Bonjour (Keuf keuf) à tous (Keuf keuf)
Et oui… c'est officiel ! (Keuf keuf) Je suis en
VANCANCEUUUH *O*
(et je suis malade ToT Keuf keuf ! M'enfin vous avez l'habitude xD)
Agréables vacances à tous ceux qui le sont ou qui vont l'être et bien sûr, pour ceux qui travaillent… Profitez de vos week end ! (bientôt des congés pour vous ^o^)
Voici donc le nouveau chapitre! (On approche la vingtaine de chapitres Oo)
M'enfin, pour me faire pardonner, en voilà un très long ! (Svartalfe, beta adorée : ouais enfin, se faire pardonner… moi ça me prend plus la tête qu'autre chose)
Mon retard (habituel) est impardonnable ! Mais, j'avais une bonne excuse ! (comme toujours ToT) J'avais mes bac blancs, mes portes ouvertes, changement d'ordi etc…
Il était complètement impossible d'approcher l'ordinateur ! ToT
Mais maintenant c'est résolu =D
Sans tarder ! Les remerciements : 1ère partie!
Je remercie Iantocullen, Sabine02, Luka Tatsumi, Yukiya-chan, evernight0127, Damdinsuryn, OoohMoonShoesPotter, Basilic-Edofanart, SvartAlfe
Leymo : Tout ton commentaire m'a fait énormément plaisir ! Pour te dire, j'en ai même versé quelques larmes *^* (oui, je suis émotive ToT) ne t'inquiète pas le côté sadique xD Il ressort naturellement avec le Edvy xD Mais je suis vraiment touchée, honorée même, que ma fiction te plaise autant par son contenu physique que psychologique ! J'espère que ce chapitre ne te décevra pas ! Et que ton côté sadique sera rassasier au moins psychologiquement !
Fic-lemona : Je suis désolée d'être assez absente en ce moment *^* (c'est nul d'être lycéenne ToT) J'espère me rattraper avec ce long chapitre ! Après, comme je te l'avais déjà dit, il ne gardera pas beaucoup de cicatrice car j'ai fait en sorte qu'Envy fasse très peu de nouvelle ! Mais je te laisse tout découvrir (ce dont je t'avais parlé ^^) par contre, je suis très heureuse de t'avoir appris beaucoup de choses *o* (snif). Aller je te laisse lire la suite ^^ J'espère que ça va te plaire !
LOOW : Merci =3 voici donc l'autre que tu attendais vivement mais qui est arrivé avec beaucoup de… Lenteur ToT j'ai fais au plus vite ! Je viens de passer deux jour non stop (enfin juste pour dormir ToT) (beta : ET A MANGER) à l'écrire pour le poster vite ! Après c'est de la fautes des Beta (non je ne lâche pas ma responsabilité sur eux xD) (beta : mais cool… pff franchement, l'ingrate quoi…)
Matsuyama :Tu verras pour Vyvy ^^ (je laisse le suspens =D) Oh ! Roy mignon *o* c'est vrai qu'il était vraiment à l'honneur dans ce chapitre ! Maintenant encore faut il qu'il rencontre Envy pour lui en faire baver xD M'enfin dans ce chapitre, c'est plus Al qu'on découvre ! Ainsi j'espère que ça te plaira toujours *o* Merci pour tout !
Vraiment Merci pour toutes vos review ! Ça donne vraiment le courage de tout faire rapidement ! D'écrire jusqu'à 6 heures du matin ! Encore et encore ! Même après les bacs blancs ! Merci pour tout !
