Bonjour tout le monde ! =D
Et non ! Je ne suis pas morte… (Ou presque xD)
Comme je l'ai dit sur mon profil, j'avais de très bonne raison pour être, HYPER, en retard ToT
Pas que ça m'arrive souvent… surtout dans un moment pareil… Mais le plus important c'est que je vais bien ! Enfin comme ça j'ai pu écrire le chapitre =D (et oui, maladie + bac blanc = pas de temps T_T)
Mais comme promis, j'ai tout fini ! J'ai mis du temps ! Pas d'argent ! Mais j'ai tout fait pour que vous puissiez l'apprécier… (J'espère !)
Merci à Basilic-Edofanart, Damdinsuryn, Sabine02, evernight0127, oohMoonShoesPotter, SvartAlfe, Rebhist pour toutes vos gentilles reviews *w* ! ça donne le courage de vouloir se surpasser encore plus !
Whyle : (qui est au chapitre 8 ^^) Merci pour tout ! J'espère que le résultat de ce marché va te plaire !
Fic-lemona : hihi, je suis contente de te contaminer (niark niark niark), je suis désolé d'avoir coupé à ce moment là ! Mais je savais que si je continuais je ne pourrai plus couper et comme je voulais que le tout soit équilibré (sinon vous auriez tout eu aujourd'hui ^^ mais maintenant c'est fait *o*) J'espère que la torture made thoru by Envy te plaira =3
Voici donc le résultat de 6 mois de travail acharné…
Bonne lecture !
[..] Edward n'était peut être pas maître de son corps mais il y avait encore une chose qu'il pouvait enlever à Envy, c'était ses cris, le son de sa voix. Il était encore maître de lui-même, non ? Il pouvait, au moins, contrôler ça ! Même s'il n'avait aucune idée de ce que lui réservait l'homonculus, pour l'instant, ce dernier avait l'air d'y aller doucement… Sûrement pas pour lui. Mais la suite promettait d'être difficile, infernale voir même insupportable…
Chapitre XVI :
En fait, Envy avait tellement répété ce qu'il voulait faire qu'il ne savait plus par quoi commencer. Alors il restait là… A fixer Edward. A s'imaginer ce qu'il pouvait bien ressentir… Chose qu'il n'avait jamais fait auparavant. Songer avant de torturer était assez agréable, il fallait l'avouer. Dès qu'il pensait au ventre du blondinet se tordant de peur, il sentait, lui-même, des frissons remonter dans le sien. Etrange… Pourquoi ressentait-il cela ? Parce que c'était une de ses envies. Pourquoi juste avec Edward ? Parce qu'il avait tout ! Tout ce que lui aurait voulu. Il avait un frère, un lien familial fort, une détermination hors du commun, une belle naïveté malgré tout, l'aide et la confiance de tout ceux l'entouraient et surtout, il était là. Devant lui. Il était venu se faire torturer en toute connaissance de cause, juste pour son frère… Il avait pris tout son courage et était venu. Oui… Il enviait plus que n'importe qui le nabot… Et de toute façon, c'était sa façon d'être. Déterminée par l'envie, la jalousie. Il n'existait que pour détruire ce qu'il jalousait pour être, un jour, enfin libre de ce sentiment, de ce manque. Et maintenant, il avait envie de prendre son temps, d'aller et de faire ce que bon lui semblait quand il le voulait. Et comme on le disait si bien, aller au gré de ses envies.
