Kikoo, je sais je suis encore en retard pour la publication ! Vraiment désolé mais j'ai eu un gros imprévu cce week-end et du coup je n'ai rien pu faire car je n'étais pas chez moi. Bref! Voici la fin qui approche!

Sinon que dire de plus à part que personne ne m'a répondu TT_TT puisque c'est comme ça je choisirai toute seule la suite des publication !

Bonne lecture et ENJOY !


Chapitre 13 :

Le chemin du retour se fit dans un silence quasi monacal. Personne ne parla dans la voiture. Personne n'en avait vraiment envie. Ryuken se concentrait sur la route comme à chaque fois qu'il conduisait. Isshin regardait la route avec appréhension. Il n'aimait pas du tout être passager. Surtout quand c'était l'argenté qui conduisait. Uryu était installé à l'arrière avec Kuuran. Les deux adolescents se tenaient par la main, mais chacun regardait par la fenêtre. Leurs doigts communiquaient pour eux. Ils évitaient de se regarder. Les quelques jours qui avaient suivis le réveil de l'ébène avait mis à mal la patience de Kuuran et Uryu ressentait lui aussi comme une urgence. Ils avaient besoin de se retrouver seuls. Sans personne pouvant les surprendre ou interdisant toutes émotions fortes ou toutes activités à l'ébène.

-Nous voici rendu, indiqua tranquillement Ryuken, faisant sursauter tout le monde.

-Enfin, souffla Isshin. Bon ? On y va les enfants ? fit-il en se retournant.

Mais les deux adolescents étaient déjà descendus et Kuuran portait la valise d'Uryu. Ils faisaient comme s'ils étaient seuls. Isshin voulut sortir, mais il sentit une main sur son bras. Il se retourna vers Ryuken, interrogatif.

-Laissons les seuls, Isshin.

Le brun finit par acquiescer et Ryuken redémarra. De toute façon, lui aussi avait des choses à mettre au point avec un Kurosaki.


Ichigo faisait face à son père plus déterminé que jamais. Celui-ci faisait les cent pas réfléchissant à ce que venait de lui dire son fils. Il ne s'attendait pas vraiment à ca de la part de celui-ci. Mais apparemment, il avait réfléchi à la question. Longuement.

-Tu es sûr Ichigo ?

-Oui. Au pire, je ne ferai qu'un an.

-Au pire, hein ! s'exclama le plus vieux.

-Ecoute je t'ai déjà tout dit … ne m'oblige pas à me répéter, implora le roux.

-Ok, ok, concéda-t-il.

Isshin souffla. Depuis quand n'avait-il plus fait attention à ses enfants ? Depuis quand n'avait-il plus pris du temps pour eux ? Il se promit de faire plus attention avec ses filles. Il avait trop perdu de vue ses garçons pour laisser passer la chance de pouvoir y remédier avec ses filles.

Il avait été surpris quand Ichigo lui avait demandé s'ils pouvaient parler. D'homme à homme. Et il avait été plus qu'étonné quand le roux lui avait raconté qu'Orihime l'avait largué parce qu'il couchait avec d'autres filles, et qu'elle l'avait surpris dans les bras de Tia. Il lui avait aussi raconté comment il avait constitué un petit groupe de proches, et comment il profitait de certaines de ses absences pour s'envoyer en l'air avec eux.

Isshin avait dû s'asseoir. Cependant, il avait écouté attentivement son fils. Ichigo reconnaissait s'être mal comporté avec Orihime et il avait finit par comprendre que ce n'était pas elle qui l'abandonnait, mais lui qui n'avait jamais été là pour elle. Il avait beaucoup cogité et il en avait tiré une conclusion, il lui fallait partir.

-Et puis, j'reviendrais pour les vacances. Osaka n'est pas si loin que ça !

Ichigo sourit à son père. Celui-ci fit de même avant d'ouvrir grand les bras et de se jeter sur le roux.