Et maintenant, ce que vous attendez…
Très bonne lecture *^*
Chapitre 18 :
xxx
Quelques étages plus bas, à la cafétéria, une jolie blonde mangeait et discutait avec une armure. Maintenant, tout le monde était habitué à leur présence. Les deux jeunes faisaient presque partie du tableau, passant inaperçu auprès des habitués. Et de toute façon, ces deux personnes ne faisaient même pas attention à ce qui les entourait. Restant dans leur monde, enfin, rétabli grâce au réveil d'un certain blond… L'armure continuait ses sermons sur la jeune femme. Baissant la tête, elle l'écoutait sans un mot, cachant ses sanglots. Mais Alphonse ne se démontait pas et s'exclamait encore :
« Winry ! S'il te plait, mange. Edward va bien maintenant. Il faut reprendre des forces ! »
Comme si elle ne voulait pas entendre ce que lui racontait son ami, elle changea de sujet soudainement, lui répondant, à la place, ce qu'elle avait sur le cœur depuis si longtemps :
« Mais… Tu te rends compte que la dernière chose que j'ai fait pour lui a été de lui faire mal ! Encore… »
Enfin, elle lui avouait. Combien de temps avait-il attendu cela ? Chaque fois qu'elle s'enfuyait de la chambre en pleurant, sans un mot, revenant quelques heures plus tard, un faux sourire sur les lèvres. Pourtant, il la comprenait mieux que personne. N'avait-il pas eu une violente dispute avec son frère avant qu'il ne disparaisse ? Il avait mal. Encore maintenant, son « cœur » le faisait atrocement souffrir. Nuit et jour aux côtés du corps d'Edward à ressacer chaque seconde ces dernières images. Imaginant que son frère ne se réveillerait jamais. Il avait pensé sérieusement au suicide. Mais vu son corps, ce n'en serait pas vraiment un. La transmutation ? Il n'avait plus rien à offrir et après ce qu'ils avaient vécu, c'était inimaginable. Alors, plusieurs fois par jour, il s'imaginait différentes façons de mettre fin à son « existence », de s'éteindre. Son monde tournait autour de celui d'Edward. Sans son frère, son monde n'existait pas. Sans son frère, il n'était plus rien. Sans son frère, il ne vivrait pas…
Cette semaine, toutes celles qu'il avait vécu depuis son dernier souvenir en compagnie d'Edward, avaient été les pires de toute sa vie. Le médecin n'avait de cesse de lui répéter qu'il fallait perdre espoir. Que, peut-être, jamais il ne se réveillerait. Combien de temps aurait-il tenu ? En combien de jours son âme aurait été complètement détruite par l'attente d'un réveil improbable ? D'un côté, il avait l'impression que son frère avait compris sa douleur. Qu'il s'était éveillé le plus tôt possible pour mettre fin à ce raisonnement, à ce calvaire, à cet enfer… Que pouvait-il dire de l'agresseur ? La seule information que le colonel avait bien voulu lui céder était le nom du criminel. Envy. Mais ça, il l'avait remarqué tout seul, comme tout le monde. Ainsi, il harcelait, chaque jour, l'équipe de Mustang, les médecins, mais personnes ne voulait lui parler. L'évitant autant qu'il le pouvaient, l'enfonçant toujours plus dans le fossé qu'il s'était creusé.
Maintenant, même si son frère s'était réveillé, même s'il allait se remettre sur pied, Alphonse ne pourrait jamais oublier cette douleur, cette plaie dans son âme. Celle qui l'avait usée, celle qui lui rappelait que, encore une fois, c'était Edward qui supportait tout. Que c'était lui qui souffrait, qui endurait tout. Juste lui… Et pendant ce temps là, lui, le frère cadet, il ne servait à rien. Ça ne datait pas d'hier mais il pensait réellement que leur douleur pouvait s'équilibrer s'ils pouvaient la porter à deux. Mais Edward préférait le mettre de côté et supporter leur pêché seul. Depuis quand était-il devenu un poids pour son frère ? Depuis quand était-il devenu incapable de le protéger ? Il était lui-même la cause de toutes ses souffrances. N'était-il bon qu'à faire souffrir les personnes qui l'entouraient ? Qu'il aimait ? Finalement, ne valait-il pas mieux qu'il disparaisse ?
