Chapitre 2 –Le Bar à Tifa

Nous retrouvons en ce début de chapitre un Cloud quelque peu désemparé, errant çà et là dans une rue agitée par les va-et-vient incessants de passants paniqués.

Cloud : Bon, voyons voir… la gare doit être de ce côté… ou peut-être de celui-là… ou bien de là d'où je viens. En fait, j'en ai strictement aucune idée. Je vais demander à cette nana, tiens. Hé, toi !

? : Mmh ?

Cloud : J'ai une question à te poser, mais d'abord… euh… qu'est-ce que tu fais là, au juste ? C'est dangereux, dans le coin…

? : Justement, les gens ont besoin de se détendre un peu, c'est pour ça que je vends ma marchandise.

Cloud : Et c'est ?

? : Je dois te faire un dessin ? C'est pas cher et ça te fera planer. Juste 100 Gils le gramme.

Cloud : Ah non, désolé, je touche pas à ces trucs-là.

? : Pff… Lopette…

Cloud : Elle s'en va… ah, merde, j'ai oublié de lui demander mon chemin… Bon, pas grave, je trouverai bien en allant… en allant… mmh… de ce côté ! Allez !

Mais cette décision se révéla vite être un bien piètre choix, car il ne suffit que de quelques minutes pour que notre blondinet se retrouve complètement perdu au milieu d'un quartier résidentiel fort heureusement épargné par les troubles auxquels était sujette la rue empruntée un peu plus tôt.

Cloud : Au moins, c'est relativement calme… Trop calme, même, y a personne à qui demander mon chemin… Ah ! Tiens, j'ai parlé trop vite ! Hé ! M'sieur ! M'sieur ! M's…

Mais s'apercevant aussitôt de l'identité de l'homme auquel il s'adressait, Cloud s'en détourna bien vite pour regarder le ciel en sifflotant. Il en fallait cependant bien plus pour dissuader l'individu d'approcher et de l'aborder à son tour avec les mots qui sont si chers à son groupe.

? : Excusez-moi, cher monsieur. Auriez-vous quelques minutes pour parler de notre sauveur ?

Cloud : Nan ! Lâche-moi ! J'ai déjà eu affaire à des sectaires dans ton genre ! J'ai réussi à les semer au bout de cinq heures de course, alors me force pas à t'épuiser, toi aussi !

? : Nous ne voulons que discuter. Tout d'abord, jetez un œil au livre que voici.

Cloud : Nous ?

En effet, de plus en plus de fidèles s'ameutaient autour du guerrier. Reculant pas après pas, notre bonhomme se retrouva bientôt acculé au bord d'un pont.

Cloud : 'Manquait plus que ça…

? : Ce livre présente les différentes étapes nécessaires au bonheur. La première, c'est de se débarrasser de l'intégralité de nos possessions matérielles. Notre gourou se charge de les recueillir.

Cloud : Cassez-vous ! Vous m'embobinerez pas dans vos magouilles, foutus témoins de Je…

Un bruit lointain se fit entendre. Un bruit reconnaissable, que Cloud commençait déjà à haïr après la mésaventure qui avait ouvert cette parodie. Cependant, il s'agissait de la seule issue. Guettant le bon moment, il se tourna donc vers le chemin de fer qui passait sous le pont et sauta lorsque son « taxi » passa en dessous.

Cloud : PUTAIN PUTAIN PUTAIN PUTAIN PUTAIN QU'EST-CE QUE J'VIENS DE FAIRE, LÀ?!

Et pendant ce temps, juste en dessous…

Barret : Il est pas venu, finalement.

Jessie : Il s'est peut-être perdu ?

Biggs : Ou alors il est mort…

Wedge : Ouais, il est sûrement au fond d'un caniveau avec la gorge tranchée, à l'heure qu'il est…

Biggs : Il s'est sûrement aussi fait violer avant ça par une demi-douzaine de gangsters baraqués.

Wedge : Et maintenant des rats ont élu domicile dans le creux de son abdomen.

Jessie : Eurk…

Perdus dans ces morbides pensées, aucun d'entre eux n'entendit la trappe s'ouvrir au plafond.

