Chapitre 11 – Flashback Mountain

Cloud : Kalm ! Nous y voilà !

Barret : Ouais ! Super ! Une ville pas polluée !

Rouge XIII : Kalm ta joie, Barret !

Barret : Ho ho ho !

Aerith : Tuez-moi…

Tifa : Je suis exténuée… Cloud, quand tu seras prêt, rejoins-nous à l'auberge.

Cloud : Bah je suis prêt.

Tifa : Oh, tu n'explores pas la ville ?

Cloud : Ben non, qu'est-ce que tu veux que j'y trouve ? C'est rempli de gens heureux vivant une vie paisible et d'enfants jouant gaiement sur les pavés sans se soucier de rien. C'est super chiant, autant vous raconter mon histoire.

Aerith : En supposant que ce soit plus intéressant.

Tifa : Ça le sera, j'en suis sûre.

Barret : Ben ouais, il va nous dire d'où c'est qu'il connaît Sephiroth et la Jenova, là, alors moi, ça m'intrigue !

Cloud : Bon, l'auberge est juste là, alors allons prendre une chambre.

Aubergiste : Bonjour ! Qu'est-ce que v… Ah non ! Pas d'animaux ici !

Aerith : Comme c'est dommage. Allez, Rouge XIII, il doit bien y avoir une niche pour toi, quelque part dans la ville.

Rouge XIII : Je niche ercherai un abri que quand je n'aurais trouvé ni maison, niche evalier servant pour m'héberger.

Aerith : T'aggraves ton cas.

Aubergiste : Oh, mais c'est qu'il parle ! Bah ! J'ai déjà accepté un perroquet dans une chambre, alors ce serait injuste de te laisser dehors, toi.

Tifa : Je m'occupe de payer, vous pouvez commencer à monter.

Les nouveaux clients de l'auberge s'installèrent ainsi à l'étage et prirent leurs aises en attendant Tifa, qui n'arriva qu'une petite minute plus tard. Prenant place sur le bord d'un lit déjà occupé en partie par Barret, elle fit signe à son ami qu'il pouvait commencer son récit, chose qu'il fit immédiatement.

Cloud : Tout commença lorsque…

Aerith : Nuuuul.

Cloud : Tout commença, disais-je, lorsque je me suis engagé dans le SOLDAT, l'unité d'élite de la Shinra. À l'époque, je rêvais d'être comme Sephiroth, c'était mon héros, mon idole, j'avais des posters de lui partout dans ma chambre. Si je pouvais avoir ne serait-ce qu'un autographe, j'aurais pu mourir heureux.

Aerith : Ouais, t'étais amoureux, quoi.

Tifa : Laisse-le continuer, enfin !

Cloud : Bref, j'ai réussi à réaliser mon rêve en rejoignant cette élite, et j'ai combattu aux côtés du grand Sephiroth, mais la guerre s'est terminée avant d'avoir pu faire mes preuves et devenir son ami.

Barret : Quelle connerie, la guerre… Même quand elle s'arrête, elle emmerde tout le monde !

Cloud : Mais voilà qu'on nous a un jour envoyés en mission, rien que nous deux… enfin nous deux et deux autres soldats de la Shinra qui servaient à rien. Toujours est-il qu'on se trouvait tous les quatre dans un camion sur une petite route de montagne…

Jeune Cloud : Ouaaah ! J'suis trop excité ! On va où, dis, on va où ?

Sephiroth : Calme-toi et respire un coup, petit, tu vas nous faire une syncope.

Jeune Cloud : Mais j'ai pas eu de briefing !

Sephiroth : Normal, tu dormais encore.

Jeune Cloud : Vous… vous l'avez fait avant dix heures ?!

Sephiroth : J'ai pas eu le courage de te réveiller. Enfin surtout, c'est l'odeur de vomi qui m'en a dissuadé.

Jeune Cloud : J'y peux rien si je supporte mal l'alcool ! J'aurais pas dû aller à cette soirée d'intégration…

Sephiroth : Bref, on se dirige actuellement vers un réacteur Mako dysfonctionnel. D'après nos renseignements, il s'est passé des phénomènes étranges, dans le coin. Entre autres, l'apparition de monstres violents.

