Soleil Noir : Troisième Chapitre : The disappeared soul

Les heures passaient lentement au fil du temps de cette nuit noire et froide, un sommeil agité. Reï respirait fortement et chaque bouffé d'air devenait de plus en plus douloureuse. De fines gouttes de sueur perlaient abondamment sur sa peau claire. Sa tête était enfouie dans le creux qu'offrait l'articulation de son coude. Ses yeux humides empêchaient toutes ouvertures possibles, ils ne voulaient pas s'ouvrir, même si elle le désirait ardemment. Une de ses jambes s'échappait de la couette, signe que son corps avait chaud, mais il avait, paradoxalement, aussi froid. Sa respiration s'accéléra faiblement.

Maman… ne m'abandonne pas…

Les seuls mots qu'elle pouvait prononcer. Rien d'autre ne sortit, mais elle s'agitait encore plus. Elle rêvait de ses souvenirs passés.

90 années plus tôt.

Une fillette âgée de huit ans tout au plus, était assise dans son lit à roulette. Un plateau repas l'accompagnait sur ses genoux, un verre de lait et une gaufrette. Elle n'avait touché à rien, son regard surplombait somptueusement le vide qui émanait de la pièce. La couleur blanche des murs pouvait en faire frémir plus d'un. Mais elle rien. Un bandage cachait son œil gauche, attaché derrière sa tête sur ses longs cheveux mi- écarlate mi- bruns.

Quelqu'un frappa à la porte, la voix était douce et réconfortante. L'enfant ne bougea pas d'un poil. La personne rentra, une belle jeune femme aux cheveux ébène tressés et ramenés au niveau du haut de son cou, lui souriait gaiment.

Alors Reï, ça va mieux ?

Aucunes réponses ne furent entendues. Son regard était aussi vide qu'au début. Unohana se rapprocha d'elle et s'assit au bord de son lit.

Ton bandage n'est pas encore totalement imbibé… Quelqu'un est venu te voir aujourd'hui, je pense que ça te ferra plaisir. Je te le changerai juste après.

La capitaine de la quatrième division lui sourit avant de se lever. Elle se dirigea vers la sortie qu'offrait la porte coulissante. Elle semblait parler à quelqu'un. Unohana laissa la place à son hôte et s'engouffra dans le couloir. Une jeune Shinigamie aux yeux verts se rapprocha brièvement de la fillette. Sa chevelure était aussi flamboyante qu'elle. Elle s'assit à ses côté, lui caressant les cheveux.

Tu ne manges pas ?

Je n'ai pas faim…

Depuis qu'elle se trouvait dans les quartiers de la quatrième division, la seule personne à qui elle n'ait jamais parlé, c'était bien à cette Shinigamie. Son bandage prenait une couleur sanguine.

Tu es sûr que ça va ?

Oui, merci.

Tout à l'heure je partirais en mission de reconnaissance pour le Seireitei, quoi qu'il n'arrive, quoi qu'on te dise, tu resteras près de ton père compris ?

Promis. Tu y vas pendant combien de temps, maman ?

Cinq ans si tout se passe bien…

Hein ?! Mais, mais…

Reï partit en sanglot, laissant son pansement s'imbiber encore plus d'une couleur rosâtre.

Ça veut dire que si ça se passe mal ça risque de durer plus longtemps ? Continua-t-elle.

Pour qu'elle raison ça se passerait mal hein, dis-moi Reï ?

Non, tu as raison. Reviens vite alors !

Son sourire s'illumina soudainement, sa mère lui en lança un en retour en lui séchant ses quelques sanglots. Elle l'embrassa fortement sur la joue en y laissant tout de même une larme fugitive s'échapper.

Surtout, prends bien soin de toi ma chérie.

Elle se leva du lit, et lui adressa un dernier signe de la main avant de s'engouffrer à son tour dans le couloir blanc et sombre. Elle remercia, avant de sortir, le capitaine Unohana qui tenait des notes dans ses mains.

La capitaine repartit de nouveau dans la chambre de sa patiente après avoir pris soigneusement le temps de se laver les mains. Elle prit dans le tiroir à côté de son lit, le matériel suffisant pour son œil.