Il s'approcha alors d'Edward qui sursauta face à cette proximité soudaine. Puis il lui murmura à l'oreille d'une voix suave :
« Tu sais… J'ai envie de te torturer dou-ce-ment… Je veux que tu souffres, que tu aies… très… très… mal. Peut être pourrais-je rouvrir tes cicatrices ? C'est vrai que j'ai très envie de savoir à quoi tu ressembles recouvert de sang, crevette… »
Pour prouver ses dires, Envy avait passé la pointe de son couteau sur la plus grande des cicatrices qui partait de l'automail. Contre son gré, Edward ne put s'empêcher de frissonner de plaisir, rougissant de honte. Envy avait vraiment un impact néfaste sur lui. Déjà pendant le discours de l'homonculus, il était rouge, mais de rage. Maintenant, même si dans un monde parallèle imaginaire, il avait cru avoir ne serait-ce qu'un infime sentiment positif pour cette chose, cela avait été détruit. Remplacé par des envies plus… noires, plus… sanglantes. Oui, finalement, Edward détestait, haïssait Envy de toutes ses forces, de toute son âme. Et même si son seul traître était son propre corps, il rêvait d'échanger sa place pour lui montrer sa haine. Le torturant comme jamais Envy n'aurait pu l'imaginer ! Peut-être aussi que ce dernier déteignait vraiment sur lui… Une raison de plus pour le détester encore d'avantage.
Envy avait, bien évidemment, remarqué le changement de couleur de sa « crevette », traduisant ce qu'il espérait : La haine. Il sourit malicieusement avant de reprendre :
« Tu ne réponds pas ? Bon… Si tu insistes… »
A ces mots, il enfonça la lame dans cette chair tant désirée, aimée. Il redessina, lentement, la cicatrice, prenant bien soin de scruter sa victime avec attention. Le sang s'était immédiatement mis à couler, suivant, contournant et dépassant le couteau pour continuer sa route de plus en plus vite. Même si Envy appréciait ce spectacle, il était surtout à la recherche de n'importe quels mouvements, attitudes, qui pouvaient traduire la douleur. Et il était servi !
Edward avait mal, cela était incontestable. Déjà, la première fois qu'il s'était fait cette cicatrice, ça n'avait pas été une partie de plaisir. Mais cette douleur n'était rien lorsqu'il la comparait à celle de la pose de ses automails. Malgré ça, cette souffrance l'obligeait à crisper tout son corps, les yeux fermés de force comme pour l'atténuer, s'aidant de ses poings, les serrant jusqu'au sang. Mais il pouvait tenir et il en était fier. Pas un mot ne sortirait de sa bouche, il arriverait à rester muet jusqu'au bout.
Le silence d'Edward avait l'effet escompté : Envy était triste déçu. En plus de la vue, du toucher, de l'odorat et du gout, il aurait voulu l'ouïe… Mais cette pensée se transforma bien vite en idée. Déjà excité de faire perdre le dernier semblant de dignité au Fullmetal Alchemist, il lui murmura doucement, enfonçant brutalement le couteau un peu plus dans la chair :
« Crie. »
Ed trébucha intérieurement et physiquement, écarquillant les yeux. Il avait peut-être mal entendu. Ce simple mot lui paraissait être une illusion, un rêve ou simplement un courant d'air. Mais comme si il lisait dans les pensées, Envy reprit :
« Laisse la douleur te submerger… Ne résiste plus et crie. Je veux t'entendre hurler cre-vette. »
Alors qu'Envy retirait la lame pour passer à une autre cicatrice, Edward profita de ce moment de répit pour faire une réunion d'urgence dans son cerveau. Il pensa alors : « C'est un cauchemar ! Dans quelle merde je me suis encore fourré ! Pourquoi cet #NF##R# de palmier s'acharne-t-il sur moi ? Aussi bien physiquement que psychologiquement ! J'attire autant que ça la malchance ? Ou plutôt les psychopathes ? En attendant, ça ne résoud pas mon problème. Je… je suis obligé… Je dois respecter le marché sinon… je ne préfère pas imaginer ce qui se passera… Allez Edward ! Reprend-toi ! Tu as vécu pire ! Enfin... je crois… Allez ! Pour Al ! Il faut que j'y arrive ! Il le faut… »
