Chapitre 15 – Corel du Nord
Dans une petite chambre à l'atmosphère empuantie par les relents d'une boîte de petits pois dévorée à la hâte, un petit homme est vautré sur une chaise de bureau, s'affairant à enchaîner des phrases absurdes pour créer un récit sans queue ni tête. Voilà trois jours qu'il n'a pas touché à cette histoire, et après avoir laissé ses personnages en plan pendant une si longue période, il est prêt à reprendre son travail. Cet homme, c'est Georges. Mon voisin. Quant à moi, vous pensez bien que je n'oserais jamais suspendre mon chef d'œuvre pendant ne fut-ce que quelques quelques. Ce serait contraire à la déontologie des parodieurs. Ce serait pas bien. Pas bien du tout. Bref, retrouvons nos héros qui erraient, quelques heures à peine après leur départ de Costa del Sol, et ce, sans interruption aucune de ma part.
Rouge XIII : Dites, j'ai soif, est-ce que je pourrais avoir la gourd…
Aerith : LA FERME.
Rouge XIII : Je veux jus…
Cloud : Elle a raison. Pour le coup, ce serait vraiment bien que tu te taises.
Rouge XIII : Mais…
Tifa : Rouge XIII…
Barret : Ferme ta boîte à camembert !
Rouge XIII : C'est… à cause de ma blague ?
Cloud : Oui.
Rouge XIII : Vous l'avez pas aimé ?
Cloud : Je ne veux plus JAMAIS entendre parler de lasers.
Rouge XIII : Je peux même pas vous dire l'autre que j'ai trouvé ?
Cloud : Aerith, bâillonne-le.
Aerith : Avec joie.
Le reste de la marche se fit donc dans un relatif silence – relatif car il était difficile d'empêcher Barret de parler, et encore plus difficile de lui mettre un bâillon à lui.
Barret : Et là tu vois, Toto dit à la maîtresse…
Tifa : Oh ! Une rivière !
Barret : Quoi ? Mais comment tu le sais ?!
Cloud : Elle a raison, on peut pas avancer plus loin. Cela dit, il doit bien y avoir un pont quelque part.
Rouge XIII : Mmmhmh !
Cloud : Désolé, Rouge XIII, les calembours à base de « pont », ça attendra.
Tifa : Il a l'air déçu…
Aerith : Sinon, y a des montagnes, de ce côté-là. On trouvera peut-être un moyen de les traverser.
Cloud : Ouais, je crois apercevoir ce qui pourrait ressembler à un sentier. Enfin ça demande confirmation. Allez, venez !
Et après une brève vérification, tous purent constater qu'il s'agissait bel et bien d'un chemin de montagne.
Cloud : Bon, ben y a pas trente-six choses à faire.
Rouge XIII : Mmh mmmh.
Tifa : Quand est-ce que vous comptez lui retirer son bâillon ?
Aerith : Peut-être à son prochain anniversaire. Ou celui d'après.
Tifa : Je vais l'enlever maintenant.
Aerith : Pff…
Rouge XIII : Ah ! Merci Tifa ! Ti fais bien de me rendre la parole !
Aerith : Gnnn…
Cloud : Non mais sérieusement, Rouge XIII… Fais un effort, pense à nos nerfs.
Rouge XIII : T'inquiète pas, Cloud, tu nerfs m'y reprendras plus.
Aerith : On aurait dû semer des pièges à ours derrière nous pour éviter qu'il nous rattrape en quittant Costa del Sol…
Tifa : Je me demande où mène ce sentier…
Cloud : Barret ?
Barret : Quoi ?
Cloud : Je te trouve bien silencieux…
Barret : J'essaie de me rappeler de la fin de la blague de Toto.
Cloud : Ah.
Barret : Oh ! Ça y est ! Alors là, la maîtresse répond…
Aerith : Hé, y a quelqu'un par terre, là-bas !
Barret : Mais nan ! Elle dit pas ça ! Ça aurait pas de sens ! 'Faut suivre, un peu !
Cloud : Ce type a l'air dans un sale état… Hé, toi !
? : Aaaah… ?
Cloud : Euh… ça va ?
? : Aaah… le… le…
Tifa : Non ! Ne dites rien ! Vous allez aggraver vos blessures !
Cloud : Ou alors quitte à dire quelque chose, est-ce que tu peux nous dire si t'as vu quelqu'un passer ?
? : Il y avait… un homme… avec une cape noire…
Cloud : Sephiroth…
Tifa : Est-ce qu'il a dit quelque chose ?