De ses ciseaux fins elle coupa avec grâce son bandage demeurant entièrement rouge et coulant de ce liquide au goût métallique. Sa paupière gauche couvrait entièrement son œil, le sang coulait comme des larmes, sans avoir une chance de s'arrêter. Elle l'examinait de plus près en entrouvrant la paupière.

Ses sourcils se froncèrent subitement et la laissa se refermer.

Nous allons devoir t'opérer. L'humeur aqueuse et l'humeur vitrée ont été infectées par le sang.

Donc c'est-à-dire que…

Oui, Nous en sommes désolés mais cela reste encore la meilleure des choses à faire pour le moment…

Alors pourquoi ne pas attendre dans ce cas-là ?

La décomposition de tes deux humeurs risque d'endommager toute la rétine et le nerf optique, au risque de ne plus jamais pouvoir voir de ce côté-ci et ce, même à l'aide d'un œil de verre.

Alors comme ça, la seule personne en qui elle avait confiance pour se faire soigner ne pouvait absolument rien pour elle ?

Très bien… Finit-elle par dire d'une mine abattue.

La Shinigamie fouilla une nouvelle fois dans le tiroir avant d'y attraper un masque. Elle le lui plaça sur le visage pour y diffuser un gaz après l'avoir relié sur une bouteille de métal rouge. Pour la rassurer, elle demanda à l'enfant de compter jusqu'à trois avant de sombrer complétement dans l'incohérence totale.

Le bip sonore juste à côté d'elle, lui perçait les tympans. Elle sortait de ses songes, mais ses yeux restaient toujours clos. Si elle ouvrait le seul œil qui était encore intact, elle verrait flou et la forte lumière lui grillerait la rétine. Elle attendait d'émerger un peu plus pour essayer de le maintenir ouvert. Toujours aussi flou mais la lumière ne lui faisait plus aucun effet. Elle tourna la tête à gauche, rien, toujours cette immensité blanche. A droite non plus, rien que cette malheureuse porte grise, entre-ouverte laissant le froid s'installer. Elle soupira longuement. Elle ne savait pas sur qui vraiment compter.

Depuis qu'elle était née au Seireitei, elle n'avait jamais vraiment eu d'amis. Est-ce vraiment une chance de naitre ici ? En y repensant, elle aurait sans doute préféré naitre dans le Rukongai. Elle aurait été mal habillée, les pieds écorchés, mais peut être que ça vie aurait été meilleure ? Parce que là, au point où elle en était, elle ne pouvait plus faire grand-chose. Elle avait tenu une promesse à sa mère qui risquerait de ne plus revoir sa fille avant cinq longues années. Et puis, est-ce normal qu'on la laisse vivre ici alors qu'elle n'avait nullement eu faim de sa vie ? A – t- elle vraiment ce qu'il faut pour devenir Shinigamie ? Elle en doutait vraiment.

A part rester clouer au chaud dans son lit, elle ne pouvait rien faire de spéciale. On a beau être au petit soin, ce n'est pas toujours drôle. Les jambes qui démangent sans jamais pouvoir se les dégourdir. Entendre dans le couloir des allers retours lorsqu'on veut dormir, ça non plus ce n'est pas drôle tous les jours. Elle tuerait pour pouvoir sortir de cet hôpital. En y réfléchissant bien, ça pourrait se faire, mais il ne fallait pas qu'elle se fasse repérer, sinon n'imaginons même pas ce qu'il se passera.

Elle se découvrit de la couette laissant ses petites jambes pendre dans le vide qu'offrait la hauteur de son lit. Elle s'appuya sur ses deux mains avant de s'élancer en avant. Bien sûr ce qui arriva, elle l'avait bien prévu. Ca faisait déjà une semaine et demi qu'elle était coincée dans son lit, elle avait perdu l'habitude de marcher. Elle chuta au sol. Elle essaya tant bien que mal de se relever, ses jambes étaient lourdes et elles tremblotaient.

Si je reste ici à ne rien faire, je me ferrai sans doute remarquer vu tout le bruit que j'ai déjà fait… Mince, j'entends des bruits de pas arriver devant ma porte...