Cloud : Hé, vous devriez pas m'enterrer trop vite… même si à deux ou trois secondes près, je sautais devant le train et il déraillait, vous tuant en même temps. Mmmh… Ouais, maintenant que j'y pense, c'était vraiment pas prudent, ce que j'ai fait…

Wedge : Cloud ! Tu as survécu !

Biggs : Alors, la tournante des gangsters, tu t'en remets ?

Cloud : Quoi ?

Jessie : Laisse-le à ses fantasmes. On s'attendait pas à te revoir.

Barret : Ouais, t'es à la bourre ! À LA BOURRE ! C'est quelque chose qu'on tolère mal, dans Avalanchois !

Cloud : Ho, hé, ça va, tu vas pas me mettre au coin, non pl…

Barret : Hmph !

Cloud : NON MAIS T'AS VRAIMENT UN PROBLÈME AVEC L'IRONIE, TOI !

Barret : Et restes-y !

Mis à part ce genre de troubles, le voyage se déroula sans trop d'encombres, et vint le moment où le train commença finalement à ralentir pour arriver en gare.

Biggs : Nous y voilà… La planque…

Cloud : Je sais même pas où on est. Je vois rien, d'ici.

Wedge : Tu vas voir, c'est super cool, comme endroit ! Un peu sale, c'est sûr… et avec une mauvaise réputation, mais si tu regardes pas les passants dans les yeux, tu peux rentrer chez toi avec ton portefeuille rempli et tes deux bras en bon état… enfin peut-être.

Cloud : D'accord, d'accord… Et sinon, ça y est, je peux sortir de…

Barret : Nan ! Tu restes au coin jusqu'à ce qu'on soit arrêtés ! J'veux que ça te serve de leçon ! On arrive pas en retard à une réunion stratégique d'Avalanchois !

Cloud : Une réunion stratégique ?! Vous avez passé tout le trajet à parler de bacon !

Barret : C'était un langage codé, 'fallait le comprendre !

Biggs : Ah bon ?

Jessie : Tiens ?

Wedge : J'avais pas compris ça, moi…

Barret : Raah ! Vous êtes vraiment pas possibles ! Le train s'arrête, on se tire d'ici !

De nouveau livré à lui-même une fois sur la gare, Cloud décida de prendre la direction de l'Ouest… un bon choix puisque l'odeur de crasse et de déchets émanant du bidonville lui indiqua vite qu'il se trouvait sur la bonne voie.

Cloud : Voyons voir… Ah tiens, mais je sais où je suis ! Y a le bar de Tifa, de ce côté ! Bon, tant pis pour cette bande de clowns, c'est là-bas que j'vais aller !

? : Gnaaaah !

Cloud : Lâche-moi, toi.

? : Gnôôôh !

? : Il est jeuuune, il est fraaaais !

Cloud : Sérieux, y a que des tarés, dans ce coin !

? : Il est appétissaaant !

? : Gneuuuuh !

? : J'arrive pas à mettre mon doigt dans mon nez quand j'ai des gants !

Cloud : Cassez-vous, j'essaie de passer !

Se frayant un chemin parmi les différentes couches de pauvres qui faisaient office de bouclier humain à ce petit hameau précaire, Cloud dut slalomer d'abord entre les fous, puis entre les mendiants, les lépreux, et enfin les punks à chien avant de parvenir au bâtiment qui semblait rayonner au milieu de ce tas d'immondice géant : ce fameux bar.

Cloud : Décidément, l'ambiance est toujours meilleure, ici…

? : Cloud ! Te voilà enfin !

Cloud : Ah, Tifa. Ça va comme tu veux ?

Tifa : T'as l'air d'avoir pris des coups ! Tu t'es encore fourré dans des trucs dangereux ?

Cloud : Nooon, j'ai juste… été un peu bousculé à l'entrée du Space Mountain.

Tifa : Menteur ! Je sais que t'es allé rejoindre Barret et ses amis !

Cloud : Tu connais ces gusses ?

Barret : Hmph !

Cloud : Aaah ! Vous êtes là, en fait ! Mais… mais… qu'est-ce que vous foutez ici, au juste ?

Jessie : C'est notre QG !

Cloud : Tifa est au courant ?

