière moi.

Je me retournais brusquement vers le salon où Charlie était.

- Du mariage ? Alexander et elle ?

- Oui, elle leur a dit hier midi, c'était super embarrassant, fit Charlie.

- En même temps c'est une idée un peu... bizarre ce mariage, hésitais-je.

Charlie me prit le bras pour laisser Lily finir sa ''conversation'' avec ses parents. On allait s'installer sur un fauteuil. James, Roxane et Fred rigolaient de bon cœur à une des blagues de oncle George.

- Bon alors Rose, tu as déjà réussi à coincé le duo de garce ? Demanda Lucy sur les genoux de Matthew qui avait passé ses mains autour de sa taille.

- Le ''duo de garce'' ? Demandais je.

- Parkinson et Malfoy, précisa Molly.

- Oh... Euh. Scarlett est préfet en chef donc elle n'a pas vraiment de problème pour le règlement, dis-je.

- Pardon ? Malfoy est préfet ? Et préfet en chef en plus ? S'étonna Molly.

- Oui, avouais-je.

- McGonagall devient tarée ou quoi ? Demanda Lucy.

- Non Lucy, Scarlett est quelqu'un de sérieux, précisais-je.

Molly et Lucy ne répliquaient pas, elles devaient sentir que j'étais sérieuse ou je ne sais quoi.

- Si tu veux pas te faire griller sur ta relation, descend d'un cran et change de regard, chuchota Charlie.

- Quoi ?

- Tu as l'air pire que froide.

Je secouais la tête pour reprendre mes esprits face à ma famille. Je ne voulais pas qu'ils le sachent si rapidement mais c'était assez difficile s'ils continuaient à critiquer ma copine devant moi...

- Bon alors James quand est-ce que tu fais la cour à Samantha? Demanda malicieusement Dominique.

- Pardon ?! Fit Sam.

- En quel honneur ? Se plaignait James.

- Y a une telle tension sexuelle entre vous, précisa avec un sourire moqueur Molly.

- Il n'y a rien du tout, trancha Sam en s'enfonçant dans son siège.

James allait pour répliquer quand une tornade rousse passa devant lui pour se diriger vers Charlie et moi.

- J'espère que tu es contente de toi ! Cria Lily.

On se regarda à une vitesse folle avec Charlie pour comprendre à qui de nous deux elle pouvait bien parler.

- Tout se passe mal pour le mariage ! Tout va mal se passer entre Alex et moi ! C'est ce que tu voulais ! Continua-t-elle sur le même ton.

- Je... Euh, tentais-je un peu déboussolé.

- Oh ta gueule ! Lança-t-elle en partant comme une furie.

On entendit Lily grimper quatre à quatre les marches de l'escalier alors que Ginny beuglait dans la cuisine.

J'étais complètement déconcerté, et vu le regard que Charlie me donnait elle devait être dans le même état.

- Lily est vraiment névrosé, commenta Hugo.

- J'approuve, fit James.

Je me sentais mal pour Lily, elle avait l'air tellement bouleversé.

- Les filles sont toute pareille, rigola Louis dans son fauteuil.

Roxane et Molly lui jetèrent un oreiller chacun pour sa remarque déplaisante. Je me levais en roulant des yeux suivit rapidement de Charlie elle devait savoir que j'essayerais de parler à Lily. On montait toute les deux à l'étage pour enfin arriver devant la chambre que Lily avait prit pour la nuit, elle la partageait avec Domy et Roxane.

- On frappe avant d'entrée ? Demandais-je à Charlie.

- Non, fit-elle en ouvrant la porte.

Lily faisait les cent pas entre les lits à disposition, elle se retourna brusquement alors qu'on était encore sur le pas de la porte.

- Dégagez !

- Lily attend, essaya Charlie.

- JE VEUX PAS VOUS PARLEZ ! Beugla-t-elle en nous poussant hors de la pièce.

La porte claqua juste derrière nous.

- Tu réagis comme une gamine, répliqua Charlie à la porte.

- La dernière fois que tu as dit ça, tu t'es pris une gifle, dis-je à Charlie pour détendre l'atmosphère.

Charlie me sourit un peu, c'était pas gagné pour détendre l'atmosphère. Déjà que Charlie me cachait quelque chose, qu'en plus Scar était mal car Louann lui faisait la tête, Lily nous en voulait pour son mariage ou autre, et puis y a aussi James et Sam que je ne comprenais rien, et aussi Lily n'étais toujours pas au courant que je sortais avec Scar et puis si Louann le disait à Lily pour se venger, et si.

- Respire Rose ! Tu penses trop, fit Charlie.

Comment elle pouvait toujours savoir que je pensais trop à un moment ou non ? J'étais si prévisible ? Charlie m'attira dans ma chambre à l'autre bout du couloir.

- On fait quoi pour Lily ? Demandais-je inquiète en entendant Charlie fermer la porte.

- On fait rien.

- Mais pourquoi ?

- Elle veut être seule, Lily a... elle a un caractère assez instable quand elle en colère tu le sais tout autant que moi. Tu l'as bien vu changer cette année à cause du stresse du mariage.

- Elle doute, dis-je à moi même.

- Pardon ?

- Elle doute pour le mariage, Lily n'est pas du genre à péter des câbles toute les 5 minutes et pourtant ce début d'année, elle est très en colère contre les gens qui se mettent sur son chemin. Elle change, ça doit forcement avoir un lien avec Alexander et le mariage. Donc pour moi elle doute, monologuais-je.

- Donc j'ai raison on devrait la laisser respirer.

- Oui mais le problème c'est que Lily ne veut personne mais c'est aussi la championne pour nous reprocher dans une semaine qu'on a pas été là pour elle, concluais-je.

- Rose tu deviens une vraie psy, se moqua Charlie.

Je roulais des yeux avant de l'entendre ricaner. Sur ma table de chevet je voyais mon portable s'allumer (je venais de recevoir un sms).

- Donc il vaudrait mieux prendre des pincettes avec Lily pendant les vacances, dis-je en prenant mon portable. Désolée ça te dérange ?

Charlie secoua la tête avant de répondre :

- D'accord tu as sûrement pas tord, mais j'espère vraiment qu'elle va pas s'enfermer sur elle même ou remettre la faute sur nous deux. C'est qui ?

Je pianotais sur le clavier avant de relever la tête :

- C'est Scar, elle veut passer. Je lui ai dit de transp.

CRACK.

Je n'avais pas pris le temps de comprendre que Scarlett avait transplaner juste devant moi, qu'elle se jeta dans mes bras. Je pouvais enfin sentir son odeur de vanille et la chaleur qui se dégageait de son corps, tout était appréciable, pendant un instant j'oubliais ce qu'il y avait autour de moi.

- Tu m'as manquée, fit elle la tête dans mes cheveux.

Mes joues étaient rouges tomate alors que je voyais Charlie médusé de voir autant d'affection de la part de Scarlett. Vu que je ne répondais pas, Scarlett se décala de moi pour me regarder. Elle me garda cependant dans ses bras.

- Ça va pas ? Demanda-t-elle.

J'ouvris la bouche avec un sourire, puis la referma et la rouvris enfin mais Charlie me devança :

- Malfoy, salua-t-elle derrière elle.

Scarlett se retourna à une vitesse folle pour se faire elle se détacha de moi. Elle pouvait enfin percevoir mon amie. Le manque était déjà présent. Je n'avais pu l'avoir que quelques secondes dans mes bras.

- Crivey, fit Scar avec un signe de tête un demi sourire.

- Je vais vous laisser, annonça Charlie en partant vers la porte. Je vais leurs dire que tu es allée dormir.

- Merci Charlie, dis-je en penchant la tête avec un sourire.

- Pas de quoi, lança-t-elle avant de refermer la porte.

- Politesse plus sourire, ça s'améliore, commentais-je amusé alors que Scarlett roulait des yeux.

J'avançais vers ma table de nuit pour prendre ma baguette.

- Fermaporta, fis-je avec un mouvement de baguette sur la porte.

Je me retournais enfin pour voir Scarlett me regardait d'un air amusé :

- Quoi ?

- Tu n'as jamais appris qu'il fallait toujours avoir sa baguette sur soi, expliqua-t-elle.

- J'étais en famille je n'avais pas besoin de baguette, répliquais-je en roulant des yeux.

Scarlett me souriait et je fis de même. On se regardait un moment ne sachant pas trop quoi faire, c'était la première fois qu'elle venait chez moi, qu'elle venait dans ma chambre. C'était la première fois qu'elle me manquait autant aussi. Tout était une première.

Elle s'avança vers moi pour prendre mes mains, et m'asseoir sur mon lit avec elle. Chaque contacte avec elle était précieux à mes yeux. Je me rappelais que je n'avais pas répondu à ce qu'elle m'avait dit à son arrivée.

- Tu me manquais aussi, dis-je timidement en jouant avec ma lèvre inférieur.

- Je me demandais quand est-ce que tu me le dirais, souriait-elle en s'approchant de moi.

Mon corps fut enfin collé au sien, je ne mis pas beaucoup de temps à comprendre qu'elle venait de m'embrasser. C'était un baiser passionné et intense mais non brutal, je laissais un petit gémissement de plaisir quand je sentis les dents de Scar mordre doucement ma lèvre inférieur, puis un autre quand nos langues se rencontrèrent enfin. Scar me bascula doucement pour m'allonger sur mon lit, je ne savais pas du tout ce qui allait se passer mais tout ce que je voulais actuellement c'était de pouvoir embrasser ma petite copine. De toute façon c'était dur de penser à quoique ce soit de cohérent quand Scarlett m'embrassait l'intérieure du cou. J'avais vraiment besoin d'elle et j'avais vraiment envie de pouvoir être en contacte avec elle. Je passais timidement mes mains sur sa robe pour pouvoir la caresser, je stoppais mes mains sur ses côtes (je savais qu'elle était sensible à cette endroit). Elle ne pu retenir un petit sourire sur ma clavicule quand je lui caressais du bout des doigts son abdomen (heureusement sa robe n'était pas épaisse). Scarlett remonta à mes lèvres pour m'embrasser une nouvelle fois.

- Tu es tellement magnifique, murmura-t-elle à mes lèvres.

Je sentais son souffle chaud sur mon visage, elle continua son exploration en allant embrasser ma mâchoire puis mon cou. Je ne pouvais rester stoïque au baiser qu'elle me laissait sur chaque partie nue qu'elle trouvait. Ma respiration était un peu en désordre, je n'arrivais pas prendre un tant soit peu contrôle de mon corps. Mais je me fis violence quand je sentis les mains baladeuse de ma copine qui commençaient à remonter ma robe. Je mordis ma langue et fermais les yeux avant de la stopper.

- Scar...

Enfin essayer. Scarlett continuait à m'embrasser le cou en prenant plaisir à me voir frissonner de plaisir à chaque fois qu'elle me mordillait ma peau. Je retirais mes mains de son abdomen, pour en posait une sur son visage.

- Scarlett.

Elle avait du sentir que mon ton était plus sérieux cette fois-ci, elle se détacha de mon cou (à mon grand regret) pour venir en face de mon visage.

- Ça ne va pas ? Fit-elle inquiète.

Je me relevais sur mes coudes alors que Scar se décala de moi pour se rasseoir à côté de moi.

- Je n'ai jamais fais ça tu le sais, dis-je gêné.

Scarlett me prit la main et se rapprocha une nouvelle fois de moi.

- Je ne veux pas être méchante Rose, mais toute l'école le sait.

- Oui mais... Enfin je voulais dire que... Enfin. Tu sais. Euh...

Elle arqua un sourcil un peu perdu puis écarquilla les yeux :

- Oh, oh... J'attendrais si c'est ça que tu me demandes.

- Scar je suis désolée, murmurais-je en baissant la tête.

Je l'entendais avoir un soupire amusé avant de sentir une main prendre mon visage. Elle releva ma tête pour que je puisse la regarder dans les yeux.

- Je t'aime Rose, dit-elle lentement. Et ce n'est pas parce que moi je ne suis plus vierge que je peux me permettre de te prendre la tienne.

Après sa phrase je ne pus me retenir de la prendre dans mes bras et puis de lui gratifier d'un de mes plus beaux sourire en me décalant d'elle.

- Rassuré ? Demanda-t-elle.

- Très ! Précisais-je en l'embrassant.

Scarlett s'allongea sur le dos et me fit signe de venir dans ses bras, je ne me fis pas prier. Elle commença à caresser mon visage du bout de ses doigts alors que je jouais avec ses cheveux blonds. Après quelques secondes de silence agréable, je brisais le silence :

- Louann est venue ?

- Non, mais ne t'en fais pas.

- Pourquoi j'ai pas droit de m'inquiéter ? Demandais-je en essayant de regarder son visage (ce qui était impossible).

- Fais moi confiance. Comment ça se passe Noël ici ?

- D'accord... C'est parfait surtout depuis que tu es arrivé, enfin si on zappe le moment Lily.

- Qu'est-ce qui c'est passé ? Demanda-t-elle en caressant cette fois-ci mon bras.

- Elle l'a dit à ses parents pour le mariage et ils ne l'ont pas accepté. Du coup elle était... remonté.

- Ah. Et elle t'a fait du mal ?

Je savais bien qu'elle pouvait être un brin protecteur quand elle le voulait et je ne voulais pas semer de désordre encore plus.

- Non elle a rien dit rien fait, mentis-je.

- Tu mens Rose, fit-elle doucement.

- Bref fais moi confiance, souriais-je en faisant exprès d'utiliser ses propres mots.

Scarlett devait sûrement sourire.

- Et chez toi ? Demandais-je.

- Très bien.

- Tu mens Scar, dis-je en remontant mon visage pour voir le sien.

Elle grogna étant donné qu'elle ne pouvait plus me caresser.

- S'il te plaît Rose je ne pense pas que tu veux savoir ma vie de famille, c'est très serpentardresque et Sang-pur en folie, avoua-t-elle un peu moins douce qu'au début de notre conversation.

- D'accord... Mais si tu veux m'en parler tu peux ? Essayais-je.

Scarlett hocha la tête en me laissant un baiser, puis me prit la taille pour revenir lui faire un câlin. Je me rappelais que je ne lui avais pas dit la chose la plus importante de la soirée !

- Je l'ai dit mes parents, souriais-je.

- Quoi ?

- Je l'ai dit pour nous deux à mes parents, précisais-je.

- Q-Quoi ?! Fit-elle en se relevant.

Ok ! Pourquoi elle avait l'air si mal d'un coup ? J'avais mal fait ? Après tout on avait dit que ça serait mieux que ça soit officiel, et en plus elle ne m'avait pas forcé la main.

- Je croyais que ça te ferais plaisir, hésitais-je en la regardant.

- Euh... Oui. Enfin. Ils ont réagi comment ? Paniqua-t-elle.

- Si c'est ça qui t'inquiète, ne t'en fais pas ils ont bien réagi, dis-je en reprenant un sourire.

- Tu leurs as pas dit que c'était moi... murmura-t-elle.

Je lui pris les mains.

- Je leurs ai dit que c'était toi, dis-je doucement.

Son visage s'éclairait, on aurait dit qu'elle était frappé d'un élan de bonheur. C'était assez déstabilisant de voir Scarlett aussi étonné et heureuse simplement par le fait que je lui confiais cela. Vu qu'on était partie pour qu'elle soit heureuse, c'était sûrement le bon moment pour lui offrir son cadeau. Je me retournais donc pour prendre une toute petite boîte rectangulaire blanche avec un nœud argenté dans ma table de nuit.

Scarlett fixait la petite boîte blanche puis me regardait, je me mordillais ma lèvre avant de lui tendre maladroitement.

- Joyeux Noël, dis-je lentement.

Elle la prit délicatement avant de la poser sur son genou afin d'enlever le nœud argenté de ses deux mains. Elle le retira et ouvra la boite gracieusement. Scarlett regarda en souriant le minuscule cœur en or déposé sur un coussin blanc.

- C'est pour que tu le couds à un de tes gants de Quidditch, à défaut de ne pas attrapé un Vif d'Or, tu as réussi d'attrapé mon cœur, avouais-je timidement.