xxx
A des heures bien tardives, une sonnerie retentissait depuis déjà vingt bonnes minutes. Elle ne laissait que quelques secondes de répit aux oreilles du pauvre colonel Mustang qui refusait de décrocher. En effet, il estimait qu'il avait le droit à une pause et que le monde pouvait bien se passer de lui un minimum de cinq heures. Alors il laissait sonner, regardant les secondes passer au ralenti sur son réveil. Maudissant l'inconscient qui osait le harceler, l'empêcher de prendre un peu de repos bien mérité ! Mais tout en espérant que l'inconscient abandonne, à chaque sonnerie de plus, il nourrissait une haine inconsidérée qui ne faisait qu'augmenter. Finalement, cette haine l'emporta sur le reste. Il se leva, entouré d'une aura meurtrière, attrapa son peignoir et décrocha en criant :
« QUOI ?! »
S'attendant à ce que l'autre personne hésite à répondre de peur, il allait continuer mais un nouvel inconscient fit son apparition, hurlant d'une voix paniquée dehors :
« COLONEL ! JE VOUS EN SUPPLIE, OUVREZ ! »
Reconnaissant instantanément la voix, Roy lâcha le combiné d'où l'on pouvait entendre une voix féminine, se jetant brutalement sur sa fenêtre pour l'ouvrir avant de s'exclamer :
« AL ? »
« ED A DISPARU ! »
xxx
Envy continuait de repasser sur les cicatrices, des plus grandes aux plus fines. Et il y avait du boulot ! Passant parfois sa main sur le torse ensanglanté pour mieux les repérer. Mais malgré tout, Edward n'avait toujours pas sorti un cri. À part de vagues grognements, il n'y avait rien, nada, nothing ! Pourtant, Envy n'était pas déçu. Il fallait avouer que la vue du blondinet recouvert de sang et en proie à lui-même était à la hauteur de son imagination. Mais il manquait tout de même quelques cris pour compléter le tableau. Alors, il s'arrêta et se releva avant de lui demander avec une voix aguicheuse et provocante :
« Alors Fullmetal, tu ne cries pas ? »
Edward profita de ce relâchement pour reprendre son souffle et enfin desserrer ses poings, laissant ainsi couler un mince filet de sang le long de son bras de chair. Il se sentait mal. Il avait l'impression de ne plus sentir son corps tellement il était douloureux. Le sang perdu lui provoquait quelques étourdissements mais il était, malheureusement, conscient. Chaque pic de douleur le réveillait un peu plus. Mais ce qui le réveilla complètement fut la voix d'Envy. Il n'avait même pas envie de lui répondre, voulant juste sombrer dans l'inconscient pour se réveiller loin de cet enfer. C'est alors, avec résignation, qu'Edward leva sa tête et plongea son regard fatigué, épuisé, dans celui de l'homonculus avant de s'exclamer, avec une lassitude certaine, après tout il était sa chose, il devait le faire :
« Je… n'y arrive pas… »
Son tortionnaire sourit malicieusement, se rapprochant pour lui murmurer à l'oreille :
« Ah bon ? Tu le fais pourtant si bien pendant nos « ébats ». Tu n'as qu'à imaginer que je te prends sau-va-ge-ment contre le mur et que le couteau n'est que ma langue bien aiguisé… »
Edward rougit de honte sur l'instant, frissonnant en sentant la langue de l'homonculus s'enrouler autour de son oreille. Mais il ne se laisserait pas embobiner ! Il répliqua sèchement, sa fierté revenant au galop, une lueur de défi dans la voix :
« Non, c'est juste que la douleur n'est pas assez forte pour que je puisse pousser un cri… »
Envy tiqua à l'insinuation, s'éloignant sans le quitter des yeux avant de lui répondre :
« Attends… Tu me racontes que je ne suis pas assez doué pour te faire crier, ou je rêve ? »