? : Non, mais… j'ai… j'ai essayé de lui prévenir… que c'était dangereux…
Cloud : À cause de quoi ? Des monstres ? Ça nous fait pas peur.
? : Non… du chemin… il est très glissant… je me suis cassé deux jambes, deux bras, la clavicule, l'épaule et l'oreille droite en faisant une mauvaise chute…
Aerith : Ouch.
Cloud : D'accord, d'accord, on fera attention. Allez, à plus, hein !
? : Je vais juste… rester ici et… regarder ma vie défiler… devant mes… mes… mes yeux…. Argh…
Tifa : Paix à son âme.
? : Non mais je suis pas mort… Argh, c'était le nom de ma femme… je suis en train de la revoir… Oooh… et mon fils… mon tendre fils… Beuargh….
Tifa : Oh.
Barret : Allez, en route ! Le dernier en haut est un aspirateur qui marche pas !
Cloud : Que… Barret ! Fais gaffe ! Tu vas t… AAAAAaaah !
Barret : Ben quoi ? Pourquoi t'es tombé ? Fais gaffe où tu mets les pieds !
Aerith : Il est pas doué, celui-là…
Tifa : Heureusement, tu n'as rien de cassé.
Cloud : Peut-être, mais j'ai mal... Aïe…
? : Aïe ? Vous connaissez ma nièce ?
Cloud : Euh… non. On va vous laisser à vos prénoms pourris, hein.
Le groupe poursuivit donc son chemin en prenant bien garde à l'endroit où il mettait les pieds, et sitôt cette pente glissante montée, nos amis eurent sous les yeux une infrastructure familière.
Cloud : Un McShinra.
Barret : Oh, ça tombe bien ! J'ai la dalle !
Tifa : Personnellement, je n'aurais pas très confiance dans l'hygiène d'un bâtiment à moitié délabré perdu au milieu de nulle part…
Aerith : Personnellement, j'aurais pas très confiance dans l'hygiène d'un McShinra tout court.
Cloud : Personnellement, je préférerais avancer. On a pas de temps à perdre en intoxications alimentaires.
Barret : Raaah ! De toute façon, c'est fermé !
Tifa : Le chemin continue de ce côté.
Et celui-ci les mena droit vers…
Tifa : Oh non… on va devoir traverser ça ?
Cloud : Je suis plus très chaud, là, d'un coup.
Barret : Bah ! C'est juste des rails suspendus sur un pont en fer ! J'en ai déjà traversé plein de fois ! D'ailleurs, c'était celui-là !
Cloud : Comment ça, « c'était celui-là » ? T'es déjà venu ici ?
Barret : Ouais, ouais. Allez, ramenez-vous ! TCHOU TCHOU ! JE SUIS UN TRAIN !
Aerith : Mais il est pas bien ?! À courir comme ça il va finir par tomber et on va perdre un temps fou à retrouver son corps et à l'enterrer !
Cloud : Bon, je comprends mieux pourquoi il s'était pas cassé la gueule, toute à l'heure…
Tifa : Suivons-le. Ça ne doit pas être bien compliqu… AAah !
Cloud : 'Tention !
Tifa : Oooh ! Je… je l'ai échappée belle…
Aerith : Si en plus ça se casse la gueule sous nos pas, ça va pas aller…
Cloud : Dites, j'aperçois des objets en bas, suspendus aux poutres en fer.
Tifa : Attends… tu ne penses quand même pas à…
Cloud : En théorie, si je me laisse tomber, je devrais être capable d'orienter ma chute pour tomber dessus avant de remonter le long de la structure en acier.
Aerith : Dis donc, ça va finir par nous revenir cher en funérailles, tout ça.
Cloud : Ne me dis pas que tu prendrais la peine de nous enterrer si on clamsait ?
Aerith : Hé ! J'ai déjà du mal à vous supporter vivants, alors si c'est pour que vous me hantiez une fois morts, non merci !
Barret : HOHÉÉÉÉ ! VOUS FOUTEZ QUOI ?!
Rouge XIII : On vous attend, nous deux !
Tifa : Quand 'faut y aller…
Et c'est ainsi que Cloud et les deux demoiselles se hasardèrent à traverser le chemin de fer pour le moins précaire. Le héros aux cheveux blonds manqua de tomber à plusieurs reprises, mais fut sauvé in extremis par le fait que, s'agissant du protagoniste de cette histoire, une force supérieure transcendante se refusait à le laisser mourir aussi bêtement, quand bien même ce serait quand même vachement tentant.
Cloud : On dirait que les rails se divisent en deux, ici…
Barret : Ben alors ? Vous venez ?
Cloud : C'est par là le chemin, Barret ?
