Chapitre 26 – La Surprenante Mort d'Aerith

Au terme d'une heure entière de marche, une ville ratatinée par le poids des siècles leur faisait face. Celle-ci avait des allures de cité sous-marine émergée au teint décoloré, avec ces grands coraux et ses bâtiments en forme de coquillages, mais était-ce là une lubie architecturale des Cetras, ou la thèse d'un peuple vivant sous les mers était-elle à explorer ? En tout cas, ils disent rien là-dessus sur le wikia de Final Fantasy, donc va pour les goûts décoratifs douteux.

Youffie : Alors voilà le Village Caché du Coquillage, la patrie des ninjas de l'eau…

Cloud : Pardon ?

Youffie : Euh… j'veux dire… le village des Anciens, quoi…

Barret : C'est sacrément moche !

Tifa : Nous ne sommes pas là pour juger, Barret.

Barret : C'est dommage, j'ai toujours voulu être juge !

Cloud : J'ai des maux de tête à force d'entendre ce vieux gag, Barret…

Rouge XIII : Vieux maux juger cette ville que vouloir la détruire.

Cait Sith : Le souci, c'est qu'on n'a aucune idée de l'endroit où il faut aller. Je veux dire… Aerith pourrait être partout…

Cloud : Voyons voir… La connaissant, elle a plutôt des goûts de luxe, alors elle risque pas d'aller traîner dans une vieille baraque en forme de conque.

Rouge XIII : C'est conque notre amie nous ait pas laissé un peu plus d'indications.

Youffie : Je sais pas pour vous, mais moi j'suis crevée !

Vincent : Ses paupières lui pèsent comme d'immenses rideaux à l'équilibre défaillant.

Cloud : Non mais attendez, on est encore en plein milieu de l'après-midi !

Barret : Ouais mais ça fait des jours qu'on se balade partout ! C'est super fatigant ! Moi j'veux pioncer un peu ! De toute façon, elle va pas s'envoler, Aerith !

Cloud : Dans mon rêve, elle se gênait pas pour le faire…

Tifa : Allons dans cette maison. On y trouvera probablement plusieurs lits pour dormir.

Par bonheur, ils en trouvèrent juste assez pour que chacun puisse en occuper un sans partager leur espace vital avec un coéquipier. Sauf Barret, qui avait quitté son lit pour rejoindre celui de Rouge XIII, mû par un désir instinctif et enfantin de serrer son doudou dans ses bras.

Rouge XIII : Je t'ai DÉJÀ dit d'arrêter ce genre de trucs !

Barret : Tu dis non, mais ton corps disait oui !

Rouge XIII : Quoi ?!

Tifa : Que… qu'est-ce que c'est censé vouloir dire, Barret ?

Barret : Euh… j'sais pas… ouais, c'était un peu con, en fait.

Cloud : T'es vraiment bizarre…

Barret : Oh, ça va hein !

Cait Sith : On a beau être en plein milieu de la nuit, ça me paraît difficile de me rendormir maintenant.

Cloud : Dites…

Youffie : Quoi ?

Cloud : J'ai comme… une espèce de… de… mauvais pressentiment.

Barret : Mais nan ! J'suis sûr que ça va aller, tu vas plus nous parler en dormant de ta passion des…

Cloud : De ma passion des QUOI ?! De quoi est-ce que j'ai parlé ?!

Tifa : Ce n'est pas…

Cloud : Je VEUX savoir ! Youffie ! Qu'est-ce que j'ai dit ?

Youffie : Ah, je euh… TECHNIQUE DE SUBSTITUTION !

Cloud : …

Youffie : …

Cloud : C'était censé faire quoi ?

Youffie : Me remplacer par un morceau de bois.

Barret : Oh, j'aimerais trop pouvoir faire ça !

Youffie : Ben moi aussi, pour le coup…

Cid : Pour une fois, j'suis d'accord avec l'envahisseur ! Mais dites, sa transformation en bout de bois, ce serait permanent, au moins ?

Cloud : BREF… Cait Sith ?

Cait Sith : Tu… tu as dit… « Vous avez fait de moi le pervers numéro un ».

Cloud : Euh… c'est tout ? C'est pas si…

Cait Sith : Et environ dix minutes après, tu as murmuré « La partie avec le viol du pain, c'était pas obligé ».