« Alphonse ? Qu'est ce que je dois faire ? »
Les sanglots de Winry le sortirent de sa léthargie suicidaire. Pour l'instant, il n'était pas seul. Winry était là… Mais oui ! Edward et Winry s'aimaient ? Donc s'il les mettait ensemble, tout les deux, il pourrait disparaître et enfin laisser vivre la personne la précieuse à ses yeux sans devoir être un fardeau pour elle. Après lui avoir rendu ses membres bien sûr. Il effacerait tout ce qu'il avait commis et il s'effacerait ensuite… Oui, il lui ferait un bel avenir. Avec Winry… Sans lui… Se reprenant un tant soit peu, Alphonse finit par lui répondre :
« Ecoute Winry. Tu l'aimes ? »
Surprise, elle rougit, séchant ses larmes avant de reprendre plus calmement :
« Oui… »
« Donc si tu changeais un peu. Si tu te faisais remarquer autrement devant Edward. Par exemple, si tu étais moins violente. Il le remarquerait. »
« Hum… En fait, il faudrait que je sois plus gentille. »
« Pas plus gentille. Plus douce, plus attentionnée. Tout simplement. »
« Tu crois qu'il… va… aller mieux ? »
Le regard de Winry s'était voilé alors même que l'armure ne savait pas ce qu'il adviendrait du futur. Il n'avait qu'une envie, retourner auprès de son frère. Ne jamais le quitter. Etre avec Winry l'épuisait, le fragilisait, pourtant, il avait besoin d'elle pour tenir. Ainsi, le mensonge plein la voix, il lui assura :
« Ne t'inquiète pas. Tout ira bien. Maintenant mange, ça va être froid. »
Winry lui sourit. Un vrai sourire, chaleureux et rassuré. Elle se mit enfin à manger son assiette. Avec un certain dégoût mais elle y mettait du sien. Al aurait voulu sourire aussi, mais faute de pouvoir il se leva délicatement avant de reprendre :
« Je vais rejoindre Edward. Ça va aller toi ? »
Quelque peu déboussolée, elle ne chercha pas à s'interposer. Ainsi, sur un ton de légèreté et de bonne humeur, elle s'exclama :
« Vas-y. Je suis grande. Je finis et je viens ! »
Winry lui faisait des petits signes d'au revoir, cependant, la dernière chose qu'elle souhaitait était d'être seule. Elle s'était bien rendu compte qu'elle demandait à Alphonse. Lui qui devait vivre pire. Mais elle ne pouvait agir autrement. Son angoisse reprenant le pas à peine son ami parti. Elle reposa ses couverts, incapable d'avaler quoi que ce soit. De toutes façons, elle avait mieux à faire… Réfléchir : « bon, au pire, j'attends cinq à dix minutes et je monte mine de rien. Mouais… C'est une bonne idée. Par contre, comment vais-je me comporter face à Ed ? Il est réveillé ! J'ai encore du mal à le croire ! Al a raison, je suis trop agressive… Allez ! A partir de maintenant, douceur sera la définition de mon caractère ! Allez Winry ! Tu peux le faire ! »
Alors que la jolie blonde était plongée dans ses pensées, l'armure courait presque dans les couloirs, pressée de voir son frère, de lui parler, de l'entendre… Rien que ces souvenirs lui donnaient une énergie fulgurante. Remarquant le couloir vide et sûr de ne déranger personne, Al se mit alors à courir. Mais il s'arrêta brutalement lorsqu'une voix, bien connue, retentit derrière lui :
« Hey ! Où cours-tu ainsi Alphonse ? »
Ce dernier se retourna, découvrant le colonel. Cela lui raviva un sentiment rare dans son être ; la colère. Il avait envie d'avoir toutes les réponses à ses questions qui avaient été si longtemps ignorées. Il répondit alors, sèchement :
« Voir mon frère mais.. ; ça peut attendre maintenant. Juste le temps pour vous de me dire la vérité. Non ? »
Assez gêné par le ton employé, Roy ne s'en démonta pourtant pas. Il ne lui dirait pas tout, cela était certain, mais il avait le droit d'en savoir un peu. Se rapprochant nonchalamment de l'adolescent, il s'exclama :
« Effectivement. Je n'ai rien contre… »
Le brun s'arrêta un instant à cause de la toux ironique du plus jeune avant de continuer :
« Hum… Donc je voulais te prévenir que le médecin l'avait examiné et interrogé. »
Choqué par cette réponse, Alphonse s'emporta légèrement une première fois contre le colonel :
« Quoi? Pourquoi je n'ai pas été appelé ? Je suis tout de même de sa famille ! »
Toute cette histoire ne lui plaisait pas du tout. Le colonel était vraiment gentil de s'occuper d'Edward et de tout prendre en charge mais il gérait tout. Il savait tout et surtout contrôlait ce que lui devait savoir. Al n'était pas bête et se doutait bien que ce qu'allait lui dire Mustang serait sois déformé, sois omis ou simplement inventé. Mais, au pire, il verrait la vérité avec son frère.