Chauffeur : Aaaah ! Quelque chose sur la route ! Regardez, M. Sephiroth !

Sephiroth : Quand on parle du dragon géant, en voilà la queue…

Jeune Cloud : Oh, attendez ! 'Faut que je prenne mon épée ! Et ma veste ! Et l'appareil pour mon asthme ! Et la crème pour mes boutons ! Voilà, j'arr… Ah ! J'ai fait tomber mon épée ! Voilà ! J'suis prêt à me battre !

Sephiroth : C'est bon, il est mort.

Jeune Cloud : Quoi ?! Mais… il était gigantesque ! Et il avait des griffes et des crocs énormes ! Ça t'a pris combien de coups ?

Sephiroth : Deux. Le premier était un coup de semonce.

Chauffeur : Allez, retournez dans le camion avant qu'un autre se pointe !

Cloud : On n'a pas eu d'autres problème sur le chemin, ce qui fait que quelques heures plus tard, on était enfin arrivés à Nibelheim.

Tifa : Notre village natal… C'est drôle, j'ai peu de souvenirs de ton passage, là-bas…

Cloud : Ton inconscient a dû les refouler.

Tifa : Oui, sans doute.

Sephiroth : Tu as de la chance, d'avoir un chez-toi. Moi, je n'ai jamais su d'où je venais.

Cloud : Tu dois bien avoir des parents, non ?

Sephiroth : J'ai une mère… Jenova. Quant à mon père… ha ha… Je n'ai PAS de père, compris ?

Barret : Attends un peu… JENOVA ?!

Cloud : Oui, elle.

Barret : Tu t'es tapé la mère de ton pote ?! Pas cool, mec, pas cool !

Cloud : Mais d'où tu me sors des trucs pareils ?! Je t'ai déjà dit dans le labo que ça avait rien à voir !

Sephiroth : Tu dois sûrement avoir des gens à retrouver. Nous t'attendrons dans l'auberge.

Jean-René : Ouais, à toute à l'heure, Cloud !

Jean-Claude : Dépêche-toi de revenir, Cloud !

? : Vite ! Vite ! Une photo ! Une phot… tiens ? Où il est ?

Jeune Cloud : Qui ça ?

? : Sephiroth ! Je veux le prendre en photo et avoir son autographe ! J'suis son plus grand fan, et bien plus encore ! J'ai plein d'images yaoi de lui, et même des posters suggestifs !

Jeune Cloud : Des posters sugg… Salaud ! Tu les as choppés dans ma chambre ?!

? : Quoi ? CLOUD ?! Aaaaah !

Jeune Cloud : Le voleur ! Il s'est enfermé chez lui ! Tss… Bon, puisque je suis ici, autant aller voir ma mère…

Cloud : C'est une décision que j'ai immédiatement regretté.

Mère : Tu te laves bien les dents, hein ? Trois fois par jour ? Quatre, même, on n'est jamais trop prudent ! Et ton alimentation, elle est équilibrée ? J'espère que tu ne touches plus à ces horribles « kébabs », c'est mauvais pour la santé ! L'autre jour j'ai vu un reportage sur un homme qui en a mangé un empoisonné dans un restaurant louche des bas-quartiers de Midgar, JE T'INTERDIS D'EN MANGER ! Et avec les filles ? Ça va avec les filles ? T'as une amoureuse ? Je suis sûre que oui. Comment elle s'appelle ? Est-ce que ça commence par un A ? Par un B ? Par un C ? Est-ce qu'elle est poilue ou non ? C'est important. Grands dieux, comme tu as grandi. Tu veux du thé ? Bref, cette petite copine. Elle n'est pas faite pour toi, je pense. Tu devrais rompre. Mais je parle, je parle, tu as vu l'heure ? Tu n'as pas vu l'heure ? Tu n'as pas de montre ? N'as-tu donc pas assez d'argent ? Tu es sûr d'avoir un travail ? Tu n'es pas revenu ici pour squatter, au moins ?