Cloud : …

Cait Sith : …

Youffie : …

Tifa : …

Cloud : En route.

Vincent : Ne te retranche pas dans une honte superflue : il est à peu près certain que de nombreux autres êtres humains sont émoustillés par ce fabuleux mélange de farine, de sel, d'eau et de levur…

Cloud : J'AI DIT... « En route ».

Tifa : Vraiment ? En plein milieu de la nuit ?

Cloud : Je sais qu'il fait noir et tout ça, mais… Aerith a nos sous. Et un paquet de points à me filer.

Tifa : Et… c'est tout ?

Cloud : De quoi ?

Tifa : Il n'y a rien d'autre que ça ? Pas d'autre sentiment ?

Cloud : Ben ça a beau être une grosse relou, c'est une pote. On abandonne pas les potes. Enfin, là c'est plutôt elle qui nous a lâchés, mais j'm'en vais lui rappeler qu'on abandonne pas les potes, quoi.

Tifa : Je vois…

Cait Sith : Tu sembles soulagée, Tifa.

Tifa : P… pas du tout !

Barret : Allez, on y va !

Au sortir de leur auberge de fortune, nos héros ne tardèrent pas à remarquer qu'il y avait quelque chose de différent dans l'air. Non seulement ça, mais une étrange intuition poussait Cloud à s'orienter vers une direction bien précise.

Cloud : J'suis à peu près certain que c'est de ce côté.

Cait Sith : Qu'est-ce qui te rend si sûr de toi ?

Cloud : Qu'est-ce que j'en sais ? Ce qui est à peu près sûr, c'est qu'Aerith est par là.

Ne remarquant pas les regards horrifiés de Tifa qui prenait peur que son ami ne soit lié par une espèce de connexion à la jeune dealeuse, Cloud mena le groupe en ignorant délibérément les autres chemins qui s'offraient à lui – et qui n'aboutissaient qu'à des coffres peuplant diverses maisons de formes et de tailles différentes, on a vu plus intéressant. L'endroit où il parvint ce faisant était un petit lac assez profond à l'intérieur d'une grotte. Sur la rive se dressait un vaste bâtiment en forme de coquillage au design complexe, ce qui ne tranchait guère avec le reste du village précédemment vu. À l'intérieur de ce nouveau lieu, un couloir montant en colimaçon menait à un simple trésor sans grande importance. L'intuition de Cloud s'était-elle fourvoyée ?

Tifa : Ouf…

Cloud : Bon, ben ce sont des choses qui arrivent…

Barret : Tu nous as fait perdre notre temps !

Youffie : On a quand même trouvé une matéria, c'est le principal !

Cid : Ouais mais c'était fatigant de monter tout ça ! Ça en valait pas la peine !

Vincent : Est-il le seul à trouver intrigants ces marches luminescentes qui plongent jusqu'aux abysses ?

Cloud : Ben c'est juste des escaliers lumin… OH ! DES ESCALIERS LUMINEUX !

Cait Sith : En effet, on ne les voyait pas parce qu'ils sont au centre, mais on dirait qu'ils descendent en dessous du bâtiment.

Cloud : On a pas grand-chose d'autre à faire que de descendre…

Et ils n'avaient pas d'autre choix non plus, puisque le script ainsi que mon bon vouloir leur imposaient cette descente. Tous furent en tout cas surpris que cet escalier de lumière, tournoyant sur lui-même, descendisse à des profondeurs étrangement profondes, jusqu'à une sorte de petit château enveloppé de lumière. Ainsi, c'est avec l'impression d'avoir mis le pied dans un rêve que Cloud fit ses premiers pas dans ce nouveau lieu des plus étranges. Un bassin le séparait de la salle centrale, d'où il pouvait apercevoir Aerith au sol. Du bassin émergeait une série de petites colonnes, qu'il lui suffit de sauter d'une à l'autre pour atteindre la salle centrale. La jeune femme, qui jouait à la PSP assise en tailleur, ne l'avait pas encore aperçu, mais il s'avança vers elle d'un pas déterminé, tandis que Tifa, de son côté, tremblait comme une feuille.

Cloud : Hey.

Aerith : Yo.

