Chapitre 35 – L'Attaque de l'Arme Jésus
Rouge XIII : Papy ! Papy !
Cloud : Doucement, Rouge XIII ! On court pas aussi vite que toi, nous !
Garde : Ah, Nanaki. Toi être reven…
Rouge XIII : Pas le temps, j'dois voir papy !
Ce dernier était, dans le confort de sa maison au sommet de Cosmo Canyon, tranquillement assis sur la sphère verte flottante qui l'emmenait partout.
Bugenhagen : Voilà Nanaki enfin te.
Barret : On a quelques questions pour toi, Tortue Géniale !
Bugenhagen : Répondre un je me ferai d'y plaisir.
Barret : Quoi ?! Tu vas te faire COMBIEN de plaisirs ?
Bugenhagen : Que tu crois ce n'est ce pas.
Barret : Je croasse pas, moi, espèce de pervers ! J'suis pas une grenouille !
Cloud : Que quelqu'un éloigne Barret d'ici ou bien on risque d'en avoir pour des heures.
Youffie : Allez viens, Kuro-Ninja, j'vais te montrer comment on se dissimule dans l'ombre derrière son doigt !
Barret : Oh ouais !
Cid : Surtout pas ! Il risquerait de s'en servir pour voler des télés !
Tifa : Nous sommes toute ouïe, monsieur Bugenhagen.
Bugenhagen : Dise que vous-voulez je que vous ?
Cloud : Mmh… ça doit vouloir dire que…
Rouge XIII : Je vais vous faire la traduction : « Que voulez-vous que je vous dise » ?
Cait Sith : Eh bien on s'était dit que… peut-être… vous auriez… des réponses…
Bugenhagen : Quoi à des réponses ?
Rouge XIII : « Des rép… »
Cloud : On a pigé, merci. Ben… des réponses aux questions qu'on serait susceptibles de se poser, genre « qu'est-ce qu'on est censés faire maintenant ? ».
Bugenhagen : …
Cloud : …
Bugenhagen : Peu vous cons un êtes.
Rouge XIII : Ça non plus, je le traduis pas ?
Vincent : Il n'en voit guère la nécessité, en effet.
Cloud : Non mais sérieusement… je veux dire… Soit on latte la gueule à Sephiroth et le Météore nous raye de la carte, soit on trouve un moyen de faire péter ce caillou géant et l'autre salopard aux cheveux gris nous entraîne de toute façon dans la tombe. On est un peu bloqués, quoi.
Bugenhagen : Moyen il repousser le existe un Météore pour.
Tifa : Ah ! Et lequel est-ce ?
Bugenhagen : Matéria la Sacre.
Cloud : Sacre ? J'en ai jamais entendu parler.
Bugenhagen : La amie votre possédait Aerith.
Tifa : Vous êtes sûr que ce n'était pas plutôt la matéria Voler qu'elle portait toujours sur elle ? Je me souviens même l'avoir vue tomber à l'eau…
Bugenhagen : Oui ha. Tromper peux me je, savez vous.
Cloud : Ça nous avance pas beaucoup, tout ça…
Bugenhagen : Cité partons des pour Anciens la.
Cid : Euh… j'ai bien compris ce qu'il a dit, là, nan ? Il propose bien…
Rouge XIII : De retourner dans la Cité des Anciens, là où Aerith repose, ouais.
Cloud : J'avais pas prévu ce genre de détour, mais j'imagine que le vieux doit avoir un plan génial en tête.
Mais ils n'eurent pas fait trois pas dehors que…
Barret : BOUYAH NO JUTSU !
Vincent : AAAAAaaaaah !
Barret : Ho ho !
Cid : Tu vas regretter d'avoir fait peur à mon pote, toi !
Youffie : Barret ! 'Faut pas crier quand t'es caché dans les ténèbres ! C'est un coup à se faire repérer !