Tifa : Oui, oui, évidemment. Je les autorise. Ils m'ont demandé si… euh… gentiment…

Cloud : Laisse-moi deviner… Barret s'est mis à genoux ?

Tifa : Il est resté comme ça pendant un jour et demi… Je n'ai pas eu la force de le laisser par terre plus longtemps.

Biggs : Y a encore la trace sur le plancher, regarde, il est un peu déformé.

Barret : Les mecs comme moi, ils laissent leurs traces partout où ils passent !

Wedge : La dernière fois que t'as dit ça, c'était pas en sortant des toilettes après ce dîner super-épicé ?

Cloud : Ça vous dirait de… genre… changer de sujet ?

? : PAPAAAAAA !

Barret : Ho ho ho ! V'là ma p'tite Marlène !

Cloud : Attendez…

Biggs : Oui…

Wedge : C'est bien ce que tu crois…

Jessie : Nous aussi, ça nous fait toujours un choc.

Cloud : Ce mec est PÈRE DE FAMILLE ? J'avais déjà vu cette gamine, mais là, j'ai de plus en plus peur pour son éducation !

Tifa : C'est surtout moi qui m'occupe de la petite. Elle a un don pour les cocktails !

Marlène : Hé, papa ! Fais-moi faire la toupie-hélicoptère-marteau-piqueur !

Barret : O.K !

Cloud : Qu'est-ce qu'il lui…

Marlène : WOUUUUUUSH !

Barret : Ha ha ha !

Cloud : MAIS C'EST SUPER DANGEREUX !

Barret : Attention la tête !

Marlène : Ouaaah !

Cloud : AAAAÏE ! MAIS T'ES MALADE !

Barret : Bah ! D'habitude, elle arrive à atterrir sur ses pieds…

Marlène : Dis, dis, machin pourquoi tu t'es mis dans ma trajectoire ?

Cloud : J'ai mal… Et puis pour la douzième fois, mon nom c'est pas Machin !

Tifa : Bon, dépêchez-vous d'aller au sous-sol. Vous êtes en train de terroriser mes clients ! Regardez, ils sont là-bas, cachés dans un coin.

Client A : V… vous occupez pas de nous…

Client B : Une bière… je voulais juste… juste une bière…

Barret : Bon ben s'ils paient pas, tu m'appelles ! Allez Avalanchois, on y va !

Et ce disant, il tapa d'un grand coup dans le flipper, ce qui eut pour effet de le faire descendre à l'étage du dessous par le biais d'un ascenseur relativement subtil et discret. Ses comparses prirent alors sa suite tout en jurant et soupirant à l'idée que leur groupe ait un tel nom, puis ce fut au tour de Cloud d'y aller.

Tifa : Cloud…

Cloud : Plaît-il ?

Tifa : Tu veux boire quelque chose ?

Cloud : Est-ce que je devrais payer après ça ?

Tifa : Hé, il faut bien que je vive, avec tous ces squatteurs qui crèchent dans mon sous-sol…

Cloud : Ouais, bon, justement, le squatteur en chef m'attend, alors pour le verre, on attendra plus tard.

Et en effet, il l'attendait… depuis plus de vingt secondes.

Barret : AU COIN !

Cloud : Mais je…

Barret : AU COIN AU COIN AU COIN ! 'FALLAIT PAS ÊTRE EN RETARD !

Cloud : Grbmlblmrbl… C'pas juste…

Marlène : Hi hi !

Barret : BREF, comme je le disais avant que notre débriefing soit interrompu par l'autre, là…

Cloud : Tsss…

Barret : Moi, mon bacon, je le prends tout spécialement chez un boucher pas loin, qui…

Cloud : MAIS C'EST QUOI, CE GROUPE, SÉRIEUX ?! Et ça se dit terroriste ?!

Barret : Toi, tu te tais ! T'es au coin, t'existes plus ! Tu dis du vide !

Jessie : Tu devrais écouter jusqu'à la fin, Cloud.

Barret : Ouais, aussi !

Cloud : Raah…

Barret : Donc je disais… moi, c'est là-bas que je vais acheter mon bacon, d'habitude, mais voilà que la Shinra a racheté sa boutique ! Maintenant, tout ce qu'ils font, c'est du bacon tout pourri produit dans des usines pourries ! Moi j'dis que c'est eux qu'on doit pourrir ! QUI EST AVEC MOI ?!

