Chapitre 3 –Le Terrorisme, c'est Cool
Les membres du groupe activo-terroriste venaient à peine de prendre place dans l'un des wagons du train à destination du Secteur 5 que Barret ouvrit déjà bien grand son clapet.
Barret : LEVEEEEZ L'ANCRE !
Cloud : On est dans un train. Y a pas d'ancre.
Barret : Et qui t'a nommé expert en trains ?
Cloud : Personne en particu…
Barret : Alors tu me laisses dire ce que je veux ! Allez ! HISSEZ LES VOILES ! LARGUEZ LES AMARRES ! RELEVEZ LE… LE TRUC, LÀ, QUE J'SAIS PLUS COMMENT ÇA S'APPELLE !
Cloud : Non mais je rêve… Cette journée a pas commencé depuis dix minutes que j'ai déjà envie qu'elle se finisse…
Tifa : Ça va aller, Cloud, Barret est toujours surexcité au début d'une mission... je crois.
Barret : Allez, tirez-vous du wagon , vous autres !
Civil A : Aaaah !
Civil B : Oooooh !
Civil C : Je ne céderai pas aux menaces !
Barret : Et aux guilis-guilis tu vas céder, p'tit gars ? HEIN ? TU VAS CÉDER ?!
Civil C : Noooon ! Aaaah ! Arrêtez ! Je… je suis employé à la Shinraaahahahahaha ! Noooaaargh ! Mon numéro de carte bancaire est le 5280 !
Biggs : C'est noté.
Tifa : Biggs !
Biggs : Je veux dire… euh… J'ai roté.
Barret : T'as pas honte, gros dégueulasse ?
Civil C : Eeeeeeeeh !
Wedge : Il s'est enfui…
Jessie : Je crois qu'il est traumatisé à vie.
Barret : Et vous, éloignez-vous un peu ! On va se faire repérer, si on reste tous au même endroit !
Cloud : Oui, si on s'est pas déjà fait repérer avec ton petit manège…
Barret : Quoi ?! T'as un problème ?! Tu veux qu'on s'la donne ?!
Tifa s'avançait déjà pour calmer le jeu lorsqu'une vive lumière rouge l'arrêta, elle et tout le reste de la compagnie… une lumière accompagnée d'une alarme ainsi que de la voix robotisée de la SNCM.
Barret : Quoi ? Encore un retard ?
Voix : Votre attention, honorables passagers. Un employé est en route pour contrôler la validité de vos billets.
Tifa : Tout va bien, les gars. Nos billets sont authentiques, je les ai achetés avant de partir.
Barret : Peuh ! Tu parles d'une terroriste…
Cloud : O.K, il est où le hic ?
Tifa : Normalement, ça devrait all… Oh, attends une minute… Barret, tu les as bien compostés, n'est-ce-pas ?
Barret : Hein ?
Cloud : Ah, le voilà.
Tifa : Tu ne l'as pas fait ?!
Barret : Ben non, on est des oufs, nous. On voyage selon nos propres règles !
Voix : Votre attention, honorables passagers. Tout contrevenant se verra attribuer une amende ainsi qu'une balle derrière la nuque. Ici, à la SNCM, nous prenons la menace des resquilleurs très au sérieux.
Barret : Ouais, enfin de l'action !
Tifa : Pas question ! Il y a des civils dans ce train ! En se battant, on risque de le faire dérailler, et puis si on se fait repérer maintenant, on ne pourra jamais entrer dans le réacteur !
Barret : Raah…
Voix : Votre attention, honorables passagers. Les wagons seront verrouillés les uns après les autres toutes les quinze secondes. Merci de présenter votre billet étiqueté ou bien, le cas échéant, un testament en ordre. Avis aux resquilleurs qui voudraient s'enfuir : l'écoute de ce message vous a fait perdre un temps précieux. Vous voilà bientôt enfermés.
Cloud : Zut.
Tifa : Vite !
Barret : Hein ?