Roy, plus que sérieux, lui fit signe de le suivre dans un bureau réquisitionné pour lui. Une fois installé, il lui annonça sans plus de cérémonie :
« Edward est amnésique. »
Surpris sur le coup, Al resta un instant silencieux avant de répliquer violemment :
« QUOI ? »
« Écoute-moi sans me couper, merci. Je veux dire, qu'il est atteint d'amnésie partielle donc il ne se rappelle plus de rien entre le moment de son enlèvement et son réveil. Sa jambe a été gravement blessée. Il devra faire de la rééducation. Et… Sa cicatrice… Elle ne partira sûrement jamais… C'est tout ce qui est ressorti de la visite. »
L'armure était dépitée. Trop de nouvelles d'un seul coup ? Le plus vieux continua, lui donnant plus de détails sur la rééducation, ainsi que les risque de l'amnésie. Il « oublia », bien évidement, le passage de l'abus sexuel et de la torture avant de lui demander, sans perdre son ton grave :
« Alphonse, sais-tu pourquoi ton frère était dehors à cette heure-ci ? »
Al sentit son âme se serrer, s'enfoncer un peu plus dans la douleur, alors qu'il lui répondait, honteux et triste :
« Je vous l'avais déjà dit. J'ai eu une violente dispute avec lui et ne le voyant pas revenir, je vous ai prévenu. »
« ça, c'est ta version. Avant de le déposer chez vous, il m'avait avoué qu'il avait prévu de voir quelqu'un à son retour. »
« Comment ça ? De quoi parlez-vous ?
« Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Ton frère avait une petite amie, donc j'aimerai la retrouver pour l'interroger. En savoir plus sur cette nuit. Je sais qu'à toi, il en parlera. »
Alphonse resta silencieux. Pas un geste, pas un bruit n'émanait de l'armure. Roy s'en inquiéta, pensant un instant que l'adolescent n'était plus dans ce corps. Mais ce dernier se leva brusquement. Seul le résonnement du métal se faisait entendre alors qu'il se dirigeait vers la sortie. Choqué ? Retourné ? Furieux ? Personne n'aurait pu deviner. Al, lui-même, ne savait quoi ressentir. Partagé entre tristesse et colère. De la déception ? Que devait-il dire à Edward maintenant ? Il n'en n'avait, aussi, aucune idée. Il se stoppa devant de la chambre de son frère. Prenant son courage à deux mains, il entra, doucement, de peur de le réveiller. Il referma délicatement la porte, avant de porter son attention sur le blond. Le blanc de la chambre le rendait pâle comme la mort. Pourtant, il reprenait quelques couleurs. Il le vit bouger légèrement. Sommeil agité ? Peut-être. Alphonse se rapprocha pour vérifier. Deux prunelles or le fixaient, étonnées, soulagées, rassurées… Toute tristesse et colère s'évanouirent à la vue de tant de beauté. Les yeux de son frère pétillaient de joie alors qu'il s'exclamait faiblement :
« Al… Pardon… »
Surpris, Alphonse ne put que naturellement répondre, avec sa voix la plus douce :
« Chut Nii-san. Tout va bien maintenant. Repose-toi et guéri vite. On verra le reste plus tard. »
Edward sourit, non pas sans douleur mais il fallait avouer qu'il se sentait mieux à présent. Il s'était, enfin, soulagé de ce poids qu'il portait depuis leur dispute. Toutefois, quelque chose n'allait pas. Il le sentait, mais, de toute façon, il était encore trop faible pour tenir une vraie conversation. Alphonse avait raison, il verrait ça plus tard…
…
Très vite, Edward se remit sur pied. Enfin, pas totalement, ni exactement. Le terme exact aurait plus été qu'il arrivait simplement à bouger son corps sans douleur, ou presque. Mais, il n'était pas encore autorisé à se lever, ni à se laver seul, ni à manger seul. Résultat, Alphonse était devenu son infirmier personnel. Le portant partout, ne le quittant plus d'une semelle. On lui avait évidemment dit qu'il devrait faire de la rééducation ; Envy n'y avait pas été de main morte. De plus, même si tout se cicatrisait beaucoup plus vite qu'à l'habitude, seul son flanc gauche persistait à être douloureux constamment… Mais Alphonse lui avait interdit de regarder cette cicatrice. Prenant toujours des précautions pour que cela n'arrive pas, que se soit grâce à des bandages, un bain trop mousseux, un T-shirt trop long… Son petit frère avait toujours une excuse différente pour se justifier. Enfin, de toute façon, Edward n'avait pas vraiment envie de le contredire. Al avait toujours l'air angoissé, sur les nerfs. De temps en temps, il était même légèrement agressif, avant d'être évasif, lunatique. Sans parler de Winry ! Elle était presque le contraire de son frère. Parlant avec calme et… douceur… lui donnant des surnoms mélioratifs… ça ne lui ressemblait vraiment pas. Peut être avait-il atterrit dans un monde parallèle ! Même Mustang était devenu bizarrement attentionné. Un monde de fous, oui ! Mais Edward passait outre tout cela. S'inquiétant de plus en plus du le récent silence d'Alphonse.