Scarlett souriait encore plus en remontant ses yeux sur moi. Elle s'approcha pour prendre mon visage afin de m'embrasser.

- Merci c'est magnifique, c'est vraiment un geste adorable. Merci amour, chuchota-t-elle à mes lèvres avant de m'embrasser.

- Tu es contente ? Demandais-je pour me rassurer.

- Très, vraiment, insista-t-elle en me déposant un nouveau baiser.

Scarlett sortit de nul part une boîte noir pour me la poser sur les genoux.

- C'est ton cadeau, fit-elle.

- Tu aurais pas du, dis-je alors que je commençais à ouvrir mon présent.

- C'est toi qui dis ça alors que tu m'as offert le cadeau le plus adorable.

J'ouvris la boîte qui laissa apercevoir un magnifique bracelet en argent, les maillons d'argent avaient l'air de bougé mais pourtant ils restaient incroyablement souple. C'était vraiment le meilleure Noël de ma vie. Scarlett m'aida à le mettre à mon poignet :

- Il est comme toi, sobre et magique, dit-elle simplement avant même que j'ai pu la remercier.

- Comment ça ?

- Il est sorbe, sans artifice, naturelle... de beauté naturelle comme toi, et à la fois étonnement spectaculaire, étincelant et magique comme toi.

Sa petite déclaration me fit rougir tout en souriant. Je m'approchais d'elle pour la remercier et lui faire un câlin. Je restais dans ses bras un moment tout à la remerciant plusieurs fois au creux de l'oreille. Elle me déposa une multitude de baiser sur tout les recoins du visage avant de se décaler.

- Je suis vraiment désolée Rose mais je dois faire quelque chose d'important, dit-elle désolée.

- Oh... Euh. D'accord, répondais-je déçu.

- Je te revois bientôt, précisa-t-elle alors que je hochais la tête.

- Je t'aime Scar, avouais-je avant de l'embrasser timidement.

- Il vaudrait mieux que je parte maintenant avant que tu trouves des arguments trop convaincant pour que je reste, rigola-t-elle en se levant.

Je levais les yeux au ciel, Scarlett restait Scarlett, elle avait quand même des pensées salaces.

- Je t'aime, fit-elle en déposant ses lèvres sur les miennes.

A peine décalé de moi qu'un nouveau crack se fit entendre.

Point de vue de Louann Parkinson.

C'était le Noël le plus nul de ma vie, oh bien sûre j'avais eu des Noël à chier mais là c'était la première fois que je me retrouvais seule, à boire, manger tout plein de truc et tout ça devant un film d'horreur moldue même pas crédible sur un mec qui tuait avec une masse de boucher. Bref ma vie était tellement intense à ce moment précis.

Je revenais de l'îlot où j'avais pu prendre une nouvelle part de gâteaux, tout en faisant gaffe de ne me rien me renverser dessus je m'affalais sur mon canapé. Les pieds sur la table, le verre dans la main et la télécommande dans l'autre. Ma réputation de bonnasse était mise à rude épreuve actuellement.

- Nan mais tue le une bonne fois pour toute là, me plaignais-je en regardant le téléviseur.

CRACK.

Je pris une nouvelle gorgée de whisky-pur-feu, mon visage se crispait sous la brûlure de l'alcool. Foutu whisky !

- Bah voilà ! Comme ça c'est mieux, commentais-je alors que le bourreau de l'histoire venait de tuer une fille.

Il y eu un raclement de gorge juste à ma droite mais je ne levais pas les yeux en sa direction.

- Malfoy dégage, crachais-je.

Je savais pertinemment que c'était elle. On s'offrait toujours nos cadeaux à minuit précise le 24 décembre, et il s'avérait que j'arrivais encore à déchiffrer l'heure.

- Un jogging et un tee-shirt trop large pour toi, tu m'as habituée à mieux, dit-elle froidement.

J'emmenais une nouvelle fois de la nourriture à ma bouche. Sans la regarder je répondais :

- Dégage, dis-je la bouche pleine.

- Lou ! Faut qu'on parle vraiment là.

- Je n'ai rien à te dire.

- Il le faut !

- JE NE VEUX PAS PARLER, hurlais-je.

- MOI JE VEUX ! Donc on va parler !

Je me relevais assez péniblement pour lui faire face. Scarlett avait les yeux légèrement pétillant alors que sa mâchoire était contracté. Elle pouvait être agacé je m'en fichais pardessus tout.

- PARFAIT ! Je vais parlé, mais tu me coupes la parole je te frappe, menaçais-je. Rien ne se passe comme prévu Scarlett, je suis brisé. Oh oui tu peux dire que je suis en plein drama ou que je ressemble à Potter. Tu peux aussi dire que je suis égoïste peu m'importe car je sais qu'au fond, j'ai vécu des jours meilleures que ces temps ci mais ces beaux jours se sont du passé. Maintenant je suis brisé... On m'a toujours dit que les gens se disaient au revoir, que les amitiés se défont ou l'amour qu'on porte pour une personne. J'aurais beau me convaincre que ça ne me brise pas de te voir avec Rose et que ça ne me fait pas de mal que tu sois heureuse alors que moi je ne le suis pas. On sait toute les deux que c'est faux. J'ai toujours été comme ça, j'ai toujours gardé ça pour moi, mais le seul truc que tu savais c'est que je t'aimais et que j'avais besoin de ma meilleure amie pour toujours. Et non une meilleure amie à mi-temps. Mais le pire dans tout ça, c'est que je ne peux pas m'empêcher de continuer à t'aimer, je ne peux pas te sortir de mon cœur putain ! Ça m'est impossible car j'ai vécu toute ma vie avec toi, j'ai toujours été avec toi jusqu'à aujourd'hui. Jusqu'à Weasley. Merlin je suis si pathétique à te brailler ça là... (ma voix avait diminué d'intensité). Tout change Scar, rien ne reste pareil, et tu le sais autant que moi que ni toi ni moi sommes parfaite. On était obligées à un moment ou un autre de se faire souffrir mutuellement, on était obligées de se séparer, on ne pouvait pas rester si soudées jusqu'à notre mort... Je ne peux pas t'avoir Scarlett. Je ne dois pas t'avoir... J'ai beau être égoïste, je sais que ce n'est pas moi qui te rendra heureuse. On était que deux substitues.

Scarlett avait les yeux humide maintenant, j'avais enfin sortie ce que j'avais sur le cœur. J'avais dit ce que je pensais réellement même si c'était dans le fouillis. Scarlett ne serait plus la mâchoire à présent non... Elle essayait de contrôler les tremblements de ses lèvres. Scarlett prit une petite respiration :

- Tu avais si peur quand tu l'as appris, tu as toujours si peur de ma relation. Quand je t'ai vu partir j'ai crue que j'allais rompre immédiatement avec Rose car je perdais ma meilleure amie, car je te perdais. Mais j'ai cédée à mes envies car je me suis dit que tu comprendrais, je me suis dit que tu comprendrais qu'elle me rend heureuse. Je sais que tu penses que toi tu ne peux plus me rendre heureuse mais c'est faux, car j'ai besoin de vous deux... (Scarlett reprit une bouffée d'air et essayait de ne pas pleurer). Quand on était plus jeune, tu laissais toute la douleur que tu avais en toi pour courir et te cacher, je me demandais toujours pourquoi tu ne me le disais pas clairement. Oh oui parfois tu pétais des câbles et tu décompressais ton cœur, mais tu n'as jamais essayé de le faire comme aujourd'hui... Et je suis tombée de haut, tu as beau ne pas me frapper j'ai pris un gros coup aujourd'hui. J'aime quelqu'un et j'en perds d'autre, la vie quelque peu injuste, tu ne trouves pas... (J'avais l'impression qu'elle se parlait à elle même). Tu as toujours établies les règles de notre relation, je ne comprenais jamais quand est-ce tu avais besoin de moi et quand je ne devais pas être là, du coup souvent j'étais face à un mur. Mais Lou, je ne te jamais laissais tombé, ni seule, ni abandonné. Mais rien ne sera jamais pareil entre nous, évidement car tout nos actes ont des conséquences... Merlin ! Je te connais mieux que tu le crois, je savais très bien que tu allais réagir comme ça si je ne te le disais pas. C'est faible de ma part de te le dire maintenant mais j'avais l'intention de te le dire... Mais tu n'avais pas l'air en super bonne forme avant les vacances, sauf que ça évidement je suis obligé de l'apprendre seule car tu es incapable de me le dire. (elle marquait une pause pour regarder le plafond). Tu es tout pour moi Lou, mon cœur est rempli de solitude quand je ne suis pas avec toi. Je ne sais pas ce que ça vaut à tes yeux mais je t'aime, et ce n'est pas Rose qui changera ça.

C'était trop pour moi, je détestais ça. Je détestais ce genre de conversation, ce genre de confidence. Ma tête était embrouillé par l'alcool, la colère, la tristesse, la fatigue et je ne sais quoi d'autre. Ça tourbillonnait dans ma tête. Qu'est-ce qu'elle voulait que je réponde à ça ? Qu'elle avait raison ? Qu'elle avait toujours raison ? Que j'étais égoïste, solitaire, que je détestais me confier aux gens même à elle ? Oui j'étais perdue car j'avais beau l'aimer et elle aussi, une amitié aussi fusionnelle ne se résumait pas simplement qu'à aimer l'autre, c'était complexe. Elle avait dit elle même que nos actes ont des conséquences, on ne pourra jamais réparé des erreurs comme ça, jamais. On ne pouvait pas se faire souffrir mutuellement et se dire simplement ''je t'aime'' pour que tout roule. Sans elle je n'avais personne, sans elle j'étais seule. Mais est-ce que j'étais prête à partagé mon temps passait avec elle avec Rose, ça non.

Scarlett me regardait et voyait que je ne réagissais pas. Elle s'impatienta, de toute façon je ne voyais pas ce que je pouvais bien faire... Tout se solderait par un échec. Depuis quand j'avais si peu confiance en moi ?

- C'était pour toi, fit-elle en jetant un paquet sur le canapé. Apparemment tu ne prends pas en compte que je t'aime et je te dis que rien ne change... Donc Joyeux Noël Lou.

Scarlett était prête à transplaner alors que je la vis enfin pleurer avant d'entendre un craquement.

Je sentais ma respiration qui était saccadé, j'avais mal, terriblement mal. J'étais seule et cette fois-ci c'était en partie de ma faute. Mais je refusais de partager les gens que j'aimais. ''Préférer être seule que mal accompagné'' c'était assez comique...

Elle était partie merlin !

- PUTAIN DE MERDE ! Explosais-je en balançant mon verre contre la télé.

Le verre se brisa en mille morceaux tout comme la télé, elle était entrain de grésiller. Je m'asseyais sur le canapé en mettant mes mains dans mon visage. Qu'est-ce que j'avais fait ? Qu'est-ce que j'étais entrain de faire au juste ? Mes mains tremblaient alors même qu'elles essayaient de maintenir ma tête, je fixais le sol en essayant de contrôler ma respiration. Après une longue minutes à regarder dans le vide mon portable vibra. Je pris une grande bouffée d'air puis pris sauvagement mon portable sur la table basse :

7 messages de Crivey.

Je ne pus m'empêcher de rire. Ma situation était tellement pathétique par ma faute. Peut être qu'ils avaient tous raison, que j'étais qu'une gamine pourrie gâtées qui méritait tout ce qui lui arrivait.

Point de vue de Alexie Londubat.

- Oh sérieux Alex ça va aller arrête de t'inquiéter, tentais-je de rassurer mon frère.

- Non Lexie, c'est juste qu'apparemment ses parents... ne sont pas vraiment d'accord. Enfaite ils ne sont pas du tout d'accord.

D'un côté qui serait d'accord avec un mariage aussi jeune... enfaite si le pire c'était que nos parents étaient heureux pour lui, bref j'étais sa sœur je devais le soutenir.

- C'est vraiment gentil de la part de Ginny et Harry de nous avoir invité pour Noël, fit ma mère à mon père.

Neville hocha de la tête avant de prendre des pochettes et sacs de notre voiture. Alex l'aida, et tout les quatre on se dirigeait vers l'entrée des Potters. Harry ouvrit la porte et chacun notre tour on salua Lily, Harry, et Ginny. James était un peu sur la réserve, il nous adressa seulement un rictus de bonjour. Ce qui était étrange étant donné que c'était le Potter qui rigolait ou chambrait le plus.

- Alexie ! S'exclama Casey en arrivant vers moi.

Elle me prit dans ses bras, et je resserrais l'étreinte. Casey se dégageait de moi :

- Ça fait tellement du bien de te voir, avouais-je avec un petit sourire.

- On aurait pas cru ça au mariage de Parkinson, fit remarquer Albus à côté d'elle.

- La ferme et vient là, lui dis-je en le prenant dans les bras lui aussi.

Casey rigolait à côté de nous. On parlait de tout et de rien pendant qu'on prenait l'apéritif. James était aux côtés de Albus près de Casey et moi mais pourtant il restait silencieux. James avait le regard perdu.

- Ça va pas James? Demandais-je sans hésiter.

- Parfait, tranchait-il.

- Tu sais autant mentir que mon frère, précisais-je.

James me regardait maintenant, il n'avait pas l'air heureux de ma remarque.

- Il s'est prit un râteau par Samantha Crivey, expliqua Albus.

- La ferme Albus car c'est pas ça ! Fit-il en allant dans la salle à manger.

- Légèrement susceptible le James, rigola Albus.

- James et Sam se sont disputé à Noël, enfin je ne sais pas ce que pourquoi c'était, mais je les ai entendu se lever durant la nuit et le ton a commencé à monter vraiment haut. Je ne sais pas de quoi ils parlaient mais les deux étaient énervés, expliqua Casey. Depuis James est vraiment... tendu.

Je restais silencieuse, j'étais curieuse de ce qu'ils avaient bien pu se dire. Mais j'étais pas encore assez suicidaire pour aller lui demander des comptes simplement pour remplir mon sac de ragot.

- Pourquoi tu nous as évités au mariage ? Demanda Al'.

- Je ne vous ai pas évité, dis-je simplement.

- A d'autre ! Fit Casey.

- Vous savez très bien que Borislav ne vous aimes pas plus que ça donc forcement c'était un peu... compliqué, expliquais-je.

- La prochaine fois essaye quand même d'être un minimum toi même avec nous, conseilla Albus en buvant son verre.

- D'ailleurs tu n'as pas vu Krum des vacances ? Demanda Casey en prenant la main de son copain.

- Non il est retourné en Bulgarie cette année, mais il revient pour le nouvel an, précisais-je.

Ginny et Harry nous firent signe de venir à table pour manger. On se leva tout les trois pour aller dans la salle à manger.

- Tu fais quoi pour le nouvel an ? m'interrogeait Albus en s'asseyant.

Alexander prit place à mes côtés suivit de Lily.

- On a une grande réception dans un des manoirs ou château de Félix Smith, répondit Lily à ma place.

- Vous fêtez le nouvel an tous ensemble ? S'étonna Casey.

- On a pas le choix, les élèves de Salem doivent s'occuper et le fils de Zacharias Smith a proposé d'organiser ça, fit remarquer mon frère.

- Donc Serpentard et Gryffondor? Souriait Albus moqueur.

- Hé ! Ne te moque pas Al' j'ai déjà fait des fêtes avec eux, expliquais-je.

- J'imagine que c'est chacun de son côtés, exposa Casey.

Je levais les yeux au ciel, évidement qu'on faisait bande à part, fallait quand même pas déconner. Le déjeuner se passa relativement bien jusqu'au moment où mon père fit une gaffe de trop :

- Je suis vraiment ravie du mariage.

Mon père avait le sourire alors que mon frère et Lily étaient tendus comme des strings. Albus et Casey fronçaient des sourcils inquiets.

- Vraiment Neville, tu es ravie ? Fit Ginny assez froidement.

Mon père posa son verre afin de répondre.

- Et bien c'est un choix mutuel, ils sont majeurs, ça fait des années qu'ils s'aiment, ils sont en couple, ils sont heureux, et ce sont deux enfants responsables.

