Hellow everybody =D

Tout d'abord, je souhaite une bonne rentrée pour tout ceux qui reprennent les cours, le travail…

Pour ceux qui n'ont pas eu de vacances…

Je compatis…

En espérant que votre tour viendra !

C'est donc en ce début septembre que je poste le 13ème chapitre Oo

(Ça passe vite !)

Et même si j'ai eu beaucoup de mal à le finir pour ce week end

(Devoir, dodo, travail encore et encore)

J'ai fais le plus vite possible !

Pour ce chapitre, je ne me suis pas amusée à l'écrire, je me suis éclatée !

A être morte de rire devant mon ordi toute seule dans une scène qui j'espère vous plaira autant qu'à moi !

Surtout que je l'ai enfin remis de longueur normale ^^

Et comme à chaque fois, je remercie tout ceux qui ont pris le temps de me lire et de me laisser des commentaires *o*

Merci à OoohMoonShoesPotter, evernight0127, Sabine02, Damdinsuryn et Basilic-Edofanart pour tous vos commentaires qui font toujours extrêmement plaisir T-T

Une pensée à ma béta-lectrice qui travaille toujours et qui laisse sa place à Damdinsuryn en ce moment *^* Merci infiniment .


Chapitre 13 :

Envy lui avait répondu froidement, dégageant une colère inconsidérée. Il resserra, encore, sa lame contre la chair, faisant couler un peu plus le sang et disparaître les dernières perles. Edward n'osait plus parler ni bouger. Remarquant qu'un seul geste de son agresseur suffisait à le faire passer de vie à trépas il avait décidé de se calmer. Pendant ces réflexions, emplies de bon sens, Envy avait continué :

« Alors on s'est bien amusé avec le colonel ? »

Edward fut heureux, malgré la situation, qu'Envy soit derrière lui car, comme cela, il ne put le voir rougir de honte, de gêne, quand il se remémora la fameuse scène. Chassant ces images perturbantes il s'exclama, remarquant quelque chose de louche :

« Comment… Comment as-tu su que j'étais ici ? »

Apparemment, Envy n'apprécia guère la question puisqu'il resserra, instinctivement, le couteau. De peur qu'il ne continue Edward essayait vainement de reculer sans se coller à son agresseur. Ce dernier profita de ce rapprochement pour lui murmurer à l'oreille :

« Ici, c'est moi qui pose les questions. Mais je peux te dire que c'est aussi facile d'entrer au QG de Central que de traverser un pont… »

Ed nota dans sa tête qu'il faudrait faire un rapport sur la sécurité en prime. Soudain, il vit le mur se rapprocher dangereusement, alors qu'Envy le poussait, sans délicatesse, contre. Il enleva le couteau au dernier moment pour éviter de lui trancher la gorge, faisant, par la même occasion, une frayeur qu'il jugea satisfaisante à sa victime. Il rangea d'un geste rapide et précis l'arme dans son étui accroché à sa ceinture avant de plaquer, avec force, les bras du blond au-dessus de sa tête. Puis d'un geste lent, il pressa son corps incandescent contre celui de sa victime. Edward ne put s'empêcher de retenir les frissons que lui procurait cette position, ce contact, cette chose. Enervé par ces réactions stupides et enfantines, le blond fit la dernière chose qui lui était encore possible pour s'en sortir. Il donna un coup de cul à l'homonculus pour le faire reculer de force…Ne s'attendant pas du tout à cela, Envy, surpris, fut lui même projeté contre le mur d'en face. C'est qu'il avait un de ces déhanché le blondinet ! Ainsi, libéré, ce dernier se retourna avant de glisser contre le mur et toiser son ennemi avec un regard qui se voulait méchant, voir effrayant. Cela fit rire Envy un instant. Pour qui il se prenait ce palmier ?! Ed n'allait pas se laisser faire et ça il allait le prouver ! Le défiant ainsi du regard, son agresseur accepta volontiers de participer, répondant à la provocation et ayant bien évidemment l'ambition de gagner. Voyant que la crevette blonde ne cèderait pas facilement, il décida d'accélérer le jeu et de déstabiliser l'adversaire. Ainsi, il s'écria :