Cloud : J'ai quand même réussi à me libérer de son emprise pour rejoindre Sephiroth à l'auberge. Nous avons alors dormi, et le lendemain, tout était prêt pour notre expédition au Mont Nibelheim ! Il y avait pourtant un détail auquel je n'avais pas pensé…

Tifa : Je ne suis donc qu'un « détail » ?

Sephiroth : Voici notre guide.

Jeune Cloud : Tifa !

Jeune Tifa : Oh, Cloud ! Ça faisait longtemps !

Jean-René : J'suis jaloux !

Jean-Claude : Allez, mettons-nous en route !

Photographe : Attendeeeeez ! Monsieur Sephiroth ! Est-ce que vous voulez bien poser pour une photo ?

Sephiroth : Bon…

Jeune Cloud : Hop, allez viens, Tifa !

Jeune Tifa : Cheeeese !

Photographe : Hein ? Oh, euh, je voulais seulement avoir Sephiroth, mais bon, je vais pas faire la fine bouche… Souriez !

Sephiroth : Non.

Photographe : Bon, pas grave. C'est dans la boîte !

Jeune Cloud : Enfin ! J'avais une crampe à force de faire les oreilles de lapin à Tifa…

Jeune Tifa : Quoi ?

Jeune Cloud : Rien, rien.

? : N'oublie pas mes enseignements, Tifa, si t'es attaquée par un monstre !

Jeune Tifa : Oui, maître Zangan ! Ne vous inquiétez pas, je serai bien protégée !

Sephiroth : Allons-y.

Cloud : Le chemin était escarpé, dangereux, à bien des reprises, les deux soldats qui servaient à rien ont failli tomber. Mais la peur et le vertige redoublèrent lorsque l'on vit le point suspendu.

Jean-René : Il ne me dit rien qui vaille…

Jean-Claude : J'ai peur !

Jean-René : Tu peux te blottir contre moi, si tu veux.

Sephiroth : Arrêtez-ça et traversons.

Jeune Cloud : Ouais, on a pas peur d'un petit pont de rien du tout, nous !

Jean-René : Tant de courage ! Il a pas froid aux yeux !

Jean-Claude : Cloud ! Comment pourrons-nous un jour être comme toi ?

Jeune Tifa : Vous ne pourrez jamais, c'est un dieu vivant.

Tifa : Tu es… sûr de cette partie-là de tes souvenirs ?

Cloud : Les mots étaient peut-être pas les mêmes, mais… euh… en gros, ouais… en très gros.

Tifa : Encore quelques mètres et nous aurons traversé le pont.

Jean-Claude : Je le sens maaal… JE LE SENS MAL !

Jeune Cloud : Non mais t'as fini de te pisser dessus, soldat qui sert à rien ?

Jean-Claude : Mais…

Jeune Cloud : Y a pas de « mais » qui tienne !

*Shlac*

Jeune Cloud : Y a pas de « Shlac » non pl… Hein ? « Shlac » ?

Jeune Tifa : Le pont ! Il est en train de lâcher !

Jean-Claude : Ouaaaah !

Jean-René : AAAaaaaaah…

Sephiroth : Hmph !

Jean-Claude : JEAN-RENÉ ! Il est tombé dans le vide !

Jeune Tifa : Estimons-nous heureux d'avoir pu atterrir ici… Il s'en est vraiment fallu de peu !

Sephiroth : Est-ce qu'il y a un autre chemin vers le réacteur Mako ?

Tifa : Évidemment, suivez-moi !

Cloud : Fidèle à ses promesses, notre chère Tifa a pu nous emmener à notre destination : le réacteur de Nibelheim.

Sephiroth : Ne tardons pas.

Tifa : Oui, entrons !