- Enfant et Responsable, ironisa Ginny dans son verre.

- On ne doute pas qu'ils soient heureux et qu'ils s'aiment, mais ils sont trop jeune, expliqua Harry.

- Mais papa ! Qu'est-ce que ça peut te faire à toi que je sois jeune ou non, tu ne veux pas mon bonheur ? Tenta Lily.

- Mais bien sûre qu'on veut ton bonheur, dit sèchement Ginny. Le problème c'est que tu ne comprends pas ce que ça représente.

- L'amour est rarement quelques choses qu'on peut comprendre avec les années... Ginny et Harry. Je suis vraiment désolée de ne pas vous avoir demander la permission avant de faire ça, mais j'aime vraiment votre fille, fit Alexander.

Ginny reprit de l'air. Elle aimait beaucoup mon frère et je savais pertinemment qu'elle ne voulait pas le froisser. Ma mère prit la parole en premier :

- Tu sais Ginny, c'est juste un mariage, ce n'est pas comme s'il partait à l'autre bout du monde ou qu'elle était enceinte (j'avalais difficilement ma salive en regardant ma mère), ils s'aiment. On devrait leur faire confiance après tout.

Pour mes parents ce n'était pas grave de se marier mais s'ils auraient su que j'étais enceinte alors ça aurait été la fin du monde. Je sentais un pincement au cœur me venir.

- Le mariage entraîne l'achat d'une maison, il faudra qu'ils s'installent et puis il faudra aussi qu'ils aient un job, précisa Ginny.

- Maman s'il te plaît, supplia Lily. J'aime Alexander, je me mariais avec lui tu le sais.

- Non je suis désolée !

- Maman ! Je le ferais que tu me l'interdise ou non, menaça Lily.

Il y eu une longue minute de silence où je regardais attentivement la réaction de Ginny. Au début son visage était sévère puis il y eut un petit éclaire de génie dans ses yeux, tout en gardant le même visage qu'avant. Ses lèvres s'étirait un tout petit peu, vraiment un tout petit peu. Limite un faux rictus. Et là j'avais tout compris.

- D'accord, vous allez vous marier. Tu vas avoir ton mariage, fit Ginny avec un sourire.

- Vraiment ? S'exclama perplexe Lily.

- Oui.

Mon père et ma mère souriaient, et Harry était déboussolé.

Oh non je n'étais pas aussi dupe que mes parents ou mon frère. D'ailleurs je n'étais sûrement pas aussi dupe que l'ensemble de la pièce. Ginny croisa mon regard, en l'espace d'une demi-seconde elle comprit que j'avais moi-même compris son manège. Je lui fit un petit sourire pour lui faire comprendre que je ne dirais rien.

Lily voulait se marier absolument, mais chaque être humain doute. Et le but de Ginny était de faire douter sa fille. Lily voulait jusque là prouver à sa mère qu'elle pouvait se marier et qu'elle le voulait. Comme on disait ''Plus c'est interdit plus on le veut'', et ''Quand c'est nouveau tout est excitant''. Sauf que maintenant Ginny avait autorisé le mariage, donc ce n'était plus interdit. Et ça faisait bientôt quatre mois que mon frère avait fait sa demande, donc ce n'était plus vraiment nouveau maintenant. Le but de Ginny était de donner tout ce que voulait Lily afin qu'elle comprenne d'elle même que ce mariage était stupide.

De la manipulation à l'état pure.

Point de vue de Scorpius Malfoy.

Alice était parti dès ce matin, il fallait avouer que sans elle à la maison, je trouvais qu'elle était bien vide et désagréable. Mais elle avait du partir pour aller fêter Noël avec ses parents. J'aurais préféré l'avoir pour moi tout le temps... ou du moins elle aurait pu me prendre avec elle.

J'étais entrain de prendre un café bien noir dans une des bibliothèques du manoir tout en lisant la Gazette. J'entendis des pas venir de l'entrée de la pièce, je levais les yeux pour voir mon grand-père lui même avec une tasse de café. Je me levais par politesse, il me salua et s'assit à côté de moi.

- Tu vas bien Scorpius ?

- Parfaitement bien, répondit froidement comme à mon habitude.

- A ce que je vois tu as bien réagis, fit-il en posant sa tasse sur la table.

- Pardon ?

- Pour ta soeur et Rose Weasley, précisa-t-il.

De quoi il parlait. Je regardait mon grand père surpris et un peu déboussolé. Rose Weasley ? Mais pourquoi il me parlait d'elle, et surtout de Scarlett.

- Tu n'étais pas au courant, souffla-t-il.

C'était quoi ce putain de bordel ! Récapitulons : Scarlett était préfet en chef, Rose aussi, Lou n'était pas là aujourd'hui encore, Scarlett avait été bizarre pendant les vacances d'Halloween, Scarlett et Rose partageaient leur chambre. Scarlett et Rose partageait leur chambre ! MERLIN ! Mes yeux s'écarquillaient.

- Excuse moi Lucius, dis-je en partant de la pièce un peu précipitamment.

Je montais les marches avec détermination, arrivé devant sa porte j'entrais sans frapper en refermant la porte aussitôt. Scarlett était sur son lit et leva les yeux vers moi en fronçant des sourcils.

- Qu'est-ce.

- C'est pour ça que Lou n'est pas venu ? Coupais-je sévèrement.

- De quoi tu parles ? Fit-elle sèchement en se levant.

- Est-ce que c'est pour ÇA que Lou n'est pas là ? Répétais-je en hurlant.

- Mais putain ! Scorpius de quoi tu parles, gueula-t-elle.

- Que tu sors avec Weasley, crachais-je.

Scarlett avait le visage tendu, enfaite tout en elle était tendue. Sa mâchoire se crispait et ses yeux étaient sombre. Elle faisait la dur mais je savais qu'elle était déstabilisée.

- Comment tu as su ça ? Fit-elle froidement.

- Grand père, tranchais-je.

- Putain, soufflait-elle.

- Oh non repose pas la faute sur Lucius alors que tout est de ta faute.

- Ma faute ? En quoi c'est ma faute ?

- C'est toi qui sort avec cette fille, pas nous !

- C'est complètement con ce que tu dis, fit-elle en fronçant des sourcils.

- Tu peux avoir qui tu veux et tu choisies une fille !

- Tu es sérieux ? C'est parce que c'est une fille ou c'est parce que c'est Rose ? Fit-elle cassante.

- Les deux et aussi car tu laisses tomber Louann.

- Mais ta gueule Scorpius ! Ferme ta gueule tu me dégoûtes. Tu as rien droit de dire sur Louann, tu l'as abandonné il y a déjà plus de deux ans !

- Toi aussi tu me dégoûtes, crachais-je. Comment tu peux faire ça à notre famille ?

- Notre famille ? Ironisa-t-elle. Mais ouvre les yeux bordel de merde, tu es si aveugle que ça ? Nos parents s'en foutent de moi. Et si je te dégoûtes de sortir avec fille alors quand même temps tu soutiens Lou c'est un peu contradictoire tu trouves pas. Tu le sais qu'elle est lesbienne au moins ?

- Évidement que je le sais ! Criais-je.

- Alors c'est quoi ton putain de problème Scor, que se soit une fille ? Que Lou ne soit pas là ? Qu'elle soit de Sang-mêlé ou simplement car ce soit Rose Weasley ? Demanda-t-elle cassante.

- Tout, dis-je simplement avec un sourire provocateur.

- Dégages ! VAS TE FAIRE FOUTRE ! Hurla-t-elle.

La porte de sa chambre s'ouvrit violemment sur mon père :

- C'est quoi ce bordel ici ? Demanda-t-il sévère alors que ma grand-mère arriva à son tour.

- Scarlett sort avec Rose Weasley, crachais-je.

Tout d'un coup, je venais de comprendre tout les choses affreuse que je venais de dire à Scarlett. MERDE ! J'étais tellement con, pourquoi quand j'étais en colère je ne réfléchissais jamais avant. Merde merde merde merde. Qu'est-ce que j'avais fait. Mais merde bordel !

Scarlett était figé, moi aussi, Narcissa aussi. Je n'avais pas remarqué ma mère mais elle était derrière mon père.

Drago n'avait qu'un mot. Un mot brutal et qui me glaçait le sang. Tout était de ma faute :

- Sort.

Scarlett n'avait pas l'air de comprendre, elle secoua la tête avant de répondre :

- Pardon ?

- Sort de chez moi.

Scarlett cherchait du soutient dans le regard de ma mère alors que je me sentais encore plus mal. Qu'est-ce que j'avais fait...

- Mère, s'il te plaît, supplia-t-elle. Ne le laisse pas faire ça.

- Il y a des secrets qu'il vaut mieux garder pour soit, dit froidement mon père.

- S'il vous plaît, non...

- SORT DE CETTE MAISON, fit Drago en tendant son bras vers la sortie.

Scarlett pleurait maintenant, son visage était marqué par sa douleur, ses yeux étaient remplis de larmes. Je me sentais terriblement mal, j'avais l'impression d'être déchiré en deux. C'était ma jumelle et elle était mal par ma faute.

Scarlett fit un pas vers la sortis mais fit demi-tour pour me faire face :

- Tout ça c'est de ta faute, dit-elle en reniflant de colère.

Scarlett se retournait pour aller vers mes parents et ma grand-mère.

- Ce n'est pas la faute de ton frère si tu es une abomination, cracha mon père à Scarlett.

Narcissa réagissait dès la fin de sa phrase en lui attribuant un claque violente. Ma grand mère prit le bras de Scarlett et transplanait.

CRACK.

Merlin, tout était de ma faute.

Point de vue de Charlie Crivey.

Tout les repas de Noël étaient enfin passés, on était le 25 décembre et je pouvais enfin me poser un peu chez moi. A peine allongé sur mon lit, mon portable vibra, peut être que c'était Lou !

Luke B. 18h02 : Oui oui on se retrouve chez Felix Smith le 31.;) C'est pas déguisé ?

Charlie 18h04 : Non non t'inquiète pas c'est normal.:)

Luke B. 18h05 : Parfait, de toute façon tu seras belle avec n'importe quoi sur toi.;)

Charlie 18h08 : Merci, mais j'en doute. ^^

Luke B. 18h10 : On essayera de choisir une chambre au début de la soirée, pour pas qu'elles soient toute prise.:)

Il voulait dormir avec moi ? Je ne voulais pas penser à ça maintenant ou bien même stresser à ça. Après tout rien était officiel entre nous, on s'était embrassé que deux fois. Je pris mon téléphone pour renvoyer un sms à Lou.

Charlie 18h11 : Il faut qu'on parle Lou, j'en peux plus que tu me répondes pas...

Je posais à peine mon portable que la porte de ma chambre s'ouvrit sur ma sœur :

- Qu'est-ce qui va pas ? Demanda-t-elle.

- Quoi ?!

- Je t'ai laissé le temps Charlie mais je veux savoir maintenant.

- Je vais bien et en plus je te l'ai déjà dit, dis-je en m'asseyant sur mon lit alors que Sam resta face à moi.

- Je veux savoir la vraie raison, fit-elle.

La vraie raison ? Quelle vraie raison ? Lou ou mon viol ? Je baissais la tête afin de regarder mes pieds.

- Mon amie, celle qui me manque, m'aidait beaucoup à oublier des choses, dis-je timidement.

Ce n'était pas un mensonge, Lou me manquait terriblement.

- Quelles sont ces choses ? Demanda-t-elle calmement.

- Sam je n'y arrive pas.

- Mais j'ai peur pour toi ! Exposa-t-elle. Je m'inquiète tellement !

- Je sais Sam ! S'il te plaît ne m'en veut pas, je ne veux pas en parler. Je ne peux pas, soufflais-je tristement.

Ma sœur reprit une respiration. Elle était déçu je le savais mais lui expliquer aurait été trop dur. Et j'arrivais un peu à oublier en ce moment... enfin quand il y avait Lou.

- Ton amie est au courant et tu as besoin d'elle ? Fit-elle.

- Oui, et je l'aidais aussi... précisais-je. Enfin je pense.

Sam soufflait.

- Mon dieu Charlie ! Je ne comprend sûrement rien à tes histoires d'amitié, mais je sais une chose : tu l'aimes vraiment beaucoup cette fille. Elle a l'air vraiment importe pour toi donc bouge ton cul !

- C-Comment ça ?

Sam me prit les mains pour me lever.

- Tu sais transplaner ? Demanda-t-elle moqueuse.

- Évidement !

- Alors soit tu transplanes maintenant chez elle soit tu viens au pub avec Domy et moi.

- NON ! Non je vais pas au pub, dis-je très vite.

- Alors tu vas chez ton amie, fit-elle avec un sourire.

Sam voyait que je n'allais pas transplaner, elle m'envoyait un regard de reproche alors que je me rasseyais sur mon lit.

- J'espère que tu ne seras pas là quand je reviendrais ce soir, dit-elle en partant. Prend soin de toi Charlie. Je veux vraiment que tout se passe pour le mieux pour toi.

Je m'allongeais sur mon lit en prenant mon portable dans les mains. Lou ne répondait pas depuis le début des vacances. Je jouais à tripoter mon portable tout en réfléchissant. Je m'étais pris une baffe de la part de Lou mais ça je m'en fichais et je n'avais pas peur de me battre avec elle si elle restait violente mais je voulais comprendre pourquoi elle ne me croyait pas. Je voulais lui prouvais qu'elle était importante pour moi. Pourquoi elle était butée ? Pourquoi elle me croyait pas quand je disais que je ne l'abandonnerais pas ? Car pour l'instant c'était elle qui était partie. Rien. Aucune réponse de sa part. Sam avait raison il fallait que je la vois, j'avais déjà repoussé ça assez longtemps. Elle ne voulait pas passer en second, alors pourquoi ne répondait-elle pas alors que c'était à elle que je pensais.

Je n'attendais pas une seconde de plus.

CRACK.

J'avais transplané dans le seule endroit que je connaissais bien chez les Parkinsons : sa chambre. Le problème c'était qu'il n'y avait pas Lou dans la chambre. J'entendais un bruit de musique. J'ouvris timidement la porte de sa chambre menant au couloir pour aller vers le salon. Sa maison était un immense appartement de luxe. Sa chambre était immense avec une salle de bain sans porte ou véritable cloison. Tout chez elle était branché, de luxe, enfaite on se croyait dans un hôtel.

J'arrivais dans son salon, et je voyais Lou affalée sur son canapé avec des cadavres de bouteilles à ses pieds. Moi qui voulait avoir une conversation sérieuse avec elle, c'était raté. Je m'approchais d'elle en me raclant la gorge.

- Lou, murmurais-je en m'accroupissant devant elle.

Je pouvais enfin la voire, ça m'avait manqué et je me fichais qu'elle soit en colère contre moi ou qu'elle soit alcoolisé, ça faisait vraiment plaisir de la retrouver. Ses yeux gris rencontrèrent les miens.

- Je suis là, précisais-je en douceur.

Lou sentait l'alcool, j'aurais vraiment cru qu'elle allait me sauter dessus pour me torturer ou tuer mais non elle laissait ses yeux dans les miens. Ils étaient légèrement rouge, elle avait du pleurer pendant un moment. Ça me pinçait le cœur de la voir comme ça.

- Qu'est-ce... tu fais là ? Demanda-t-elle. Je t'avais dit... de me... me foutre la paix.

- Je voudrais que tu me laisses parler et que tu m'écoutes, dis-je timidement.

Lou me regarda un instant avant de hochais la tête délicatement. Je n'aurais jamais crue qu'elle serait si ''aimable'', mais je me lançais finalement.