« Tu sais, durant cette semaine j'ai eu le temps de réfléchir à ce que j'allais te faire… A défaut de te tuer autant m'amuser ! De plus j'ai très envie de te torturer… Et comme tu es à moi et que tu ne boug… »

Edward lui coupa la parole, sans quitter les améthystes devant lui, pour lui répondre, calme et déterminé :

« Rêve pas ! Je ne suis pas à toi ! Et si tu crois que je vais me laisser faire, tu te mets le doigt… dans… »

La phrase du blond se perdit dans sa gorge au même moment où Envy avait jeté à terre deux livres. Ce dernier gagna alors le combat quand Edward baissa les yeux pour fixer avec effroi ces deux objets. Tout lui revenait en mémoire. Et surtout l'accord qu'il avait passé. Il se rendit conte pour la première fois qu'il allait devoir se laisser faire. Qu'il était… à lui… sauf si… Il laissait les livres. Chose impensable s'il voulait restaurer le corps de son petit frère ! Il tua, alors, ce qui lui restait de dignité et les prit, la tête baissée, résigné…

Envy sourit. Trop fier de lui, il se pencha sur le côté pour attraper sa sacoche, remettant par la même occasion son couteau et sa mini pochette à l'intérieur. Il l'ouvrit sous les yeux curieux et anxieux du blondinet. Il venait juste de la remarquer… Puis Envy en sortit deux trois armes blanches différentes avant de se retourner vers sa victime. Ed fut parcouru d'un spasme non contrôlable. Mais en voyant l'homonculus s'approcher, il s'empressa de lui dire en se collant au mur :

« Attend ! Envy ! Tu vas pas faire ça ICI ?! »

Ce dernier s'était agenouillé pour être à la hauteur de sa crevette. S'apercevant des longs filets de sang le long de cette gorge parfaite, il en profita pour lécher toute la longueur avec passion, mettant sa main derrière la nuque du blond. Qu'est ce qu'il aimait le sentir en sa possession. C'était… Orgasmique… Ayant presque fini, et ne voyant pas de signe de refus, il remonta doucement avant de lui répondre avec calme :

« Pourquoi ? J'en ai envie maintenant. »

Edward préféra cacher son trouble. Cela aurait rendu le palmier beaucoup trop heureux alors autant lui enlever ce petit bonus. Mais voulant tout de même, absolument, défendre sa position, il s'exclama sur un ton je-sais-touïste :

« Bah… Déjà parce qu'on est dans la plus grande gare du pays et aussi la plus peuplée quelque soit l'heure. Ensuite parce qu'un tunnel de deux mètres carré de largeur à tout casser n'est pas vraiment insonorisé… Et puis, je rappelle que j'étais censé aller quelque part, donc, on m'attend et on ne va pas tarder à venir me chercher… »

Envy resta bloqué, muet, pétrifié. Il fallait avouer que le petit blond marquait un point. Lui ne pensait guère à ce genre de détails. Et de toute façon, tout ne le gênait pas. Il aurait tué tout ceux qui se seraient approchés pendant qu'il s'amusait. Mais le seul problème était l'escorte du Fullmetal, Le flame Alchemist. Il se ferait cramer la tronche et puis bouquin sur la pierre ou pas, Edward se serait fait une joie de participer. C'était évident. Un alchimiste, il gagne mais deux ça se complique. Surtout qu'il en avait besoin pour le sacrifice ! Après un long moment de réflexion, il ne restait qu'une solution. Tout en insultant Pride et le Colonel, il répondit au blond, sans lui avouer qu'il avait raison :

« Viens à 4 heure ce matin à cette adresse. Nous serons plus tranquilles. Ne sois pas en retard, sinon, je viens faire ça chez toi, devant Ton Cher petit frère… »

Ed poussa un grognement mélangeant le soulagement et la rage tout en se relevant avec ses livres. Puis le palmier reprit d'un ton ironique :

« Au fait, tu vas avoir besoin d'une trousse de secours. Je crois que la mienne ne sera pas suffisante pour ce que je t'ai préparé… Bon, du coup j'ai le temps de tout mettre en place… Cool… »