Il commença, enfin, sa rééducation, sans l'accord des médecins, mais il trouvait qu'il allait bien, et puis, il ne s'appelait pas Edward Elric pour rien. Ainsi, constatant l'ampleur des dégâts sur sa jambe, il se donna une semaine pour tout reprendre en main. Il avait eu de l'entraînement intensif avec ses automails ! Tenant, donc, les barres parallèles de kinésithérapie avec force, se contraignant à s'appuyer sur sa jambe, dosant ses capacités et ses limites sous le regard protecteur de son frère. De temps à autre, quand son t-shirt se soulevait quelque peu, il pouvait apercevoir un bout de la cicatrice. La cicatrice, La seule qui lui faisait mal désormais. La seule qui guérissait difficilement avec le temps.
A la fin de la semaine, Edward avait fait de « grands » progrès d'après le médecin. Il pouvait, enfin, se déplacer seul, avec béquilles certes, mais seul ! Il allait réapprendre les joies d'être autonome. Alphonse, lui, ne l'avait toujours pas quitté mais il devait faire face maintenant à l'évidence. Il réfléchissait, encore et encore. Il fallait qu'il parle à Edward mais, à chaque fois, il repoussait. Comment en était-il arrivé là… Alors qu'Edward partait prendre, enfin, sa première douche seul, Alphonse ne put s'empêcher de penser « Il va la voir… »…
Le blondinet finit par se rendre avec joie dans la salle de bain, prêt à vivre un moment inoubliable ? Mais alors qu'il s'étirait de bien être, son flanc le rappela à l'ordre. Curieux de savoir ce que lui cachait son frère depuis si longtemps, il releva légèrement le T-shirt, laissant découvrir une petite cicatrice rougie. Qu'est-ce que c'était ? Une langue ancienne ? Un symbole d'Alchimie ? C'était juste ça qu'Alphonse voulait absolument lui cacher ? Bof, c'était qu'une fantaisie de plus d'Envy : essayer de faire des choses « jolies » ou peut-être de l'art ? Ce qui était sûr, c'est qu'il n'était pas très doué… Enfin, sans grande conviction sur la question et assez déçu, il enleva complètement son T-shirt. Il remarqua aussitôt que la cicatrice ne s'arrêtait pas à une seule marque. Trois autres moyennes cicatrices suivaient de haut en bas, tout le long de son flanc, chacune espacée de quelques millimètres. Interloqué, Edward n'arrivait pas à comprendre à quoi ça devait ressembler. Un mot ? Tout d'un coup, il fut pris de panique ; Il se retourna vers le miroir d'un mouvement plus qu'angoissé. Il cru s'évanouir en un instant alors qu'il découvrait avec effroi le mot « ENVY » inscrit sur sa peau. Définitivement affolé, il sortit en trombe de la salle de bain avant de hurler au bord des larmes :
« AL ! Dis-moi que ça va partir ! S'il-te-plait ! Dis-moi que ça va partir ! Je t'en supplie… »
Impassible, sans émotion dans la voix face à ce spectacle pourtant chamboulant pour son âme, ce dernier lui répondit plus déterminé que jamais :
« Edward, il faut qu'on parle. »
L'alchimiste ne souhaitait qu'une chose à ce moment là : pleurer, effacer cette horreur, cette marque. Et dans les deux cas il savait que ce serait impossible. Il savait qu'elle allait rester. Pour moins que ça, d'autre était encore là et le seraient encore pour longtemps. Il voulait juste entendre les mots si rassurant de son frère et surtout il n'avait aucune envie de parler. Sa panique, sa peur, son désespoir se transformaient, à une vitesse fulgurante, en rage. Envy l'avait marqué. Il lui appartenait. Et même si un jour, tout se finit, cette trace serait constamment là pour lui rappeler ce qu'il s'était passé. Ce qu'il avait fait. Tout d'un coup, il fut pris de nausée. La tête lui tournait. Il avait besoin de s'asseoir. Tout devenait clair à présent. Tout le monde l'avait vu. Tout le monde savait et tout le monde avait pitié. Cela le dégoûta de son entourage. Mais alors qu'il continuait de s'acharner sur son sort, Alphonse continua, il était temps de régler ses comptes :