Reï s'inquiéta soudainement, que devait-elle faire ? Elle n'allait pas sauter par la fenêtre, non bien trop dangereux, déjà rien qu'une distance d'une vingtaine de centimètres l'avait faite tomber alors n'imaginons même pas ce qu'il se passerait si elle faisait une chute d'une quarantaine de mètres. Il fallait bien dire qu'elle n'était pas au rez – de – chaussée mais plutôt au cinquième étage. La seule solution la plus potable c'était encore de revenir sagement dans son lit en attendant que tous ces bruits disparaissent.

La porte grinça subtilement, une silhouette se trouvait à l'entrée. C'était la capitaine Unohana qui venait voir comment s'était rétablis sa patiente. A priori plutôt pas mal vue qu'elle avait réussis à ouvrir son œil droit, en l'occurrence, son œil encore complétement intact. Elle était assise, les doigts croisés. Son visage portait un sourire d'enfant plus ou moins hypocrite selon le sens où on l'interprétait.

Je vois que tu t'es bien rétablie. Alors, comment te sens-tu ?

Plutôt pas mal. Est-ce que je saigne toujours ?

Rien qu'un tout petit peu, d'ici ce soir tout ira pour le mieux.

Merci.

Unohana lui sourit. Heureusement que la mine de son visage avait changé comparé à ce matin, qui donnait une impression de froideur et donc de mort. Elle refit marche arrière, Reï devait sans doute avoir envie de se reposer depuis toute la tournure tragique des évènements qui lui ont fait face en un instant sans forcément crier garde.

Ouf… Soupira Reï de toute cette sueur froide.

Elle se découvrit une nouvelle fois de sa couette et sauta de son lit plus rapidement que la première fois. Elle atterrit gracieusement sur ses deux jambes et sourit. Elle se dirigea vers la porte en faisant des petits pas de souris. Elle l'entrouvrit…

Une salle béante remplit de quelques Shinigamis, oui c'était là qu'elle se trouvait. Ils étaient plutôt haut placés dans le Seireitei. Reï ne comprenait pas, ses yeux semblaient explorer l'endroit. Devant elle, le capitaine de la première, Yamamoto. Non elle ne comprenait vraiment pas. Elle jeta un coup d'œil furtif sur ses mains, elles avaient doublé de volume. Ses yeux se portèrent ensuite, immédiatement sur son torse, qui était caché par deux ballons qui se nommaient poitrine et qui portaient plutôt bien un uniforme de Shinigami. Ses cheveux roux dégringolaient en cascade dans son dos, bien plus longs. Elle semblait aussi avoir pris de la hauteur, oui pas mal.

Ces Shinigamis, elle les connaissait plutôt bien. C'était surtout eux qui s'occupaient d'elle quand son père ne pouvait être là à cause de ses déplacements ainsi que de son rôle de capitaine au sein du Gotei 13. Ils étaient aussi des amis plutôt proches de sa mère. Le capitaine de la première division commença à parler une fois que tout le monde fut accroupit. Ça n'allait pas être plaisant vue la mine qu'il affichait.

Nous avons perdu… toutes traces du groupe de recherche de la douzième division qu'on avait envoyé il y a maintenant plus de cinq ans. Nous ne recevons plus aucuns rapports, et encore moins de signaux de vie. Ils sont surement décédés lors d'une attaque.

Les larmes montaient, Reï le sentait. Ses yeux se remplissaient de ce liquide rapidement, mais elle ne voulait pas y croire. Non, pour elle c'était faux, un simple montage complètement sordide à ses yeux. Ses doigts se resserrèrent, ses mains tremblaient gravement. Elle fit rentrer sa lèvre inférieur entièrement dans sa bouche et baissa la tête, sa frange rousse faisait de l'ombre sur son visage, ses yeux y étaient perdus. Son ventre semblait se détacher de son corps, la douleur était pesante. La première larme roula sur sa peau claire, puis tous ses muscles se contractèrent avant de tout relâcher dans une parole puissante.

Pardon quoi ?! Non mais vous, vous foutez de moi là ? Non mais je ne crois pas un mot de ce que vous dites ! Pourquoi n'envoyez-vous pas une équipe en recherche, hein ?! Si ce n'est que parce que vous êtes –

On la coupa brutalement, plusieurs Shinigamis venaient de l'entourer rapidement. Une partie qui maintenait ses bras, et l'autre était prête à utiliser leur Zanpakutõ en cas de refus. Certains lui disaient même de se calmer, mais elle ne voulait rien entendre, des coups de pieds partaient de tous les côtés.

