Chapitre 30 – L'Arme Saphir S'Affirme

Une lumière vive. Aveuglante, même. Ce flash qui brûlerait la plus résistante des rétines se poursuivit quelques secondes avant de s'évanouir petit à petit. Nul ne sut jamais d'où venait cet intense éblouissement, mais c'était dans le jeu d'origine, alors autant le mettre ici aussi. Toujours est-il que Tifa, ouvrant les yeux, se découvrit allongée sur une table d'opération. Afin de soulager l'auteur de ces lignes, tous les personnages de cette parodie retrouveront à présent le nom qu'ils avaient jusqu'alors.

Tifa : Qu… qu'est-ce que…

Barret : Coucou !

Tifa : Barret ! Tu es resté à mon chevet ?

Barret : Ben ouais mais t'façons, on est bloqués ici.

Tifa : Oh. Où sommes-nous ?

Barret : À Jambon.

Tifa : Pardon ?

Barret : Quand j'ai demandé, on m'a dit « Le porc de Jambon ».

Tifa : Ce n'était pas plutôt « Le port de Junon » ?

Barret : Ah ouais, voilà.

Tifa : Est-ce que tu peux ouvrir les stores, s'il te plaît ?

Barret : Hop-là !

Dehors, sous le soleil couchant, l'océan s'étendant à perte de vue. Mais si les fenêtres de cette chambre-prison donnaient sur le littoral, il était également possible de voir, sur le côté, un gigantesque canon, sans doute le plus grand du monde. Mais le plus spectaculaire était cette énorme boule rougeoyante qui occupait une bonne partie du ciel.

Tifa : Oh non ! Le Météore !

Barret : Quoi ?! C'est pas le soleil, ça ?! Je me disais aussi que c'était bizarre qu'il se couche pas de toute la semaine…

Tifa : Attends… comment ça, « de toute la semaine » ?

Barret : Ouais, c'est le temps que t'as dormi.

Tifa : Mon dieu… et Cloud, pendant ce temps, qui…

La porte derrière eux s'ouvrit avant qu'elle ait fini sa phrase. Le président Rufus en sortit, accompagné de Scarlet et d'une poignée de soldats de la Shinra.

Rufus : Quel dommage. Et moi qui pensais que Cloud accourrait pour vous sauver… Vous faites de bien piètres appâts… Je vais maintenant vous demander de nous suivre.

Barret : J'vais maintenant te demander d'aller te faire enculer !

Scarlet : Allons, allons, il est inutile de résister. Nous ne vous voulons aucun mal.

Tifa : Où est-ce que vous comptez nous emmener ?

Rufus : …

Scarlet : …

Rufus : À Disneyland.

Barret : En avant !

Tifa : Barret, c'est un piège. Ça se voit à des kilomètres…

Barret : Y a moyen d'aller d'abord dans le Space Mountain ?

Scarlet : Bien entendu, ho ho ho.

Tifa : Je n'aime pas du tout ça…

C'est ainsi que le duo, aux mains menottées, se retrouva à suivre docilement le directeur de la Shinra et la responsable de la section Armement jusqu'à une sorte de salle de conférence où attendaient quelques journalistes.

Tifa : Débarrassez-nous de ces menottes, ou sinon…

Barret : Dites, vous nous auriez pas un peu entubés, par hasard ?

Rufus : Tout est prêt pour votre exécution publique.

Barret : QUOI ?!

Tifa : Je le savais…

Scarlet : Réjouissez-vous ! Grâce à votre sacrifice, le peuple retrouvera le moral, ho ho ho !

Tifa : Mais vous savez bien que c'est Sephiroth, le responsable de tout cela !

Rufus : Vous sous-estimez la crédulité du peuple. Un étranger en situation irrégulière à Midgard et une femme en mini-jupe sont les meilleurs coupables qu'on puisse imaginer pour les problèmes dont les gens souffrent : chômage, insécurité, crise économique, mauvais chiffres pour le dernier film de Luc Besson, apocalypse…

Barret : … Mauvaise haleine de dirlo de la Shinra !

Tifa : Vous ne vous en tirerez pas comme ça !

Rufus : Ne pensez pas que vos petits amis seront épargnés. Nous exploiterons leur image de terroristes malfaisants pour inspirer l'effroi aux brebis que sont la populace, puis nous les exécuterons à leur tour pour rassurer nos ouailles, qu'ils placent leur confiance en nous.