Barret : Ah zut, j'y avais pas pensé…
Cloud : Allez, tous les deux, ramenez-vous. On retourne à la Cité des Anciens.
Barret : Ah, z'avez enfin décidé d'aller récupérer le portefeuille sur le cadavre d'Aerith ?
Cloud : Aussi tentant que ça paraisse, non. On va se renseigner à propos d'une matéria ultime, l'opposé de Météore. Ça s'appelle Sacre.
Youffie : …
Cloud : Ça va, Youffie ?
Youffie : Huh huh.
Cloud : T'as ouvert les yeux vachement grand.
Tifa : C'est… une étoile que je vois briller dans ton œil droit ?
Vincent : Il miserait davantage sur une lueur d'avidité.
Rouge XIII : Elle a un Sacré regard.
Youffie : Huh.
Mais plutôt que de s'épancher davantage sur l'expression oculaire de la jeune ninja, le groupe à nouveau réuni opta pour partir sans plus tarder de Cosmo Canyon. Disposant cette fois-ci d'un aéronef rapide comme l'éclair et confortable comme un petit nuage doté du Wifi, ils ne mirent tout au plus qu'une petite vingtaine de minutes pour parvenir dans la vallée où reposait, immobile depuis une éternité, le village des Cetras.
Cloud : Toujours aussi triste, ce village…
Tifa : Oui, et il l'est encore plus depuis… cet incident…
Cloud : Hé, attends une petite minute…
Cid : Nan mais je rêve !
Il ne rêvait pas. À une quarantaine de mètres, un groupe de touristes japonais était en train de prendre en photo la façade d'une maison-coquillage.
Cait Sith : C'est… c'est un manque de respect vis-à-vis de cette civilisation disparue !
Vincent : Et cela salit la mémoire de la défunte comparse.
Cloud : Hé ! Vous !
Touriste : Watashi tachi ?
Cloud : Dégagez ! C'est un lieu sacré, ici !
Touriste : Demo…
? : Et sur votre gauche, vous pouvez apercevoir le premier groupe d'êtres humains à s'être aventurés dans cet endroit reculé depuis la chute de cette glorieuse civilisation. Coucou, Cloud.
Cloud : Aerith ! Qu'est-ce que tu fous ?
Fantôme d'Aerith : Ça se voit pas ? Je me fais un peu de blé en instrumentalisant la culture de mes ancêtres.
Tifa : Ne sois pas ridicule, tu n'as pas besoin d'argent, dans ton état actuel.
Fantôme d'Aerith : Je suis devenue un fantôme, cocotte, pas un hippie. Je vends du cannabis, je le fume pas, moi.
Cloud : Et ça te gêne pas que des gens qui ont rien à faire ici foulent le lieu de ta mort, comme ça ?
Fantôme d'Aerith : Tant qu'ils paient, ça me va. Tiens, en parlant de ça…
Cloud : T'es sérieuse ? On va quand même pas casquer pour…
Rouge XIII : On a casque-asser d'ici vite fait après avoir fait ce pourquoi on est venus.
Fantôme d'Aerith : Raaah ! Tant pis ! Ça va pour cette fois, la visite guidée est offerte par la maison !
Cloud : Merci beaucoup, mais on se passera de la visite guidée. On va juste aller dans ce bâtiment, là-bas, j'ai vu Bugenhagen y aller.
Fantôme d'Aerith : Ah non ! Il est tellement bizarre qu'il va voler la vedette à ces maisons bidons en forme de conques !
Tifa : Dans tous les cas, allons le voir !
Le vieil homme, à l'abri des appareils photo, se caressait la barbe dans un vaste bâtiment, lequel n'avait pas été visité par nos amis à leur première venue ici (comme tout le reste du village, on ne peut pas vraiment dire qu'ils soient la curiosité incarnée). Au centre de la grande salle, une plateforme était reliée par un pont. Pour y accéder, le groupe fut forcé de faire le tour. Ils découvrirent alors, derrière le vieil homme, un énorme cristal incrusté dans un arbre. Le sol autour du tronc était orné d'inscriptions incompréhensibles, que seul un Cetra aurait pu déchiffrer.