Il suffit !

Le capitaine de la première division reprit la face devant le caractère insolent de la jeune fille. Le coup de bâton qu'il tenait éternellement dans sa main, qui n'était qu'autre que le Zanpakutõ de celui-ci, retentit dans toute la pièce une fois après avoir atteint le sol.

Lâchez-là. Je comprends qu'elle en veuille à la plupart d'entre nous ici présent, nous n'avons rien pu faire. Maintenant que le message est passé, disposez.

Tous sortirent de la pièce rapidement à l'aide d'un Shunpo. Les deux Shinigamis qui bloquaient Reï par les bras, lâchèrent prise en arrivant devant une porte, surement celle de sa chambre.

Ça oui, elle en voulait à tous, elle voulait se venger, se défouler, mais malheureusement, elle savait très bien que ce n'était pas sur tous ces Shinigamis qu'il fallait le faire, mais plutôt sur la, ou les plusieurs personnes qui n'étaient qu'autre que les assassins de sa mère ainsi que du groupe de Shinigamis qui l'accompagnait. Elle tomba raide sur ses genoux affaiblit de toutes ces révélation pesantes. La rouquine plongea son visage entre ses mains. Ses épaules tremblotaient, puis tout son dos. Sa mâchoire se tira en arrière vers son coup, et les larmes coulèrent fortement. Ni sa mère, ni tous ces Shinigamis, n'avaient mérité de mourir de cette manière aussi cruelle que lâche surement. Reï se releva, les yeux rougis à cause des larmes, les sourcils froncés. Elle plaqua sa main contre la poignée de la porte, l'ouvrit et la ferma avec hargne.

Le rêve de Reï semblait se conclure, dans son lit elle frissonnait, les poings toujours aussi renfermés sur eux même. Sa respiration était à son comble, son cœur battait à tout rompre. Une trainée de larme coula sur sa joue droite, sur sa joue gauche rien, pas une seule. Son œil abîmé, oui elle s'en était rendu compte juste après son opération, elle ne pouvait plus pleurer de ce côté-ci. Un œil factice, ça voulait donc dire ça.

Sa respiration devint vraiment plus ardue. Renji, qui ne se trouvait pas trop loin d'elle, l'entendait souffrir. Il se découvrit de son drap et alla porter sa main sur son épaule en espérant pouvoir la réveiller saine et sauve. Il l'a secoua doucement en lui chuchotant quelque chose à l'oreille, mais rien, elle ne semblait pas se réveiller.

Le dos de la rouquine était découvert de son T-Shirt qui était légèrement remonté à cause de son agitation nocturne. Le regard du Shinigami se porta donc sur lui, ses yeux semblaient errer sur quelque chose, une marque.

Qu'est-ce que c'est ? Pensa Renji en laissant tomber ses cheveux rouges vers l'avant. Ils frôlèrent doucement la peau de la jeune fille. Les muscles de la rouquine semblèrent se contracter à ce contact. Le Shinigami regarda furtivement celle qui se tenait non loin de ses genoux. Elle ne s'était pas encore réveiller, toujours pas. Il attrapa le bas de son T-Shirt pour le remonter légèrement de manière à mieux examiner la marque de son dos.

Une marque au fer rouge ? Ne s'empêcha-t-il pas de dire en se redressant vivement.

Soudain, une main rapide l'attrapa au poignet.

Qu'as-tu vu ? Demanda d'un ton colérique Reï, en s'étant retournée sur le dos.

Ses yeux étaient faibles, et n'avaient presque pas de lueur de vie. Ses cheveux roux et flamboyants étalés sur le sol se trouvaient entremêlés, pleins de nœuds. Elle soupira d'un air désespéré puis se redressa lentement pour chuchoter à l'oreille de Renji.

Surtout, tu n'as rien vu. Ne cherche surtout pas à comprendre ni à savoir à quoi correspond cette marque. S'il te plait.