Scarlet : Ho ho ho ho !

Rufus : Toi, ferme-la avec ton rire. Tu ne vaux guère mieux qu'Heidegger.

Scarlet : Qu… que…

Rufus : Mettez-vous en place. Je veux que les caméras filment vos adieux déchirants d'ici une dizaine de secondes.

*Alerte ! Alerte ! Une Arme en approche !*

Rufus : Je vais devoir vous laisser. Quoi qu'il en soit, cette exécution aura tout de même lieu. Me débarrasser de vous et de cette créature à seulement quelques minutes d'intervalle est une chance inespérée.

Scarlet : Allez ! Placez-vous ici !

Tifa : Aïe !

Barret : Raaaah !

Scarlet : Direct dans 4… 3… 2… 1…

Présentateur : Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, bonsoir. Je me trouve actuellement au port de Junon où deux terroristes très actifs sont sur le point d'être exécutés. Ces derniers sont notamment recherchés pour avoir explosé plusieurs secteurs de Midgard, déclenché la crise économique, plombé les chiffres du dernier film de Luc Besson, dépouillé les honnêtes gens de leur emploi et invoqué le Météore. Ce soir, sous vos yeux, Barret Wallace et Tifa Lockheart vont être guillotinés !

Bourreau : Aw yiss.

Tifa : Quoi ?! Mais c'est barbare ! Archaïque, même !

Bourreau : 'Vous inquiétez pas, mam'zelle. C'est une guillotine 2.0. Son interface est sous Windows.

Présentateur : M. Barret Wallace. Vous vivez vos derniers instants et êtes sur le point d'être décapités en direct. Des impressions ?

Barret : BOUYAH !

Présentateur : NOM DE…

Assistante : IIIIIiiiiiiih !

Éclairagiste : J'me tire d'ici ! C'est trop dangereux !

Bourreau : AAAAAaaaaah !

Présentateur : VOYEZ COMMENT IL EST PRÊT À TOUT ! Le condamné à mort n'a pas hésité à baisser son pantalon et ses sous-vêtements, et ce malgré les menottes !

Barret : C'est tout un art !

Présentateur : Le voilà à présent dans le plus simple appareil ! Mes amis, c'est terrible ! Après avoir anéanti tout espoir dans notre monde, voilà que cette organisation redoutable tente de réduire notre morale à néant en nous imposant la vue de… de… de…

Barret : De ma teub !

Scarlet : Coupez ! COUPEZ TOUT ! Cet imbécile a tout gâché !

Caméraman : On… on peut pas ! La caméra marche sous Windows aussi ! Ça me dit qu'elle répond pas et la souris s'est transformée en sablier ! Qu'est-ce que je fais, j'envoie un rapport d'erreur ? Ça continue de filmer !

Tifa : Bien joué, Barret ! Si j'avais su que ton exhibitionnisme nous sauverait la vie !

Barret : Ouais ! Montrer son zizi à la télé, ça a que des avantages !

Scarlet : Vous pensez vraiment vous en sortir ? Vous serez exécutés, que vous le vouliez ou non ! D'ailleurs, nous allons commencer par émasculer le chef du groupe ! Ho ho ho !

Barret : Bon, y a p'tet quelques points négatifs quand même.

Scarlet : HO HO HO !

Barret : Bande d'obsédés ! Vous l'aurez voulu !

Soldat A : AAAaaah ! Qu'est-ce que…

Soldat B : Il nous pisse dessus !

Barret : J'ai une vessie pleine, et j'hésiterai pas à m'en servir !

Tifa : Je… j'ai tellement honte…

Scarlet : ÇA SUFFIT ! Bourreau ! La guillotine est-elle prête ?

Bourreau : Ben c'est-à-dire que ça bugue pas mal non plus de mon côté ! J'ai un écran bleu de la mort depuis toute à l'heure et… ben… ça marche pas des masses…

Scarlet : RAAAAAH ! En l'absence du directeur, JE suis responsable de cette exécution ! Tant pis si elle n'a pas lieu devant les caméras, tant pis si elle n'a pas lieu à la guillotine ! Il y a une chambre à gaz juste au fond de cette salle, alors envoyons-y la jeune femme ! Toi, le baraqué, tu resteras là à imaginer les tourments que subit ton amie !