-Mon fils !

Celui-ci ne put l'éviter et ils se retrouvèrent à terre. Il râla un peu pour la forme mais accepta quand même le câlin de son paternel. Il savait qu'il lui faisait de la peine, mais il avait besoin de s'éloigner. Il ne pourrait supporter de voir Orihime ou Tia sans pouvoir les approcher. Sans compter les rumeurs, moqueries et autres qu'il aurait à subir. De plus, il ne pourrait supporter le bonheur de son frère. Et puis c'était une sorte de pénitence qu'il s'infligeait. Il avait déjà choisit l'internat dans lequel il allait se trouver dans quelques semaines. C'était un des plus stricts du pays. Et il n'y aurait que des garçons pour lui tenir compagnie. Il soupira à cette idée.


Ils se regardèrent un instant droit dans les yeux, avant qu'Uryu ne détourne le regard rougissant. Il pénétra un peu plus dans sa chambre, caressant du bout des doigts ses meubles. Il avait quasiment passé deux semaines à l'hôpital, mais il lui semblait que c'était plutôt deux mois. Kuuran posa la valise dans un coin et ferma la porte. Il s'approcha de la fenêtre et sourit en voyant la voiture du paternel de son petit ami repartir. Il était sûr que Ryuken savait ce qui allait se passer entre eux et qu'il ne voulait absolument pas en être témoin d'une quelconque manière que ce soit.

Il se retourna et fut souffler par la vision que lui offrait l'ébène. En effet, celui-ci semblait perdu dans ses pensées, mais aussi dans cet espace, dans son corps. Il semblait ailleurs, il semblait être une apparition, ne pas vraiment appartenir à ce monde.

-Uryu ? Appela-t-il tout bas.

Ce dernier releva la tête après avoir légèrement sursauté. Il semblait se réveiller, revenir à la réalité. Cependant il lui sourit tendrement et Kuuran n'y résista pas. Il réduisit l'espace qui les séparait à néant et l'enlaça fortement comme pour l'ancrer dans cet instant. Dans ce moment. Dans cette réalité avec lui.


La vie avait repris un cours normal pour elle. Comme si de rien. Elle avait repris ses petites habitudes. La seule qu'elle avait abandonnée concernait son ex. Elle n'avait plus à l'appeler, ni à penser à lui, ni à lui demander avant de sortir avec ses amies. Et pour l'instant, il ne lui manquait pas plus que ça. En fait, il n'était vraiment présent avec elle qu'au lycée, quand elle allait chez lui, et quand il se voyait en dehors, ce qui arrivait assez rarement en fait.

Elle longeait tranquillement les allées du combini, regardant les denrées diverses et variées qui s'étalaient devant elle, en attendant gentiment de se faire prendre. Elle réfléchissait à ce qu'elle allait manger et du coup mettre dans son panier. Elle était tellement absorbée par ce qu'elle faisait qu'elle percuta un dos.

- Excusez-moi ! S'exclama-t-elle, en se frottant le bout du nez.

L'homme se retourna lentement. Et Orihime dut relever la tête pour le regarder. Et celui qu'elle avait pris pour un homme dans la trentaine, se révéla être un jeune homme pas beaucoup plus âgé qu'elle.

-Non, c'est de ma faute ! J'ai un peu de mal à lire, se justifia-t-il en lui montrant la boite qu'il tenait à la main.

Inoue sourit devant l'accent plus que prononcé du jeune homme.

-Vous n'êtes pas d'ici ?

Le jeune homme secoua la tête positivement et lui sourit timidement.

-Vous voulez de l'aide peut être ?

-Je ne voudrais pas vous déranger.

-Si je vous le propose c'est que ça ne me dérange pas, s'exclama la rousse.

Elle lui sourit franchement et avec son entrain habituel commença à l'aider à faire ses courses. Elle le trouvait charmant, avec son accent étranger, sa façon de rouler les R et son physique hors norme. Pour le Japon. Elle aussi avait un physique peu commun pour une japonaise, aussi se sentait-elle proche de lui.