Envy s'était déjà éloigné, sans s'arrêter de parler, avant de disparaître complètement. Sans un regard pour sa future victime tétanisée. Edward était seul. Dans un espace réduit et long. Il avait l'impression d'être vide. Penser ? C'était devenu trop dur. Ainsi, tel un zombie, il regagna l'endroit qu'il avait quitté de force. Comme si de rien n'était. Son cerveau reprenait difficilement pied. Il se rappela, ainsi, sa tâche première, « oubliant », « supprimant » ou au moins essayant de ne plus penser à ce qui venait de se passer. Alors la question la plus importante pour lui était simplement devenue son choix de tourner à droite ou continuer son chemin. Il n'eût même pas le temps d'y songer qu'il sentit une main se poser sur son épaule. Encore Envy. Il ne l'avait pas encore assez fait chier ? Il lui dit donc sur un ton acerbe et agressif :

« C'est bon ! Tu me lâches ? Je viendrai bien à 4 heures ! J'ai autre chose à faire que discuter avec toi ! »

« Mais… De quoi tu parles Fullmetal ? »

Le blondinet se retourna, brusquement, pour découvrir la dernière personne qu'il aurait voulu voir. Surtout à ce moment précis. Roy Mustang. A croire que ce dernier faisait exprès d'apparaître avant ou après le passage du palmier ! Mais plus que troublé, Edward resta muet. Il devait chercher une excuse à ce qu'il avait dit. Evidemment, le colonel profita de cette faiblesse pour lancer :

« Et… Où vas-tu ce soir ? Ou plutôt qui vas-tu retrouver ? »

Sa voix était sarcastique, voir même démoniaque. Que répondre à ça ? Edward était gêné, énervé, fatigué et pour couronner le tout il se sentait stupide. Il fallait avouer qu'il enchainait les bourdes avec brio, malheureusement. Il préféra mettre court le plus vite possible à cette discussion qui, dans tout les cas, lui serait défavorable. Et puis vu qu'il lui avait déjà menti, s'enfoncer un peu plus ne pouvait pas lui faire de mal. Ainsi, il lui dit sur un ton hautain :

« J'ai croisé ma petite amie et j'ai rendez vous avec elle là où ça vous regarde pas. »

Roy, ne s'attendant pas à cette réaction, s'exclama, surpris :

« Et… Tu lui parles souvent comme ça à ta copine ? Tu vas pas la garder longtemps… Remarque c'est normal, tu connais rien aux filles, tu es si jeune et si petit… »

« QUI EST SI JEUNE ET SI PETIT QUE MÊME UN EMBRYON A DEJA PLUS D'EXPERIENCE QUE LUI ?!! Pff… Vous me fatiguez… Je préfère même plus répondre à ce genre de provocation. Et puis vous êtes mal placé pour me faire la moral. Vous n'avez jamais passé plus d'une nuit avec la même femme. »

« Ouah, mais c'est qu'il a de la répartie le petit galopin… »

Edward se retourna, ne répliquant pas. Peut-être un peu par dédain mais surtout que ses pensées étaient ailleurs. Là où il s'était interdit d'aller. Cette scène qui imaginait un futur sanglant et douloureux. Ce moment avec Envy le perturbait totalement. Et ce n'était pas les remarques du colonel sur sa taille qui allaient changer ça. Mais son esprit était un peu titillé par un détail. Alors Edward profita du silence pour lui demander :

« Au fait… Que faites-vous là ? »

Remarquant son égarement et son manquement au devoir, il reprit un peu gêné :

« Bah… on ne te voyait pas revenir. On s'est donc dit que tu t'étais perdu. Alors on a tiré à la courte paille et me voilà ! Bon tu viens ? La voiture ne va pas venir toute seule ! »

Edward fut un instant vexé que personne ne se soit désigné, de son plein gré, pour lui, mais il oublia vite, se re-concentrant sur le problème principal. Il dit ainsi :

« Donc… On va où alors ? »

« Par là. Suis-moi et tâche de ne pas te perdre. »

Roy s'amusa de la grimace de son subalterne. Il était si adorable quand il était vexé. Mais il se stoppa d'un coup remarquant quelque chose et s'exclama :

« Tu saignes »

« Ah oui… »

Ed s'essuya le cou pour faire disparaître encore une fois le sang qui ne voulait pas coaguler. Ainsi, en désespoir de cause, il finit par éponger avec sa manche de façon anarchique le liquide rouge. Le blond s'attendait à d'autres moqueries mais à la place de cela, le colonel eut pitié de lui. Il lui donna alors un mouchoir propre avant de demander :