Tifa : C'est vraiment impressionnant…
Bugenhagen : Inscriptions des utiles ces fournissent très informations.
Cloud : Vous pouvez les déchiffrer ?
Bugenhagen : Non bien que sûr. Pas ne ridicule soyez.
Cloud : Oh.
Cait Sith : Comment peut-on déchiffrer ce qui est écrit, alors ?
Fantôme d'Aerith : En me demandant, peut-être ?
Barret : Ben et tes touristes, alors ?
Fantôme d'Aerith : Ils sont en pause déjeuner.
Vincent : Qu'est-il marqué, dans ce cas ?
Fantôme d'Aerith : « Celui qui lit ceci est un abruti. » et là « Rouge XIII, tu pues, lol. »
Rouge XIII : Ce lieu pues-lul de hooligans, c'est moi qui vous le dis.
Cloud : Sérieusement, Aerith…
Fantôme d'Aerith : J'invente rien ! C'est vraiment écrit ça ! Tu peux vérifier sur Google Translate !
Cloud : …
Fantôme d'Aerith : Bon, cela dit, c'est peut-être mon écriture… Il faut dire que j'avais beaucoup de temps à perdre à la fin du premier CD, avant que vous arriviez.
Cid : Raaaah ! On saura jamais rien sur cette connerie de Sacre !
Fantôme d'Aerith : Sacre ? Ah ben ça, je connais.
Tifa : C'est vrai ?!
Fantôme d'Aerith : Tout à fait, ma jolie, tout à fait.
Cloud : Tu sais comment on peut l'avoir ?
Fantôme d'Aerith : Tu peux pas vraiment « l'avoir », mon mignon, ce sort-là est très spécial. Désolée, Youffie, c'est pas une matéria que tu peux voler.
Youffie : Raaah…
Fantôme d'Aerith : Je serais ravie de vous fournir d'autres informations, mais j'ai des touristes à renseigner, et il se trouve que EUX, ils me paient.
Barret : Ah ben nan ! Reviens !
Cid : Enfoirés de japs ! Ils nous volent nos infos ! Ça commence comme ça, et ensuite c'est notre travail pis notre culture !
Tifa : Aerith était notre seule source d'informations…
Bugenhagen : Ahem.
Cloud : Non mais 'faut dire que vous êtes pas très utile, niveau renseignements, depuis qu'on est arrivés ici.
Bugenhagen : Des moi apportez Anciens la Clé, nous et verrons.
Cait Sith : Et où est-ce qu'on peut trouver ça ?
Bugenhagen : « Lieu n'atteint un que Soleil le jamais »
Rouge XIII : C'est Clé-r pour tout le monde ? « Un lieu que le Soleil n'atteint jamais ».
Barret : L'intérieur d'une boîte fermée !
Cloud : J'en suis pas si sûr.
Barret : Zut, j'en étais pourtant certain.
Youffie : Un trou noir ?
Cid : Sous un parasol ?
Cloud : Non mais faites un effort, là, c'est presque pire que la proposition de Barret.
Vincent : Et qu'en est-il des abysses ?
Cait Sith : Je sens qu'on se rapproche de la réponse !
Cloud : C'est vrai que c'est pas con, en plus on a quasiment pas exploré les fonds marins. Le seul souci, c'est…
Tifa : Cet énorme monstre qu'on a vu déchiqueter le sous-marin rouge ?
Cloud : J'en ai encore fait un cauchemar la nuit dernière.
Cid : Allez, fais pas ta tarlouze ! On l'évitera !
Cloud : Bon… en route, alors.
Bugenhagen : Ici attendrai je vous.