« Edward, pourquoi es-tu sorti le soir avant ton enlèvement ? »
Le blond écarquilla les yeux. C'était tout ce qu'il avait à lui dire dans un moment pareil ? C'était vrai qu'il ne lui avait pas dit grand-chose depuis son réveil. Il attendait la vérité. Celle qu'il ne pouvait lui donner. Devenant plus sombre, reprenant son calme, il lui répondit tristement :
« Je t'ai déjà dit que j'étais désolé pour la dispute. Je me suis emporté. »
« T'emporter ? C'était ça ton excuse pour sortir ? »
Edward resta muet, bloqué, choqué. Comment le savait-il ? Pourquoi lui disait-il cela ? Il préféra ne pas répondre, ne voulant pas envenimer les choses. Mais surtout, il savait qu'Alphonse allait continuer, prenant son silence comme réponse positive :
« Pourquoi tu me mens ? Encore et toujours. Je ne suis pas digne de ta confiance ? Tu ne me fais pas confiance ? »
Dans ses pensées Alphonse rajouta : 'Je suis un poids pour toi ?' mais il se garda bien de rien demander de plus. La vérité, c'était la seule chose qui comptait mais il ne voulait pas en connaître certaines. Le blond réfléchissait mais ne voyait pas comment son frère l'avait découvert. Il s'empressa alors de lui répondre, voulant dissiper le malentendu :
« Mais non Al ! Dans le monde entier tu es le seul à qui je fais vraiment confiance. Pourquoi crois-tu que je te mens ? »
« Arrête de me prendre pour un enfant. Ce soir-là, tu étais parti voir ta petite amie. Avoue-le au moins ! »
Edward tilta, instantanément, à ces mots : 'Petite amie'. Il n'y avait qu'une personne pour lui raconter de telles c#n#r##s. Mais il ne pouvait pas non plus dire la vérité, sinon il devrait s'expliquer sur ce mensonge là aussi… Dans quel pétrin il s'était mis ! Ça ne finirait jamais ? Plus que découragé, il s'exclama :
« Je… je… ne m'en rappelle plus… »
« C'est vrai ou ça t'arrange ? »
Le blond aurait voulu s'étrangler plutôt que devoir sortir ses torchons de mensonges. Mais, en essayant d'être le plus convainquant, le regardant avec un air suppliant, il lui dit :
« C'est vrai. Crois-moi. »
« Tu me prends vraiment pour un c#n… Pourquoi fais-tu ça ? Edward ! »
Alphonse n'en revenait pas. Son frère osait lui mentir en le regardant. Avec cet air, ce regard, cette voix. Il savait que c'était faux. Tout était faux. Depuis trop longtemps ! Quand est-ce que ça avait dégénéré ? Il ne s'en rappelait même plus. Edward, lui, avait frissonné à l'entente de son prénom. Il était si rare de l'entendre de la bouche de son frère. Mais cela n'aggravait que la situation. Montrant la détresse de son frère autant par le mot employé que par le ton. Il se sentait déchiré entre vérité et honte. Il avait envie de tout lui dire. Le pourquoi du comment. De tout lui avouer. Tout ce que réclamait son cœur. Ainsi, rougissant, se cachant derrière ses cheveux, honteux de son audace, il commença, doucement :
« Al, je… je… je… »
Rien ne sortait. Tout était bloqué dans sa gorge. Il n'arrivait même plus à lui dire qu'il l'aimait, simplement, sans arrières pensées. Des larmes perlaient à ses yeux devant cette injustice. Il devait être pitoyable. La seule chose qu'il restait à faire était de minimiser les mensonges, voire en supprimer. Ravalant ses larmes avant même qu'elles ne puissent tomber, il lui murmura, résigné :
