Vive les mariés.

Nous étions une fois de plus réunis autour de la table des Smythe-Anderson à l'heure du repas, les conversations allaient bon train. Grant parlait football avec Sebastian tandis-ce que Blaine écoutait sa fille lui compter des histoires plus ou moins réelles à propos de ses amies. Quand soudain la discussion dévia.

« - Au fait, on a vu les photos mais on jamais réellement su l'histoire... Comment c'était... votre mariage ? » Demanda Grant.

Sebastian et Blaine se regardèrent, les yeux pleins d'amour et de nostalgie. Blaine prit la parole :

« Et bien… il y avait tous nos proches. Il faisait très beau. Nous avions enfilé nos plus beau costumes et...

-Je me souviendrai toujours de la tête de ton père lorsqu'il est venu me rejoindre. On ne s'est pas marié à l'Eglise bien sûr mais... on avait voulu faire dans le traditionnel. Il y avait une sorte d'autel et il est venu me rejoindre. Il avait dans ses yeux un mélange de peur et... je ne sais pas. Il était magnifique. » Sebastian prit la main de son mari.

« -Je suis toujours magnifique.

- Certes. Bref, après avoir dit les oui qui allaient nous mener jusqu'ici...

- Et sceller notre amour à jamais...

- Oui Blaine. Sceller notre amour à jamais… »Sebastian leva les yeux, il ne s habituerait définitivement jamais au côté romantique de son mari. « Nous avons eu le droit à de splendide discours de la part de nos témoins , tonton Cooper pour Papa et Tonton Nick pour moi »

Flashback.

Copper se leva de son siège et montra son verre à l'assemblée.

« -Sebastian, Blaine. Je me présente aujourd'hui en tant que témoin de votre bonheur, de votre amour et de la véracité de vos sentiments. Et qui mieux que moi pouvait représenter cela ? Moi, qui ai supporté Blaine et aies suivit votre histoire depuis le début. J'ai vu les sentiments de Blaine grandir autant que dans ses paroles je voyais ceux de Sebastian évoluer. J'ai consolé, écouté, conseillé Blaine comme le bon grand frère que je suis et je vous ai maudit, parfois, pour tout le soucis que vous m'avez causé. Alors quand Sebastian est venu me parler de ce .. projet qu'il avait de te demander en mariage petit frère, je n'ai pas cherché une seule seconde à le raisonner ou à l'en empêcher. Je me suis contenté de le prendre dans mes bras et de le remercier. Parce que vous êtes fait l'un pour l'autre, seul un fou pourrait penser le contraire, je l'ai remercié pour tout ce qu'il t'apportait et ce qu'il continuera à t'apporter j'en suis sûr. Aujourd'hui je ne peux vous souhaiter qu'une chose, de Continuez à grandir ensemble, de vous chérir et surtout... Soyez heureux.

Flashback

« -Blaine, Seb, tout d'abord je tiens à vous féliciter et à souhaiter bon courage à Blaine qui va devoir supporter mon cher meilleur pote tout le restant de sa vie, ce qui risque de ne pas être facile tous les jours. Seb , mon grand, mon frère. A toi aussi je te souhaite du courage et beaucoup de bonheur. Qui aurait dit que TOI tu t'engagerais dans le mariage, toi qui , la première fois où tu as posé le regard sur ton désormais mari et venu me voir et avec ton tact habituel m'a dit ' Nick, je veux les fesses de cet homme.' Et dieu sait que nous avons parcouru du chemin jusqu'à ce qu'il y a quelques mois tu viennes me voir et qu'au beau milieu d'une partie de jeu vidéo tu m'annonces de but en blanc 'Nick , je veux la main de Blaine' Au début j'ai pris ça pour une autre de tes allusions sexuelles bizarres, oui parce qu'au début, ce n'était que ça . 'Nick je veux la bouche de Blaine' 'Nick je veux m'envoyer en l'air avec Blaine tous les jours de ma vie' déjà, à partir de ce moment là bro, je te voyais changer et un beau jour j'ai eu le droit à .. 'Nick je veux le cœur de Blaine.' Tu étais amoureux mon pote et à partir de ce moment là, tu n'as plus cessé de l'être. Bref, quand tu as annoncé que tu voulais te marier et après avoir pris conscience de la chose, j'ai d'abord rigolé, puis j'ai pleuré, ensuite tu as pleuré avec moi, nous avons vidé une bouteille de téquilla et le reste de la soirée est un peu flou. Mais ce qui a toujours été clair dans mon esprit c'est que Blaine et toi avez survécu à biens des épreuves, et que maintenant, le meilleur reste à venir. Je vous souhaite tout le bonheur du monde et surtout Seb, jure moi de ne jamais te transformer en loque romantique !

Fin Flashback

« C'était un grand moment d'émotion... Ensuite nous avons dansé… beaucoup dansé. Annonça Blaine, les larmes aux yeux au souvenir du discours de son frère.