- De temps en temps je repense à quand nous étions ensemble au début, quand c'était maladroit d'être avec toi mais pourtant tellement apaisant d'être ton amie. Comme quand tu as insinué que tu étais heureuse quand j'étais là pour toi, durant les nuits après le mariage de ta mère. Je me suis dit qu'alors on s'était bien trouvé car tu m'apportais quelques choses que je ne trouvais pas dans mes autres amies, que tu étais celle qu'il me fallait pour réussir à oublier mon mal-être. Mais je me suis sentis si seul sans ta compagnie, et j'ai réalisé que tu étais vraiment quelqu'un d'exceptionnelle pour moi, pour mon cœur... (Je repris une respiration). Tu n'avais pas besoin de m'écarter car tu avais peur que je t'abandonnes Lou, car c'est impossible que je t'abandonne, tu es mon amie. Mais ça me semblait si cruel de ta part de ne même pas laisser le temps de te dire tout ça, de te dire que je tiens à toi. Non car toi tu as préféré fuir...

Je marquais une pause pour lui prendre la main qui était sur ses genoux. Ce contacte avec elle était vraiment appréciable, je ressentais des picotement là où nos peaux se touchaient. Nos têtes étaient tellement proche que je repris en murmurant :

- Tu sais je ne veux plus jamais que tu me laisse tomber comme ça... Je ne veux plus te laisse tomber, ça me troue de te voir si triste. Fais moi confiance Lou... Tu es mon amie, tu sais que je ne veux plus te voir si mal. Je t'aime, donne à notre amitié une seconde chance.

Je ne lâchais pas sa main pour venir me placer à ses côtés. Elle ne m'avait pas coupé la parole... Elle avait accepté mes mots... Elle avait accepté ma main... Et elle avait accepté que je lui dise que je l'aimais. (Oui j'étais une amie qui aimé beaucoup le dire à ses proches, c'était quelques choses d'important pour moi et ça me permettait d'être sûre qu'on m'aime en retour.)

Alors que j'étais à peine assise sur le canapé je sentis la main de Lou me lâcher pour venir sur mon visage, elle était douce. Le visage de Lou était qu'à quelques centimètres du mien alors qu'elle me caressait la joue en traçant des cercles invisible avec son pouce. Comment faisait-elle pour être aussi douce maintenant alors qu'elle pouvait être une vraie garce juste après ? Ses yeux étaient la seule chose qui faisait voir qui elle était vraiment, et là ils étaient incroyablement suppliant et triste. Je ne savais pas quoi faire mais son geste me faisait chaud au cœur. Elle pinçait ses lèvres avant de passer sa main sur ma nuque pour m'attirer vers elle. Délicatement Lou passa son autre main autour de mon épaule afin de poser sa tête sur celle-ci.

C'était tellement adorable de sa part, elle cherchait à me faire un câlin, ce qu'elle arrivait à faire. Après avoir sentis sa tête sur mon épaule, je nichais la mienne dans son cou pour sentir son odeur et appréciais ce moment. Mes mains caressaient lentement son dos de haut en bas. Je n'avais pas besoin d'une réponse de sa part, je venais de l'avoir. Une larme s'échappa de moi, une larme de joie. Merlin pourquoi je n'avais pas écouté Sam plus tôt ?

- J'su solée, murmura-t-elle.

Je n'avais pas tout compris mais elle venait de s'excuser. Un câlin et des excuses, deux choses rares chez Lou. Je me décalais un petit peu d'elle pour placer mes lèvres sur sa joue, mon bisou était beaucoup plus doux et long que d'habitude mais j'en avais vraiment besoin. Je sentais au coin de ses lèvres un rictus.

Je me décalais un peu plus d'elle mais je plaçais mes mains sur sa taille, je ne voulais pas qu'elle fuit encore une fois. Elle me regarda droit dans les yeux, ce n'était pas déstabilisant loin de là.

- Je suis une épave, confia-t-elle.

- Je suis là Lou, dis-je en lui caressant le bras.

Je regardais autour de moi, son salon était vraiment en désordre. Des bouteilles étaient étalés sur le sol, des paquets traînaient partout, il y avait du verre parterre, la télévision était cassé... Attend ?!

- Qu'est-ce qui c'est passé ? Demandais-je.

- J'étais légèrement contrarié, ironisa-t-elle.

Alcoolisé, triste ou fatigué, Lou restait elle même : pleine de sarcasme.

- C'est quoi ça ? Fis-je en montrant un paquet sur la table basse.

Lou s'approcha de moi pour que son corps fasse appuis au mien. C'était si mignon les gestes qu'elle pouvait faire, ça avait l'air si naturelle.

- C'est un collier... de Scarlett. Pour Noël.

Scarlett avait eu le cran de venir avant moi alors, une pointe de jalousie m'envahit. Je n'avais pas fait de cadeau à Lou car il y a un moi elle trouvait ça stupide. Maintenant c'était moi qui me sentait stupide.

- J'ai besoin de toi, souffla-t-elle.

Je bougeais la tête pour voir son visage.

- Tu veux quelque chose ? Demandais-je inquiète.

- Je parlais en général... Mais. Je veux... Dormir, avoua-t-elle avec difficulté.

Avec délicatesse je lui relevais sa tête puis pris ses mains pour la relever. A peine sur ses deux jambes elle tomba dans mes bras.

- Houlà ! Je pense que ça va être plus dur que ça, murmurais-je en lui caressant les cheveux.

Au fond j'étais vraiment heureuse de pouvoir l'aider un minimum car comme ça je pouvais être proche d'elle. Et j'avais l'impression d'être utile pour elle.

- Allez viens.

Je lui pris la taille pour la traîner jusqu'à sa chambre, elle arriva d'elle-même à s'asseoir sur son lit. Je fis vite demi-tour pour lancer un sort afin que tout se répare ou se remettre en place, puis je retournais dans sa chambre en prenant soin d'éteindre les lumières. Arrivé dans sa chambre je la vis en culotte avec un large tee-shirt sans manche ce qui me laissait voir la totalité de ses côtes, ventre et soutien-gorge. Même en épave elle était incroyablement belle. Lou rentrait dans son lit puis souleva la couette pour m'y inviter :

- Reste.

Je retirais mes chaussures puis mon pantalon avant de rentrer. J'avais déjà dormi avec elle, il n'y avait rien d'ambiguë la-dedans et puis j'avais tellement eu peur de la perdre durant les vacances que je n'allais pas partir maintenant. Je remis la couette jusqu'à mes épaules et éteignais la lampe de chevet.

- Bonne nuit Lou.

A peine avais-je terminé ma phrase que je la sentis bouger dans ma direction. Je restais silencieux en essayant de comprendre ce qu'elle faisait. Puis je sentis son corps contre le mien, son nez frôlait ma nuque et je sentais son souffle chaud dessus. Lou passait une main sur ma taille pour passer ses doigts sous mon haut afin de me serrer encore plus contre elle. Pour lui montrer que j'étais d'accord et aussi car j'aimais ce contacte, je plaçais ma main sur la sienne qui se situait sur mon ventre. Puis entrelaçais nos doigts ensemble.

- Bonne nuit Crivey, murmura-t-elle en me laissant un baiser sur la nuque.

Un frisson véritablement agréable me prit toute la colonne vertébrale. Merlin. Elle m'avait définitivement manqué.

Point de vue de Scarlett Malfoy.

Ça faisait déjà cinq jours que j'avais été exclu, rejeté, abandonné ou renvoyé (comme on voulait) par ma famille. J'avais élue domicile chez mes grand-parents. Le comble de l'ironie c'était que je me retrouvais dans l'ancienne chambre de mon père. Évidement elle ne ressemblait plus à celle qu'il avait autre fois mais c'était quand même sa chambre. Toute mes affaires avaient été rapporté par les elfes de maison. Je n'avais pas revue mes parents, ni mon frère. Je posais le collier qu'il m'avait offert sur la coiffeuse. Je connaissais mon frère, il avait été véritablement con de réagir comme ça. Il avait sûrement réagit sous le coup de l'énervement ou de l'étonnement, mais c'était trop facile de le laisser s'en tirer comme ça alors que c'était moi qui était abandonné par mes parents et étiqueté comme une honte de la nature. Les seules personnes qui me restaient été Lucius (que j'avais pardonné, évidement il ne se doutait pas que je n'avais pas mit mon jumeau au courant), Narcissa et Rose. Lou ne me parlait toujours pas.

Quelqu'un toqua à la porte :

- Entrez, dis-je en me levant de la coiffeuse.

- Ça va comment tu veux chérie ? Demanda ma grand mère.

- Très bien merci... Tu voulais quelque chose ?

- En réalité, je voulais t'informer que ça serait bien que tu nous présentes Rose maintenant. Étant donnée qu'elle transplane souvent dans cette chambre depuis déjà plusieurs jours, fit-elle avec un sourire.

- Je suis désolée. Je n'avais pas remarqué que vous l'aviez entendu, dis-je.

- Et bien c'est assez bizarre qu'une jeune fille parle dans sa chambre toute seule, donc on a vite fait le rapprochement ton grand père et moi.

- Je le ferais, lui promis-je avant qu'elle ne reparte en fermant la porte.

C'était vrai que Rose venait quasiment tout les jours ici, je ne savais pas pourquoi ce n'était pas moi qui me déplacer mais en tout cas ça ne me dérangeais pas. Enfaite si je savais pourquoi, il y avait deux raisons : la première c'était que son frère n'était toujours pas au courant, et la deuxième était qu'elle voulait me présenter ''dans les cordes''.

CRACK.

En parlant de Rose. Elle était dos à moi mais se retourna rapidement afin de me faire face, elle vient directement pour m'embrasser.

- Tu vas bien ? Fit-elle.

- Parfait depuis que tu es là, souriais-je en la prenant par la taille.

- Je ne m'y ferais jamais, souffla-t-elle.

- A quoi donc ?

- A être dans le manoir de tes grand-parents, tout ça c'est de ma faute...

- Arrête Rose, je t'ai dit que c'était pas de ta faute. Tu t'excuseras à tout les gens qui seront intolérants ? Demandais-je en lui touchant le bout du nez avec le mien.

- Non... Mais.

- Pas de mais, coupais-je en l'emmenant sur le lit.

Arrivé sur le lit, je me plaçais sur la tête de lit alors que Rose prit place entre mes jambes dos à moi afin d'appuyer sa tête contre ma poitrine. Je laissais courir mes mains sur ses bras pendant qu'elle entama une conversation :

- Hier soir, Casey est venue me voir pour me dire qu'elle me soutiendrait par rapport à Lily au cas où. J'ai pas tout de suite compris de quoi elle parlait alors je lui ai parlé de nous deux. Et elle m'a juste souri avant de partir.

- C'est normal, dis-je en souriant.

- Pourquoi ça? Fit-elle.

- C'était la première à savoir que je t'aimer et c'es.

- La première? Me coupa ma copine.

- Rose, me plaignais-je. Arrête de me couper.

- Désolée, dit-elle timidement.

- Pas grave, bref... Oui Casey était la première vu que je n'arrivais pas à le dire à Lou. C'est elle qui m'a conseillé d'être amie avec toi avant de faire quoique ce soit de stupide. Ou quelque chose que je pourrais regretter.

Rose se retourna pour me faire face, je grognais de frustration :

- Hé.

- Et tu regrettes ? Demanda-t-elle en se mettant en tailleur devant moi.

- Quand je pense que tu es la fille la plus intelligente de l'école et que tu demandes ça, me moquais-je alors que Rose roulait des yeux. Bien sûre que non je regrette pas.

- Parfait alors, fit-elle en m'embrassant rapidement avant de revenir dans mes bras.

Je traçais des lignes imaginaire sur ses bras du bout des doigts, je savais qu'elle aimait ça.

- Faut vraiment que je parle à Lily, informait-elle.

- De nous deux ?

- Oui.

- Fait le avant que quelqu'un de ta famille ne lui dise, conseillais-je.

- Je le ferais durant la fête demain, je pense.

- Durant le Nouvel An ?! M'étonnais-je.

- Oui, je veux commencer sur de bonne base l'année.

- Ok... J'espère que ça se passera bien quand ce cas, dis-je en lui faisant un baiser sur le crâne.

Je sentais l'odeur de son shampoing au patchouli ce qui me fit sourire. Rose ne pouvait pas avoir une odeur comme tout le monde.

- Lorcan veut me parler aussi, fit-elle.

- Oh.

Pourquoi ce crétin voulait lui parler ? Il pouvait pas lui foutre la paix, me foutre la paix. C'était ma copine, plus la sienne ! Au pire je lui ferais bouffer ses cheveux blond si il faisait du mal à ma copine.

- Pourquoi tu dois lui parler ? Demandais-je.

Vu comment Rose se tendait dans mes bras j'avais du parler plus froidement que d'habitude.

- Me dis pas que tu es jalouse Scar ? Taquina-t-elle en se relaxant.

- Quoi ? Moi ? Pff... Jamais.

- En tout cas c'est mignon, dit-elle alors que je sentais un large sourire sur son visage.

Je levais les yeux au ciel, dès fois je me demandais si elle faisait pas exprès de me parler de Lorcan.

- Mignon ou pas, j'aime pas ça, ronchonnais-je.

- Il faut pas que tu t'en fasses il est avec Hestia et moi je suis avec la plus belle blonde de Poudlard, affirma-t-elle en embrassant ma main.

C'était elle la plus mignonne d'autre nous.

- Rose il faut que je te présente à mes grand-parents, dis-je calmement.

Elle se redressa d'un coup en se retournant.

- Maintenant ? Paniqua Rose.

- Euh... Oui. Ils me l'ont demandé juste avant que tu arrives, précisais-je.

- Mais... Euh. Je ne suis pas prête ! Je suis moche et puis qu'est-ce que je vais leurs dire ?

- Calme toi amour, arrête de stresser pour rien. Déjà tu es très bien et en plus c'est eux qui veulent te voir donc ils trouveront de quoi te mettre à l'aise, expliquais-je.

- Non Scar pas aujourd'hui, s'il te plaît...

- S'il te plaît Rose fait ça pour moi, suppliais-je en cillant rapidement mes yeux.

Rose soupira avant de lever les yeux au ciel. J'avais gagné.

- D'accord, accepta-t-elle.

- Merci !

Je m'avançais rapidement d'elle pour la prendre dans mes bras et l'embrasser. Au début je ne voulais lui faire qu'un simple baiser. Mais il s'intensifia assez rapidement, mais Rose me stoppa pour me rappeler que je voulais qu'elle rencontre mes grand-parents.

Je me décalais de ses lèvres à contre cœur pour me lever, je lui pris la main pour l'emmener en dehors de la chambre.

- Ce n'est pas mal élevé de ne pas passer par la porte d'entrée ? Demanda-t-elle.

- Rose, ils savent que tu transplanes dans ma chambre donc ils s'en fichent.

J'entrelaçais nos doigts ensemble alors qu'on descendait les escaliers pour retrouver Lucius et Narcissa. Rose regardait le manoir et je la sentais stresser, en même temps c'était compréhensible. Puis ce n'était pas de la joie de vive qui se dégageait des murs noirs de la propriété.

On arrivait dans la salle de piano où mes grand-parents ce situaient. Ils étaient tout les deux entrain de regarder par la fenêtre et ma grand mère faisait voir quelque chose à mon grand père dans le jardin.

- Ai confiance en moi, murmurais-je à Rose en lui laissant un baiser sur la tempe.

- En toi oui, c'est en moi que je n'ai pas confiance.

Je lui fis un sourire pour l'aider, vu comment ma copine était toujours en stresse ce n'était pas gagné pour qu'elle se détende un peu.

Lucius nous vit et tapota l'épaule de ma grand mère pour lui faire signe qu'on était là. Ils vinrent tout les deux vers nous avec Narcissa devant :

- Vous êtes là toute les deux.

- Bonjour Madame et Monsieur Malfoy, salua poliment Rose. Enchanté de vous rencontrer.

- Appel moi Narcissa veux tu, souriait ma grand-mère.

- Du thé ? Proposa mon grand-père.

Rose me jetais un rapide coup d'oeil pour avoir mon avis ce qui me fit sourire. J'acceptais le thé volontiers alors qu'on allait s'installer dans le petit salon pour prendre le thé. Mes grand-parents s'asseyaient en face de nous dans un fauteuil chacun alors que Rose et moi nous installions sur un sofa.

- Tu ressembles beaucoup à ta mère, fit remarquer Narcissa.

- Merci, rougissait Rose.

- A son époque, c'était l'élève la plus brillante, précisa Lucius.