En sortant, ils ne virent aucune trace de leur camarade fantomatique, signe qu'elle était probablement partie montrer le temple caché où elle avait perdu la vie à ces visiteurs venus de lointaines contrées. Nos compagnons, quant à eux, retournèrent en vitesse à l'Hautvent, à partir duquel ils gagnèrent leur sous-marin récemment acquis, et qui était « garé » non loin de Junon. Heureusement, il était protégé par un bouclier d'incohérence, qui empêchait la Shinra de venir s'en emparer et dissuadait toujours Jean-Toto, Jean-Fred et le Caporal de s'évader pour retrouver leur famille.
Jean-Fred : Ah, bonjour !
Cloud : Vous êtes toujours là, vous ?!
Tifa : Je dois avouer que je ne m'attendais pas à vous trouver ici…
Jean-Toto : J'ai fait du café, vous en voulez ?
Barret : Ah ben c'est pas de refus !
Caporal : Quelqu'un a de la lessive à faire ? Je vais bientôt lancer la machine.
Cid : Y fallait justement que je lave mes chaussettes !
Youffie : Ouais, on était tous arrivés plus ou moins au même constat…
Cloud : Bon ben pendant que vous vous occupez de ça, on va mettre le cap sur… euh… ben je sais pas trop. C'est grand, un océan. Vous suggérez quoi ?
Cait Sith : On pourrait longer les parois rocheuses la recherche d'une cavité… S'il y a bien un endroit où les rayons du Soleil ne risquent pas d'atteindre le sol, c'est bien dans ce genre d'endroits.
C'est ainsi que le sous-marin jaune, dont l'intérieur sentait à présent une espèce de mélange entre l'eau de javel et le café, se mit à explorer les bords de cette zone maritime explorable qui se limitait – ça n'a pas encore été précisé – à l'espace séparant les Continents Est et Ouest. Comble du malheur, toutefois, l'Arme Émeraude avait eu la même idée qu'eux. Et dans le sens inverse. C'est-à-dire en arrivant très vite vers eux.
Tifa : Oh.
Vincent : Hum…
Youffie : Ah !
Cloud : Merde.
Barret : BABAR TOUTE !
Cid : ON DIT BABÔRD !
Barret : J'M'EN FOUS, D'ABORD !
Cid : NON ! « BABÔRD » !
Rouge XIII : Ba-bordel, Cid, le moins qu'on puisse dire, c'est que t'as le sens des priorités.
Cloud : Fermez-la, il faut qu'on trouve un…
Cait Sith : Regardez ! Il y a un trou sur la droite ! Exactement ce qu'on cherchait !
Cloud : C'est tellement inespéré que c'en est presque suspicieux ! Allez, on plonge dans le trou, et fissa !
Mais aussi suspicieuse que soit la présence plutôt pratique d'une cachette recelant un objet-clé nécessaire à leur avancement, elle leur avait évité une confrontation mortelle avec un ennemi qui ne les avait pas vus.
Youffie : Dites, ce truc qu'il y a devant… ce serait pas… ?
Tifa : La Clé des Anciens ? Ça en a tout l'air…
Cloud : Je me demande ce que j'ai bien pu faire pour plaire à la divinité qui veille sur nous…
Bien entendu, il se rappela sitôt ces mots naïfs prononcés que la vérité était toute autre. Ses tripes se nouèrent. Il s'agissait d'un bien grand fardeau à supporter que de connaître la vérité. Une chance qu'il puisse partager celle-ci avec Tifa. S'arrachant à ces pensées néfastes pour sa productivité, il ordonna alors la saisie de la grande Clé des Anciens, plantée dans le sol, qui s'apparentait davantage à une espèce de bâton orné de plusieurs « branches » perpendiculaires. Mais sa description importait peu : le principal, c'était qu'ils aient mis le grappin dessus.
Tifa : Très bien !
Cait Sith : Hourrah !
Youffie : Ouais !
Jean-Toto : Le nouveau thermos de café est prêt !