« Non, c'est bien ça. Mais si tu veux, on échange nos places et je te montrerai ce qu'est la vraie souffrance… »
Edward avait dit cela sur un ton qu'Envy ne lui connaissait pas. Il fut surpris un moment, réalisant qu'il aurait, peut-être, bien voulu qu'Edward prenne les choses en main. Ce regard, cette voix, l'excitaient d'avantage ; il imagina le blond en dominant sadique, ce qui ne lui ressemblait pas du tout dans la réalité mais qui était pourtant très tentant. Mais pas complètement stupide, Envy répliqua, relevant le défi :
« Malin mais non. Je suis sûr que je peux réussir à te faire autant hurler de douleur que de plaisir. »
Même si les évènements avaient pris une tournure différente, Envy ne s'en amusait pas moins. Ce jeu l'excitait même plus qu'il ne l'aurait pensé. Bien décidé à faire crier son blondinet, il se recula et alla vers sa petite table pour changer de couteau afin de tester la résistance de son jouet. Finalement, il avait été trop gentil. Il reprit alors :
« Je pense que tu préféreras celui-ci… »
Ainsi, Envy se retourna avec, en main, un couteau à dents. Edward dégluti difficilement. Pourquoi avait-il dit cela ! Pourquoi son orgueil lui en faisait-il voir de toutes les couleurs ! Pourquoi ne perdait-il jamais une occasion de se taire ? C'était de la stupidité peut-être ? Ou simplement sa nature ? Ca promettait maintenant…
Envy se rapprocha avant de s'agenouiller devant lui. Il laissa glisser le plat de la lame le long de la jambe d'Edward, jusqu' alors épargnée. Ce dernier sursauta au contact de l'arme glaciale contre sa jambe incandescente malgré son pantalon de cuir, toujours présent. D'un coup brusque, Envy tourna le couteau, griffant, arrachant la chair belle et lisse. Edward se crispa instantanément, serrant ses poings aussi fort qu'il pouvait pour essayer de calmer la douleur… par la douleur. Même s'il était fatigué, qu'il n'arrivait presque plus à réfléchir, ses seules pensées étaient dirigées vers son frère. Essayant de sortir de cette pièce, d'oublier ce qu'il se passait. Alphonse était sûrement en train de lire… De nouveau, un éclair de souffrance le transperça, toujours plus vite, toujours plus loin et profond ; Il avait de moins en moins de temps de répit. Il tenait par la seule force de son esprit, son traitre de corps l'ayant abandonné il y a bien longtemps.
Envy le délaissa une minute, le temps de changer, encore, de moyen de torture, laissant Edward se rendre compte qu'il n'était, malheureusement, pas mort. Ce dernier ouvrit légèrement les yeux et vit une sorte d'aiguille géante. Avec appréhension, il se demanda ce qu'Envy pourrait bien faire avec ça. L'homonculus, remarquant qu'il avait capté sa curiosité, lui répondit sur un fond de sadisme :
« Maintenant que me suis attaqué à l'extérieur, je vais te faire souffrir de l'intérieur. »
A peine avait-il fini sa phrase qu'Envy lui donna un aperçut de ce qu'il allait faire. Il enfonça délicatement « l'aiguille » dans sa jambe, transperçant la peau, la chair, le muscle successivement avant de ressortir de l'autre côté. Edward s'écroula sur le coup, retenu grâce aux chaînes. Il ne pouvait que contracter sa jambe par réflexe sous la douleur et pourtant, c'est ce qui lui faisait le plus mal. Il réussi tout de même à transposer son poids sur sa jambe de métal, intacte. Ainsi, il put reprendre appui avant de lever les yeux vers Envy et d'essayer de le tuer du regard. Ce dernier affichait un sourire des plus sadiques. Se délectant de l'état de faiblesse dans laquelle se trouvait sa victime. Tout en commençant un va-et-vient douloureux dans la jambe d'Edward, il lui dit, songeur :
« Tu sais ce que j'aime avec les armes blanches ? »