Jeune Cloud : Minute, papillon ! T'es pas de la Shinra, alors t'as pas le droit d'entrer. Imagine que tu voies des secrets industriels ! Ou pire, que tu voies un rat à l'intérieur et que tu le dises à tout le monde. Paf ! Notre réputation de propreté légendaire serait remise en question. Jean-Claude, sers à quelque chose pour une fois et empêche la demoiselle d'entrer.

Jean-Claude : Bien !

Tifa : Hmph !

Cloud : L'intérieur… en apparence, il ressemblait pas mal aux réacteurs qu'on a vus à Midgar… à une différence près, puisqu'à la place du panneau de contrôle, il y avait une porte, qui menait à une salle pour le moins étrange, car elle contenait une bonne trentaine de… cabines en métal alignées avec un hublot pour voir à l'intérieur.

Sephiroth : On dirait que les valves sont desserrées. Le problème doit venir de là.

Jeune Cloud : Eh beh, si c'est tout ce qu'il fallait faire, je me demande bien si ça valait la peine de nous envoyer.

Sephiroth : On n'est jamais trop prudent, j'imagine.

Jeune Cloud : Je me demande ce qu'i l'intér… OUAH ! Y a des espèces de monstres !

Sephiroth : Mmh… Étrange… ils ont l'air d'être en partie humains, pourtant…

Jeune Cloud : Mais pourquoi est-ce qu'ils gardent ces trucs ici ?! À quoi il sert, ce réacteur ?!

Sephiroth : J'ai peut-être une hypothèse…

Jeune Cloud : Je t'écoute.

Sephiroth : Cette lueur dans tes yeux… en tant que membre du SOLDAT, tu as reçu une injection de Mako.

Jeune Cloud : Ouais. J'leur en veux toujours, d'ailleurs. Ils m'avaient promis du chocolat, et BAM ! Ils m'ont collé une aiguille dans le cou. Je déteste les aiguilles. Brrr…

Sephiroth : Ces types sont également exposés au Mako, mais de façon extrême. Ils y baignent sans doute depuis plusieurs années, ce doit être ce qui les transforme en monstres.

Jeune Cloud : Mais vu que toi, tu fais partie du SOLDAT, t'as pas reçu une injection comme moi ?

Sephiroth : Une… injection… ? Je… je ne me souviens pas… J'ai… peut-être été crée comme eux… qui suis-je ?! QUE SUIS-JE ?! POURQUOI JE NE ME RAPPELLE DE RIEN POURQUOI J'AI ENVIE DE TOUT TAPER POURQUOI TA TÊTE ME REVIENT PAS ESPECE DE GROS BÂTARD JE VAIS TOUT CASSER AGRBRMHHEAZDXBQSPDQD !

Jeune Cloud : Ouah ! Du calme ! Reprends-toi ! Tout doux, j'te d…

Sephiroth : Raaah !

Jeune Cloud : AAAH ! Mais t'es malade ! Je t'ai rien fait !

Cloud : Au même moment, une des cabines, un peu plus loin dans la pièce, s'est mise à trembler avant de s'ouvrir d'un coup. Là, une créature humanoïde hideuse en sortit et nous regardait avec des yeux de bête féroce.

Barret : Et après ?!

Cloud : Ensuite, une fois de retour à Nibelheim, Seph…

Barret : Mais… mais… et le truc qui est sorti de son machin ?!

Cloud : Oh. Mmh… Je sais plus. Bref, quand on est revenus à Nibelheim, Sephiroth s'est enfermé dans le Manoir Shinra. On appelait ce manoir comme ça parce que d'après la légende, une famille entière aurait été massacrée par un percepteur d'impôts travaillant pour la Shinra.

Tifa : Non, je crois plutôt que c'était parce que la compagnie s'était établie là quelques années plus tôt avant d'abandonner le manoir.

Barret : Je préférais sa version.

Aerith : Je préférerais me coucher.

Rouge XIII : Je préfère le thé au café.