Barret : Ça déchire !
Caporal : La lessive est terminée !
Cid : Génial !
L'ambiance, au retour, fut des plus festives. Du moins jusqu'à ce qu'emportés par leur joie caféinée, nos héros ne manquent d'entrer dans le champ de vision de l'immense bête qui sillonnait le fond des mers. C'est donc avec un entrain un peu plus retenu et une prudence accrue (doublée d'un nouvel infarctus pour Cid et une lessive de slips souillés) que le submersible émergea bientôt. Après un court trajet en aéronef, nos amis étaient prêts pour retrouver le « grand-père » de Rouge XIII, mais c'était sans compter sur…
Fantôme d'Aerith : Re ~
Cloud : Ah, euh…
Fantôme d'Aerith : Je vous ai vus partir puis revenir… vous êtes conscients que ça compte comme deux visites, hein ? Et puisque la première était gratuite…
Cloud : Écoute, on a vraiment pas de quoi te pay…
Fantôme d'Aerith : Cloud, Cloud, Cloud, tu devrais comprendre qu…
Rouge XIII : Recule ! J'ai des vannes qui valent pas un clou-d, et j'hésiterai pas à m'en servir !
Barret : Ouais, et moi j'suis prêt à appeler les Ghostbastards sur le PHS s'y faut !
Cid : Du balai ! Ouste ! Dehors, les morts ! La vie aux vivants !
Fantôme d'Aerith : Non mais c'est quoi, cette rébellion ? Dis-donc, Cloud, tu cautionnes ça ? Malgré tous ces délicieux moments qu'on a passés ensemble ?
Tifa : Hein ?!
Cloud : Euh… b… bien sûr que non… J'veux dire… euh… si je paie en points, ça ira ?
Fantôme d'Aerith : Ha ha ha ! Bon allez, comme t'es trognon comme tout quand tu rougis, tu t'en sors avec une baisse de 10 points. Mais attention, hein ! La prochaine fois que vous venez sans payer, je vous hante tous jusqu'à ce que vous vous jetiez par une fenêtre ! Au douzième étage, si possible. Sayonara !
Débarrassé de l'embarrassante ectoplasme qui leur barrait la route, ils purent se rendre dans le grand bâtiment qu'ils avaient quitté tantôt et y trouvèrent le sage Bugenhagen qui s'y curait nonchalamment le nez.
Bugenhagen : Expliquer je tout peux.
Barret : C'est bien vrai ça ! T'en as, du toupet !
Cloud : On a ta Clé des Anciens.
Bugenhagen : Bien fort.
Avec un grand sourire, il se saisit du bâton et l'enfonça dans un orifice tout juste prévu à cet effet sur le sol. C'est alors qu'un mécanisme incroyablement complexe se mit en branle : une mélodie retentit, comme si la Clé ne servait qu'à actionner une boîte à musique. Puis le socle qui la supportait s'éleva, et la lumière projeta les ombres des branches du bâton sur le mur. Des détecteurs reconnurent la signature de la clé et plusieurs sons magiques furent émis en morse, lesquels furent reconnus par un oiseau qui n'avait pour seul but que de lâcher une pierre sur un interrupteur en hauteur. Cet interrupteur activa alors, par magie, un bras mécanique qui joua à pile ou face avec une pièce antique. Comme c'était pile, un rocher faisant office de barrage en hauteur se retira alors, laissant couler une cascade d'eau sur la plateforme entourée par le cristal. Quant à l'oiseau, il repartit se coucher, fier d'avoir pu servir à la tâche pour laquelle lui et ses ancêtres attendaient dans ce coin puant depuis des millénaires.
Cloud : Ah ouais, quand même.
Barret : Vous croyez qu'on peut le refaire ?
Bugenhagen : Présent à voyez. Apparaissent images des !