Envy parlait plus pour lui-même que pour Edward, vu que ce dernier n'avait pas l'air très concentré et que, de toutes façons, il s'en ficherait surement. Mais, il avait envie de se confier à ce petit blond qui lui inspirait autant de désir que de haine. Alors il continua son explication, évasivement, sous les traits déformés et la respiration haletante d'Edward :
« De nos jours, les gens préfèrent tuer avec des armes à feu. Mais c'est lâche, bon pour les faibles. En plus les fusils ne nous donnent aucune sensation alors qu'un couteau ! Tu ressens tout. Quand tu transperces la chair, tu la sens céder sous la force, glisser le long de la partie tranchante. Tu sens la lame déchirer les organes qu'elle traverse. Quand tu tues, tu ressens le dernier souffle de la victime expiré. Dans les yeux subsistent des lueurs inédites qui n'existent pas lorsque tu tires… C'est… magnifique… »
Même si Edward ne l'écoutait pas, même s'il ne se concentrait que sur la douleur, il ne put réprimer un frisson, comme si… Il était excité par les paroles de l'homonculus seulement entendues par son subconscient. Pour sûr, il n'aurait jamais pu redire ce qu'il avait entendu mais il eut envie d'ouvrir les yeux fermés sous la douleur. Ce qu'il vit le pétrifia. Envy était beau… Une lueur nostalgique dans les yeux, ses yeux et ses traits adoucis par le souvenir ne le rendait que plus intriguant, stupéfiant... Il dégageait une lueur de beauté porcelaine, accentuée par les fins rayons de lune qui filtraient. Le regarder ainsi était, presque, reposant. Edward s'en voulu de penser cela dans une telle situation. Une personne « normale » ne fantasmait pas sur un être qui était en train de la torturer. Or il s'était prouvé maintes fois qu'il était tout sauf normal !
Envy se reprit assez vite, enlevant, brutalement, l'arme de la jambe transpercée. Il fit remonter la pointe le long du corps ensanglanté du blond jusqu'à arriver à sa joue, y laissant une trace verticale du liquide sanguin. Puis il redescendit, dessinant les contours du bras avec une mince trainée rougeâtre, comme le feraient ses doigts… La vision d'Edward ainsi vêtu, recouvert de son propre sang le rendait faible, impuissant et pourtant il semblait gracieux, encore plus désirable… Excitant… En fait, Envy avait plus envie de lui sauter dessus, à ce moment là, mais son côté sadique était trop frustré. Il préféra continuer ses occupations, calmant sa libido. Décidément, il était encore en manque… Pourtant, il n'avait pas chaumé durant la semaine d'absence du blond ! Entre les filles, les garçons. Qu'importait le sexe du moment qu'il avait ce qu'il voulait. Et là, il voulait entendre une crevette hurler. Mais comme cette dernière n'était toujours pas décidée, il transperça le creux de la main d'Edward, effleurant les doigts qui avaient le malheur d'être trop proches de la lame. Le blond eu un rictus de douleur, haletant de plus en plus, se contenant difficilement, son état affaibli ne lui rendant pas la chose facile. Mais il ne cria pas, préférant faire grincer le métal sous ses « doigts » intacts. Du sang se mit à descendre le long de la lame sphérique. Cela amusa Envy, sentant que la fin du blond était proche. Il se mit alors à rire, un rire démoniaque, sans scrupule, démuni de sentiment et surtout très énervant. Edward se promit, ainsi, de lui faire payer coûte que coûte cette humiliation ! Dès qu'il aurait retrouvé son corps et celui de son frère… dans… un futur proche… enfin… Il l'espérait. En attendant, Envy retira la pointe de la chair du blond, avant de la lécher sur toute sa longueur, comme si cela était du chocolat, le sourire collé aux lèvres, ne quittant pas un instant le visage de son jouet.