Cloud : BREF, un jour, j'ai quand même essayé de me rendre au manoir pour lui parler et essayer de le raisonner. J'ai cherché partout dans le manoir, mais il était introuvable. Jean-Claude m'avait dit l'avoir vu rentrer dans une pièce, mais il ne s'y trouvait plus. J'ai donc cherché un peu, avant de finalement trouver un passage qui menait aux souterrains. Là, j'ai emprunté un escalier en spirale qui descendait jusqu'aux entrailles du manoir, où j'ai trouvé une bibliothèque secrète. Des tas de livres étaient amoncelés un peu partout, il avait dû passer des jours et des jours à lire sans fermer l'œil. En examinant un peu les titres, j'ai pu reconnaître certains titres. « Twilight », « Cinquante Nuances de Vert Caca d'Oie », une demi-douzaine de romans de Marc Levy, ou encore l'autobiographie de Jean-Pierre Pernaud. Horrifié, j'ai tenté de m'enfuir, mais c'est alors qu'il s'est posté devant moi.

Sephiroth : Traître…

Jeune Cloud : C… comment ça, « traître » ? J'ai rien fait, moi !

Sephiroth : Toute ton espèce est fautive, monstre ! Vous avez osé publier des torchons pareils… Non, même un torchon a plus de dignité. Vous ne méritez que la mort, une mort dans d'atroces souffrances…

Jeune Cloud : Mais… mais je comprends pas ! T'es humain aussi, non ?!

Sephiroth : Humain ? HUMAIN ?! Il y a plusieurs années, le professeur Ghast a trouvé un être enfoui dans une strate géologique vieille de 2000 ans. Son nom, c'était Jenova.

Barret : Une vieille, en plus ! Gros dégueulasse !

Cloud : Ça suffit, maintenant ! Combien de fois il va falloir que j'te le dise ?!

Sephiroth : Elle faisait partie des Anciens, les Cetras. Il s'agissait d'une race supérieure nomade s'étant établie voilà des millénaires sur notre planète. Cependant, une petite partie d'entre eux choisit de se sédentariser… Ce sont tes ancêtres, infâme. Lorsqu'est survenu un grand cataclysme, la race des Cetras périt, mais les scélérats qui les ont trahi ont survécu, comme les cafards qu'ils sont. Leur civilisation s'est développée, et le pouvoir des Cetras s'est éteint. La découverte de Jenova, cependant, a donné au Professeur Ghast une idée folle, celle de remettre à jour ce pouvoir, de créer artificiellement un Cetra.

Jeune Cloud : Et ce Cetra, c'est…

Sephiroth : Oui, c'est moi.

Jeune Cloud : Ah, d'accord. Moi je pensais plutôt à cet acteur de film d'action, là, je me souviens plus son nom…

Sephiroth : JE RETROUVERAI MA MÈRE, ET ENSEMBLE, NOUS NOUS VENGERONS DE CETTE RACE QUI NOUS A POIGNARDÉS DANS LE DOS ET A AUTORISÉ LA PUBLICATION DE NAVETS PAREILS !

Jeune Cloud : T'es givré, mec !

Sephiroth : NOUS ÉRADIQUERONS TOUTE TRACE DE L'HUMANITÉ !

Jeune Cloud : Même les pauvres petits enfants innocents ?

Sephiroth : AUCUN ENFANT N'EST INNOCENT, UN JOUR, J'EN AI VU UN QUI FREDONNAIT « OH BABY BABY ».

Jeune Cloud : Oh.

Sephiroth : À présent, il est temps de commettre le nouveau forfait de ma nouvelle vie en tant que terreur de la race inférieure !

Jeune Cloud : Quoi ?! Non ! Reviens !

Cloud : Mais le temps que je le rattrape, il était trop tard. Nibelheim était en proie aux flammes.

Barret : Quoi ?! Sephiroth avait eu le temps de cramer le village avec les dix secondes d'avance qu'il avait ?!

Cloud : En fait, avant de sortir, j'ai aperçu un livre avec un titre rigolo, alors j'ai lu le résumé et les deux ou trois premières pages, mais oui, ça a suffit à ce que la magie de Sephiroth embrase tout.

Aerith : The roof, the roof, the roof is on fire. The roof, the roof, the roof is on fire. We don't need no water let that motherfucker burn. Burn, motherfucker, burn.