Il s'en fallut d'une mince seconde, mais le trio eut le temps de se faufiler entre les battants de la porte coulissante avant qu'elle ne se ferme définitivement. Le temps n'était pas au repos, cependant, car la seule issue possible se trouvait à l'avant du train, et il était nécessaire de se presser.
Tifa : Vite, vite ! Allez !
Cloud : Ouais, j'arrive !
Barret : Huff… huff…
Tifa : Voilà le compartiment suivant ! Il n'y a pas de temps à perdre !
Cloud : J'suis juste derrière toi !
Barret : Huf… A… attendez… huff…
Tifa : Le quatrième, maintenant ! Il est un peu plus rempli…
Cloud : Excusez-moi. Pardon. C'était votre pied ou votre sac ? Désolé. Je fais que passer. Pfiou !
Barret : Aah… J'ai un point de côtééééé…. Aaaaaah…. AAAAH….
Tifa : Le cinquième wagon… Nous ne sommes plus très loin de la fin !
Cloud : Au risque de me répéter, j'te suis.
Barret : Au risque d'me répéter, AAAAAAAAH MON POINT DE CÔTÉÉÉÉ !
Voix : Votre attention, honorables passagers. Quinze secondes paraissent un peu trop longues. Disons… dix secondes, pour les prochaines portes.
Cloud : SALOPERIE ! JE TE HAIS !
Voix : Votre attention, honorables passagers. Mouaha-ha-ha-ha-ha…
Tifa : Voilà le sixième !
Cloud : Non mais ça devient lassant, là…
Barret : AAAAAAAAAAH !
Tifa : Et voilà le dernier compartiment ! Enfin, le premier, si on prend le train à l'envers…
Cloud : On fait quoi maintenant ?
Barret : AAAAA… Ah ? Tiens ? En fait, c'était pas un point de côté, c'est ma sacoche qui me rentrait à moitié dans le bide en courant. Ha ha !
Contrôleur Louche : Hé.
Cloud : Ah ! Un contrôleur !
Contrôleur Louche : Mais non, c'est moi, Jessie !
Cloud : Oh…
Homme d'Affaire Louche : Et moi, c'est Biggs !
Petit Gros Louche : Et vous devinerez jamais qui je suis, moi !
Cloud : Ouais, ouais, on y réfléchira en cours de route, Wed… enfin le p'tit gros louche. Pour le moment, on a d'autres préoccupations… genre… à tout hasard… On fait QUOI ?
Tifa : Sautons du train en marche !
Cloud : Mmh… J'ai peut-être pas été très clair… Laisse-moi reformuler : on fait quoi si on veut garder les différentes parties de notre corps solidement attachées entre elles ?
Barret : On saute du train, mais genre en se roulant en boule ?
Tifa : C'est la seule solution ! Je suis sûre que ça ne sera pas si douloureux que ça !
Voix : Verrouillage du dernier wagon dans dix secondes. Nous vous remercions de votre coopération. Toute délation envers les resquilleurs fuyards est bien entendu la bienvenue, et sera récompensée par un séjour gratuit à Disneyland.
Cloud : Hé ! Y a Barret qui a pas composté son t…
Barret : Ferme-la et viens, toi ! GÉROMINIMOMO !
Cloud : Ouaaaah ! Lâche-moi espèce de… AAaaaaaaah !
Tifa : Euh… je… Ideeeem ! AAAaaah !
N'en déplaise à Tifa et à ce qu'elle pouvait penser de la douleur provoquée par la chute d'un train en marche : ça fait mal. Ça fait très mal. Enfin, ça dépend du membre sur lequel on atterrit.
Cloud : Ooh…
Barret : P'tite nature.
Tifa : Tu n'es pas très agile, Cloud…
Cloud : Désolé si j'ai ni l'agilité pour retomber sur mes pattes, ni un cul suffisamment rembourré pour rien sentir !
Barret : Hé ! J'ai senti quelque chose ! Ça a frotté super fort, d'abord !
Cloud : Ouais, ben moins qu'en tombant sur le crâne. En plus, maintenant ma coiffure est toute déformée… Tout ce gel gâché…
Tifa : Mais dites-moi… Je me pose une question…
Cloud : Mmh ?