Biggs : Ouais !

Wedge : Et comment !

Jessie : Pourquoi pas !

Barret : QUI VEUT ALLER PROTESTER À POIL DEVANT LES CAMERAS DU MONDE ENTIER ?!

Biggs : Euh…

Jessie : Sans façons…

Wedge : Moi ! Moi !

Cloud : Et la série que vous vouliez déprogrammer, là, c'est fini ? Vous avez abandonné ?

Jessie : On s'est attaqués à bien plus forts que nous.

Biggs : Ouais, on préfère prendre une cible à notre taille, comme la Shinra.

Cloud : La même Shinra qui a le monopôle sur à peu près tout, des cotons-tiges pour chihuahuas aux sous-marins nucléaires ? Vous comptez vous y prendre comment pour la combattre ?

Barret : C'est évident, non ? Si on peut pas protester en s'exhibant, ben on désactivera leurs réacteurs pour que les usines marchent plus ! Ou alors on les fera péter. Je sais pas trop encore, on verra ça sur place. Jessie ! J'te charge de trouver un plan !

Jessie : Euh… je… bon… O.K… D'ici demain, ça devrait être bon, j'imagine.

Barret : Ce sera tout ! Rompez !

Cloud : Et sinon, en guise de salaire, tu devais pas… genre… me payer un verr…

Barret : J'ai dit ROMPEZ !

Marlène : À demain papa, à demain Biggs, à demain Wedge, à demain Jessie, à demain Truc !

Cloud : Je crois que je préférais encore Machin…

Marlène : D'accord, Machin !

Cloud : Non mais tu sais, à choisir je préférerai quand même que tu m'appelles Cloud !

Marlène : T'es vraiment compliqué, Bidule…

Cloud : Argh…

C'est donc profondément vexé que notre héros entreprit de remonter au rez-de-chaussée en tapant sur le flipper avant de sortir du bar, mais il fut retenu au dernier moment par le bras.

Tifa : Alors comme ça, tu traînes avec eux, maintenant ?

Cloud : Avant que tu te lances dans un discours moralisateur, sache que c'était purement un hasard si j'ai été leur donner un coup de main. En plus, l'explosion du réacteur, c'était pas ma faute. Pas vraiment. Presque pas, quoi.

Tifa : Peut-être, mais tu es parti pour les aider de nouveau, non ?

Cloud : Bah, c'était marrant… un peu… Et puis y faut bien que je fasse quelque chose de mes journées, j'ai pas de boulot ni de hobby, à part taper sur des trucs avec ma grosse épée. Et pis j'ai pas d'amis, aussi.

Tifa : Cloud… Moi, je serais toujours là pour toi…

Cloud : Oui, mais toi c'est différent. T'es mon amie d'enfance, pis c'est toujours toi qui me sers des verres quand j'ai soif depuis au moins… euh… une semaine, quand j'suis revenu dans cette ville. T'es un peu ma barwoman attitrée.

Tifa : Oh… je… je vois… Dis-moi… est-ce que tu te souviens de ta promesse ?

Cloud : Ma promesse ?

Tifa : Tu ne t'en souviens pas ?

Cloud : Si, si… Je t'avais promis… mmh… qu'on achèterait un château gonflable et qu'on vivrait dedans ? Non, attends… euh… ou alors, c'était que si je devenais un légume, tu devais me planter dans un potager ? C'était l'époque où on savait pas vraiment ce que ça voulait dire, « être un légume »… Ou alors est-ce que je t'ai promis qu'on se marierait ? Argh… J'ai pas promis ça, quand même ?!

Tifa : Tu m'as promis que tu me protégerais.

Cloud : Oh, tu sais, les gosses disent beaucoup de choses…

Tifa : Rappelle-toi, tu m'avais donné rendez-vous au puits.

P'tit Cloud : Un jour je serai le meilleur dresseur…

P'tite Tifa : Salut ! Je t'ai fait attendre ?

P'tit Cloud : Carrément, ouais !