Et en effet, comme l'affirmait le vieux Cosmo-Canyonais avec sa syntaxe bien à lui, sur l'eau de la cascade s'affichait des images. Les Cetras avaient inventé le cinéma il y a des millénaires, et ce qui était en train de dévoiler sous leurs yeux n'était autre qu'une comédie sentimentale de l'époque que Bugenhagen regardait avec un paquet de pop-corn coincé sous le bras.
Cloud : Mais…
Bugenhagen : Chut !
Rouge XIII : Papy, chut-out à coup pris d'un doute… on est venus ici pour en apprendre plus sur Sacre ou pour que tu mates un film ?
Bugenhagen : Télévision Cosmo de pas n'avons Canyon nous à.
Rouge XIII : Ah bon…
Bugenhagen : Pas vous Sacre pour ne inquiétez. Qu'elle Aerith occuperait s'en m'a dit.
Rouge XIII : Elle a dit ça ?!
Tifa : Aerith compte se charger du sort Sacre ? Mais… c'est un fantôme !
Cloud : Peut-être, mais elle avait aussi l'air de savoir en quoi consistait ce sort, alors autant lui faire confiance.
Bugenhagen : Seulement elle quand Sephiroth sort vous occupiez l'empêchera lancer étiez besoin avait m'a vous qu'elle partis que vous de qui de dit le.
Cloud : …
Tifa : …
Youffie : …
Cloud : Quoi ?
Rouge XIII : Il… euh… en gros, pendant qu'on était sous l'eau, Aerith lui a dit que Sephiroth risquerait de la gênerait pour lancer Sacre, et qu'il fallait qu'on s'occupe de son cas.
Cloud : Oh, ça marche.
Tifa : Très bien, il est temps de nous occuper de lui !
Youffie : Ouais !
Vincent : En route.
Rouge XIII : Bon film, papy !
Barret : À plus, Haagen-Dazsgen !
Bugenhagen : Chut.
Mais les choses étaient un petit peu plus compliquées que cela. En effet, sitôt sortis du village – dans lequel ils cherchèrent en vain Aerith pour demander la confirmation des dires du vieil homme – le sol trembla sous leurs pieds.
Cloud : Qu'est-ce que c'est, cette fois ?
Cette fois, c'était une nouvelle Arme. Celle-ci surgissait peu à peu des flots au nord du Continent Est et… se dirigeait petit à petit vers Midgard. D'une couleur blanche, dotée de larges, très larges épaulières, d'un joyau rouge au milieu du ventre et avec un visage qui marquait une certaine ressemblance avec un Gundam, cette créature avait également ceci de particulier qu'elle marchait sur l'eau. Appelons-la donc Arme Jésus. Voilà, vous savez enfin pourquoi ce chapitre porte ce titre.
Cid : Eh MERDE !
Tifa : Si jamais il atteint Midgard…
Barret : Bah ! Y a que des ploucs, là-bas !
Cait Sith : Hé, j'y suis aussi, je te rappelle ! C'est de là que je contrôle Cait Sith !
Barret : Oh.
Tifa : Et Marlène y est aussi !
Barret : OH !
Cloud : Voilà, donc on a tout intérêt à l'empêcher d'atteindre la capitale.
Cid : Quoi, sous prétexte qu'y a une morveuse et un mec qui nous a trahis là-bas, il faudrait qu'on risque nos peaux ?
Cloud : Exactement, alors maintenant tu montes avec nous sur le Hautvent ou bien on enrôle un arabe dans l'équipe.
Cid : D'accord ! D'accord ! Je ferai tout ce que vous voudrez !
Tifa : N'empêche, ça aurait fait un peu plus de diversité…
Youffie : Et ce sauvetage, alors, on s'en occupe ?
Cait Sith : On s'y met de ce pas !
Mais tout compte fait, ils auraient tout aussi bien pu rester là à débattre de longues minutes, car il était bien entendu inconcevable d'affronter l'Arme tant qu'elle était encore sur l'eau. Aussi le Hautvent dut-il se poser non loin de la mégalopole pour que le groupe attende sur la plage l'arrivée de l'être surpuissant… qui était incroyablement lent.