Tifa : Euh… Il y a un train… tous les combien de temps, exactement ?
Train, au loin : TCHOO TCHOO (MOTHERFUCKERS)
Cloud : Oups.
S'il est possible pour certains personnages de jeux vidéos de se battre avec ses poings ou un katana contre un train fantôme roulant à peine vitesse dans une forêt hantée, il est à remarquer dans le cas présent que nos héros n'avaient guère l'envie de tenter l'expérience dans un tunnel sombre et étroit.
Barret : AAAAAAAAAAAAH LÀ C'EST VRAIMENT UN POINT DE CÔTÉÉÉÉ !
Cloud : ON VA CREVER ON VA CREVER ON VA CREVER ET SI ON CRÈVE PAS ON VA COURIR POUR L'ÉTERNITÉÉÉ !
Tifa : Là ! Une bouche d'aération !
Cloud : Qu'est-ce que t'attends, monte !
Tifa : Je porte une mini-jupe, je n'ai pas vraiment envie de monter la première !
Cloud : D'accord, alors laisse passer ceux qui tiennent à la vie !
Barret : OUAIS, MOI D'ABORD ! MOI D'ABORD !
Prenant la suite de Barret dans le cortège, la jeune femme fut relativement décontenancée par la vue de son popotin musclé se dandinant pour progresser dans la bouche d'aération, mais le calvaire (ou en était-ce un ?) prit fin une petite minute plus tard lorsque nos héros émergèrent dans ce qui semblait être… le sous-sol du réacteur.
Cloud : C'était fait exprès ?
Tifa : Absolument pas.
Barret : Le hasard, c'est bien.
Biggs : Vous voilà !
Cloud : Aaah ! Qu'est-ce que tu fous ici ?!
Biggs : On a sauté du train juste après vous, vu que Jessie s'est faite repérer par le vrai contrôleur…
Tifa : Je vois… vous étiez donc plus près que nous de la bouche d'aération…
Biggs : Les autres vous attendent devant, dépêchez-vous avant qu'ils verrouillent tout, on a pas été super discrets en fait.
Aucune alarme ne se déclencha, cependant, ce qui permit à nos terroristes en herbe se s'infiltrer dans le réacteur non sans avoir pris les explosifs fournis par Jessie et échangé quelques blagues grasses avec Wedge.
Barret : Ah tiens, ça y est, j'ai compris l'histoire de la petite fille et du clown !
Cloud : Pour l'heure, j'ai une toute autre question en tête…
Tifa : Qui est ?
Cloud : C'est moi ou ils se sont pas foulés avec ce réacteur ? C'est exactement le même que le précédent ! Même architecture, même chemin… tiens, regardez cet escalier qu'on descend, ou l'échelle qui est là-bas. J'ai l'impression de les avoir déjà montés et descendus, c'est une sensation super bizarre !
Barret : Bah ! Au moins, comme ça, on a des repères !
Tifa : Et puis le concepteur des plans n'avait pas forcément envie de faire quelque chose de différent pour tous les réacteurs…
Cloud : Ben pourtant, il aurait dû. Je suis prêt à parier qu'une fois arrivés au bidule principal, un autre scorpion géant mécanique va nous attaquer !
Un peu plus tard…
Cloud : Bon, ça compte pas. J'avais pas parié d'argent.
Tifa : Mettons tout en place.
Barret : Mmh… On fait comment ?
Tifa : Donne-moi cette bombe…
Barret : Hop-là !
Tifa : FAIS GAFFE ! Un faux mouvement et ça explose !
Barret : Ah ben t'aurais pu me le dire tout de suite, je l'aurais balancée sur le réacteur et pis basta !
Tifa : Je préfère qu'on s'en tienne au plan, de préférence…
Cloud : Bizarre… Personne ne nous attaque… c'est pas normal…
Mais un nouveau son suraigu se fit de nouveau entendre de Cloud, et de Cloud seul. Il se tordit de douleur au sol, ferma les yeux… et lorsqu'il les rouvrit, un souvenir pas si lointain ressurgit devant lui, dans un lieu parfaitement similaire.