P'tite Tifa : Mais… non, t'étais censé dire un truc genre « chaque seconde en valait la peine », ou un truc comme ça !

P'tit Cloud : Ouais mais non, il fait super froid, là ! Pourquoi t'as été aussi longue ?

P'tite Tifa : Je trouvais plus mes chaussures…

P'tit Cloud : …

P'tite Tifa : …

P'tit Cloud : C'est… euh… une nouvelle paire ?

P'tite Tifa : De ?

P'tit Cloud : Chaussures.

P'tite Tifa : Euh… non, je les ai depuis trois ans…

P'tit Cloud : Ah bon…

P'tite Tifa : Et sinon, ça va ?

P'tit Cloud : Ouais, et toi ?

P'tite Tifa : Aussi.

P'tit Cloud : On voit bien les étoiles.

P'tite Tifa : Cloud, je veux te dire quelque chose…

P'tit Cloud : Tu veux pas parler des étoiles ?

P'tite Tifa : C'est quelque chose que j'ai sur le cœur…

P'tit Cloud : Moi aussi j'ai un truc à dire.

P'tite Tifa : Hein ?

P'tit Cloud : Demain, j'pars à Midgard !

P'tite Tifa : Heeeeein ?

P'tit Cloud : Même que j'vais entrer dans le SOLDAT !

P'tite Tifa : HEEEEEEIN ?! Le SOLDAT ?! C'est pas l'unité d'élite, là ?

P'tit Cloud : Ouais ! Je serai aussi balèze que Sephiroth ! Moi aussi, un jour, je poserai dans des pubs pour du shampoing !

P'tite Tifa : Mais c'est super dangereux ! Et pis c'est pas facile d'y entrer…

P'tit Cloud : Ouais, mais j'ai dit que j'entrerai dans le SOLDAT, et avec la force de la volonté, rien n'est impossible, d'abord !

P'tite Tifa : Tu deviendras super fort, alors… Est-ce que tu me protégeras ?

P'tit Cloud : Mmh ? Ouais, ouais, si tu veux. Bref, dans le SOLDAT, à ce qu'il paraît, ils mangent des doubles rations de tartiflette, et même que…

Tifa : Maintenant que j'y repense, ça ne sonnait pas VRAIMENT comme une promesse, mais quand même…

Cloud : Doubles rations de tartiflette ? C'était même pas vrai, en plus… On en avait des portions toute à fait normales. Ralala, décidément, la vie était vraiment dure, là-bas…

Tifa : Bon, allons nous coucher. Tu peux dormir dans le coin, là-bas. Désolée, j'ai pas beaucoup de place et les membres d'Avalanche ont tous hurlé « Preum's » sur chacun des lits.

Cloud : Bon, je suppose que je vais m'en contenter… à demain, alors.

Et une fois le soleil levé et le lendemain venu…

Cloud : MON DOS ! MON DOOOOOS !

Barret : V'là ce qui arrive quand on dort sur le plancher, hein Marlène ?

Marlène : Bidule c'est un clochard ! Bidule c'est un clochard !

Barret : Ha ha !

Cloud : Argh…

Jessie : J'y ai passé la nuit, mais j'ai finalement trouvé comment on va faire pour accéder au réacteur malgré la hausse du niveau de sécurité !

Biggs : Super, on te fait confiance !

Wedge : Ouais, allons-y !

Barret : Direction : la gare !

Tifa : En route !

Cloud : Ouais, c'est part… attends un peu… Quoi ?!

Tifa : J'ai dit « en route ! »

Cloud : Je sais bien, mais… qu'est-ce que tu fais avec nous ?

Tifa : Tu crois que je vais rester ici à servir des ivrognes pendant toute ma vie ?

Cloud : Moi c'est ce que je ferais, si j'étais capable de verser une bière sans en foutre au quatre coins de la pièce.

Tifa : Et puis il est hors de question de te laisser affronter tout le danger seul ! Je tiens à toi, Cloud…

Cloud : Ouah ! Décidément, t'es la barmaid la plus dévouée du monde ! On peut dire que tu tiens à tes clients !

Tifa : Ouais… c'est ça… une barmaid dévouée…

Barret : Arrêtez de causer et ramenez-vous, sinon vous finirez au coin tous les deux !