Tifa : Lâchez-moi ! Aaah !

Barret : Ha ha ! Approchez donc que je vous… Merde ! Le réservoir est vide !

Soldat A : Ha ! Et maintenant on va t…

Barret : Peuh !

Soldat A : AAAaaah ! Il m'a craché dessus ! Je demande une prime de risque !

Barret : Grâce à ma maîtrise de mes fluides, j'suis invincible !

Et tandis que cette scène pitoyable se poursuivait, la membre d'Avalanchois était retenue prisonnière de l'autre côté de la lourde porte de métal.

Tifa : Qu'est-ce que je peux faire ? Maintenant que je suis attachée sur cette chaise, je ne peux rien faire d'autre qu'attendre ma mort… Zut, ça y est, voilà le gaz !

Et en effet, de la fumée commençait à envahir petit à petit la pièce et Tifa, sans échappatoire, commençait à paniquer lorsqu'elle se rendit compte qu'avec des réductions de budget drastiques destinées à financer l'armement, la Shinra avait dû remplacer le zyklon B par une fumée bien moins dangereuse.

Tifa : De… la vapeur d'eau ?

Soldat B : Ça y est, Madame Scarlet, j'ai enfermé la fille !

Scarlet : Tu… tu… tu m'as appelé « madame » ?

Soldat B : Ben oui, je… enfin j'ai pensé…

Scarlet : C'EST MADEMOISELLE SCARLET ! JE VAIS TE BRISER LES GENOUX !

Soldat B : AAAaaaah ! Je démissionne !

Soldat A : Moi aussi ! J'ai pas signé pour me faire couvrir de crachats !

Barret : Ho ho ho ! Fuyez donc, lâches que vous êtes !

Scarlet : Revenez ! Infâmes déserteurs !

? : Ahem…

Scarlet : Qu'est-ce que tu veux, le journaliste obèse ?

? : Dites-moi… est-ce que cet objet vous dit quelque chose ?

Scarlet : C'est un… spray à gaz soporifique ?!

? : Tout juste.

*Pshiiiit*

Barret : Ouah ! T'es qui ?

Son sauveur retira alors son déguisement, révélant un personnage de la même corpulence, en la personne de Cait Sith.

Cait Sith : Je suis venu vous sortir de là !

Barret : Mais… mais tu bosses pas pour la Shinra, normalement ?!

Cait Sith : Disons que… je suis un farouche opposant à la peine de mort.

Barret : Ah ouais ! Moi aussi ! C'est inhumain, comme châtiment ! J'aimerais trop qu'on l'abolitionne ! Enfin sauf pour les pédophiles ! Et les violeurs ! Et les meurtriers ! Et les terroristes ! Et ceux qui écorchent les chansons de Jacques Brel ! Mais pour le reste, il faut vraiment qu'on l'interdise, c'est une aberration !

Cait Sith : Comment pouvons-nous faire sortir Tifa de cette salle ?

Barret : Raaah ! Ça s'ouvre pas ! Tiens bon, Tifa !

Cait Sith : Je ne suis pas certain qu'elle nous entende…

Barret : Gnnnn !

Cait Sith : On n'y arrivera pas comme ça ! Allez viens, on va trouver un autre moyen !

Laissons-là ce duo hétéroclite pour nous intéresser à ce qu'il se passe au dehors. Rien, pour le moment. Mais après ces quelques secondes de calme, un son aussi soudain que bruyant vint troubler la quiétude des eaux du littoral : celui d'un canon long d'un kilomètre. L'explosion, au loin, provoqua un énorme clapotis qui éclaboussa sans nul doute l'Arme, encore trop éloignée pour être visible. Car il fallait être idiot pour penser qu'un tir à l'aveugle aurait raison de l'un de ces monstres gigantesques.

Heidegger : BOUAHAHAHA ! ON L'A EU !

Rufus : Je n'en suis pas si sûr.

Heidegger : Quoi ? Mais si ! Z'avez vu cette explosion ? BAM ! BADAPLOUF ! Kaput, l'Arme bizarroïde !

Rufus : D'ailleurs, je ne me souviens pas vous avoir demandé de tirer.

Heidegger : Ben c'est qu'à la base, c'était qu'un tir de semonce !