Il sembla l'espace d'un instant qu'un sourire se dessinait sur ses lèvres, un sourire sincère, celui d'une amie, ou peut-être plus. Celui, en tout cas, de celle qui revoit avec un certain plaisir un homme qu'elle jugeait bon à rien il n'y a pas si longtemps.

Aerith : Bon, attends deux petites secondes, je finis ma partie de Dissidia.

Et elle replongea dans les abysses virtuels du jeu dans lequel elle était absorbée. Cloud, quant à lui, resta là, devant elle, à la fixer jusqu'à ce que sa main, sans l'aval du reste de son corps, s'accroche au manche de son épée et la soulève. Il tenta, de son autre bras, de retenir la mimine rebelle, mais ne parvint qu'à trembler de tout son corps tandis que la jeune femme ne lui prêtait aucune attention.

Cloud : Gnnn… dois… résister…

Barret : QU'EST-CE QUE TU FOUS ?!

Cid : Espèce de taré !

Tifa : C'est… euh… pas bien !

Cloud : Que… désolé… c'est… c'était comme pour la matéria noire… mon corps… il … c'est comme s'il ne m'appartenait plus…

Youffie : Ah ! Je sais reconnaître une technique de manipulation des ombres quand j'en vois une ! Y a quelqu'un qui le contrôle !

Aerith : Vous êtes sacrément bruyants. Mais bon, j'ai quand même explosé mon adversaire. Bref. Ah, oui, les points. J'ai l'immense honneur de t'annoncer que tu as atteint les 1000 points, Cloud.

Cloud : Euh… attends… sérieux ?

Aerith : Clair, j'en suis la première étonnée. Te voilà libéré de mon emprise, petit chanceux. Quel effet ça fait ?

Cloud : J'aurai plus jamais à me soucier de ces histoires de points ?!

Aerith : Ça dépend. Sache que si t'arrives à 2000 points, je pourrais envisager de te laisser me payer un verre.

Tifa : Qu… que…

Cait Sith : Dites, il n'y a pas comme une tâche sombre qui grandit sur le visage d'Aerith ?

Aerith : C'est toi la sombre tâche, p'tit con.

Cloud : Non, y a vraiment quelque chose… Qu'est-ce qu…

La tâche sombre était l'ombre d'un Sephiroth, qui, Masamune tournée vers le sol, chutait à la vitesse d'un faucon sur une proie sans défense, qui n'eut que le temps de murmurer

Aerith : Dafuq.

avant que la longue lame d'un antagoniste surpuissant ne s'enfonce avec une facilité déconcertante dans le sol. La jeune femme s'était levée précipitamment en esquivant l'assassinat de justesse, mais à quel prix ? Un glissement de pied, et sa nuque heurta la rambarde dans un choc ridiculement mortel. Tout se passa en une poignée de secondes. Une infime fraction de temps qui plongea une génération entière de joueurs dans le désespoir, dans la souffrance, dans la cruelle réalité. Qui rappela à un enfant de sept ans que la main froide de la Mort ne se contente pas de piocher nonchalamment parmi sept milliards d'âmes ceux et celles qui lui tiendront compagnie, mais a aussi l'audace de s'immiscer au cœur de la fiction, d'y exercer sa terrifiante emprise, de rappeler à l'innocence même que nul n'est à l'abri, que nul n'est éternel, et que Georges R. R. Martin le lui prouverait à son tour douze ans plus tard.

Et tandis que l'aura noire de Thanatos quittait le poste de télévision, la vie quittait la jeune femme devant les yeux impuissants de ses compagnons et ceux, amusés, de celui qui contribua grandement à sa chute. Et plus rien n'exista dans ce lieu à part une symphonie de battements de cœur frénétiques. Un son, alors, rompit le silence, celui d'une perle jaune, celle qui jadis permit à sa porteuse de commettre quelques menus larcins. Cette rencontre entre la perle et le sol en amena une seconde, puis une troisième. Bientôt, la petite sphère rebondit hors de la salle, sur un pilier, sur un autre pilier, dans un mouvement surnaturel, comme animée d'une volonté propre défiant les lois de la physique, avant de finir sa course au fond du bassin. Cloud, quant à lui, était vénère.

Cloud : Putain putain putain putain PUTAAAAAIN !

Sephiroth : Elle ne fait plus qu'un avec la Planète.