Sentant sa victime se calmer un tant soit peu, il changea vite d'arme, préférant le Bowie pour la suite des évènements. Edward le fixait, incrédule, se demandant ce qu'Envy pouvait bien faire avec un simple couteau. Soulagé, il pensa que de toutes façons, Envy ne pouvait plus lui faire pire. Donc ! Il avait réussi ! Il n'avait pas crié ! Un semblant de fierté apparut dans son esprit, le faisant légèrement sourire alors que l'homonculus restait, étrangement, près de sa table, de dos. Avait-il admis sa défaite ? Etait-il à court d'idée ? A cette pensée, Edward ne pouvait pas s'empêcher d'être heureux. C'était si important pour lui de le battre à n'importe quelle occasion ! Pourquoi ? De toutes façons, il s'en fichait de ces questions que son cerveau essayait, en vain, de lui envoyer. Pour l'instant, une seule chose comptait, il avait gagné ! Peut-être deux, il était en vie…
Envy se retourna brutalement, faisant sursauter l'alchimiste, avant de s'approcher d'un pas léger, un sourire mystérieux sur les lèvres… Un sourire qui n'avait pas lieu d'être s'il avait perdu… Ce dernier s'accroupi et fixa les prunelles or d'Edward où l'on pouvait lire, parfaitement, qu'il était suspicieux, incrédule sur sa pseudo-victoire. Puis, comme pour l'achever, l'homonculus s'exclama sur un ton doux et moqueur :
« Tu ne croyais tout de même pas que c'était fini, crevette… »
A ces mots, il enfonça l'arme dans l'abdomen du blond. Surpris et tétanisé mentalement, ce dernier hurla sous cette douleur inconnue. Quelque chose n'allait pas. Le mal était beaucoup trop violent pour un simple couteau, ce n'était pas le premier qu'il se prenait. Il avait l'impression de bruler de l'intérieur, comme s'il avait avalé une boule de feu qui réduisait en cendre tout ce qui entrait en contact avec elle. Ses cris fusèrent sans son accord alors qu'Envy tournait doucement la lame, frôlant la peau à vif, rouge sang, du blond, souriant d'un air triomphant, comblé et fier. C'est alors que l'homonculus l'éclaira sur cette source de chaleur inconnue et inhumaine :
« Alors ? Qu'est ce qu'on ressent quand on a une lame incandescente dans le ventre, cre-vet-te ? »
Edward n'avait jamais été aussi réveillé de sa vie. La vive souffrance lui avait rendu tous ses esprits, sa détermination, sa fierté, son courage et son orgueil. Il serra les dents, stoppant tout son qui aurait eu le malheur de sortir. Reprenant, pleinement, le contrôle de son corps. Puis, il lâcha d'un ton sec avec une lueur de rage :
« Ne-m'appelle-pas-crevette. »
« Tu n'es pas vraiment en position d'exiger quoi que ce soit, cre-vette. »
En entendant le blond grogner et marmonner difficilement, Envy éclata de rire, sous la mine haineuse de l'alchimiste. Il adorait ce genre de comportement. Il avait eu un peu peur pour la suite, craignant qu'Edward devienne vraiment sa marionnette, même si c'était ce qu'il désirait. Mais en observant son changement d'esprit, il comprit que le blond serait toujours indomptable. Même avec du chantage, ce dernier lui tenait encore tête ! Et il aimait ça. Il repensait à ce qu'il lui avait dit, où il avait déformé un peu la vérité… En fait, il n'emmenait pas tant de monde que ça dans sa « demeure ». La plupart du temps, il détruisait ses victimes sur place. Femmes, hommes, tous y passaient ! Sauf les enfants, ils n'étaient pas drôles, trop faibles et chétifs. Mais ils étaient nombreux à l'implorer, le supplier de les laisser en vie, en échange de quoi, ils s'offraient à lui ou offraient même d'autre personnes. A ce stade, ce n'était plus du tout amusant… Par contre, dès qu'il détectait, ne serait-ce qu'une lueur de haine envers lui, il emmenait l'heureux élu faire un tour en enfer. Pour entrer, il fallait le mériter, se battre pour sa vie et ils n'en ressortaient que morts. Dès que cette flamme s'éteignait, Envy les tuait. Dès qu'ils abandonnaient, Envy allait chercher quelqu'un d'autre. Il riait de voir la misérable condition humaine. Il s'exaltait de voir ces personnes se résigner petit à petit. Attendant, patiemment, leur mort prochaine. Et dès qu'Edward aura, lui aussi, ce même comportement, l'homonculus le tuera, sans pitié et avec joie, ressassant d'avance tout ces bons moments. Mais pour l'instant, ce moment n'était pas arrivé et il était « heureux » d'avoir enfin trouvé un adversaire à sa taille, digne de ressortir vivant des plus profonds gouffres qu'il avait creusé.