« Tu t'es fait ça comment ? »

Une foule de mauvais souvenir lui revint en mémoire à la seconde ou Roy avait terminé sa phrase. Notamment celui de la langue humide, tiède et douce d'Envy contre sa peau. Cela lui valut encore un frisson mais de dégoût cette fois-ci. Un vrai vampire ce palmier ! Sauf qu'il ne pouvait raconter à son supérieur qu'un psychopathe l'avait attaqué pour le torturer parce qu'il s'était vendu à lui… A résumer ainsi, ça avait l'air incroyable et absurde même pour Edward. Après avoir trouvé une petite idée, il expliqua tout bonnement dans un sourire forcé :

« J'ai couru et je suis tombé sur une pierre. Qu'est ce que je peux être maladroit. »

Roy ne releva pas. Mais il ne le croyait absolument pas. Déjà la coupure était trop nette pour que ce soit accidentel. Et puis le blondinet était vraiment étrange ces temps-ci. A chaque fois qu'il le voyait il avait des marques, des blessures à différent endroits. Sans parler de ses explications à deux sous… Ça marche une fois, pas dix ! Et puis… Les livres qu'il tenait… Ils venaient d'où ?

Le brun restait silencieux depuis longtemps sur tout cela mais il les avait bien remarqués. De plus toutes ces choses étranges s'ajoutaient à ces sautes d'humeurs de plus en plus fréquentes… Maintenant il ne manquait au colonel qu'à connaître la cause de ses changements. Sa copine peut être ?

Le mystère restait voilé tandis que les deux militaires avançaient vers l'accueil. Roy oublia bien vite cette histoire en voyant une jolie jeune femme les accueillir derrière le comptoir. Elle leur précisa que l'armée leur avait déjà préparé une voiture qu'ils devaient ramener au QG « le plus tôt possible » tout en inscrivant, discrètement, son numéro et son prénom sur un bout de papier. Elle remit, alors, au colonel les clefs du véhicule avant de lui remettre, timidement, sa fameuse, les joues légèrement rosies. Ce dernier lui rendit un de ces sourires ravageurs dont lui seul avait le secret, la faisant presque s'évanouir sur place. Une fois partit, le blond ne manqua pas de se moquer du colonel, partant dans un débat sur les femmes mignonnes de préférence. Ça faisait du bien de rire. La tension qui s'était imposée auparavant, disparaissait au fur et à mesure qu'ils marchaient.

Les deux militaires clorent leur conversation, alors qu'ils rejoignaient le reste du groupe. Maintenant, ils n'avaient plus qu'à monter dans la voiture et rentrer chez eux. Chose plus facile à dire qu'à faire… En effet, le véhicule était assez serré, surtout à l'arrière. Riza décida de conduire, sans avouer qu'elle voulait simplement de l'espace tandis que Roy s'asseyait à ses côtés parce qu'il en avait envie. Pour l'instant tout allait bien. Mais ce fut bien plus compliqué de faire rentrer trois hommes mûrs et bien constitués –ou presque- à l'arrière. Déjà, le blondinet avait refusé, catégoriquement, la place du milieu. Si c'était pour se faire écraser de tout les côtés, il préférait autant pouvoir admirer le paysage. Hughes, lui, s'était soudainement sentit mal, exigeant, par logique, la dernière place sur le côté « au cas où »… Havoc fut donc placé de force à la place la moins confortable malgré son gabarit important par rapport aux autres. Mais ayant, par conséquent, les jambes les plus grandes, il fut obligé de les disposer sur les côtés de ses coéquipiers. Edward avait dû passer sa jambe de métal par dessus celle de Havoc pour plus de confort. Tant dis que ce dernier se plaignait de la lourdeur du métal et de la mauvaise foi de Maes qui se refusait à bouger.

Mais le blondinet n'écoutait déjà plus. Ayant trouvé une position assez confortable, il avait posé sa tête sur la fenêtre, regardant dehors, l'air perdu. Il créait, à rythme régulier, de la buée sur la vitre. Laissant l'humidité s'agrandir et se rétrécir au gré de son souffle chaud. Le temps devenait frais, surtout la nuit, annonçant l'arrivée de l'hiver à Central. Il avait pu remarquer que beaucoup de cheminées étaient déjà allumées. Confirmant sa thèse. Il devait être minuit ou presque, la lune étant arrivée au plus haut dans le ciel, régnant avec toute sa splendeur sur la ville. L'éclairant pendant que le soleil s'occupait ailleurs.