- Rose est pareille, dis-je en prenant la main de Rose.

- J'en doute pas, souriait ma grand mère.

- Je tiens vraiment à m'excuser pour tout, pour les dégâts que j'ai commis dans votre famille, s'enquit Rose.

Ma grand mère posa sa tasse sur la table.

- Ce n'est pas de ta faute Rose si notre fils a réagi comme ça, ne t'inquiète pas. Dis nous comment ça se passe pour toi dans ta famille et à Poudlard ?

La conversation durant une bonne heure, Rose était toujours stressé mais elle était beaucoup plus détendue. D'un côté quand est-ce que Rose ne serait pas stressé ? Heureusement pour moi mes grand-parents n'avaient pas fait un interrogatoire ce qui était beaucoup plus pratique pour calmer les nerfs de ma copine. Mais il se faisait tard et Rose devait rentrer chez elle, elle avait dit au revoir à mes grand parents et m'avait raccompagné dans ma chambre.

- Tu sais tu aurais pu transplaner devant eux, informais-je en refermant la porte.

- Oui mais je ne voulais pas paraître malpolie, fit-elle en s'approchant de moi.

- Tu es la fille la plus polie que je connaisse Rose, dis-je en levant les yeux au ciel.

Elle en profita pour me voler un baiser.

- Je dois y aller, on se voit demain. Tu y vas avec les Serpentards ?

- Je sais pas encore, tu sais il y a Scorpius et Lou, et ils me parlent pas donc... Mais ne t'en fais pas je te verrais là bas !

Rose me fit un sourire triste, elle devait encore penser à la réaction de mes parents, Scorpius ou Lou.

- Ne t'inquiète pas, lui dis-je en prenant son visage.

Je l'embrassais tendrement avant de la laisser partir.

- Vas t'en ! Ordonnais-je.

- Tu voudrais quand même pas me mettre dehors ? Rigola-t-elle.

- Je serais plus tenté de te croquer entièrement.

- Pourquoi pas ? Murmura-t-elle en venant à mes lèvres.

Qu'est-ce qu'elle pouvait être allumeuse quand elle le voulait. Je m'emparais de ses lèvres que je commençais à mordiller tout en l'embrassant. Je me dégageais d'elle lentement avec sa lèvre inférieur entre mes dents que je lâchais lentement.

- Vas t'en, murmurais-je.

- Je pars, fit-elle en me laissant un dernier baiser.

CRACK.

Point de vue de Lily Potter.

- On peut s'arrêter maintenant ? Me plaignais-je.

- Bébé, on a pas encore choisie la date, fit Alexander à mes côtés.

- Déjà on a le thème et le lieu, remarqua ma mère avec une liste en face d'elle.

Ça faisait déjà 4 heures qu'on était sur la salle à manger avec ma mère pour organiser le mariage. Elle avait été bienveillante, ce qui clochait énormément avec son attitude de départ. Mais je n'allais pas m'en plaindre, le seule problème c'était que j'étais fatigué de parler fleurs, bouquets, table, vaisselle et robe.

- Je vous conseil de vous marier après les mariage de Victoire et Teddy, conseilla-t-elle en tapotant avec son stylo.

- Oui évidement, on va pas empiété sur leur bonheur, précisa Alexander.

Ça m'aurait pas dérangé mais bon respectons le choix de mon copain et ma mère.

- Parfait, alors en Juillet ?

- Aussi loin ? Demandais-je étonné.

- Et bien Teddy m'a dit que leur date était le 21 juin donc oui Lily, dit ma mère.

- Donc tu préfères quoi ? Demanda Alexander.

Je me penchais vers lui pour lui faire un baiser avant de me lever.

- Choisi, je vais aller dans la cuisine me chercher un jus.

Alors que je me dirigeais vers la cuisine j'entendais derrière moi Alexander et ma mère parler tout deux de la date et des invités. Je pris une bouteille dans le frigo puis m'adossais sur le plan de travail.

J'aurais pas crue qu'un mariage était aussi fatiguant. Et encore maman avait réussi à avoir des échantillons pour les matières, je n'avais pas encore eu l'obligation de bouger pour choisir les véritables éléments de décoration. Mais c'était un cap à franchir pour montrer l'amour que j'avais pour Alex, personne ne me ferait douter des sentiments que j'avais pour lui. Aussi débile que ça pouvait paraître c'était l'amour de ma vie.

- Encore dans les préparatifs, se moqua James en arrivant dans la cuisine.

Il passa devant moi afin de prendre une boisson lui aussi.

- Toujours, soupirais-je.

- Bonne chance, dit-il sans vraiment le penser.

James s'assit sur l'îlot en face de moi. Une question me brûlait les lèvres depuis bien trop longtemps maintenant :

- Tu peux m'expliquer ce qui se passe avec Samantha Crivey ?

Mon frère passa une main dans ses cheveux en bataille afin de les ajuster du mieux qu'il pouvait.

- On a couché ensemble.

Oh. Bon c'était assez ambiguë leur truc donc je m'en doutais mais qu'il me le dise clairement laissait un petit choc.

- Et c'était pas bien ? Hésitais-je.

- Oh si si, précisa-t-il le regard ailleurs.

Connaissant mon frère il devait être entrain de se refaire la scène. ARG !

- C'est quoi le problème alors ? Demandais-je.

- Je sais pas ce que je veux, enfin c'est vraiment un fille chouette, elle est belle, intelligente, mais elle est aussi très sévère, dans le sens où elle sait ce qu'elle veut pour elle et pour sa vie. Elle est drôle mais dés fois ne se lâche pas tout à fait, expliqua-t-il.

- Elle travail avec Hermione à la Justice James, tu crois vraiment qu'elle va faire la fête tout les soirs jusqu'à pas d'heure ? Remarquais-je en levant les yeux au ciel.

- Oui je sais merci, je te préviens que moi aussi je bosse.

- Oui mais tu as faillit te faire viré, heureusement que papa était là.

Mon ton n'était pas méchant et je ne voulais en aucun cas insinuer que c'était grâce à notre père qu'il avait eu une place d'Auror.

- Je sais, dit-il simplement.

- Mais du coup tu veux quoi avec Sam ? Et surtout tu es sûre qu'elle veut quelque chose car elle a pas l'air super heureuse de te voir, exposais-je.

- Elle m'a toujours intéressée.

- Qui ne t'as pas intéressé ? Ironisais-je.

- Très drôle, fit-il avec un sourire forcé. Elle m'en veut car après notre dernière soirée entre amis, on a passé la fin de soirée ensemble si tu vois ce que je veux dire. Le problème c'est que je suis partie avant qu'elle se réveille.

- Tu es tellement con quand tu t'y mets, dis-je affligée.

- Quoi ? On a pas établie notre relation comment tu veux que je sache !

- Je sais pas crétin (il me tapa gentiment avec son pied), elle t'a invité dans son appartement ça voulait dire quelque chose !

- Ouais beh j'ai pas réfléchi, se défendait-il en buvant une gorgée.

- Comme d'hab'.

- Comme toi, fit-il les sourcils froncés.

Je le regardais avec de l'incompréhension, qu'est-ce qu'il me disait là ? Ça sentait le reproche même si le ton de sa voix n'était pas dans cette optique. Voyant que je ne comprenais pas, James précisa :

- Tu as pas réfléchi en acceptant la demande en mariage.

- Si.

- Je peux te donner mon avis sans que tu monte sur tes grands Sombrals ?

Je hochais la tête, sûrement un peu à contre cœur.

- Tu débutes dans ta vie Lily, tu vas sur tes 18ans mais est-ce que ça veut dire que tu es obligés de te marier maintenant ? Je ne pense pas. Tu verras que la vie en dehors de Poudlard est dur, il faudra que tu arrives à gérer tes angoisses de travail, de maison car il te faudra une maison et aussi tes problèmes de couples. Un jour ou l'autre tu auras des petites disputes avec Alexander. Tu te sens capable d'être aussi responsable ?

Je ne répondais pas.

- Et puis pourquoi ce marier si c'est l'homme de ta vie, pas besoin de papier qui le prouve. Tu l'aimes, tu devrais t'en foutre que ça soit officiel ou non, continua-t-il.

Je baissais la tête pour regarder mes pieds. Pourquoi James avait pour une fois un esprit sain et des arguments solide ?

- Regarde Victoire et Teddy, ils sont plus âgés et viennent finalement de se fiancer et pourtant ils sont ensemble depuis la 6éme année de Victoire à Poudlard. Mais après leurs études ils ont continué à être ensemble chacun dans leurs familles tout en trouvant un job, puis plus tard une maison. Et maintenant enfin je te l'accorde ils se marient. C'est le juste déroulement des choses... Et je suis sûre que d'ici un an ils vont avoir des enfants soit blond soit métamorphomage !

Pourquoi fallait il que James soit si gentil pour m'expliquer tout ça ? C'était si mal que ça ce que je faisais ? Je faisais rarement les choses dans les règles de l'art mais est-ce que mes parents m'en voulaient de faire ça ? Après tout c'était eux qui me l'avaient autorisé, non ?

- Mais après tout qui je suis pour te donner des conseils hein ! Fit James en sautant de l'îlot. Bon courage soeurette.

James partait en me laissant un bisou.

Point de vue de Sawyer Adams.

La porte s'ouvrit en grand, on était accueilli par deux élèves de Poufsouffle et Félix Smith. Qu'est-ce qu'il pouvait être arrogant ce crétin sérieux. Le trajet en limousine magique c'était fait assez silencieux. Grindewald avait collé Malfoy tout le trajet, tout comme Krum et Londubat. Parkinson était resté silencieuse en regardant le paysage enfin silencieuse... Elle avait quand même lancé des piques à Krum. Scarlett était resté à l'autre bout de la limousine entre Cassy Ann et Mini-Krum. Si l'ambiance restait aussi froide on était mal barré.

Les Smith étaient des descendant de Helga Poufsouffle, ça se voyait bien évidement étant donné que tout sa maison était remplis de trophées, statues ou immense tableaux à l'effigie de Poufsouffle. A quasiment chaque mur il y avait un drapé au couleur jaune et noir. Ce n'était définitivement pas mes couleurs. Il y avait aussi plusieurs blason avec des blaireaux noir.

- Je pense qu'on va oublier les blagues sur les blaireaux ça serait trop facile ici, fit remarquer Krum.

- Moi ça me donne faim, dis-je agacé.

- Tu as toujours faim Sawyer, fit froidement Alexie.

Je levais les yeux au ciel en soupirant. On avançait tous ensemble à une salle de bal, avant d'aller à celle-ci Félix nous invita à aller prendre les chambres qui reste. On choisissait rapidement évidement, Parkinson et Scarlett avaient posés leurs affaires avec moi, mais on savait tout les trois qu'aucun de nous trois finiraient ici. Oh non, Nouvel an, nouvelle conquête. Descendu enfin à la salle de bal, je remarquais que tout le monde était déjà présent. Pour une fois, tout le monde avait respecté le thème : Normal. Pas de robe excentrique, pas de costumes ultra cher, et surtout pas de déguisement ! Ça m'avait suffit de me déguiser à Halloween en Napoléon qui n'était pas si moldue que ça d'ailleurs.

Rapidement on s'avança vers le buffet. Krum et moi prirent des bouteilles pour les emmener à un banquette à disposition. On avait ''gentiment'' dégagé des élèves de Serdaigle présent à cette banquette.

- J'aime pas les Nouvel An, on clôture l'année trop vite, se plaignait Alice dans les bras de Malfoy.

- Quand est-ce que tu aimes quelques choses, ironisais-je.

Alice me gratifia d'un doigt d'honneur avec un sourire peu appuyé.

Mini-Krum servait des verres, beaucoup plus que ce que nous étions exprès pour qu'on puisse les enchaîner. On buvait tous ensemble et sans chichis on finissait pas mal de bouteille pour nous mettre dans l'ambiance. Les gens de Salem dansaient déjà au milieu de la piste avec d'autres élèves alors que Emma Brown et Sam Peters étaient sur une banquette entrain de nous regarder.

- Je vais les tuer, souffla Parkinson qui venait à côté de moi.

- Bah vu comment ça à fonctionné ton plan on est mal partie, remarquais-je froidement.

- Ta gueule Adams, tu étais incapable de faire quelque chose, trancha-t-elle en buvant son verre de vodka limonade.

- Tu as une sacrée descente ce soir, dis-je en montrant son verre.

- Je me suis entraîné pendant les vacances, fit-elle pleine de sarcasme en regardant toujours les deux Salem.

D'après Scorpius, elle n'avait pas passé Noël avec eux donc je supposais qu'elle a du ''s'amuser'' toute seule.

- Arg ! Je les aime vraiment pas ces connards, grogna-t-elle dans son verre en regardant la piste de danse.

Je regardais dans la même direction pour voir Bennett qui danser avec Potter & Co'. Il était entrain de déhancher son bassin au milieu des filles. Pour un mec discret, il se l'a pété grave sur la piste.

- Ouais le mec, il a trop pété un câble l'autre jour en défendant son pote et Crivey.

- Ouais ouais fin bref, fit-elle se resservant un nouveau verre.

- Tu vas me dire ce qui se passe entre toi et Scarlett ? Demandais-je froidement.

- Ça te regarde ? Non, répliqua-t-elle cassante.

Deux mecs venaient de rappliquer devant nous, Parkinson et moi échangions un regard avant de les regarder de haut en bas.

- Je signe pas d'autographe, lança Parkinson pleine de sarcasme.

- Est-ce que tu veux danser avec nous ? Demanda l'un deux.

- Ils sont sérieux en plus, fit Parkinson en me regardant.

Elle se leva pour leurs faire face, elle était plus petite qu'eux mais peu importe.

- Un plan à trois ne me tente pas du tout avec une face de boutonneuse (évidement elle exagérait) et un balourd comme toi, siffla-t-elle en avec un geste de la tête.

- Ok ! Fit ''le boutonneux''.

- Je t'avais dit de ne pas écouter Luke, répondit l'autre en partant.

- HOPOPHOP ! Exclama Parkinson en leurs prenant le bras afin de les retourner. Luke ?!

- Ouais il nous a dit qu'il y avait des chances que tu acceptes vu ta... réputation, expliqua ''le balourd''.

Parkinson pencha légèrement la tête en arquant un sourcil tout en croisant les bras sur sa poitrine. Posture type de la garce par excellence.

- Vous direz à Luke que je ferais volontiers un plan à trois avec lui et Crivey s'il veut que je lui montre comment faire jouir une fille, dit-elle froidement.

Les deux bavaient avant que Parkinson les pousse un peu pour les faire partir.

- Je ne serais jamais donc tranquille, ironisa-t-elle en se recoiffant.

- Tu te la pètes tellement, soufflais-je en prenant mon verre.

- La ferme Sawyer, tu aimes ça.

La soirée battait son plein, enfin tout était relative mais on s'amusait bien, du moins on essayait. Les couples étaient partie danser alors que je venais de finir de draguer une fille de Serdaigle, je ne savais déjà plus son nom mais de toute façon elle n'avait pas l'air d'être prête à s'éclater au pieu. Je m'approchais du buffet pour prendre une nouvelle boisson et de quelque chose à grignoter un peu.

Quelqu'un me percuta et renversa son verre sur mon tee-shirt.

- Putain, grognais-je.

- Oh je suis désolée, fit une voix féminine.

- Ouais bah tu peux l'être, tranchais-je.

- Excuse moi, dit-elle moins douce.

Je levais la tête pour voir Weasley. On pouvais jamais être tranquille !

- Quand on sait pas boire on boit pas, dis-je froidement.

- Je bois pas, c'était ton verre, précisa-t-elle en roulant des yeux.

Et en plus elle me contredisait ! Elle me les cassait celle-la, j'allais pour répliquer que son sauveur arriva :

- Rose ! Je te cherchais, faut qu'on parle, fit Lorcan Scramender derrière elle. Un problème ?

- Non non rien, dit Rose en prenant la main de Lorcan pour l'attirer plus loin.

- C'est bon miss parfaite s'est remit avec toi, lançais-je alors qu'ils partaient.