Jeune Tifa : Papa ! PAPA ! Tu m'entends ?! Réponds-moi !
Papa de Tifa : Gnn… je… argh… il… oooh…
Jeune Tifa : C'est Sephiroth qui t'a fait ça ?! Je le déteste ! Je… je… RAAAAAAH ! J'VAIS TOUS VOUS DÉFONCER BORDEL DE MERDE ! SEPHIROTH, LA SHINRA, LE TYPE QUI M'A VOLÉ MON SANDWICH CE MIDI ! JE VAIS VOUS ARRACHER LA MOITIÉ DE LA GUEULE ET LA CLOUER SUR L'AUTRE MOITIÉ AVEC UN PISTOLET A CLOUS ROUILLÉS !
Et aussi soudainement qu'elle avait apparu, cette vision du passé s'effaça, laissant place à une Tifa s'affairant sur la bombe, et à un Barret quelque peu dubitatif quant à l'état de santé de son comparse. Prenant bien garde de ne rien mentionner de ce petit contretemps (entre autres parce que Tifa risquerait alors de se souvenir de la véritable identité du mystérieux voleur de sandwich), il se releva ainsi comme si de rien n'était.
Tifa : Et voilà ! La bombe est réglée, on a largement le temps de sortir d'ici !
Barret : Et on va où, au juste ? Pas dans le tunnel d'où qu'on vient, quand même ! J'ai pas trop envie de sauter sur un train en marche !
Cloud : Si ce réacteur est bien fait comme l'autre, on devrait trouver une gare à la sortie… je suppose… enfin j'imagine… j'espère… y a intérêt, quoi.
Tifa : Dépêchons-nous avant qu'ils ne sonnent l'alerte, dans ce cas.
Mais tout était calme… Trop calme… Beaucoup trop calme… C'était chiant à en mourir. Il ne se passa absolument rien lors du trajet du retour, ni à l'ascension de l'échelle, ni à celle de l'escalier, ni encore moins à la montée de l'ascenseur. Rien ne vint perturber la quiétude du lourd silence qui s'imposait, rien à part les sifflements de Barret qui n'étaient pas là pour arranger les choses… lorsque soudain…
Cloud : Ouah !
Tifa : Quoi ?
Cloud : Là ! Y a un truc qui était pas dans l'autre réacteur !
Barret : On dirait une table de billard, mais sans les boules et les trous, et pis peinte en blanc.
Cloud : Une table, quoi.
Tifa : Mais cette table a des interrupteurs dessus, semble-t-il…
Cloud : Trois, pour être exacts. Et vu que la porte là-bas a l'air fermée, il faut pas être un génie pour deviner que tout ça c'est lié.
Tifa : J'ai beau appuyer dessus, ça ne fait rien.
Barret : Ouais, pareil quand je m'acharne. Raaah !
Tifa : Mais arrête ! Tu vas tout casser !
Cloud : Je suppose qu'il faut appuyer en même temps sur les trois boutons.
Barret : Ah ? Bon, on y va alors, j'prends celui-là !
Tifa : Et moi celui-ci.
Cloud : Bon, vous êtes prêts ? Allons-y !
Tifa : Raté… Cloud, tu étais un peu en décalage.
Cloud : Désolé, on le refait. Go !
Barret : Non mais t'es trop naze ou quoi ?
Cloud : J'dois être fatigué, aujourd'hui. Réessayons.
Tifa : Cloud…
Barret : Mais tu le fais exprès ?
Cloud : Mais c'est vous qui allez trop vite !
Barret : Et pis c'est quoi le délire de lever ton bras super haut avant de l'abaisser sur le bouton ?
Cloud : J'y peux rien, moi, c'est comme ça qu'on m'a appris à taper sur les interrupteurs !
Tifa : Fais un effort !
Barret : Ouais, sinon j'te fais avaler ta propre bouche !
Cloud : Et… voilà !
Tifa : Ah bien quand même…
Barret : Pff… et moi qui voulais voir si c'était possible…
Cloud : Bon, maintenant on n'a plus qu'à traverser cette passerelle et on devrait sortir de là.