Barret : Qu'est-ce que j'en sais, moi ? J'me souviens plus !
Aerith : L'espace d'un instant, j'ai cru qu'il allait se rendre utile. Ouf.
Cloud : Dans le doute, je vais quand même le rejoindre. Vous, prenez l'autre passage.
Tifa : D'accord !
Barret : Ah ben te voilà ! Allez, ramène-toi !
Cloud : Ouais, ouais, j'arrive.
De l'autre côté de ce chemin, Cloud eut le plaisir de retrouver la terre ferme, mais quelle ne fut pas sa déception de se voir face à un cul-de-sac.
Cloud : Raaah ! Je savais qu'on aurait dû faire l'inverse !
Tifa : Cloud !
Cloud : Tiens ? Oh ! Vous êtes là !
Tifa : On est bloquées par ce pont relevé, tu peux essayer de nous le baisser ?
Cloud : Euh… je veux bien essayer, mais je suis pas sûr d'avoir la force…
Aerith : Ni l'intelligence, visiblement. À ton avis, elle sert à quoi la cabine, devant ton nez ?
Cloud : Ben je… Oh ! Un levier. Hop !
Tifa : Génial ! Le passage s'est ouvert !
Aerith : Cimer.
Cloud : Bon ben on a plus qu'à les rej…
*Cui cui*
Cloud : … oindre…
*Cui cui*
Cloud : Barret, c'est toi qui dis Cui cui ?
Barret : Pourquoi est-ce que je ferais un truc pareil ?!
Cloud : T'as pas arrêté de le faire avant qu'on arrive à Junon, hier…
Barret : Ben oui, mais à ce moment-là c'était rigolo parce que ça faisait sursauter Aerith ! Là, y a aucun intérêt ! Non mais pour qui tu me prends ?!
*Cui cui*
Rouge XIII : Ces bruits ont éveillé ma cui-riosité, je vais y jeter un cui d'œil.
Cloud : Ça venait de là-haut. Mmh… On dirait qu'y a un passage.
Barret : Hop-là ! Voyons voir… Oooh ! Du poulet cru avec des ailes dessus !
Cloud : On appelle ça des oiseaux.
Barret : Qui t'a nommé ornithorynque ?
Cloud : On dit « ornithologue ».
Barret : Qui t'a nommé dictionnaire ?
Cloud : Je… j'abandonne…
Rouge XIII : On pourrait les prendre pour les glisser dans la robe d'Aerith.
Cloud : C'est pas l'envie qui me manque, mais je crois que j'y perdrais plusieurs centaines de points.
Barret : C'est quoi, cette histoire de points ?
Cloud : Rien de très important.
Tifa : Hé ! Qu'est-ce que vous faites, là-bas ?! On vous attend !
Aerith : Cloud ! À chaque minute qui passe, tu perds cinq points !
Cloud : Aaaah ! Vite ! Faut qu'on se grouille !
Barret : Ah ben ça a quand même l'air rudement important ! Hooo ! J'ai compris ! Petit coquin ! Tous les cent points, tu gagnes un chapeau, c'est ça ?
Cloud : Que… mais POURQUOI est-ce que ça ferait de moi un coquin ?!
Barret : Ah ben je sais pas ce que tu fais avec les chapeaux, moi !
Cloud : T'as vraiment un problème, Barret.
Et au terme de leur course précipitée (et qui faillit coûter la vie à l'ornithologue improvisé une fois sur les rails), pas moins de quinze points furent perdus.
Aerith : Ah, quelle tristesse. T'avais à peine émergé ta tête en m'aidant à bâillonner l'autre sagouin que tu replonges à nouveau dans les eaux troubles de mon mépris. T'essaies de nager le crawl sur l'océan de mon estime ou quoi ?
Tifa : Regardez ! On arrive au bout du chemin !
Cloud : Super, maintenant il reste plus qu'à savoir ce qu'on va y trouver.
Aerith : Voyons voir… on dirait une espèce de bidonville crasseux et rempli de poussière dans lequel tout le monde essaie de vendre le peu qu'il a dans l'espoir de dépenser son petit pécule en binouze. M'est avis qu'on est tombés dans…
Barret : UNE BROCANTE !
Aerith : Euh… si tu veux…
Barret : J'VAIS VOIR S'ILS ONT L'INTÉGRALE DE PRISON BREAK PAS CHER !
Tifa : Bon, j'imagine qu'on peut le laisser gesticuler partout, maintenant.
Cloud : Ouais, tant qu'il cause pas de problème.
Crasseux : On veut pas de toi ici !
Barret : RÉPÈTE UN PEU POUR VOIR !