Cloud : Désolé les gars, mais ce sera sans moi…
Cid : Tapeeeeette !
Tifa : Ça aurait été trop risqué, de toute façon.
Cait Sith : Oui, je le sentais mal, moi.
Barret : Et je relance de 200 jetons ! Ho ho !
Rouge XIII : Je ton-be des nues ! T'as un si bon jeu que ça ?!
Tifa : Pour « Captain Poisse », il est plutôt chanceux…
Barret : J'vois pas de qui tu veux parler ! Personne connaît l'identité de Captain Poisse ! Enfin d'vous à moi, j'pense que c'est Bruce Wayne !
Youffie : N'empêche, si ça se trouve il bluffe super bien !
Cloud : Barret ? Bluffer ? J'aimerais bien voir ça !
Vincent : Il… n'a quant à lui toujours pas saisi les règles de ce jeu…
Cid : Bon ben y reste plus que nous quatre !
Rouge XIII : Voilà la dernière quatre…. « carte », pardon.
Youffie : Oh m… bon, tant pis, je m'arrête là, moi…
Barret : Je relance de 300 !
Cid : QUOI ?!
Rouge XIII : Il est relou avec sa relance ! Désolé, mais ce sera sans moi !
Cid : Gnnn…
Barret : Ben aloooors ? On hésiiite ?
Cid : Raaah ! Du brin ! Tu dois avoir au moins quinte flush ! Je lâche ! T'avais quoi ?! DIS-MOI ! T'AVAIS QUOI, ESPÈCE DE…
Cloud : Hé, tout doux Cid, il est pas obligé de te…
Barret : Tiens, regarde.
Cid : UN HUIT ET UN SEPT ?!
Barret : Avec les cartes du milieu, j'avais juste une paire, quoi. Ho ho.
Tifa : Barret… bluffe ? Barret… sait bluffer… Je crois que j'arriverai jamais à m'en remettre.
Youffie : Dites, c'est un peu chiant, toutes ces secousses ! On a du mal à se concentrer sur le jeu, depuis toute à l'heure !
Cloud : Ouais, c'est sûrement à cause de cette Arme qui vient de passer à côté de n… OH MERDE ! LA VOILÀ ! TOUS SUR ELLE !
Et si le combat contre l'Arme Jésus démarra un peu en retard, il n'en débuta pas moins avec de furieux assauts. Chacun y allait de ses attaques les plus dévastatrices et mages les plus redoutables, mais il leur sembla que le colosse blanc ne semblait pas dérangé le moins du monde par ces chatouilles. D'un rayon laser déflagrateur, il manqua de décimer la moitié du groupe, mais les membres de ce dernier s'acharnèrent malgré tout.
Youffie : Raaah ! Y en a marre ! Pourquoi ça refait comme avec l'Arme à Mideel ?
Rouge XIII : 'Faut pas chercher Mideel à quatorze heures, attaquons-la avec tout ce qu'on a ! Sulfura, go !
Et là-dessus, une épaisse goutte écarlate chut des cieux et le sol, sitôt touché, s'enflamma violemment. Du brasier jaillit un oiseau ardent qui ne perdit pas son temps pour déployer deux ailes flamboyantes. D'un cri, il brilla de mille feux et immola son ennemi dans son aura de fournaise.
Rouge XIII : Si l'effet du Phénix est éphémère, ça lui fait ni fée, ni rixe. Allez, nique sa mère, à lui, au FN et Nixon !
Cait Sith : Attention, il va encore tirer !
Youffie : Ouah !
Vincent : Ça n'est pas passé loin.
Barret : Merde alors, comment qu'on va le battre ?