Barret : Ouais, et ensuite, la mission sera fi…
Soldats : HALTE !
Barret : Hé ! C'est super impoli de couper la parole des gens !
Soldats : Navrés…
Tifa : Désolés ou non, ils nous barrent la route… Enfin la partie du pont qui part vers la droite. On peut peut-être s'enfuir par l'autre…
Cloud : Hé, quelqu'un arrive derrière nous…
Barret : QUOI ?! HEY TOI ! PAS TOUCHE À MON CUL O.K ?! J'ai une mauvaise expérience avec les types qui se faufilent dans mon dos !
Tifa : Oh nom de… je sais de qui il s'agit !
Cloud : Le Président Shinra…
Président : Mouéhéhéhé…
Barret : Ris pas comme ça, t'as l'air con !
Président : MOUÉHÉHÉHÉHÉ !
Barret : Hé ! Écoute-moi quand j'te parle ! Zut, alors, pourquoi personne m'écoute jamais ? C'est pas juste !
Tifa : Qu'est-ce que vous nous voulez ?
Cloud : Une autre question, tant qu'on y est : qu'est-ce que vous foutez ici ?
Président : On peut dire que vous aimez embêter les honnêtes gens, Avalanche !
Barret : C'est AVALANCHOIS, pauv' tarte ! T'es même pas capable de retenir un simple nom ?!
Président : Tss… Tout ceci n'a guère d'importance. Vous allez mourir, et moi… moi, je vais faire du profiiiiiit ! PROFIIIIT ! MOUÉHÉHÉHÉHÉHÉHÉ !
Et tout en allumant un cigare qu'il mit aussitôt dans sa bouche, le bonhomme bien-portant tourna sa tête vers la gauche au moment où un hélicoptère s'abaissait à son niveau.
Cloud : Oh le gros cliché sur pattes, quoi.
Président : Sur ce, j'ai rendez-vous chez mon marchand de jacuzzi attitré. Oh, mais c'est vrai ! VOUS NE SAVEZ PAS CE QUE C'EST ! MOUÉHÉHÉHÉ !
Barret : C'est ça, vas-y, prends-nous pour des cons , aussi! On sait tous ce que c'est et avec quel type de plat y se boit, ton vin bizarre, là !
Président : J'ai un compagnon de jeu, pour vous !
Coupant court à toute tentative de réplique ou de question, un énorme robot monté sur roues surgit de l'autre bout du pont pour s'interposer au milieu du groupe.
Cloud : 'Manquait plus que ça…
Robot Tueur : Annihilation des intrus
Barret : Tu crois qu'y comprend ce qu'on dit ?
Cloud : J'en sais rien, moi. Essaie de l'insulter, pour voir ?
Barret : Hé, tronche de canette, viens voir papa !
Robot Tueur : Cible prioritaire désignée.
Barret : Ah ouais, apparemment ça marche au poil !
Tifa : Attention !
Barret : Ooh ! Mais c'est qu'y déconnait pas, en plus !
Cloud : Continue de le distraire, Barret !
Barret : Plus facile à dire qu'à… Oléééé ! Encore esquivé, teubé ! Nan, en fait, c'est facile, c'con-là attaque juste en me fonçant dessus !
Cloud : Une ouverture ! Yaaaah !
Robot Tueur : Bzit bziiit. Dégâts estimés à 2%. Autoréparation en cours.
Cloud : Quoi ?
Barret : Bouh ! T'es trop pourri !
Tifa : Il doit certainement y avoir une meilleure tactique…
Cloud : Et pourquoi tu l'attaques pas, toi ? Tu fous rien, depuis toute à l'heure !
Tifa : Hé ! Je me bats à mains nues, je te rappelle ! Qu'est-ce que tu veux que je fasse contre une armure de métal ?
Barret : Ben tu lui sautes dessus, tu lui défonces la margoulette, t'ouvres un bidule au hasard et t'arraches ses câbles avec les dents !