Je vis Lorcan lever les yeux au ciel.

Point de vue de Rose Weasley.

- Tu voulais me parler ? Lui demandais-je en m'asseyant sur un banc du large couloir du château.

- Euh oui... Tout est claire entre nous ? Demanda-t-il en se grattant la tête.

J'arquais un sourcil en le regardant.

- A quel niveau ?

- Que je sorte avec Hestia ? Hésita-t-il.

Oh. C'était pour ça alors.

- Oui, enfin je suis au courant, dis-je.

De toute façon évidement que j'étais au courant qu'il sortait avec elle étant donné que je les avais surpris tout les deux dans les couloirs.

- Non ma question est plus : ça te dérange ? Demanda-t-il.

- Euh non... Tu es plus heureux comme ça, pourquoi tu veux mon approbation ?

Lorcan s'asseyait à mes côtés en se tournant légèrement vers moi. Au loin je vis Scarlett passait avec Alexie pour aller aux toilettes, elle fronçait des sourcils en regardant Lorcan. Sa jalousie la tuera.

- Je veux savoir si je te fais souffrir ?

- Quoi ?!

- Oui car Lily pense que je ne te respecte pas et que je te fais souffrir en quelque sorte.

- Lily ? M'exclamais-je.

- Oui, elle me prend la tête avec ça dès qu'elle en a l'occasion, précisait-il timidement.

- Non mais pour qui elle se prend, je suis assez grande !

- C'est ce que je lui ai dit, me coupa Lorcan.

Je soupirais avant de reprendre :

- Tu sais, tu fais ce que tu veux, avouais-je. La fois où je t'ai vu... avec Hestia, et bien j'allais pour te parler. (Lorcan me regardait intéressé). Je voulais te parler que ça ne collait pas entre toi et moi enfaite...

- Oh, fit-il.

- Oui je sais... Mais sache que je n'ai quand même pas apprécié que tu me trompes, informais-je en me forçant un sourire.

- Oui je suis désolée Rose, confia-t-il en baissant la tête.

- Drôle de situation, dis-je.

Lorcan leva la tête vers moi :

- Mais on est toujours ami n'est-ce pas ?

- Évidement, tu es mon meilleur ami... confessais-je en lui souriant timidement.

- Moi aussi, répondait-il en prenant ma main pour la serrer.

Cette fois-ci j'avais un sourire franc alors qu'il me regarda en haussant les épaules amusé. J'étais vraiment en confiance avec Lorcan, après tout il méritait de savoir que j'aimais quelqu'un d'autre.

- Faut que je te dise quelque chose, dis-je en lui lâchant la main.

Il fronça brutalement les sourcils :

- C'est grave ?

- Ça dépend comment tu le prends...

- Rose dit moi ? Insista-t-il.

- Il n'y a pas que toi qui n'est plus célibataire, tentais-je en me mordillant les lèvres.

- Oh... Je le connais ? Dit-il en avalant sa salive.

- Promets moi que tu réagiras bien ? Chuchotais-je en le regardant apeuré.

Lorcan avait un regard surprit puis prit vite ma main :

- Évidement que je réagirais bien, me promettait-il avec un sourire en coin.

- Ok... Je... Comment dire. Je sors avec quelqu'un depuis le retour des vacances de Halloween, si on peut dire. (Lorcan avait l'air surprit que sa face aussi longtemps). S'il te plaît ne m'en veut pas... (il serra ma main pour me réconforter). Je sors avec Scarlett... Malfoy, précisais-je.

Lorcan garda sa main sur la mienne, c'était déjà un bon signe. Il avala une nouvelle fois sa salive, et je vis qu'il essayait d'assimiler les informations. Je me mordillais les lèvres en attendant sa réponse, merlin, il me stressait encore plus (oui c'était possible). Il s'était écoulé deux bonne minutes avant que Lorcan prit une grande respiration puis me souriait :

- Tu l'aimes hein ?

Je relâchais toute la pression en soupirant avec sourire.

- Oui, oui je l'aime.

Lorcan rigola en secouant légèrement la tête.

- C'est quand même grave hot.

Je ne pus m'empêcher de rouler des yeux à sa remarque et de lui asséner un coup au bras.

- Hé !

- C'est pour ta débilité, dis-je en le souriant.

- Qui est au courant ?

- La liste commence à être longue maintenant... Mais mes parents, Charlie, Casey Zabini, ses grand-parents, son frère et sa famille... Ils l'ont jeté dehors.

- Oh... Je suis désolée pour elle, fit-il sincère.

Je le remerciais pour elle en lui faisant un petit sourire.

- Et y a Taissa aussi, car elle nous a surprit... et Louann aussi...

- C'est pour ça qu'ils sont encore plus froide que d'habitude les Serpentards, se parlait-il à lui-même. Lily n'est pas au courant ?

- Non... Mais je vais allé lui dire ce soir, avant minuit, précisais-je un peu apeuré.

Lorcan se leva pour m'inviter à rejoindre la salle.

- Dépêche toi alors car il est déjà 22h... 30, lança-t-il en regardant sa montre.

- Oui je vais le faire, dis-je en me levant.

Arrivé près de la porte de la salle, Lorcan se retourna vers moi :

- Oh ! Et si Malfoy te fait du mal, sache que je serais la pour te venger.

Je lui tapais gentiment le bras pour qu'il s'en aille. A peine Lorcan partit, je vis Lily juste à ma droite à un buffet. Coïncidence bonjour. Je marchais vers elle d'un pas décidé :

- Hé ! Me manifestais-je.

Lily se retourna alors qu'Alexander lui fit un baiser pour nous laisser tranquille. Quel gentleman.

- Je peux te parler... en privé ? Lui demandais-je à l'oreille étant donné qu'il y avait de la musique.

Ma cousine hocha la tête en sirotant son cocktail. Elle me fit un signe de tête pour me faire voir la porte que je venais à peine de prendre. Et rebelote, je faisais le chemin inverse.

On arriva au même endroit que tout à l'heure, on s'installa sur le banc simultanément. Lily me regarda intrigué en mettant ses cheveux roux en une haute queue de cheval.

- Je... Euh... Félicitation pour toi et Alexander, dis-je timidement.

Lily me regarda en plissant les yeux :

- Tu sais que ça fait longtemps non ?

- Oui je sais, mais tes parents sont d'accord, donc maintenant c'est réellement officiel. Donc félicitation.

Lily me souriait.

- Merci beaucoup, j'aurais pas voulu ne pas avoir mon témoin au mariage.

Je la pris dans mes bras. C'était vrai que j'étais heureuse pour elle mais je restais toujours sur mes positions. Lily se décala de moi toujours en souriant :

- C'était ça ce que tu voulais me dire ?

Voilà le moment décisif.

- Euh non. Enfin c'était pas ça, avouais-je en me mordant les lèvres.

Merlin, il fallait vraiment que je me calme. Je respirais un grand coup.

- Rose ça va ?

Je me retournais pour la regarder. C'était encore plus difficile que l'annoncer à mes parents. Lily était la personne que je connaissais le plus. J'avais vécu toute ma vie avec elle, c'était ma meilleure amie et j'ai toujours eu confiance en elle. Pourtant c'était tellement difficile de lui dire. Je la connaissais par cœur, elle réagirait mal. C'était évidement, mais à quel point elle réagirait mal ? Ça c'était la vraie question. Où sinon elle me surprendrait et elle accepterait comme Charlie... ou Lorcan.

- Oui ça va, dis-je d'une voix tremblante.

Lily me prit la main.

- Non ça se voit que tu vas pas bien ! Tu m'inquiètes qu'est-ce qui se passe ? C'est Lorcan ?

Lorcan ? Non mais fallait vraiment qu'elle arrête avec ça.

- Non... Non Lily c'est pas ça. Je...

- Tu quoi ?!

Je mordais ma lèvre inférieure tellement fort que si ça continuait j'allais saigner.

- Rose, tu peux tout me dire.

- Je sors avec Scarlett, lâchais-je d'un coup les yeux humides.

Quoiqu'il se passait maintenant c'était dit.

Lily me regardait choqué, elle se détacha de moi pour se lever.

- Comment tu as pu ? Fit-elle dépité.

- C-com.

- Non ne parle même pas ! Coupa-t-elle.

Je sentais quelques choses de salé dans sur mes lèvres. J'étais déjà entrain de pleurer.

- Tu es devenue comme eux... Arg. Une pauvre fille arrogante, vulgaire et.

- Lily arrête ! Je ne suis pas comme ça, pleurais-je en me levant.

- Ne me dit pas d'arrêter ! Tu es montée sur tes grand chevaux quand Alexander m'a demandé en mariage, et toi tu baises avec cette fille ! Tu sors avec cette salope qui nous insulte tout le temps !

- LILY ! Arrête de me parler comme ça, me défendais-je.

- Vous avez aussi fait un plan à trois avec l'autre pute de Parkinson quand elle dormait avec vous, cracha Lily.

J'ouvris la bouche en grand, comment elle pouvait penser ça de moi ? Comment elle pouvait parler de Scarlett comme ça ? Ces mots étaient des lames de rasoir pour moi, ça me brûlait le cœur.

- Et tu ne démens même pas !

- Lily je t'en supplie arrête, j'aime Scarlett c'est tout, pourquoi tu fais ça ?

- Je fais ça ? Je te fais ouvrir les yeux sur ta passade ! Hurla-t-elle.

- Ce n'est pas une passade, expliquais-je en essayant de contrôler mes larmes.

- C'est pire que ce que je pensais ! Tu es vra.

- Ta gueule Potter ! Coupa une voix derrière moi.

Je n'avais pas besoin de me retourner que cette même voix vint à mes côtés. Scarlett.

- Toi tu me parles meilleure ! Répliqua Lily.

- Non toi tu fermes ta gueule, tu te rends compte dans l'état dans lequel tu la mets, trancha Scarlett en me prenant dans les bras.

Je me réfugiait rapidement dans le creux de son épaule, mon seul réconfort à ce moment.

- Tout ça c'est de ta faute, fit Lily amer.

- Ma faute ! Mais franchement je vais te faire la tête au carré, tu es vraiment bornée comme fille !

- C'est la connasse qui parle ! Rigola Lily.

Scarlett me décala de son épaule pour me placer derrière elle. Elle s'avança avec violence vers Lily pour lui rentrer dedans.

- Rose m'a promit de ne pas te tuer, mais te torturer serait peut être mieux, cracha Scarlett en la poussant avec son doigt.

Lily retroussa ses manches avec un sourire menaçant :

- Viens je t'attend !

Scarlett avait le poing en l'air quand je le lui attrapais, c'était à ce moment même que Charlie et Lorcan apparaissaient. Lorcan regarda sévèrement Scarlett alors que Charlie prit Lily pour la décaler.

- Lily calme toi ! Conseilla Charlie.

- Laisse tomber Crivey, elle est trop conne pour comprendre, dit Scarlett alors que je lui prenais la main.

Charlie regarda Scarlett :

- Ne la cherche pas s'il te plaît.

- J'espère sincèrement que tu es contente Malfoy, car tout ce qui se passe est simplement de ta faute et de ta manigance, vociféra Lily.

- Ma manigance ? Éclaire moi Potter, qu'est-ce que je manigance ? Demanda méchamment Scarlett.

- S'il te plaît Scar arrête, murmurais-je.

- Tu complotes ! Tu fais ça pour atteindre notre famille ! Ton putain de frère était déjà en couple donc tu es obligés de sortir avec Rose pour nous atteindre, c'est tes putains parents qui t'ont demandé cette faveur.

Scarlett était figé, ce n'était pas bon signe. Lorcan fit un pas vers Lily pour lui demander de partir.

- Vas te faire foutre ! Tu connais rien de ma vie alors ta gueule. Au début je croyais que tu avais beaucoup de valeur et que tu devais être une meilleure amie vraiment exceptionnelle. Mais tu n'es rien, absolument rien... Tout ne tourne pas toujours autour de toi Lily ! Si tu veux être sûr que ce n'est pas un complot contre ton petit monde demande à mon frère, demande à ma putain de famille ! Car sache qu'ils sont aussi cons que toi, ils m'ont aussi laissé tomber. Donc bravo Lily oui franchement bravo (elle applaudissait), car tu viens de devenir aussi conne qu'eux des Serpentards, des Sang-Purs, des anciens Mangemort. Tu as réussi à repousser ta meilleure amie comme eux leur propre fille !

Wow. C'était la première fois que je voyais Scarlett en colère et en même temps aussi honnête sur ses tristesses. Charlie regardait Scarlett tristement, alors que Lorcan regardait le sol en maintenant toujours Lily. Scarlett avait laissé un blanc qui allait être rompu par Lily rapidement :

- Tu oses me compa.

- Arrête Lily ! Hurla Lorcan.

- Oh toi ta.

- LILY STOP ! Coupa Alexander qui était là.

Je ne sais pas quand il était arrivé mais il était là. Lily le regarda sévèrement avant qu'il lui prenne le bras.

- Tu arrêtes maintenant et viens là bas, ordonna-t-il en lui l'entraînant.

Lily était choqué par son autorité et se laissa faire. J'étais aussi choqué que Lily mais la seule personne qui me préoccupait l'esprit était Scarlett.

- On va vous laissez seule, dit Lorcan en faisant signe à Charlie de le suivre.

Mon amie nous adressa à toute les deux un sourire gênée avant de s'approchait de Scarlett.

- N'écoute pas Lily. Tu n'es pas comme elle te décrit. Je l'ai appris tard, mais je sais maintenant que tu es une personne bien pour Rose, avoua Charlie en posant timidement sa main sur l'épaule de Scarlett.

Ma copine lui attribua un hochement de tête pour la remercier. Charlie me souriait avant de partir avec Lorcan.

Une fois partie, Scarlett se retourna vers moi :

- Tu vas bien ?

- Je suis désolée...

- Ce n'est pas de ta faute Rose, ce n'est pas de ta faute, murmura-t-elle en me prenant la tête dans ses mains pour m'embrasser et essuyer mes larmes.

- Mais.

- Pas de mais Rose, je t'aime ok arrête de t'excuser alors que rien est de ta faute, fit-elle accompagné d'un autre baiser.

Je répondais rapidement au baiser en caressant sa langue avec la mienne. Puis me détachais d'elle pour poser mon front sur le sien.

- Je pense qu'on va devoir se trouver de nouvelle meilleure amie, chuchotais-je tristement.

- Charlie est très bien, souriait-elle timidement.

Je ne pouvais pas le nier. Scarlett m'embrassa à nouveau avant de me prendre dans ses bras.

Point de vue de Charlie Crivey.

J'étais vraiment mal à l'aise pour Scarlett, elle se retrouvait seule avec seulement Rose à ses côtés. Heureusement qu'elles s'étaient trouvées. J'étais persuadé que Scarlett allait bien s'occuper de Rose.

J'arrivais dans la salle, Lorcan partait directement vers Hestia. J'avais besoin d'un remontant, j'allais vers le buffet pour prendre des boissons en traversant la foule. J'arrivais pour me servir à boire que juste devant moi se trouvait Lou entrain de se servir un énième gobelet. Il y avait beaucoup de monde, je devais me coller à elle pour lui parler :

- Tu bois en quel honneur ? Demandais-je joueuse.

Lou se retourna vers moi, nos visages étaient proches et elle fixa mes yeux puis mes lèvres avant de répondre :

- Pour oublier, souffla-t-elle en se léchant délicatement ses lèvres.

Je ne pouvais détourner mes yeux de ses lèvres humide depuis peu, pourquoi elles étaient si captivante ?

- Oublier quoi ? Murmurais-je en regardant ses yeux cette fois-ci.

- Luke, fit-elle alors que ses yeux souriaient.

Oui ses yeux souriaient, tout était parfait chez cette fille.

- Tu passeras toujours avant, avouais-je.