Cloud : Quoi ?! Mais c'est fou ! On l'a même pas lâché des yeux cinq secondes qu'y a déjà une dizaine de types prêts à le tabasser !
Tifa : En fait, on dirait surtout qu'ils le connaissent…
Crasseux : Je t'ai dit qu'on voulait que tu dégages ! T'es pas le bienvenue ici !
Barret : C'EST PARCE QUE J'SUIS BLACK, C'EST ÇA ?!
Crasseux : Ça a rien à voir, crétin ! J'suis black aussi !
Barret : J'SUIS PLUS BLACK QUE TOI, D'ABORD !
Cloud : Hé ! Hé ! On se calme ! On se calme ! Racontez-nous le problème.
Crasseux : Le problème, c'est que Barret est un aimant à emmerdes !
Cloud : Oui, bon, ça on le savait déjà, mais en quel honneur ?
Crasseux : C'est à cause de lui que le village a été détruit !
Cloud : Euh… Barret ?
Barret : Ouais, bon, il dit peut-être pas que des conneries…
Crasseux : Pff… Vous pouvez rester si ça vous chante, mais ne nous forcez pas à lui adresser la parole !
Barret : Bouhouhouhou… tout est de ma faute…
Tifa : Maintenant qu'il est parti, est-ce que tu peux nous expliquer ?
Cloud : Une minute… où sont les deux autres ?
Aerith : Ah ! Vous voilà ! Dites, c'est fou ce qu'on peut trouver pour 100 Gils, ici.
Cloud : Euh… c'est quoi, ce que tu tiens dans ta main ?
Aerith : Un rein. Y a un type qui voulait à tout prix me le vendre pour pouvoir nourrir ses gosses. En plus, tu me connais, j'ai le cœur sur la main. Je pouvais pas l'ignorer.
Cloud : Un rein, ça coûte combien à Midgard ?
Aerith : Ça va probablement chercher dans les 10 000 Gils.
Cloud : Tu crois qu'il accepterait de me vendre le deuxième ?
Tifa : Quoi ? Non ! Ça suffit ! On a pas le temps pour ça ! En plus on a aucun moyen de le vendre ici !
Aerith : Ah, que tu dis ! Partout où il y a un bidonville, il y a TOUJOURS un endroit juste à côté où les riches s'adonnent à la débauche et à la luxure !
? : Bonjour ! Vous venez pour le Gold Saucer ?
Aerith : Bingo.
Tifa : Qu'est-ce que c'est ?
? : Le plus grand centre de loisirs du monde entier ! Il y a tout, là-dedans ! Un parc d'attraction, une salle de jeu, une arène de combat, un chocobodrome, un manoir hanté… Tout, je vous dis ! Même une maison close !
Barret : Bordel, ça a l'air cool ! Enfin… c'est pas le bordel qui a l'air cool, c'est le parc !
Tifa : Avant ça, il faut qu'on trouve Rouge XIII.
Rouge XIII : Me voilà !
Cloud : Où est-ce que t'étais passé ?
Rouge XIII : Je cherchais un recueil de vannes.
Aerith : Ah oui, tiens, moi aussi. L'idée, c'était de les brûler avant que tu mettes la patte dessus.
Rouge XIII : Malheureusement, j'en ai pas trouvé.
Aerith : Ah oui, c'est… hum… vraiment dommage.
Tifa : Qu'est-ce qu'on fait, alors ? On va au Gold Saucer ?
Barret : Ben on a pas trop le choix ! Si on sort d'ici, on débarque dans un grand désert, mais on peut pas le traverser sans le Buggy.
Cloud : Le quoi ?
Barret : Le Buggy.
Cloud : C'est quoi ?
Barret : J'sais pas, mais ça doit être rudement pratique.
Cloud : Oh misère… C'est vraiment trop te demander d'être utile plus de dix secondes ?
Tifa : En tout cas, avant qu'on parte, j'aimerais beaucoup que Barret nous explique ce qu'il s'est passé pour que tout le monde lui en veuille autant ici !
Barret : Eh ben y a tout qui a commencé quand…
Aerith : Oh, joie. Un autre flashback.
Cloud : T'inquiète pas. Un jour, t'auras le tien.
Aerith : Pauvres de vous, il vous faudrait sûrement plusieurs jours pour tout connaître de ma vie géniale.
Barret : … et pis évidemment, moi, je lui ai dit…
Tifa : A… attends un peu, Barret ! Tout le monde n'écoutait pas !
Barret : Quoi ?! J'dois reprendre depuis le début ?!
Cloud : Ça devrait pas être long, si ?