Ce n'est qu'à cet instant que d'autres remous apparurent à l'horizon. Puis ce fut au tour d'un aileron de se montrer. Bientôt, c'est toute une Arme qui émergea pour nager à une vitesse époustouflante vers le port militaire. L'Arme de Saphir était prête à tout détruire sur son passage.

Heidegger : Merde ! Y en a une autre !

Rufus : Non, c'est toujours la même.

Heidegger : Ah ouais, peut-être.

Rufus : Elle s'approche dangereusement. Tirez encore une fois.

Heidegger : C'est-à-dire que… ça prendra un p'tit moment avant qu'on puisse faire feu à nouveau…

Rufus : QUOI ?! Mais l'Arme sera là d'ici quelques minutes à peine !

Heidegger : Ah ben c'est pas un canon de pédé, ça, monsieur le directeur. La Sœur Ray, c'est une vraie arme de destruction massive, même si elle a un peu un nom pourri !

Rufus : Je veux que ce maudit canon soit opérationnel au plus tôt !

Retrouvons la paire d'évadés, qui taillait son petit bonhomme de chemin entre les cadavres de soldats de la Shinra pour finalement se retrouver dehors.

Cait Sith : C'est la panique, ici !

Barret : Saloperie d'Arme ! Elle va niquer la Shinra à notre place ! Elle nous vole notre travail !

Cait Sith : Oui, mais surtout : elle risque aussi de nous tuer en même temps !

Nos deux lascars tombèrent alors nez à nez avec une jeune, très jeune mendiante.

? : Une matériaaa pour une pauvre ninjaaa…

Cait Sith : Qu'est-ce que tu fais ici, Youffie ?

Barret : Moi aussi, j'devrai faire ça pour devenir un super shitnoobie ?

Youffie : Shinobi ! Et j'pensais que vous étiez tous morts, alors j'me suis dit que j'allais me reconvertir dans la mendicité, mais ça marche pas fort.

Cait Sith : Oui, oui, si tu veux, mais il faut qu'on parte !

Barret : Ouah ! Vous avez vu ce gros truc dans l'eau ? C'est sacrément moche !

Youffie : Ouais ! C'est exactement comme dans…

Barret : Pacific Rim !

Youffie : Nan, Evangelion !

Barret : Pacific Rim !

Youffie : Evangelion !

? : J'offre céans de blanches et jolies colombes

À qui évitera que ce monstre me plombe

Barret : …

Youffie : …

Cait Sith : …

? : C'étaient des pacifiques rimes.

Youffie : Contente de te revoir, Rouge XIII !

Barret : Ouais ! Plus on rit, plus on est fous !

Cait Sith : On n'a pas le temps pour ça ! Allez, venez de ce côté.

Le chat télécommandé mena ses deux comparses vers un aéroport où les attendait… un gigantesque aéronef.

Barret : OUAH ! FAUT TROP QUE J'PILOTE ÇA !

Cait Sith : Zut, j'ai dû me tromper quelque part.

Youfie : Pourquoi ça ?

Cait Sith : Je voulais vous mener hors de la ville.

Youffie : Bon, il faut qu'on aille où, alors ?

Cait Sith : Je vais trouver un meilleur chemin, ven… Barret ?

Barret : FAUT. TROP. QUE. J'PILOTE. ÇA.

Cait Sith : Barret ! Non ! Attends !

Quittons un instant le quatuor nouvellement formé pour nous intéresser, une fois de plus, à Tifa.

Tifa : Je crois que je risque plus de mourir de faim que d'asphyxie, moi…

Ce n'est qu'à cet instant, alors que tout semblait perd… enfin… alors qu'elle s'apprêtait à attendre un sacré bon bout de temps, qu'elle aperçut un petit objet brillant au sol.

Tifa : Mais… non… ne me dites pas que… ils seraient aussi IDIOTS que ça ?

Pendant ce temps, dans les vestiaires des soldats.

Soldat B : Dites, quelqu'un aurait vu la clé des chaînes que j'avais sur moi toute à l'heure ?

Soldat C : Du tout.

Soldat E : Non plus.

Soldat H : Désolé.

Soldat Q : Sérieux, Jean-Gilles, un jour c'est ton cerveau que tu vas paumer !