Une fois les courses finies, ils sortirent du combini et le jeune homme la remercia encore une fois.

-Je vais vous raccompagner, dit-il. Je ne voudrais pas qu'il vous arrive quelque chose.

Orihime rit aux éclats. Et accepta volontiers.

-D'accord, mais alors on se tutoie.

-Ok.

-Et je m'appelle Inoue Orihime.

-Sado Yasutora. Mais tout le monde m'appelle Chad.

-Va pour Chad, alors !

Ils commencèrent à marcher et la rousse ne put s'empêcher de faire la conversation pour deux. Le jeune homme avait l'air d'apprécier et elle se sentait à l'aise avec lui. Pour la première fois depuis qu'elle avait vu Ichigo et Tia ensemble, elle était heureuse. Et elle n'avait pas envie que cela cesse. Non pas du tout.


Il ne voulait pas forcer les choses. Il ne voulait pas se montrer pressent. Mais … mais il avait besoin en cet instant de ce contact physique entre eux. Il voulait faire ressentir à Uryu à quel point il lui avait manqué. Il n'avait pas osé à l'hôpital le serrer dans ses bras. Il osait à peine le toucher. Il avait peur de lui faire mal. Il avait peur de se faire rejeter aussi. Mais en cet instant, il voulait combler ce manque. Il voulait sentir Uryu contre lui. Il voulait l'ancrer dans cette réalité. Dans cette chambre avec lui.

Uryu ne savait pas vraiment comment réagir. Depuis qu'il était réveillé, il avait l'impression que Kuuran se retenait et que là, il rattrapait le fait de ne pas l'avoir touché pendant plusieurs jours. Il ne sut pas comment réagir au début, surpris par la soudaineté de « l'attaque », puis il avait simplement refermé ses bras sur le décoloré. Il avait alors senti celui-ci se détendre et accentuer encore le câlin. Uryu finit par s'y abandonner aussi. Chacun posa sa tête dans le cou de l'autre.

Ils restèrent ainsi quelques minutes, dans un silence profond. Juste à se tenir tous les deux l'un contre l'autre, comme pour se rassurer sur la réalité de cette étreinte.

-Kuuran ? Appela doucement Uryu.

-Mmmm ?

-Je … j'aimerais m'asseoir …

-Ah … ok !

Kuuran le lâcha et il put s'asseoir sur le lit. La tête lui tournait légèrement. Il avait encore du mal à rester longtemps debout. Tout comme il avait du mal à manger correctement aussi. C'était une des choses dont il s'était rendu compte à l'hôpital. Il se sous alimentait en plus de se scarifier. Et c'étaient deux choses qu'il devait régler. Mais pour l'instant, il avait autre chose à penser. Kuuran venait de s'asseoir à coté de lui et de prendre possession de sa bouche avec un baiser exigeant dans lequel il s'abandonna totalement.


Isshin regarda son fils sortir de la cuisine. Le plus dur était passé. Heureusement pour lui ! Il n'aimait pas voir ses enfants tristes et encore moins dans l'état dans lequel était le roux : rongé par la culpabilité et par ce sentiment de mal être tellement commun à l'adolescence. Il sentit plus qu'il ne vit Kisuke se rapprocher de lui.

-Tu crois vraiment que j'ai bien fait ? lui demanda-t-il.

-Je pense que oui …

Isshin soupira et sentit la main réconfortante de son ami se poser sur son épaule.

-Je suis content que tu sois là … pour m'aider à veillez sur eux.

Le blond gloussa et se cacha derrière son éventail.

-Allons, allons Isshin ! Tu ne vas devenir sentimental à ton âge ?