Tifa : Mmh… ce n'est pas si idiot que ça… enfin, sauf la partie sur les dents…
Cloud : Barret et moi, on va essayer de le paralyser ! T'as une idée, Barret ?
Barret : Euh… Un, deux, trois, soleil !
Robot Tueur : Bziiit ! Cible la plus bruyante verrouillée.
Barret : Euh… à part ça, nan, j'ai pas d'idées.
Cloud : Génial… Tiens, mais ils sont encore là, les soldats de la Shinra ?
Barret : Ouais, ils nous regardent nous battre sans rien faire…
Tifa : Peut-être qu'ils ne veulent pas blesser le robot ?
Cloud : Je crois pas que les balles lui fassent grand-chose de toutes façons.
Soldat A : Psst… Les mecs, si je mets la main sur le couillon qui a oublié de prendre des munitions, je vous jure que je l'étripe.
Soldat B : C'est… c'est pas moi, je le jure ! C'est Jean-Louis qui s'occupe des munitions !
Soldat C : Hé ! La vie de ma mère que c'est pas vrai !
Cloud : En plus, ils s'échangent des messes basses… j'aime pas ça, ils préparent un mauvais coup…
Tifa : En parlant de préparer un mauvais coup…
Robot Tueur : Lancement des missiles en cours…
Barret : Y bouge plus !
Tifa : C'est à moi de jouer !
Cloud : Vas-y, Tifa !
Tifa : Aaaargh !
Barret : Ben alors ?!
Tifa : Je… j'arrive pas à m'accrocher, il est trop chaud ! Bouillant, même !
Cloud : Comment ça ?
Robot Tueur : ALERTE. ALERTE. SURCHAUFFE EN COURS.
Cloud : Alors ça veut dire qu'il va clamser tout seul ?
Tifa : Oui, et sans doute en explosant !
Cloud : Oh…
Barret : Tu ferais bien de nous rejoindre, du coup, parce que si le pont y saute, tu seras du mauvais côté !
Cloud : Ouais, pas faux. J'arr…
Robot Tueur : Explosion imminente, EXPLOSION IMMINENTE ! EXPLOSION IMMINENTE ! EXPLOMINENTE ! EXPLOSION LÀ MAINTENANT TOUT DE SUITE !
Cloud : Oh.
Tifa : CLOUD !
La déflagration qui s'ensuivit fit sauter une bonne partie de la passerelle sur laquelle Cloud se trouvait. Barret et Tifa, qui furent projetés en arrière par son souffle, se précipitèrent pour se lancer à la rescousse du guerrier, mais celui-ci était suspendu de l'autre côté au dessus d'un vide d'une bonne centaine de mètres donnant sur la basse-ville, tentant vainement de se raccrocher à un morceau de poutre.
Tifa : Cloud ! Non !
Barret : C'est fini, on peut plus rien faire pour lui.
Tifa : MAIS IL EST JUSTE LÀ DEVANT TES YEUX !
Barret : Ah, ouais, désolé, j'ai cru que c'était lui, le machin bleu et jaune qui tombait dans le vide. Mais… euh… tu veux l'aider comment, au juste ?
Cloud : Tendez-moi un truc, ou n'importe quoi !
Barret : Tiens, accroche-toi à ça !
Cloud : C'est… c'est un morceau de saucisson ?!
Barret : Ouais, je l'ai retrouvé dans ma poche ! Ça faisait trois semaines que j'le trouvais plus.
Cloud : Il doit être plein de germes, nan ?
Tifa : Cloud, on n'a plus le temps ! Le réacteur va bientôt exploser à son tour !
Aussitôt dit, aussitôt fait, il n'en fallait pas moins pour qu'un nouveau Boum retentisse derrière, et que la secousse fasse tomber Cloud dans un abîme profond.
Cloud : J'AURAIS JAMAIS DÛ ACCEPTER DE VENIR AVEC VOUUUUUUuuuuuuus…
Barret : C'est fini, on peut plus rien faire pour lui.
Tifa : Barret !
Barret : Quoi ?! J'me plante pas, là, pourtant ! C'est bien lui qui vient de tomber !