Etrangement, et malgré tout, Edward se sentait bien. La chaleur de la voiture l'enveloppait dans une sorte de cocon alors que la froideur de la vitre le maintenait éveillé. Il fut légèrement tiré de sa somnolence, sentant une brusque vague de froid envahir l'habitacle. Le blond tourna légèrement la tête, remarquant que Jean s'était déplacé à gauche alors que Hughes se tenait dehors, penché sur la portière ouverte. Mais au moment où il allait fermer la porte, le colonel s'exclama :

« Au fait, je veux vos rapports pour ce matin dans mon bureau histoire de boucler cette affaire au plus vite ! »

Une nouvelle vague entra dans la voiture mais cette fois ci c'e fut une vague de protestation. Les divers avis fusaient bruyamment et avec mécontentement. Seul le blond restait comateux et silencieux. Puis la voix de Mustang retentit forte et ferme, effaçant les autres :

« Il n'y a pas de « mais » qui tienne ! Cela est valable pour moi aussi, je rappelle que ça ne m'enchante pas non plus. Donc au plus tard à midi, je veux tout les rapports sur mon bureau. »

Maes finit par claquer la portière, résigné, laissant le calme renaître. Le temps que l'information monte au cerveau fatigué de la crevette, Riza avait déjà déposé Jean chez lui. Réveillant d'un coup tout ses sens, Edward s'exclama, complètement ahuri :

« EH ! Mais… C'est pour CE matin ! »

Le colonel, qui était dans le siège en face du blond, se retourna délicatement, souriant de toutes ses dents avant de lui préciser avec entrain :

« Effectivement, tu as bien compris. »

On pouvait sentir à des kilomètres à ronde la joie qui émanait de Roy. Cela contrastait bien avec la rage que le blond essayait de cacher tant bien que mal. Serrant ainsi ses dents pour s'empêcher de sauter sur son supérieur et de l'assommer sous des coups qu'il estimait « bien mérités ». Mais cette injustice n'empêchait rien au fait qu'il n'en pensait pas : « L'enfoiré ! Il l'a fait exprès ! Il sait que je dois sortir et avec le rapport je n'aurai jamais le temps de profiter d'Al… AAAH ! J'ai tellement envie de l'éclater ce c#nn#rd de colonel ! Ils se sont donné le mot aujourd'hui. On dirait un complot ! Si je pouvais, pas le tuer, juste le tabasser… » Après d'autres réflexions sur ce qu'il aimerait faire et qu'on pouvait remarquer si belle lorsqu'il s'agissait de Mustang, Edward ne put tout garder pour lui. Il murmura alors :

« B#t#rd »

Il savait que ce dernier l'avait entendu, voyant les lèvres de Roy s'étirer dans un fin sourire avant qu'il ne retourne à sa position initiale. Edward pensait, naïvement, qu'il ne pourrait pas voir le colonel aussi heureux avant longtemps. Mais il se trompait. Et il le remarqua bien vite car au moment de descendre de la voiture, le brun le fixa, d'un air réjoui, et lui dit avec un magnifique sourire lui explosant son bonheur au visage :

« A tout à l'heure. Et n'oublie pas le rapport ! »

La rage monta d'un coup, explosant tout les baromètres du blond. Il la laissa se défouler sur la pauvre porte, la claquant avec puissance dans un bruit sourd. Il entra dans son immeuble, marchant hâtivement, tout en fulminant et en baragouinant toutes sortes d'insultes et de menaces. Il s'arrêta devant la porte de son appartement, essoufflé. Il reprit sa respiration, un instant, calmant légèrement son cœur. Déterminé et exténué il poussa sa porte avant d'entrer. Sa fatigue s'envola en même temps qu'apparaissait Alphonse dans son champ de vision. Il était assis dans son fauteuil, lisant un livre quelconque éclairé par une pâle lumière à ses côtés. Edward s'attendrit instantanément devant cette scène, laissant tomber sa valise sur le pas de la porte.