Isshin secoua la tête, désespéré par le comportent de son ami. Il pouvait être d'une aide précieuse mais refusait toujours de l'admettre. Il était son plus grand soutien depuis la mort de sa femme. Il avait toujours été là pour lui ou pour ses enfants, sans jamais rien demandé en retour. Enfin si, Isshin savait très bien ce qu'attendait le blond, mais il ne pouvait pas lui accorder. Sa femme occupait encore trop de place dans son cœur. Le blond aussi avait une place importante. Et dés qu'il s'en sentirait le courage, il le lui ferait savoir. En attendant …

-Par contre, t'aurais pas un truc à boire ? J'ai comme une petite soif !

-Ça, ça m'aurait étonné aussi ! s'exclama le brun.

Il secoua la tête et se retourna vers son frigo. Il leur servit des bières bien fraiches. Ils se sourirent mutuellement, heureux d'être là pour l'autre. Pour Isshin cela comptait beaucoup d'avoir des amis, surtout qu'il venait d'en retrouver un. Il avait eut une petite explication avec Ryuken et ils avaient décidés d'un commun accord de faire fi des différences qui les avaient opposées et séparées. Pour leurs fils. Mais pour eux aussi. Il se demanda vaguement ce que pourrait donner une soirée, alcoolisée bien sûr, avec Kisuke et Ryuken. Il aurait tout le temps de le savoir. Dés que son imbécile de fils lui aurait présenté officiellement « sa chérie », il fêterait ça avec ses deux compères. Et en l'absence de ses enfants, si possible. Il s'en réjouit d'avance. Ce qui ne passa pas inaperçu.

-Qu'est ce qui te fait sourire de la sorte ? demanda le blond.

-Notre prochaine beuverie, répondit-il.

-Et pourquoi ça ? fit le blond intrigué.

-Parce que j'te réserve une surprise, déclara-t-il en lui faisant un clin d'œil.

Avant de rire aux éclats et de se soustraire à l'interrogatoire de Kisuke qui voulait savoir ce qu'il mijotait.


Elle regardait par la fenêtre, histoire de passer le temps. Mine de rien, Arisawa frappait fort. Et juste. Elle s'était retrouvée à l'hôpital pour une cote cassée et divers hématomes. Bien sûr elle en voulait à la karateka, mais aussi à Ichigo. Surtout à Ichigo. Il lui avait promis sans cesse qu'il allait quitter la rousse pour elle, et ne l'avait jamais fait. Elle avait finit par en avoir marre d'attendre et s'était vengée sur la jeune fille. Elle ne regrettait pas son comportement vis-à-vis de sa victime, mais aurait préférée que cela se passe autrement. Pour sûr vu l'état dans lequel elle était. Cependant elle ne devait pas se plaindre. Elle était au calme et il y avait toujours un joli infirmier pour venir voir si elle ne manquait de rien.

Quand Ichigo était venu la voir, elle l'avait viré. Il lui avait expliqué que maintenant il était libre et elle l'avait envoyé se faire foutre. Elle n'était pas amoureuse de lui et ne l'avait jamais été. Il avait représenté le bon parti et c'était ça qu'elle voulait, ce qu'il représentait. Maintenant, il était trop tard. Elle ne voulait plus de lui. Elle voulait passer à autre chose. Et elle savait avec qui. Un sourire naquit sur son visage quand elle entendit frapper doucement à sa porte.

-Entrez !

Elle ne se retourna pas de suite, sachant très bien qui entrait. Il s'agissait du jeune infirmier blond, le plus timide de tous. Mais c'était toujours lui qui lui amenait ses repas et qui lui offrait les plus beau sourires et les plus beaux rougissements. Elle adorait le voir rougir. Il semblait très intimidé par elle, mais il faisait l'effort de venir, de lui parler. Il se montrait très gentil et très attentionné.

-Bonjour Harribel-san.

-Bonjour Kira-san.

Cette simple phrase dite d'une voix chaude fit rougir le blond. Et fit sourire la blonde. Finalement, elle allait peut être remercié Arisawa de l'avoir envoyé ici.