Cloud : Ouais, et mon épée va faire plus qu'un avec ta sale gueule !

Sephiroth : Son énergie rejoindra la rivière de la vie pour affluer au Cratère Nord, par-delà les plaines enneig…

Cloud : Ta gueule ! FERME. TA. PUTAIN. DE. GUEULE ! J'ai… j'ai… bordel… qu'est-ce que c'est que ça… ? Des larmes… ?

Sephiroth : Bravo, je dois admettre que tu es bon pour jouer la comédie. Ou dans le cas présent, la tragédie.

Cloud : Tu crois que je fais semblant ?!

Sephiroth : Tu n'as pas d'émotions.

Cloud : Ah ouais ?! AH OUAIS ?! ET CES PUTAIN DE GOUTES QUI TOMBENT DE MES YEUX, C'EST DU JUS DE FRUIT ?!

Tifa : Les émotions sont quelque chose que tous les êtres humains ressentent, et si tu n'es pas capable de le comprendre, j'ai presque pitié de toi !

Barret : MOI J'AI PAS PITIÉ, MOI J'VAIS FAIRE UN NŒUD AVEC TON ÉPÉE ET J'VAIS TE LA FOUTRE DANS LE TROU DU BALLE !

Sephiroth : Tant d'aveuglement m'irrite.

Ses pieds quittèrent le sol, et tandis qu'il s'élevait, il poursuivit sa phrase.

Sephiroth : Tu n'es pas un être humain, Cloud. Tu es…

Il s'envola jusqu'à sortir du champ de vision de nos héros, tandis que tombait dans son sillage un être difforme que ces derniers n'avaient envie de revoir pour rien au monde.

Jenova VIE : … un pantin.

Cait Sith : Elle nous attaque !

Rouge XIII : Vous croyez qu'elle est encore sensible au feu ?

Vincent : Une transformation sera-t-elle nécessaire ?

Cloud : On va tellement lui latter la gueule qu'elle sera en morceaux avant que t'aies fini ta métamorphose!

Tifa : Elle utilise encore une fois des lasers !

Rouge XIII : J'vais l'attaquer par le flanc !

Barret : CRÈVE, POUFIASSE, CRÈVE !

Cid : C'te garce nous envoie des attaques d'eau !

Youffie : Elle est vulnérable à la foudre ! Chidori !

Rouge XIII : Cloud, invoque Ramuh !

Cloud : Désolé, mais nan. On invoquera personne. C'est NOTRE combat !

Barret : ON VA LUI NIQUER SA RACE !

Cid : OUAIS ! BIEN D'ACCORD !

Barret : En plus, elle est trop moche !

Cid : Clair ! Elle ressemble à ma belle-mère ! J'vais la saigner !

Cait Sith : Zut ! Si seulement je n'étais pas à des milliers de kilomètres, je lui cracherais bien au visage !

Cloud : Yaaah ! Elle… elle commence à faiblir, je crois !

Tifa : On va l'avoir !

Il ne fallut que quelques secondes de plus pour que le groupe, qui jamais jusqu'à présent n'avait fait preuve d'une telle cohésion, mette fin à l'existence de cette nouvelle version de Jenova. Toutefois, alors que les huit combattants peinaient à retrouver leur souffle après cet intense combat, Cloud s'interrogeait sur le sens des mots qu'il venait d'entendre.

Cloud : Un pantin… ? Qu'est-ce que c'est que ces conneries… ?

Rouge XIII : On va quand même pas laisser son cadavre là, si ?

Cloud : Il y a un lac, juste en haut. On va l'y amener et… la laisser partir.

Tour à tour, chacun des membres du groupe prit le temps de se recueillir devant le cadavre de leur ancienne camarade.

Barret : Bouhouhou… Je… je pleure pas… je… c'est Sephiroth qui a mis des oignons par terre et qui... bouhouhou…

Tifa : Toi et moi, Aerith, on avait des avis très divergents, mais… au fond, on était toutes les deux semblables…

Rouge XIII : Une partie de moi hurle pour faire une vanne, un calembour qui soit approprié à cette situation… et j'voudrais étrangler cette partie de moi pour avoir une idée aussi… malvenue.

Vincent : Repose en paix, toi qui par la force de ton caractère, amenas un soupçon de douceur narquoise sur ces terres.