Lou se retourna pour prendre un verre, je ne savais pas ce qu'elle regardait mais elle regardait derrière mon épaule à plusieurs endroit sûrement pour savoir si quelqu'un nous regardait. Elle s'approcha de moi et posa une main sur mon épaule pour me laisser un bisou au coin des lèvres. Je ne pus me retenir de rougir, on était devenue très proche pendant les vacances mais elle n'avait jamais fait ça auparavant. Lou me laissa seule avec mon verre pour aller danser avec Sawyer, une danse vraiment collé serré... C'était vulgaire venant de la part de Sawyer, mais Lou était tout de ce qu'il y a de plus gracieux. Pourtant je n'étais pas vraiment fan que ça soit avec lui qu'elle danse.

J'étais vraiment une amie possessive.

Luke venait de me faire signe de le rejoindre danser mais je gardais toujours un œil sur Lou.

Point de vue de Scarlett Malfoy.

Rose était partie faire un tour aux toilettes pour se remaquiller, elle n'avait pas voulu que je l'accompagne. J'étais donc assise à la banquette des Serpentards alors que je voyais Lou arrêter de danser avec Sawyer. Je remarquais qu'elle portait le collier que je lui avais offert. C'était un simple collier d'argent avec comme pendentif un cercle. Juste un cercle, il représentait le tout fini et infini, l'unité et le multiple, le plein et la perfection. Il représentait notre amitié. Lou vint vers la banquette pour prendre un verre.

Je la regardais faire alors qu'elle tourna la tête vers moi :

- Un problème Malfoy ?

Je la connaissais trop bien pour savoir que son ton n'était en aucun cas méchant. Lou n'avait pas essayé de me rentrer dedans, c'était sa façon de débuter une nouvelle conversation avec moi.

- Toi, ironisais-je en arquant un sourcil.

- Parfait, tu veux qu'on règle ça plus loin, lança-t-elle joueuse.

Lou me fit un signe de tête pour désigner un coin de la salle. Je pris mon verre et on partait toute les deux verres un endroit plus isolé. Lou se retourna et s'adossa au mur, nos yeux se rencontrèrent et échangèrent un regard complice. Elle avait l'air changé depuis notre dernière échange, peut-être qu'elle avait changé d'avis et qu'elle faisait confiance en notre amitié. En tout cas Lou avait l'air plus calme à cet instant, et je n'allais pas m'en plaindre.

- Tu vas me sauter dessus quand ? Demandais-je en me rapprochant d'elle pour qu'elle puisse m'entendre.

- Non pas que je n'ai jamais voulu coucher avec toi je ne pense pas que ça soit approprié pour ta copine, se moqua-t-elle en se redressant un peu plus afin que nos visages soit face à face.

- Je te parlais de me frapper, précisais-je en frôlant ses doigts avec ma main.

- Un gifle ne te ferait pas de mal, fit-elle froidement alors qu'elle prenait ma main.

- Tu la mériterais plus que moi, répondais-je nonchalante en nouant nos doigts ensemble.

Lou respira bruyamment, elle regarda nos mains jointes et se mordilla les lèvres. Elle était si vulnérable à ce moment. Je la connaissais trop bien, elle cherchait à sortir trois mots de sa bouche qu'elle ne disait jamais :

- Je suis désolée.

Oui ceux là.

- Lou, commençais-je.

Elle releva la tête et mit un doigt sur ma bouche.

- Non Scar, vraiment je le suis vraiment. Et... Je veux que tu sois heureuse. Mais ne m'oublie pas.

Je lui pris le visage dans mes mains :

- Lou, il m'est impossible de t'oublier, tu es comme ma sœur. Tu es bien plus que ma sœur, tu es ma meilleure amie. Tu es la seule à être aussi proche de moi et de me connaître de long en large, murmurais-je à son visage.

Comme à son habitude elle se lécha les lèvres avant de me regarder droit dans les yeux.

- Je te le promet, ajoutais-je.

J'approchais ma tête pour placer mes lèvres sur sa joue, un frisson l'envahissait alors qu'une vague de bonheur montait en moi. Elle plaça rapidement ses mains sur ma taille pour la caresser et venir dans mon cou laisser des baisers.

- Tu m'as manquée, avouais-je à son oreille.

- Tu peux pas savoir, affirma-t-elle en me serrant dans les bras un peu plus.

Je profitais de l'étreinte pendant une longue minute avant d'y mettre fin, ce qui n'était pas de son goût vu son grognement plaintif.

- Je veux savoir si tu es d'accord pour ma relation avec Rose ? Demandais-je timidement.

Lou arqua un sourcil :

- Et bien je maintiens que tu aurais pu trouvais mieux, mais si c'est ton délire d'essayer de dépuceler Miss St Nitouche alors à la bonne heure !

Même si son langage était assez crue en parlant de ma copine je laissais courir, après tout j'avais ma meilleure amie et elle était d'accord, alors je me fichais de comment elle pouvait parler.

- Mais je lui ferais la peau si tu oses m'oublier une seconde, menaçait-elle.

Je roulais des yeux.

- Je t'ai déjà dit que je ne pourrais pas t'abandonner, t'oublier ou autre. Je suis pas le genre à vivre 24h sur 24 avec ma copine, précisais-je.

- Dixit la fille qui a une chambre avec elle, se moquait-elle en passant devant moi pour retourner boire.

Je roulais une nouvelle fois les yeux. Alors qu'elle partait seule, je lui emboîtais le pas pour la rattraper :

- On est d'accord alors toute les deux ? Demandais-je pour être sûre.

- Arrête de faire pitié comme ça Scarlett franchement, je t'ai dit que oui, tu veux quand même pas que je te dise que je t'aime ?

Je grognais par tant d'arrogance alors qu'elle partait vers le buffet. Elle était tellement mieux que la dernière fois, après tout il valait mieux ça. J'avais vraiment crue que je la perdais, oh oui forcement avec une amitié aussi forte on espérait toujours que ça revienne comme avant. Mais là c'était vraiment aller loin, on était toute les deux mal, elle m'avait blessé et moi aussi, et on avait pleuré chacune de notre côtés et j'étais sûre que son cœurs avait souffert autant que le mien.

Je voyais que Rose était là entrain de danser avec Pierre et Cassandra (Cassandra l'avait sûrement forcé à danser pour qu'elle soit plus joyeuse). Je m'approchais vers elle en me mordant ma lèvre inférieur. Je ne voulais pas qu'elle prenne peur par ce que j'allais faire. J'avais l'impression d'être comme dans un film moldue à deux mornilles, les films où le garçon avançait vers la fille qu'il aimait en plein milieu d'une foule mais sans quitter l'élue de son cœur des yeux.. Ce genre de film complètement pathétique, sachant que j'étais une fille et non un crétin de mec et que l'élue de mon cœur était ma Rose. J'avançais petite à petite dans l'obscurité et dans la foule en me frayant un passage, j'arrivais près de Rose et lui pris la main.

Elle se retourna étonné vers moi

- Qu'est-ce.

- Je te veux.

Rose regardait la foule autour de nous puis s'arrêta sur mes yeux, je pouvais encore avoir la chance de voir la passion qui animait ses yeux noisettes. Elle voulait que je répète :

- Je te veux, dis-je d'une voix assez sensuelle en se rapprochant d'elle.

Je lui pris son autre main pour qu'elle vienne à moi, même dans l'obscurité je savais qu'elle rougissait violemment et qu'elle ne savait pas où se mettre. J'enroulais ses bras autour de ma taille alors que je passais délicatement les miens autour de sa nuque.

- Je te veux tout le temps, répétais-je approchant mon visage du sien.

Rose ne cilla pas, elle s'empêchait de sourire en se mordillant la lèvre. Mon visage était beaucoup trop expressif que je voulais le faire croire, je devais être entrain de sourire comme une demeurée quand nos lèvres se joignirent. Ce n'était pas la première fois que je l'embrassais, mais ça devait être la première fois qu'elle me laissait voir tout l'amour qu'elle avait pour moi à ce simple geste. Simple mais excitant. Je n'hésitais pas à intensifié le baiser, et elle y répondait rapidement. C'était assez étrange de passer de la colère face à Lily et là... à du pure bonheur. D'un geste de bassin je m'approchais d'elle encore plus afin de la coller, même avec tout le bruit je sentais Rose gémir quand je lui mordillais sa lèvre.

On pouvait être enfin nous mêmes face aux autres.

Rose se détacha de moi :

- Il fait une chaleur, fit-elle.

Je ne pus m'empêcher de rigoler, elle était si crédule parfois. Il fallait avouer qu'elle m'avait donné chaud.

- Je vais nous chercher à boire, dis-je en lâchant son corps.

Il ne fallait pas se méprendre, je n'étais pas le genre soumise. Mais j'aimais faire plaisir à Rose. Je partais vers le buffet alors que Cassandra Scramender vint vers moi en sautillant (très étrange cette fille).

- Je suis vraiment très heureuse pour vous, je suis contente que vous vous assumiez vous, fit-elle joyeusement avant de me laisser un câlin.

Elle repartait comme ça en me laissant statique avec mes deux verres dans les mains. Vous ? Mais de quoi elle parlait ? Oh au pire c'était Scramender, elle avait pas la lumière à tout les étages. J'avançais vers Rose, certains regards étaient sur nous. Il fallait qu'on s'y habitue je pense, on aura souvent des regards de ce genre : méchant, surpris, choqué, intéressé, et sans parler des mecs en chaleur.

- Tiens, dis-je en posant mes lèvres sur sa joue.

- Merci, on devrait aller boire autre part qu'au milieu de la piste, exposa-t-elle en prenant ma main maladroitement.

On était pas tout à fait sorti de la piste de danse que deux mecs nous interpella :

- Vous faites mieux de vous barrer, trancha un mec à la tête d'un surfer.

Son autre pote un grand brun était entrain de ricaner.

- Scarlett fait pas ça, chuchota Rose proche de moi.

Mais je m'en fichais, je n'allais pas laisser deux crétins de Salem porter un jugement sur moi, Rose, ou quoique se soit.

- Répète, menaçais-je alors que je sentais la main de Rose me retenir.

- Tu as entendue Jason, elle veut que tu répètes cette gouine, rigola l'autre brun.

Gouine ? Mon sang ne fit qu'un tour, je lui jetais mon verre à la tronche à ce connard.

- Mais tu es pas bien salope! Aboya le mec trempé.

- Scar, vient ! Supplia Rose derrière moi.

- Ouais retourne avec ta salope, répliqua le même gars.

Je m'approchais brusquement de lui :

- Tu as quoi ? 2 ans d'âges mental ? Tu as qu'un mot dans ton vocabulaire ? Salope ? Non mais pour qui tu prends au juste, tu crois que tu as droit de débarquer ici chez nous ! Dans notre pays et de juger tout ce que tu veux. Tu crois que tu as droit de me manquer de respect à MA copine ou à MOI ? Tu crois qu'un connard comme toi qui ne fait que de la gonflette m'impressionne ?

Ce crétin me jugea de haut en bas avant que son pote ne réplique quelque chose complètement à côté de ce que je venais de dire :

- Si tu veux je te met sur le droit chemin, et Jason s'occupe de ta copine.

J'en revenais pas, ces connards voulaient baiser avec nous pour qu'on redevienne hétéros ? NON MAIS BORDEL !

Je me retournais violemment et pris le verre de Rose pour le balancer le verre sur le surfer.

- Ça va peut être refroidir tes ardeurs connards, aboyais-je.

En une seconde, je me retrouvais complètement sonné. Soit je venais de me prendre une droite soit une claque mais ça m'avait désorienté pendant quelques instants quand mes esprits étaient enfin claires je vis que Rose allait en sa direction pour je ne savais qu'elle raison.

- Je te déconseille de faire ça sale goudou, trancha le surfer en prenant son poignet.

- Lâche la salop ! Rugissait une voix.

Je me frottais le visage, là où il m'avait frappé pour regarder la scène. Lou venait d'intervenir, et en plus pour défendre Rose. Elle arriva au niveau du mec et lui tordit un téton. Immédiatement, il lâcha Rose pour se tordre de douleur.

- Tu t'excuses maintenant espèces de Troll, menaça Lou avec un sourire.

Je pris Rose pour qu'elle se recule au même moment son pote Jason poussa Lou pour qu'elle arrête.

- Dégage connasse, gueula-t-il en regardant son ami.

- Tu vas me le payer, fit le surfer plein de rage.

- Je devrais être milliardaire à chaque fois qu'on m'a lancé ça, ironisa Lou à côté de moi.

Jason sortit sa baguette, mais à peine sortit elle vola vers la foule. Rose venait de le désarmer. Lou et moi se regardaient en secouant notre tête fière, même Lou était impressionné de Rose. L'éclaire de la baguette de Rose avait fait retourner certains personnes, et des têtes connues vinrent rapidement autour de nous. Lou, l'autre mec de Salem et moi avions sortis nos baguettes à notre tour.

- Je ne vous conseille même pas, lança Emma Brown qui arrivait derrière son camarade sa baguette en main suivit de Sam Peters.

- Vous êtes tous tarés dans votre école ou quoi ? Demanda sèchement Lou.

Lou avait à peine fini sa phrase qu'un éclaire rouge jaillit de la baguette de Sam, mais elle fut protégé par quelqu'un sur notre côté :

- Dommage qu'on soit plus nombreux, s'amusa Sawyer qui lança un sort qui fit reculer sur plusieurs mètre le brun qui était trempé.

Il se retrouva aux pieds de ses camarades.

- Et ! Qu'est-ce qui se passe là ? Calmez vous, vous faites peur aux autres, intervint Alexander.

- Dégage Londubat, c'est un problème entre nous et ses abrutis, trancha Lou sans quitter des yeux Emma.

- On est même pas à Poudlard, ça ne servira à rien ton manège Parkinson, lança fièrement Luke qui était posté avec plusieurs de ses camarades.

- La ferme toi ! Beugla-t-elle.

- Ce n'est pas notre faute si votre école grouille de personne... comme elles, fit un type à la limite de vomir en regardant Rose.

- REPULSO ! Cria Lorcan.

Le mec partit dans les airs pour retomber dans la foule. La musique s'arrêta violemment alors que le reste des invités nous dévisageaient.

- INCARCEREM, lança Sam sur Lorcan.

Hestia qui devait juste être derrière lui se jeta sur son copain pour l'aider à se délivrer des cordes qui l'étouffaient. Rose vint vers eux l'aider alors que d'autre sort commencer à fuser.

- ASCENDIO, répliqua Pierre Macmillan sur Sam.

Ce crétin fit un bon de plusieurs mettre avant de retomber violemment sur son cul.

- CALMEZ VOUS ! Essaya Alexander.

Emma lança un sort sur Pierre mais mini-Krum le contra, Alice se fit vivement expulser jusqu'à un fauteuil (qu'elle renversa avec l'impacte), Scorpius et moi simultanément lancèrent deux sorts sur la fille qui avait fait ça, elle était donc expulsé et pétrifié. Plusieurs sorts étaient lancés, des personnes volaient, se pétrifiaient, se congelaient, ou même se retrouvaient attachés. C'était n'importe quoi.

- STOP ! Cria Alexander en amplifiant sa voix avec sa baguette.

On se tordait tous de douleur à cause de la puissance de sa voix.

- On est là pour fêter le Nouvel an ! Répliqua-t-il.

- Alors arrêtez ça, ajouta Taissa. Ce n'est qu'un jeu pour vous ? Vous êtes entrain de détruire des relations qui était depuis peu construite !

- Vous voulez commencer l'année avec de la violence ? S'exclama Crivey à leurs côtés. Vous êtes tous aussi stupide l'un que l'autre !

- NON enfaite les plus stupide se sont Thomas et Jason, trancha Taissa. Vous êtes invités, je vous préviens, et ça serait cool que vous respectiez qu'ils sont !

Taissa visa Rose et moi.

- MAINTENANT ! On retourne tous profiter et oublier ce... léger incident, ordonna Felix Smith.

- Vous êtes vraiment pas bien dans vos têtes, répliqua Crivey.

- La ferme, c'est eux qui ont commencé, dit froidement Sawyer.

- Ta gueule Adams ! Objecta Cassy Ann. Vous êtes tous fautif, et maintenant avant que l'un de vous ait encore une brillante idée de nous faire tuer, je voudrais commencer une nouvelle année dans la paix.