Tifa : Et moi qui ai cru que c'était seulement quelqu'un qui avait jeté un mégot par terre…

Cloud : C'est ce qu'ils ont fait croire, plus tard. Bref, dehors, j'ai rencontré de nouveau ce type, Zangan.

Zangan : Hé, gamin ! Aide-moi à sauver les habitants ! Va t'occuper de cette maison pendant que je sors ceux qui habitent dans celle-ci !

Jeune Cloud : D… d'accord ! Ouah… ça a l'air dangereux… ç… ça peut s'effondrer à tout moment… AAaaah ! C'est chaud ça brûle !

Zangan : T'y arrives ?
Jeune Cloud : Je… euh… bon, tant pis. Désolé ! J'suis arrivé trop tard, là dis-donc ! J'ai rien pu faire, oh là là !

Zangan : Merde alors ! Où est Tifa ?! C'est mon élève ! Je la laisserai pas mourir ici ! Sa poitrine est trop prometteuse pour brûler dans ce village moisi ! JE DOIS LA SAUVER ! J'AI PASSÉ TOUTES CES ANNÉES À L'ENTRAÎNER DANS LE SEUL BUT DE ME FIANCER AVEC ELLE À SES DIX-HUIT ANS ! JE NE TOLÉRERAI PAS D'AVOIR FAIT TOUT ÇA POUR RIEN ! TIFAAAAA !

Jeune Cloud : Tiens, mais c'est…

Jean-Claude : Oooh… Cloud… Tu… tu vas… bien…

Jeune Cloud : Tiens bon, soldat qui sert à rien ! J'vais te sortir de là !

Jean-Claude : Oh ! … Là… là-bas ! C'est… Sephiroth !

Cloud : Quand je me suis retourné, il était là, au milieu des flammes. Je crois qu'il lisait un livre, « L'influence de la culture des haricots verts dans la situation géopolitique du continent Ouest ». Toujours debout, insensible aux langues de feu qui léchaient ses vêtements, il a fini sa page, il a jeté l'ouvrage dans l'incendie qui faisait rage avant de me regarder d'un regard glacial, puis il s'est retourné et est parti vers la sortie du village. Vers le réacteur Mako. Je l'ai suivi, évidemment, j'étais prêt à en découdre avec lui. Il avait brûlé ma maison, mes livres, mes DVD, ma collection de timbre, mon chat et ma chaussette porte-bonheur. Il avait aussi assassiné froidement mes amis et ma mère. Impossible de lui pardonner, donc.

Jeune Cloud : SEPHIROTH !

Cloud : Quelqu'un m'avait devancé, cependant… C'était Tifa, agenouillée devant le corps meurtri de son père.

Tifa : …

Jeune Tifa : Papa ! PAPA ! Tu m'entends ?! Réponds-moi !

Papa de Tifa : Gnn… je… argh… il… oooh…

Jeune Tifa : C'est Sephiroth qui t'a fait ça ?! Je le déteste ! Je… je… RAAAAAAH ! J'VAIS TOUS VOUS DÉFONCER BORDEL DE MERDE ! SEPHIROTH, LA SHINRA, LE TYPE QUI M'A VOLÉ MON SANDWICH CE MIDI ! JE VAIS VOUS ARRACHER LA MOITIÉ DE LA GUEULE ET LA CLOUER SUR L'AUTRE MOITIÉ AVEC UN PISTOLET A CLOUS ROUILLÉS !

Cloud : Est-ce que tu te rappelles de ce qu'il s'est passé ?

Tifa : La Masamune de Sephiroth… elle était à côté, n'est-ce-pas ?

Cloud : Ouaip. Tu l'as ramassée et t'as couru vers Sephiroth, qui était au fond de la salle avec les monstres. Il se tenait devant une porte blindée, au dessus de laquelle était écrit en grand « JENOVA ».