- Oh oui… la danse. »

Flashback

Blaine avait toujours rêvé de l'ouverture de bal de son mariage, il l'avait imaginé originale et virginale, avec une femme blonde en robe blanche à son bras. Peu à peu ses rêves s'étaient transformés.. Aujourd'hui, il se levait, un grand brun en costume noir à ses côté, non content d'avoir pu lancer un bouquet, il avait une rose rouge à sa boutonnière. Il saisit la main de celui qui était, sans aucun doute l'homme de sa vie et se laissa guider vers la piste de danse, à chaque fois qu'il tenait la main de Sebastian, l'assurance et la confiance s'emparait de lui, la force indestructible de l'amour lui sciait les entrailles et il savait que plus jamais, tant qu'il aurait Sebastian à ses côtés il n'aurait à craindre la solitude et la tristesse. Le couple se serra l'un contre l'autre et la musique commença. Blaine avait beau avoir toujours rêvé d'originalité, la valse s'était imposée. Ils commencèrent à tournoyer et Blaine arrêta de se concentrer sur les pas pour lever la tête et ainsi plonger son regard dans celui de Sebastian. Dès lors ils ne se quittèrent plus des yeux. Ils n'avaient jamais été aussi amoureux qu'à cet instant, leur monde se limitait à eux et à cette musique qui les faisait tourner de plus belle , ils étaient étourdit par la puissance des sentiments, étourdis, mous et pourtant si fort, personne n'aurait pu les séparer à ce moment précis. Ils s'aimaient et s'en était presque magique. Quand la musique se termina, Sebastian garda Blaine contre lui et baissa la tête pour lui voler un baiser passionné.

Fin Flashback

« Nous étions vraiment dans notre monde, c'était… indescriptible. Je n'ai même pas le souvenir que nous soyons resté avec nos invités. »

Flashback

Depuis qu'ils avaient échangés leurs consentements, Sebastian avait comme obsession de consommer son mariage. Il avait essayé de d'attirer Blaine toute la soirée, mais celui ci était trop occupé à recevoir des félicitations et autres politesses en tout genre. Sebastian, à ses côtés se contentait de sourire, frustré. Quand soudain, arriva la providence. Il se rendait aux toilettes et croisa Blaine qui en sortait. Son expression faciale changea, son traditionnel sourire en coin prit place sur ses lèvres et Blaine eu à peine le temps de dire ouf qu'il le faisait reculer dans la cabine. Après quelque protestation de son mari, Sebastian consomma son mariage. Buccalement du moins.

Fin Flashback

«- En même temps Babe, nous n'arrêtions pas de courir partout... On ne dirait pas comme ça, les coutumes vous font croire que c'est LA soirée des mariés mais en fait, vous devez vous occuper de tout à longueur de temps et vous ne profitez même pas de la soirée. Une chose est sûre, nous étions n'étions pas mécontents de rentrer à l'hôtel une fois la cérémonie terminée.

Flashback

Sebastian avait toujours été très à cheval sur les traditions, ainsi, sa nuit de noces de devait de l'être… traditionnelle. Ainsi, arrivés devant la porte de la chambre luxueuse qu'ils avaient réservés, c'est tout naturellement que Sebastian prit Blaine dans ses bras et le souleva tel une princesse, même si il ne s'agissait pas réellement du domicile conjugal, leur véritable première fois en tant que couple marié méritait d'être préservée du mauvais sort (1) Blaine pouffa de rire et ils entrèrent dans la pièce.

Sebastian se dirigea directement vers le lit et y déposa Blaine tout en douceur. Tout aussi naturellement il l'embrassa sans le brusquer, comme s'il s'agissait de leur premier baiser. Il se recula et enleva sa veste et sa cravate qu'il posa soigneusement sur une chaise, contrastant avec l'attitude de son mari qui avait simplement décidé de laisser ses vêtements là où ils tombaient. Il finit de se débarrasser de ses chaussures et ses chaussettes et se retourna, faisant à nouveau face au lit sur lequel Blaine s'était redressé, s'adossant au mur. Sebastian s'approcha et s'assit aux côté de son mari, il l'embrassa à nouveau avec la même délicatesse, le baiser se faisait peu à peu plus profond, plus langoureux alors Sebastian s'installa sur Blaine, sa bouche voyagea jusqu'au cou musclé de son homme tandis que ses mains défaisaient les boutons de sa chemise un à un. Cette nuit, il prenait son temps, il redécouvrait le corps de son amant comme s'il s'agissait de leur première fois, il ressentait la même peur, la même excitation que lorsqu'il avait plongé dans le corps d'un homme pour la première fois. Mais ce soir, tout était différent. Ce soir Sebastian Smythe allait plonger dans le délicieux inconnu de la véritable première fois. Il allait faire l'amour à l'homme de sa vie. Son mari. Doucement, avec une tendresse passionnée inhabituelle, l'homme, l'époux qu'il était à présent tenta de faire passer tout l'amour qu'il éprouvait et Blaine le lui rendit bien.

Flashback

Quand Blaine se réveilla ce matin là, il était seul dans le lit qui avait abrité leur nuit de noce, il ouvrit les yeux et balaya la chambre du regard. Il finit par poser ses yeux sur la porte fenêtre, grande ouverte, les rideaux d'une blancheur immaculée jouant avec le vent. Sebastian était sur la terrasse, torse nu, une tasse de café à la main. Blaine sourit, et se leva, s'enroulant dans les draps pour cacher sa nudité, en quelques enjambées il eu rejoint Sebastian et le pris alors dans ses bras, ce dernier se retourna et l'embrassa, lui souhaitant bonjour. Ils se sourirent et restèrent ainsi l'un contre l'autre profitant de la chaleur, de l'amour et de la confiance de l'autre, comme prisonnier d'une sphère de bonheur.

Fin flashback.

« - En soit c'était...

-Merveilleux. » Termina Sebastian.


(1) La mariée franchit encore souvent le seuil du domicile conjugal dans les bras de son mari. Cette tradition proviendrait d'une légende, du temps de l'Empire Romain, qui disait que toute femme qui trébuchait, en entrant pour la première fois en tant qu'épouse dans la maison commune, verrait son mariage courir à la catastrophe : La porter permet d'éviter cela et de conjurer ainsi le mauvais sort.

A bientôt ! :-)

TeamSerpentard & Dray'savonette !