Je n'avais jamais vu Cassy Ann faire une annonce de la sorte. C'était étonnant mais assez marrant. Quelqu'un avez remit la musique alors que Alexander concluait :

- Vous n'êtes pas obligé de vous aimer, ni même de faire la fête ensemble et encore moins vous parler. Alors faite bande à part mais profitez.

On se regardait tous un instant avant que Lou râle :

- De toute façon c'est toujours comme ça ! On peut jamais s'amuser.

Lou partait vers le buffet des boissons en bousculant des élèves de Salem. Je levais les yeux au ciel. Chacun reprenait silencieusement son activité d'avant, mais ils gardaient tous un regard douteux chacun sur les autres. Rose s'avança vers moi... avec une tête fâchée. Merde.

- Tu n'étais pas obligé de réagir comme ça, fit-elle en fronçant des sourcils.

- Tu es pas sérieuse Rose, ils nous ont insultés, ils t'ont insultés devant moi, tu crois vraiment que je n'allais rien faire, répliquais-je froidement.

- Et tu vas réagir comme ça dès que quelqu'un nous insultera ?

- Si c'est nécessaire oui, affirmais-je en la regardant droit dans les yeux.

Rose soupira découragée.

- Rose je ne peux pas changer ok ? Je ne peux pas laisser courir ça, je ne l'ai jamais fait avant alors jamais je ne laisserais quelqu'un t'insulter ou te faire du mal.

- Mais je n'ai pas besoin que tu me défendes, je sais me défendre, expliqua-t-elle sans monté le ton.

- Je sais que tu sais le faire, c'est juste que tu ne le fais pas, précisais-je.

Rose secoua la tête en regardant le plafond. Elle était moitié en colère, moitié ennuyé.

- Arrête d'être fâché contre moi, annonçais-je en la prenant par la taille.

Elle se laissa faire même si je sentais qu'il y avait quelque chose.

- Qu'est-ce qu'il y a ? demandais-je intriguée.

- Tu as vu comment ça à tourné là... (je hochais la tête). Maintenant j'ai peur qu'il t'arrive quelque chose simplement car tu es impulsive quand il s'agit de moi, expliqua-t-elle inquiète.

- Ne t'en fais pas pour moi bébé, je te le promet, dis-je pour la rassurer.

Je nichais ma tête dans son cou pour l'enlacer et lui laisser par-ci par-là quelques baisers.

Point de vue de Louann Parkinson.

Ce débile de Luke avait raison, ça ne servait à rien de péter un câble dans la maison de Smith. Il valait mieux que ces foutus élèves se fassent expulser de Poudlard à Poudlard. Je ne les laisserais pas gagner ! Oh ça non !

Je buvais cul sec mon verre alors que Taissa arriva vers moi afin de s'asseoir à mes côtés.

- Super speech tout à l'heure, dis-je plein de sarcasme.

- Très drôle, mais c'était le seule moyen de vous calmer, répondit-elle en prenant un verre.

Ce n'était pas une fille méchante, enfaite elle était plutôt cool comme fille. Si on comparait toute les élèves de Salem y avait pas à tortiller du cul c'était elle qui était en top liste niveau comportement. Tout ses potes étaient flingués !

- Alors tu fais quoi pour Charlotte? Demanda-t-elle en posant son dos sur le fond de la banquette.

Oui... Depuis que j'avais crié son nom pendant qu'on couchait ensemble avec Taissa, c'était dur de lui mentir sur le fait que Crivey m'attirait... Plus que je ne le voulais.

- On est amie, dis-je froidement.

- Très proche, précisa-t-elle en portant son gobelet à sa bouche.

- Tu insinues quoi ?

- J'insinue rien, je t'ai vu lui faire un bisou tout à l'heure c'est tout, fit-elle avec un sourire.

- Tu vois tout dis moi ou tu me mâtes, répondis-je sèchement.

Taissa leva les yeux au ciel :

- Je remarque beaucoup de chose, je suis observatrice si tu préfères.

- Ouais ouais.

Je passais une main dans mes cheveux pour remettre du mieux possible mes cheveux.

- C'est elle que tu vas aller voir ? Demanda-t-elle.

- Quoi ?

Taissa se tourna un peu plus vers moi pour me répondre d'un air dramatique :

- Tu sais ce qu'on dit. On passe l'année comme on a passait le réveillon. (Je la regardais septique)... Le compte à rebours a commencé, Charlotte va vouloir être prés de toi mais tu ne seras pas là... 10 9 8 7. Tu te demandes ce que tu as fait et pourquoi tu n'es pas avec elle alors que Luke est face à elle. 6 5 4. La musique s'amplifie et des feux magiques explosent mais pourtant tu es encore entrain de douter. 3. Les couples se forment, amitié ou amour comme tu le sens. 2 1. Qui va débuter l'année avec Charlotte ?

J'ouvris grand les yeux ! Putain mais elle a raison en plus ! Je me levais d'un coup. Taissa me souriait :

- Vas y !

J'avançais dans la foule au ralentis, mais je repérais vite Crivey. Elle dansait avec quelques uns de ses amis Cassfollasse et l'une de leur poursuiveur. Je respirais un grand coup, après tout ce n'était qu'elle, j'avais passé toute mes vacances avec elle et elle m'as dit qu'elle tenait à moi. Merlin, j'avais l'impression d'être Weasley à stresser autant là. Putain c'était que Crivey... c'était que cette belle blonde qui m'empêchait d'être moi-même, c'était que cette fille qui me priver de mes facultés de penser raisonnablement... C'était elle à qui je pensais tout le temps quand je mangeais, quand je lisais, quand je dormais... Je pensais tout le temps à elle et je ne voulais absolument pas commencer une nouvelle année sans elle. Je ne voulais plus jamais passer une année sans elle. J'approchais doucement vers elle, en regardant entièrement son corps athlétique et fin, son tee-shirt à manche longue beige et son jeans slim claire lui collaient parfaitement à la peau, et laissaient mettre ses formes en valeurs. DAM ! Qu'elle était sexy. Je voyais les gens s'arrêter de danser petit à petit et de regarder le compte à rebours magique au-dessus d'eux. 5. Je me retrouvais enfin derrière Crivey, je lui pris la main pour qu'elle sache que j'étais là (et pour avoir cet éternel contacte avec elle). 4. Crivey se retournait surprise mais elle affichait vite un sourire. 3. Je m'approchais doucement de son visage, elle fichait mes lèvres et Merlin savait que c'était ce que je voulais. 2. J'effleurais la paeu de son visage avec mes lèvres ce qui me lança une vague de chaleur dans le bas du ventre (autre que l'alcool). 1. Je sentais une main se posait sur mes côtes alors que je l'approchais de moi en passant mon bras derrière l'épaule. 0.

Tout le monde était entrain de hurler autour de nous, de sauter, de s'exclamer et de s'embrasser alors que des feux d'artifices magique jaillissaient partout dans la salle.

Après un court câlin entre nous, je me décalais quelque peu en fixant ses yeux, ils pétillaient. Personne ne nous regardait, tout le monde était trop occupé.

- C'est toi, murmurais-je dans son oreille pour qu'elle attende.

Crivey se décala de moi en me souriant, mais sur son visage je comprenais vite qu'elle ne comprenait pas ce que je voulais dire. J'avalais ma salive contrarié avant qu'elle ne s'approche de moi à nouveau.

- Moi aussi je te veux à mes côtés cette année, fit-elle avec un bisou sur la joue.

Ça faisait vraiment mal qu'elle ne comprenne pas mes attentes. Je n'étais pas très claires certes mais je n'étais pas habitué à déclarer mes sentiments aussi facilement. Merlin pourquoi les filles étaient si compliquées ! C'était pourtant simple à comprendre que je tenais à elle, non ? Que c'était avec elle que je voulais passer l'année ?

Crivey se fit entraîner par ses amis un peu plus loin pour fêter la bonne année. Alors que je la fixais partir un bras connu vint m'encercler la taille et puis je sentis un baiser dans le cou.

- Bonne année, déclara Scarlett dans mon oreille avant que je me fasse prendre la main par Swayer et elle pour danser.

Alors qu'on venait à peine de danser, je veillais sur Crivey d'un œil. Elle était entrain de danser avec Luke. LUKE BENNETT. Cet enfoiré de Salem n'allait pas gagner aussi facilement, c'était moi qui devait être avec Crivey. C'était moi qui tenais à elle.

La soirée avait vite été n'importe quoi, tout le monde dansait qu'on soit de Serpentard ou non, qu'on soit de Poudlard ou non. C'était assez étrange mais ça m'avait permis de voir Crivey et elle était tout aussi ravis que moi étant donné qu'on avait dansées une partie de la soirée ensemble. L'alcool tournait à fond, je ne me souvenais plus à quel moment Sawyer eu la merveilleuse idée de faire le shoot d'amitié entre Scarlett et moi, mais je savais que le rhum arrangé de Sawyer était une mauvaise idée. Allez savoir ce qu'il y avait dedans mais à partir de ce moment une bonne partie de la soirée c'était envolé.

La fin se résumait : Alcool, danse, vomis, danse, alcool, fumette, et realcool.

Un tambour était dans ma tête, j'avais l'impression qu'on m'arrachait les cheveux, j'aurais bien voulu dormir plus mais j'avais une envie folle d'hydrater ma bouche. La pâteuse était vraiment quelques choses d'ignoble. Je me levais sur mes coudes pour voir où je pouvais bien être.

Ça ressemblait à un salon un truc du genre. Il y avait trois grands fauteuils en cuire où étaient entrain de dormir des élèves. Je sentais quelque chose de lourd sur mes jambes, je regardais non sans mal la dite chose.

- Dégage Sawyer, grognais-je en faisant un coup de pied pour qu'il tombe parterre.

Je l'entendais se plaindre mais j'étais trop occupé à essayer de me relever moi-même. J'étais debout. Wow, j'avais sûrement vraiment trop trop bu hier soir. Je sentais un mal de ventre à l'intérieure de moi, je me sentais aussi vraiment sale. Je soupirais bruyamment avant d'avancer vers la sortie de la pièce. Rapidement je me retrouvais dans la salle de bal qui était vide mais complètement ravagé par la soirée. Je m'approchais du buffet et pris une bouteille de soda.

- Et ça va comme tu veux ? Demanda quelqu'un de 6éme année de Serpentard.

Ça résonnait beaucoup plus que je le voulais, et c'était fort désagréable.

- Ta gueule, pestais-je.

La personne partit vite, c'était parfait pour moi. Je déambulais dans le château. J'avais croisé plusieurs élèves dons des gens de ma bande. Mais pas Scar... et ni Crivey. Je cherchais un peu plus longtemps mais ne la retrouvais pas. La peur commençait à naître en moi, et si quelqu'un avait fait du mal à Crivey, et si quelqu'un avait encore une fois profitait d'elle, sans plus attendre je montais à l'étage pour aller dans le couloir des chambres.

- Fait chier, dis-je à moi même.

Je ne connaissais pas sa chambre. J'ouvris donc la première pour tomber sur deux élèves de Salem entrain de s'habiller. Arg. Je continuais ma recherche. Deuxième chambre, je tombais nez à nez avec Cassy Ann et Edgard dans le lit entrain de rigoler ensemble.

- Louann, s'étonna mini-Krum alors que Cassy Ann s'enfonça sous la couette.

- C'est bon arrête de brailler, je le dirais pas à ton frère, tranchais-je avant de refermer la porte.

Mais où est-ce qu'elle pouvait être ?! La troisième chambre était celle de Potter et Londubat. Je roulais des yeux dès que j'entendais Potter ouvrir la bouche, je refermais violemment la porte avant d'entendre ce qu'elle pouvait bien gueuler. J'avais fait déjà tout l'étage, j'étais tomber sur plusieurs couple plus chiant les uns que les autres. La boule au ventre, je décidais de me dépêcher de faire le deuxième étage. Première chambre vide, deuxième un couple qui dormait, troisième une Cassfollasse sur Pierre Macmillan. Répugnant de voir autant de couple. Celle d'après c'était son frère avec Hestia Jones. Évidement tout le monde me hurlait dessus car je rentrais dans leurs chambres. J'ouvris l'avant dernière chambre assez brusquement.

- Que me vaut l'honneur, ironisa Weasley en enfilant son pull quasiment juste devant moi alors que Scarlett dormait sur le lit.

Je regardais ma meilleure amie dans son sommeil profond avant de retourner mon attention sur Weasley.

- Elle était si mal que ça hier ? Demandais-je froidement en faisant un signe de tête vers le lit.

- Aussi mal que toi je pense, j'ai du lui retirais ses vêtements et lui laver les dents après qu'elle est vomit, précisa-t-elle en s'approchant de moi.

- Tu en as profité pour te rincer l'oeil, dis-je en remuant mes sourcils.

Weasley roula des yeux comme à son habitude, qu'est-ce qu'elle pouvait être coincé.

- Tu voulais lui parler ? Demanda-t-elle.

- Non, c'est bon, répondis-je en me souvenant de Crivey. J'aurais cru que tu ferrais une pyjama party avec drama girl et Crivey.

- Lily et moi on est pas en bon terme, et Charlie est dans la chambre à côté... sûrement entrain de dormir, précisa-t-elle.

C'était si facile d'avoir des informations de sa part. Je fis demi-tour en partant de la chambre avec un vague conseil :

- Essaye de ne pas profiter de Malfoy alors qu'elle dort.

J'entendais grogner Weasley qui refermant la porte derrière moi. Après quelque pas je me retrouvais enfin devant la bonne porte, j'entrais sans grande cérémonie pour découvrir Crivey en sous-vêtement dans le lit, ses vêtements gisaient sur le sol. Elle était enroulé dans la couette avec une de ses jambes fines en dehors (technique basique pour ne pas avoir trop chaud). Je m'approchais d'elle pour voir comment elle allait. Enfin face à son corps, je m'accroupissais pour être face à son visage. Elle était si belle quand elle dormait, enfaite non elle était toujours belle mais là elle paraissait si paisible et à la fois si vulnérable. Je passais délicatement mes doigts sur son visage pour lui caresser la peau, j'aimais vraiment faire ça quand on se réveillait dans mon lit le matin. Souvent elle se réveillait comme ça et me souriait, mais là elle semblait vraiment endormi.

- Crivey, ça va ? Murmurais-je.

Évidement j'étais sans réponse, je continuais à caresser son visage jusqu'au moment où j'entendais un bruit dernière moi. Je me relevais en vitesse et me retournant par la même occasion.

- Qu'est-ce que tu fais là ? Lança la voix.

Luke entrain de remettre sa chemise dans son pantalon. A ce moment précis, j'avais l'impression que tout s'effondrait. Le sang battait à mes tempes beaucoup plus vite que d'habitude, je repassais la phrase de cet abruti dans ma tête. Je n'arrivais pas à me concentrer sur sa question. Il fallait vraiment que ça s'arrête, c'était une blague ? Une mauvaise blague ? J'essayais de respirer normalement. J'étais dans un état second, j'avais l'impression qu'on venait de me retirer mon cœur, j'avais l'impression que rien n'était normal autour de moi. J'avais peur. Je me sentais seule d'un coup. Luke qui se rhabillait, Charlie en sous-vêtement. Je serais les dents, ce n'était pas possible. Non c'était pas possible ! Mes phalanges était blanches tellement je serais violemment mes poings.

- Qu'est-ce que tu as fait ? Réussis-je à répliquer.

Le visage de Luke s'assombrit en fronçant des sourcils. Il regarda tour à tour Charlie et moi-même. Avant de laisser apparaître un sourire sur son visage.

- A ton avis.

Mon poing partit tout seule. Il se retrouva à terre en se tenant la mâchoire alors que je partais de la chambre. Ma main trembla sous l'effet du coup, je sentais mes yeux humides. Plusieurs vagues de souffrance me soulevèrent le cœur, me hoquetèrent des sanglots que je contrôlais remarquablement. Je pris la première pièce vide venu pour essayer de me clamer, en vain. J'étais entrain de sombrer.


Ce sont de bonne ou mauvaise vacances ? Review ? :)