Au même moment – il s'en passe des choses – face au canon Sœur Ray, une arme extrêmement moche, à la peau bleu marine et aux yeux jaune sombre, prenait sa respiration avant d'envoyer un rayon déflagrateur sur la coque de la forteresse d'acier... touchant comme par enchantement la cellule de Tifa, laquelle s'en sortit indemne, bien entendu.

Tifa : On dirait que j'ai plutôt de la chance… Je me suis à peine libérée de cette chaise que j'ai une issue de sortie qui me tend les bras !

Mais dehors, l'immense créature se préparait à une nouvelle attaque, qui ne serait sans doute pas sans conséquence sur la sûreté des personnages exposés à ses assauts. Mais tandis que l'Arme Saphir chargeait de l'énergie dans sa bouche pleine de dents, un grand BOUM provenant de Sœur Ray mit fin à ce danger d'un tir en pleine tête qui la décapita d'un coup. Toutefois, si ce péril était écarté, un autre vint bientôt menacer la tenancière de bar, notamment à travers les bruits, de l'autre côté de la porte, qui retinrent son attention.

Scarlet : Dépêchez-vous de l'ouvrir ! J'ai un mauvais pressentiment à propos de cette garce !

Tifa : Je ferais mieux de me presser !

Mais une fois dehors, la barmaid du groupe fut horrifiée de voir qu'il lui fallait descendre une structure en métal extrêmement lisse, et qu'une chute lui serait probablement mortelle. Mue par son instinct de survie, elle se hasarda malgré tout à descendre vers la base du canon, mais glissa comme il fallait s'y attendre, et s'écrasa cent mètres plus bas en se transformant en purée de… enfin non, vu que dans les jeux vidéo japonais, il est impossible de mourir d'une chute. La gravité est une force extrêmement complaisante.

Tifa : Aïe… j'ai un petit peu mal…

Les jambes endolories, la captive entreprit de fuir en direction de… du bout du canon. Aka un cul-de-sac. D'accord.

Tifa : Zut ! Où est-ce que je vais, maintenant ?

Sauf que, Ô SURPRISE, elle avait été rattrapée par celle-là même qu'elle fuyait. Et la haute responsable de la Shinra était accompagnée de deux gardes armés.

Scarlet : C'est fini pour toi, petit pute.

Tifa : Je peux me défendre !

Scarlet : Ha ! J'ai deux soldats avec moi ! Maintenant, réglons ça de femme à femme !

La méchante s'approcha alors de son ennemie et s'apprêta à lui mettre la claque du siècle lorsque…

Scarlet : Qu'est-ce que tu…

Tifa : Je ne vais pas perdre mon temps en claques !

Elle la souleva alors, et la porta jusqu'au bout du canon.

Scarlet : NE FAIS PAS ÇA !

Tifa : J'espère que tu sais nager, Madame Scarlet.

Scarlet : C'EST MADEMOISELLE SCARLEEEEEEEEEEeeeeeeeeeet…

Et après un bref « plouf », la combattante fut livrée aux tirs des deux soldats de la Shinra qui ne se firent pas prier pour… pour… eh bien alors ?

Jean-Gilles : Pssst… Jean-Yann… J'ai oublié les munitions…

Jean-Yann : UN JOUR, TU VAS VRAIMENT OUBLIER TON CERVEAU !

Mais alors que Tifa était décidée à en finir avec les deux adversaires désarmés qui lui faisaient face, une voix se fit entendre derrière elle.

? : Saute !

Tifa : Que… d'ici ? Non ! C'est trop dangereux ! Qui parle ?

? : SAUTE !

Tifa : C'est très haut ! Je n'ai pas l'intention de… Hein ?

C'est à ce moment précis qu'un aéronef massif s'éleva face au canon et qu'un Barret, sur le pont, tendit les bras vers la fugitive en hurlant.

Barret : SI TU SAUTES PAS, ON PART SANS TOI ET PERSONNE D'AUTRE DANS LE GROUPE SAIT FAIRE MARCHER UN GRILLE-PAIN !

Tifa : Aaaah ! J'arrive !

Elle prit son élan, puis bondit en direction de la machine volante qui, trop loin, lui échappa. Mais fort heureusement, la corde qui pendait en dessous lui permit de se rattraper. Elle n'eut alors plus qu'à remonter jusqu'au pont pour retrouver un Barret aux anges et une Youffie en proie à un intense mal des transports.

Barret : LES ARÉONEFS, C'EST COOL !