Mais était-il réellement nécessaire de le vaincre ? Tout à coup, l'Arme Jésus se désintéressa totalement d'eux et leva la tête vers Midgard. Elle avait senti que quelque chose se préparait. Quelque chose qui ne sentait pas bon pour elle.
Rufus : Où en sont les préparatifs ?
Heidegger : Le canon Sister Ray qu'on a déplacé de Junon à ici est complètement opérationnel !
Rufus : Avez-vous informé Reeve de nos plans, comme je vous l'ai demandé ?
Heidegger : Ah ben non ! Il est tout bizarre, en ce moment ! Il est toujours dans son coin, à jouer à la Gameboy ! Ou alors c'est une sorte de truc de commandes, mais j'sais pas à quoi ça sert. T'façons j'suis sûr qu'il va nous trahir !
Rufus : Son comportement est de plus en plus suspect, c'est un fait… Nous ouvrirons une enquête une fois débarrassés de cette Arme.
Scarlet : Cette cochonnerie toute blanche ne saura même pas ce qui l'a touchée !
Rufus : Et elle est suffisamment proche pour être inratable. Une chance que tu n'aies pas eu la mauvaise idée de tirer un coup de semonce.
Heidegger : Bouahahaha ! C'était pas faute d'essayer, mais le Sister Ray a pas voulu tirer, bizarrement !
Rufus : Et… c'est censé me rassurer ?
Heidegger : Ah ben non ! J'suis quasiment sûr qu'il va tirer, là !
Rufus : Vous pensez que le tir peut la traverser ?
Scarelt : Que… peut-être, oui, pourquoi ?
Rufus : Je n'ai pas installé le canon ici pour l'Arme, à l'origine.
Heidegger : Hein ?
Rufus : Faites feu.
L'ordre fut immédiatement transmis à l'équipe chargée de l'artillerie über-méga-lourde, et bientôt, le canon aspira toute la Mako des réacteurs entourant la gigantesque Babylone d'acier. Le courant fut coupé dans tous les quartiers, et l'énergie afflua vers le canon, qui fut bientôt prêt à charger.
Cait Sith : Mais que se passe-t-il ? Ils ne m'ont jamais dit que…
Cloud : Il va se passer quelque chose de gros… Écartez-vous ! MAINTENANT !
Si les membres d'AVALANCH(OIS) eurent la présence d'esprit d'écouter et de suivre cet ordre, on ne put en dire autant de l'Arme Jésus, qui à défaut de s'écarter d'un bond en poussant un petit cri comme Vincent, tira une salve de missiles organiques (mais quand même vachement explosifs) vers sa cible densément peuplée. Le rayon et les missiles se croisèrent sans se toucher, et la créature fut bientôt transpercée de part en part par un gigantesque tir d'énergie qui poursuivit sa trajectoire… vers le Cratère Nord (gentiment téléporté pour l'occasion, histoire de le placer dans la trajectoire du tir qui, s'il touchait la position de l'Arme, aurait eu peu de chance de le toucher autrement. Merci Squaresoft pour cette habile manipulation géographique). Le laser de Sœur Ray toucha de plein fouet l'antre de Sephiroth, mais n'y fit aucun dégât visible, si ce n'était… la destruction de la barrière magique qui l'entourait. Toujours est-il que ce fut la fin de l'Arme Jésus. Ou de l'Arme Diamant. Ou de l'Arme de Merde, quelque soit le nom que vous voulez lui donner. Oh, et les missiles touchèrent le centre de la capitale, et notamment le bureau du président, ne laissant qu'au maître du monde que le temps de s'accroupir avant de voir son bureau partir en fumée.
Cloud : C'est… fini ?
Tifa : Je crois, oui.
Mais un rire, évidemment inaudible à la distance où ils se trouvaient, démontra par sa démence que non, ce n'était pas fini. À la base du canon, un scientifique en blouse blanche pirata les commandes de Sœur Ray en levant les mains au ciel.
Hojo : Ha… ha… ha ! Je suis… méchant !