Tifa : Il m'a pris l'arme et m'a… blessée avec, il me semble…

Cloud : Tout juste. T'as volé en arrière, sanguinolente, mais je t'ai rattrapée et t'ai mise sur le côté, j'ai ensuite suivi Sephiroth qui entre temps était entré dans la salle de fond.

Sephiroth : M… Maman…

Jeune Cloud : Sephiroth !

Sephiroth : Tu me déranges, l'insecte. Je suis en pleine réunion de famille.

Jeune Cloud : Je m'en tamponne le dessous de bras avec un gant de toilette en papier mâché !

Sephiroth : Oh… maman… Tu es la plus gentille des mamans… tu es la plus belle des mamans…

Jeune Cloud : Non mais t'as un sérieux problème Œdipien, toi ! Et encore, sa reum, c'était pas un monstre humanoïde avec une tronche d'alien !

Sephiroth : Tu m'as suffisamment fait perdre de temps. Tu vas mourir.

Jeune Cloud : C'est toi qui vas crever !

Sephiroth : Non, toi !

Jeune Cloud : Non, toi !

Sephiroth : Toi !

Jeune Cloud : Toi !

Sephiroth : Yaaah !

Jeune Cloud : Raaah !

Cloud : Là encore, je me rappelle plus de la suite.

Barret : TU DÉCONNES OU QUOI ?! Je veux savoir la suite ! Est-ce qu'il a réussi à te tuer ou quoi ?!

Tifa : C'est… fort peu probable.

Cloud : Quand je me suis réveillé, j'avais plus aucun souvenir de ce duel.

Aerith : Il a dû mettre du GHB dans ton verre. T'avais pas de douleur inhabituelle dans le bas du dos à ton réveil ?

Cloud : Sephiroth était beaucoup trop fort pour moi, et pourtant, je suis encore en vie… C'est un mystère que j'voudrais éclaircir.

Tifa : C'est étrange, je me souviens de cette blessure, de la mort de mon père, même de notre expédition dans le Mont Nibelheim, mais ils sont vraiment flous… Jusqu'à ce que tu nous le racontes, je n'aurais même pas pu dire si tu étais là ou non… Toujours est-il qu'avec ce que tu dis sur Zangan, je comprends l'attitude très… entreprenante qu'il a eu à ma majorité. Il a arrêté de m'entraîner quand j'ai exprimé mon refus en tapant sur ses parties intimes.

Aerith : Bien, on dirait que toi aussi, t'as pigé le truc ! Tope-la.

Barret : Mmh… Moi, y a un truc que j'trouve bizarre… Si Sephiroth, c'était le dernier « Et cætera »…

Tifa : Cetra.

Rouge XIII : Tiens, ça ressemble à un jeu de mot que j'aurais pu faire. Enfin, à celui que je comptais faire…

Aerith : On t'est tous reconnaissants de t'être abstenu.

Barret : Bref, si c'était le dernier Ancien, ben pourquoi le dirlo de la Shinra a dit le même truc sur Aerith ?

Cloud : Sephiroth ne connaissait pas son existence, et aujourd'hui, d'après la Shinra, il est censé être mort. Du coup, pour l'autre clampin, Aerith était bien la dernière survivante.

Aerith : Vous comprenez ce que ça implique, j'imagine ? Non seulement je suis d'une race supérieure à la vôtre, mais en plus, je suis une femme jeune et jolie. Vous me devez donc doublement obéissance. Échec et mat.

Cloud : En attendant, ces fameux « pouvoirs des Anciens », on attend toujours de voir leur manifestation…

Aerith : Hé, je suis pas un phénomène de foire, mes pouvoirs, vous les constaterez quand j'en aurai envie ! Sur ce, bonne nuit, demain, on a une longue route vers… quelque soit l'endroit pourri où vous comptez aller.

Cloud : Y a pas grand-chose à voir dans cette région à part Midgar, alors si Sephiroth en est parti, c'est forcément pour aller sur l'autre continent. Allons au port de Junon, ça nous permettra de traverser l'océan.

Barret : Mais d'abord, DODO TIME !

Tifa : Bonne nuit !