Il ressortit la lame, froide à présent, et décida d'en finir pour ce soir. Pas vraiment par envie, juste pour avoir le temps de « soigner » rapidement, les blessures du blond et éviter une mort par infection ou par saignée.
Envy se décala, légèrement, assez pour attraper un pied de sa table avant de la tirer vers lui. Après avoir, consciencieusement, essuyé son couteau et l'avoir rangé à sa place, il prit en main le Buck, un sourire sournois collé à ses lèvres. Il se rapprocha du blond pour lui murmurer sur un ton fatidique :
« Maintenant, c'est l'heure de la délivrance… »
Edward fut pris de panique. Alors c'est comme ça qu'il allait mourir ? Ce n'était pas le marché ! Il avait été trop naïf… Envy rêvait de le tuer et lui, il se livrait sur un plateau d'argent. Il n'avait même pas réfléchi au fait qu'Envy aurait pu le tuer… Il pensa ainsi : « Qu'est ce que je suis con… Désolé Alphonse, je vais mourir avant d'avoir pu te rendre ton corps… » Il aurait voulu verser une larme mais il sentit, d'un coup, la lame s'enfoncer dans son flanc gauche. A peine entré, le couteau se déplaça, douloureusement. Un peu trop d'ailleurs… Le corps ayant repris le pas sur l'esprit, les cris reprirent de plus belle alors que l'arme ressortait aussi vite qu'elle était venue. Elle laissait, ainsi, un Edward haletant, perturbé et agonisant de tous les côtés, avant de revenir, plus destructrice encore. Envy coupait la peau comme du papier, presque parfaitement, tellement rapidement que le temps que le signal de douleur atteigne le cerveau, il était déjà passé à un autre endroit. Edward n'en pouvait plus. Il avait perdu trop de sang. Son corps et son esprit étaient devenus flous. Il avait autant de mal à penser qu'à percevoir la douleur qui lui paraissait presque inexistante à présent. D'ailleurs, il ne sentait plus grand chose, le vide prenant place dans ses sentiments, ses émotions et son organisme. Sa vue était brouillée, les contours de ce qui l'entourait devenus de plus en plus lointains. Ses forces l'avaient, définitivement, quittées. Sa voix s'était tue. Le noir l'envahissait petit à petit ainsi que le froid… Enfin, le néant prit l'entier contrôle de tout ce qui formait Edward. S'emparant de son corps et de son esprit. Laissant, pourtant, cette dernière phrase résonner comme pour l'accompagner : « C'est ça qu'on ressent quand on meurt… ».
Et voilà… Je ne sais pas du tout si je dois craindre pour ma vie…
Mais je pense que oui vu dixit ma béta SvartAlfe : « Sale autatrice de mes deux ! » et Dam « je n'irai pas jusque là mais je n'en pense pas moins XD ! Grosse sadique !! XD »
J'espère que cela vous a plu ! (surtout que j'ai eu très mal pour Ed quand je l'ai écrit…)
Mais j'espère, avant tout, que la torture ne vous a pas déçu !
Je pense être incapable de faire pire niveau douleur physique sans trop amocher Ed…
M'enfin, j'attends toutes vos impressions !
Avec impatience (et peur !) !
Merci d'avoir lu ! Merci pour tout !
Et au prochain chapitre j'espère =D
Un grand merci, comme d'habitude, à mes deux super(be) bétas !
Dam et SvartAlfe !
(Que ferai-je sans vous !)