Barret : Bon allez, je reprends !
? : Barret ! Barret !
Barret : Quoi ?
? : La Shinra est là !
Barret : PLANQUE LES DVD GRAVÉS ! VITE !
*Toc toc toc*
Barret : S… sortez ! Euh… Entrez ! Ha ha ! J'suis pas du tout stressé !
? : Bonjour, monsieur Barret Wallace. Bonjour, monsieur Dyne. Mon nom est Scarlet, je représente la société Shinra.
Barret : Ah, d'accord. Et c'est qui, le petit vieux, à côté de vous ?
? : JE SUIS LE MAIRE, ANDOUILLE ! JE CHANGEAIS TES COUCHES QUAND T'ÉTAIS ENCORE QU'UN MARMOT !
Barret : Ah oui, c'est pour ça que ta tête me disait quelque chose.
Dyne : Que voulez-vous, Mme. Scarlet ?
Barret : Ouais, c'est quoi le problème ? Si c'est des DVD gravés de La Soupe aux Choux que vous cherchez, c'est pas ici que vous en trouverez, ho ho ho !
Scarlet : En vérité, nous sommes venus, mes fidèles compagnons en uniforme et moi, vous proposer un contrat.
Dyne : Un contrat ?
Scarlet : Oui, nous avons déjà l'accord du maire, mais en tant que président du Comité de Plein de Trucs de Corel, vous avez légalement votre mot à dire.
Barret : Hé hé ! Même que moi je suis le trésorier !
Aerith : Barret qui doit gérer de l'argent ? Je commence à comprendre d'où vient la déchéance de cette ville…
Barret : Hé ! On interrompt pas les gens quand ils parlent ! C'est super impoli !
Tifa : Il a raison, Aerith, laisse-le f…
Barret : JE DISAIS DONC…
Dyne : Et quel est l'objet de ce contrat ?
Scarlet : Eh bien voyez-vous, qu'il s'agisse de ce village, de ce désert, ou des montagnes que l'on aperçoit au Nord, il ne fait aucun doute que ce paysage sera l'endroit rêvé pour tourner le prochain opus de la saga Die Easy produite par la Shinra.
Barret : J'adore ces films ! Je les ai tous vus ! Et achetés, évidemment, ha ha !
Scarlet : Toujours est-il qu'en signant ce contrat, vous accepterez la présence des équipes de tournage au sein du village ! Ainsi que la construction d'un McShinra non loin.
Dyne : Attendez, vous avez dit quoi à la f…
Scarlet : BREF, toujours est-il qu'il s'agit d'une offre inespérée pour une petite ville minière sur le déclin comme la vôtre. Il ne fait aucun doute que vous allez apposer votre signature, n'est-ce-pas ?
Dyne : Eh bien…
Maire : Réfléchis, Dyne ! Notre village aura la reconnaissance qu'il mérite !
Barret : On pourra essayer de se faufiler en douce dans le champ pour être dans le film ! Si on y arrive, j'aurai réussi ma vie !
Dyne : Je… bon, très bien.
Scarlet : HOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHOHO !
Barret : Hé hé…
Scarlet : Excellent ! Comme convenu, la construction du McShinra telle qu'elle est stipulée en lettres invisibles commencera mardi prochain. Quant à l'équipe de tournage, elle devrait probablement arriver dans un ou deux ans.
Dyne : QUOI ?! VOUS NOUS AVEZ TROMPÉS !
Barret : Oh ben dis ! On pourra manger un burger entre deux scènes !
Dyne : Raaaah !
Barret : Et voilà ! Suite au prochain épisode !
Aerith : Tu peux pas terminer ça vite fait en deux ou trois phrases de conclusion ?
Barret : Ah non ! Moi j'aime faire durer le suspense !
? : Dites, vous n'allez pas au Gold Saucer, finalement ? La navette est sur le point de partir, vous savez…
Cloud : Aaaah ! Elle est où ?
? : Par ici, suivez-moi !
Marchant sur les pas du touriste, nos amis se retrouvèrent un peu à l'écart du bidonville devant une énorme cabine bleue munie d'hélices et suspendue à un fil. Ce dernier s'étendait loin, très loin, si que sa destination semblait se perdre à l'horizon. Fort heureusement, l'intérieur n'avait pas l'odeur caractéristique des transports en commun bondés en période d'activité. D'ailleurs, il n'était pas bondé du tout. Le groupe put donc s'y étaler à l'envi, patientant calmement jusqu'à leur arrivée qui, elle, n'aura lieu qu'au chapitre suivant. Zut, même Barret manie mieux le suspense que moi…