Malheureusement, il n'avait pas prévu que sa valise se déposerait sur le sol en provoquant un bruyant « BOUM », très peu discret. Au même moment, Alphonse fit un bond sur place, cherchant avec panique d'où provenait le bruit. Le blond, lui, s'était crispé, fermant les yeux comme pour atténuer le son. Quand il les rouvrit quelle ne fut pas sa surprise de voir son petit frère s'élancer vers lui en criant :

« NII-SAN ! »

Edward n'eut pas le temps de réagir. Ainsi, Alphonse se jeta sur lui, l'écrasant de tout son poids. Ce que le blond ne tarda pas lui faire remarquer. Tout en s'excusant, Al l'avait remis debout, le tenant avec force par les bras. Sans le laisser se remettre de ses émotions, l'armure avait déjà pris la valise, l'avait rangée, délicatement, à côté du canapé et il avait même amené son frère de force sur le sofa… Puis remarquant que le blond reprenait ses esprits, il commença à s'exclamer :

« Est ce que ça va ? Fallait le dire que tu rentrais déjà ! Je serai venu te chercher ! Alors comment s'est passée ta mission ? Tu l'as réussie ? ça a été avec tout le monde ? Et… »

« STOP ! »

Edward prit une grande inspiration avant de continuer :

« Calme-toi, Al. Laisse-moi au moins le temps de répondre… »

« Oh, excuse-moi, Nii-san… »

Attendri par ses réactions, l'aîné Elric lui dit avec un ton des plus doux :

« Ne t'inquiète pas. Ce n'est pas grave. Bon sinon, oui. Je vais bien quoi que un peu fatigué… Ensuite la mission ! Un échec total ! Sans parler que je me suis ennuyé à mort ! »

Al buvait, littéralement, les paroles de son grand frère. Ce dernier n'avait, normalement, pas le droit de parler de ses missions mais c'était Alphonse. Ce n'était pas comme s'il allait tout répéter à chaque coin de rue. Il énonça donc le luxe du train et le fait qu'il devait partager la même chambre que le colonel. Al s'était empressé de lui demander, inquiet :

« Vous ne vous êtes pas battu j'espère ? »

« Non, j'ai réussi à changer de chambre ! J'ai eu de la chance que le lieutenant ait bien voulu m'accueillir. »

Edward l'avait avoué avec soulagement, faisant rire le plus jeune. L'invitant à continuer avec autant d'entrain qu'il avait commencé. Le blond savait captiver son frère, laissant, parfois, un peu de suspens tout en « omettant » d'énoncer les activités et les accidents qui pouvaient nuire à la pureté et l'innocence de l'armure. Puis il arriva au moment qui intéressait le plus cette dernière, l'infiltration du bâtiment. Edward avait ralenti le rythme de ses phrases, créant une atmosphère stressante limite oppressante :

« Et c'est alors qu'on descendit dans le sous sol obscur, toujours sur nos gardes, prêts à attaquer ou à se défendre… Enfin arrivés en bas, le silence était pesant, l'odeur nauséabonde. Mais le calme était de courte durée. Car alors qu'on se séparait, un léger bruit de chaîne m'attira dans une pièce encore plus sombre. Et au moment où je suis entré, je me suis fait attaquer par… »

Ed avait fait exprès de s'arrêter au moment crucial, imaginant son frère dans tout ses états. Il sourit quand il entendit Alphonse lui demander, angoissé :

« Attaquer par ? »

Satisfait, le blond cru bon de révéler ce qu'attendait Al. Ainsi, il ouvrit la bouche pour s'exclamer :

« WINRY ?! »


Et voilà, encore un de fini !

On rattrape dangereusement ma fic sur papier d'ailleurs !

(Ça commence à me faire peur Oo)

Enfin, j'espère que ce chapitre vous a plu ^^

La machine est en marche, le piège se referme et le résultat du vote ne va pas tarder à se montrer…

Avec la venue de la 100ème reviews et de ma 100ème page aussi bien sur l'ordi que sur papier, je vais changer provisoirement le résumé pour qu'il soit mieux adapté aux prochains chapitres ^^

Sur ce, je radote mais merci pour tout !

J'espère ne pas vous décevoir (surtout avec la suite des évènements !)

Merci encore !

Bisoux