« D'accord. C'est bon, je te dis tout. Je devais voir une femme avec qui je sortais pour rompre. On avait rendez-vous tard parce que je voulais en finir vite. Et sur la route du retour, je me suis fait attaquer par derrière par Envy ; Ensuite, je ne me rappelle de rien. »
Suspicieux, Alphonse avait du mal à accepter cette version. Quelque chose clochait. Déjà, ce n'était pas le genre d'Envy d'attaquer par derrière sans plus de cérémonie… Mais imaginons. C'était qui cette fille ? Encore, cela il s'en fichait car plus important le préoccupait, l'énervait. Alors furieux, il commença doucement, essayant de se calmer :
« Qu'est ce qui m'assure que c'est bien la vérité cette fois ? »
« Mustang. Je lui avait dit »
« Et… Pourquoi, moi, n'y avais-je pas le droit ? »
Peiné, gêné, Edward prit son courage à deux mains pour lui répondre :
« J'avais honte… Je… Je ne voulais pas t'en parler parce que j'avais peur de ta réaction. »
« Tu l'aimais ? »
« Non. »
Alphonse bouillonnait de rage. Il ne savait même plus ce qui le retenait d'aller frapper son aîné. Ah oui… Il était déjà mal en point. Pourtant, il ne pouvait s'empêcher de penser à Winry, à son plan. Elle qui l'aimait tant. Elle qui voulait changer pour lui. Et comme si ça ne lui suffisait pas, il lui avouait qu'il était volage et que cette fille, il n'avait aucune considération pour elle. Tant de mensonges justes pour une « aventure » ? Ce n'était pas possible… L'armure serra les poings avant de perdre son sang froid et de s'écrier :
« Non mais je rêve ! Tout ça pour ça ! Tu te fous de moi ! Avoue ! Comment tu as pu faire ça. Rien me dire, juste pour ça ! Et moi, comme un c#n, j'aidais Winry, lui donnais des conseils pour que tu la remarques, elle et son amour pour toi ! Comme un imbécile, je croyais que tu étais amoureux d'elle ! »
Edward resta muet sur le coup des révélations. Déjà que voir son cadet s'emporter était un choc bouleversant. Mais si on rajoutait chaque phrase, chaque mot qu'Alphonse avait prononcé, cela étaient comme si on lui enfonçait un couteau dans son cœur. Qu'on le tournait, le retournait encore et encore. Juste pour le faire souffrir. Oui, voir, entendre, écouter son frère ainsi lui faisait mal. Atrocement mal. Tout cela était de la faute d'Envy. Il était obligé ! C'est lui qui avait créé cette dispute, cette douleur ! Pourtant, ces pensées ne le rassuraient plus. Il n'arrivait même plus à en vouloir à l'Homonculus. A le détester, le haïr plus qu'il ne le voudrait… Son cœur était fatigué, lynché et las de toutes ces blessures. Ainsi la seule chose qu'il arrivait encore à penser était « Il voulait que je sorte avec Winry ? ». A elle seule, cette simple phrase lui labourait l'âme. Ainsi, sur un ton des plus sérieux et surtout résigné, il souffla :
« C'est ça que tu veux ? »
Alphonse, libéré de son poids, avait à peine eu le temps de reprendre ses esprits. Il avait déjà oublié tout ce qu'il venait de dire sous le coup de la colère. Ainsi, surpris, il demanda :
« Hein ? De quoi ? »
« Tu veux que je me mette avec Winry ? Tu en serais heureux ? »
Alphonse se senti subitement honteux. S'il avait pu, il aurait rougi de gêne. Il ne s'était pas rendu compte qu'il avait dévoilé le secret de sa meilleure amie dans la foulée. Tout lui avait paru tellement extravagant et fou, qu'il avait lui-même un peu dégénéré et le regrettait. Sans attendre, il s'empressa de balbutier, affolé :