Youffie : C'est encore pire qu'à la mort du cinquième Hokage…

Cait Sith : Assis dans un bureau de la Shinra, je ne t'ai jamais rencontrée de visu, mais je sais que tu me manqueras.

Cid : Les Cetras, c'était une chic race.

Cloud, pour sa part, ne lui fit ses adieux qu'après avoir porté le corps jusqu'au bassin jouxtant la conque géante. Il s'avança dans l'eau, immergeant le corps sans vie de son ex-employeuse, et murmura quelques mots.

Cloud : À notre rencontre, je t'ai pas appréciée à ta juste valeur, mais au fur et à mesure de nos… « péripéties », tous ensemble… j'ai compris que t'étais l'étincelle du groupe. Celle qui remettait tout en question, qui râlait, qui se plaignait parfois, qui moquait, ironique, le piètre chef que j'étais et suis toujours. T'étais un élément moteur, et c'est sûrement la raison pour laquelle j'ai du mal à imaginer notre groupe sans toi. Tu… seras regrettée.

Ce disant, il poussa la dépouille de l'Ancienne au large de l'eau. L'eau ne tarda pas à engloutir ce corps et à l'entraîner dans les profondeurs où elle reposerait, calme, sereine, pour l'éternité.

Fantôme d'Aerith : C'est vachement émouvant, dites-donc.

Cloud : QUOI ?!

Tifa : Mais comment… ?

Fantôme d'Aerith : Ben quoi ? Si vous m'enterrez pas dans un trou, comment vous voulez que j'aille dans l'au-delà, ou je sais pas où ? Faire trempette, ça va un moment, mais quitte à rester coincée dans le monde des vivants, autant continuer à vous emmerder, c'est plus rigolo.

Cait Sith : Ça veut dire que tu vas rester avec nous ?

Fantôme d'Aerith : Ah non, hein, 'faut pas déconner. Vous imaginez le nombre d'acteurs et d'actrices célèbres que je peux aller épier sous la douche ? Et les blagues à faire aux gens. Vous croyez que j'ai que ça à faire, de traîner avec une bande de nullards ?

Cloud : Désolé de pas avoir pu ni te sauver, ni te ressusciter…

Fantôme d'Aerith : Qu'il est chou. T'inquiète pas, mon gaillard, je viendrai vous rendre visite aux moments les plus inopportuns. J'espère que Tifa a plus aussi peur des fantômes qu'avant, parce que je vais vous filer grave les chocottes, ha ha ha ! Bref, j'y vais. Bisous.

Et l'Aerith translucide s'envola pour vaquer à ses fantomatiques occupations, laissant nos héros retourner tout penauds dans la maison où leur nuit avait débuté. Le lendemain matin, tous étaient fin prêts à partir vers le Nord, et ce bien que Cloud n'ait pu fermer l'œil.

Cloud : Bon, écoutez-moi. Je suis Cloud Strife, ancien du SOLDAT, et…

Barret : Moi c'est Barret, chef d'Avalanchois et je chausse du 44 !

Cloud : Laisse-moi finir. Bref, pour être honnête, je sais pas trop ce qu'il se passe dans mon corps, mais…

Cid : C'est la puberté, gamin.

Cloud : JE DISAIS DONC que parfois, j'ai du mal à contrôler mon corps, comme s'il m'appartenait pas. Et honnêtement, ça me fait peur. Je sais pas ce qu'on va découvrir au Nord, je sais pas pourquoi Sephiroth a voulu assassiner Aerith, mais on va quand même continuer. Vous êtes avec moi ?

Barret : Plutôt plein de fois qu'une !

Tifa : On ne t'abandonnera pas.

Rouge XIII : C'est clair, Cloud. Je le clame : ce clown vaut pas un clou !

Vincent : Tout nostalgique qu'il est du confort douillet de son antre sombre, il peut t'assurer qu'il ne te fera pas faux bond.

Youffie : Si Naruto a jamais abandonné, alors y a pas de raison pour que fasse la poule mouillée !

Cait Sith : Petit à petit, je sens tes valeurs m'atteindre et me transformer de l'intérieur. Je… je veux voir jusqu'où ça me mènera.

Cloud : O.K, alors si tout le monde est chaud, en avant !

*Insérez le Disque Deux.*