Elle plongea ses orbes oculaires marron dans ceux du Shinigamis. Il tressaillit légèrement à la tonalité de sa voix à la fois dure et douce, à ses yeux couleur chocolat presque transparents ainsi qu'à sa chevelure rousse ressemblant fortement à la sienne. Son souffle chaud s'entrechoquant avec sa peau. Des fines gouttes de sueur perlaient sur son épiderme halé qui l'était encore plus dans l'obscurité omniprésente de la pièce. Elle lui lança un sourire triste mais toujours à la fois rassurant. Elle replongea sa tête dans le creux de son oreiller, se couvrit de son drap laissant le Shinigami perplexe.

Le réveille ne fut pas long, le soleil qui était déjà haut dans le ciel illuminait en totalité l'ensemble du pays. L'ardoise qui formait la toiture des maisons, brillait et reflétait même le ciel. Ce n'est pas un temps à rester enfermé dans une pièce. Pensa Reï. Justement elle sortit de son auberge qui n'était qu'autre que le Magasin d'Urahara. Maman, tu aimais le soleil et la lune te rendait plus forte. Continua la rouquine dans ses pensées. Elle continua sa route au bord du fleuve qui bordait Karakura puis arriva devant une maison.

C'est ici qu'habite Inoue si je ne me trompe pas.

Euh, Reï ? C'est toi ?

L'interpellé se retourna et vit arrivé une rousse à forte poitrine courant vers elle avec ses même barrettes attachées à ses cheveux long et soyeux.

Oui c'est moi, comme toujours. Ça n'a jamais changé d'ailleurs.

C'est vrai… Balbutia Orihime alors qu'elle se massait la tête. Aller rentre, ne reste pas là. Continua-t-elle en ouvrant sa porte avec ses clés.

C'est ce qu'elle fit. Reï ne comprenait pas d'où toute cette gentillesse pouvait provenir, dans n'importe quel moment où n'importe quel endroit, elle souriait toujours. Elle inspirait la grâce, la joie de vivre et Reï aimait ça, elle qui n'avait pas toujours était optimiste, et qui voyait la plupart des dangers à tout bout de chant, mais ce n'était pas pour ça qu'elle n'allait pas de l'avant, qu'elle n'allait pas vers ces dangers justement, elle adorait ça.

Elle s'assit sur un coussin non loin de la table où il y avait déjà à manger de posé. Des choses bizarres, mais à manger ! Ses yeux erraient dans la pièce, ils admiraient surtout la propreté de l'appartement. Elle se demandait aussi comment est-ce qu'elle pouvait gérer tout ça toute seule. Ses yeux se posèrent sur un cadre, ou plutôt le cadre dont la photo du frère d'Orihime demeurait intacte.

Hum, c'est qui ?

C'est mon frère. Il est mort dans un accident de voiture quand j'étais plus petite.

Je suis dé…

Non, non, il ne faut pas ! Maintenant je garde les barrettes qu'il m'a offertes en sa mémoire, pour lui rendre hommage. Je suis sûr que le pouvoir qui s'y trouve provient de lui.

Moi aussi, ma mère est morte il n'y a pas très longtemps. L'année dernière pour être plus précise, un accident de travail voilà tout.

Je suis désolé, Reï… et ton père ne t'aide pas ?

Je ne sais pas où il est, je ne l'ai jamais revu depuis la mort de ma mère.

Reï… Tu sais quoi, le plan que tu as organisé hier, je vais le faire, tu peux compter sur moi !

Vraiment ?

Oui, et puis je préfère te faire confiance.

Reï sourit, ça faisait du bien de ressentir de la gratitude mais aussi de la confiance, surtout celle de son entourage. Elle lui tendit une nouvelle fois le bracelet transparent et cette fois-ci Orihime l'enfila autour de son poignet.

Intercambio de energía espiritual. La phrase qu'elle prononça lucidement. Une lumière étincelante jaillit de ses mains, pour aller se disperser en éclat de lumière dans la pièce. Cela semblait marcher. Reï sourit puis ferma les yeux, les mains dirigées vers l'avant, les cheveux volant. Un rayon de lumière rouge, passa dans la totalité de la pièce, perdu semblait-il. Realiza tù destinado, finit-elle par prononcer. Le rayon de lumière rouge rebondit une dernière fois contre l'une des parois d'un mur avant de pénétrer dans le bracelet demeurant désormais pourpre.

Tu es désormais, lié à moi…