« Mais… Mais non ! J'ai jamais dit ça ! Enfin si. Peut-être. Mais… C'est juste que… enfin, je croyais que tu l'aimais. Si tu l'aimes, tu peux… Enfin… Je veux dire… Tu fais ce que tu veux ! »
Le blond n'avait vraiment plus envie de parler. Son frère voulait le voir avec la blonde. Il croyait qu'il l'aimait elle. Honteux, en même temps, d'être rassuré sur le fait qu'Alphonse n'était pas non plus amoureux d'elle. Il aurait voulu démentir. Mais il n'avait plus le courage de mentir. Dormir ? C'était peut-être la meilleure solution… Oublier tout. Tout effacer. Ainsi, il hocha la tête avant de murmurer, exténué :
« Je ne sais pas. Ecoute, je suis fatigué. Je vais me coucher. »
Alphonse l'avait à peine entendu mais le voyant se diriger vers son lit, il demanda timidement :
« Et ta douche ? »
Le silence bien explicite lui donna sa réponse. Et même si Edward ne l'avouerait pas, Alphonse savait qu'il n'avait, simplement, pas envie de revoir cette cicatrice. Si Edward avait pu arrêter de penser, il aurait nagé dans le bonheur. Mais à la place, il savait qu'il s'apprêtait à replonger dans ses cauchemars, à se repasser ce qu'il lui était arrivé. Frissonnant de dégoût et de peur, il s'allongea, relevant ses jambes avant de les attraper pour adopter une position fœtale. Inquiet de le voir agir ainsi, Alphonse s'exclama, doucement :
« Edward ? Ça va ? »
Ce dernier frissonna encore une fois. Qu'il était bon d'entendre son prénom lorsqu'il sortait de cette bouche. Rougissant de honte face aux pensées qui l'assaillirent, il lui répondit sur le même ton :
« M'oblige pas à mentir. »
Sans un mot de plus, il s'enfonça sous la couette jusqu'à disparaître devant le silence lourd de son frère. Il allait s'endormir. Faire de beaux rêves, comme tout le monde. Peut être ne jamais se réveiller. Ou avec un peu de chance, découvrir que tout était un cauchemar. Que jamais rien n'avait existé… Après tout, demain est un autre jour…
xxx
Mauvaise nouvelle ! (ou bonne nouvelle pour d'autres ^^)
Ce chapitre est l'avant dernier de ma fiction Oo
Et oui… ça passe vite le temps !
Oh ! je vous avais prévenu que ma fic comporterait Deux parties =D Non ? Bon bah c'est fait ^^
Je ne vais pas finir ainsi ! C'est juste qu'on est à la moitié de ma fiction ! (100ème page !)
Par contre après le prochain chapitre, il risque d'y avoir quelques problèmes… Car... je suis entrain d'écrire la suite ^^' Et je me suis tellement concentrée sur la publication que je n'ai pas écrit grand-chose ToT (Honte à moi !/ Dam : Meuh non, eh ! Tu finis déjà tranquillement celle-là, ne te prend pas la tête ^^ on saura être patients)
Donc je ne sais pas si je vous publierais la partie deux petit à petit ou s'il vaut mieux que je la finisse pour me concentrer ensuite sur la publication ! ^^ (note de tonton Dam' : si tu as toute ton histoire bien en tête, que c'est suffisamment clair et structuré pour te permettre d'écrire, tu peux te permettre de ne pas tout écrire avant de publier mais de le faire au fur et à mesure ^^)
En tout cas, merci du fond du cœur pour tous vos encouragements !
J'espère que ce chapitre vous a plu !
(On a fait un grand bon dans l'esprit d'Alphonse =3)
Merci vraiment !
A bientôt !
Un énorme merci à mes deux béta Reader *o* sans qui mes textes auraient été bombardé de fautes et mitraillés de non sens ! (Dam tonton (^^): huhu n'exagérons rien ^^ )
Merci à vous deux ! Svartalfe et Dam =D
