Chapitre 43 – Terminus, Dernier Arrêt

Enfin, notre groupe de héros pas trop trop pressés de sauver le monde se tenait prêt à descendre au fond du Cratère Nord, là où les attendait Sephiroth. Mais quelque chose semblait les retarder…

Cait Sith : Que fais-tu, Cloud ?

Cloud : Je guette le ciel.

Tifa : Mais pourquoi ?

Cloud : Quelle question ! Parce qu'à tous les coups, une nouvelle emmerde va surgir dès qu'on aura le dos tourné !

Youffie : Naaan, j'suis sûr que cette fois c'est la bonne !

Barret : Ouais, ramène-toi !

Cloud : Bon, bon…

Pilote A : Snif… vous allez nous manquer…

Cid : Hé ! On a pas l'intention de crever !

Pilote C : En fait c'est surtout que dès que vous aurez fini vos affaires là-dedans, vous aurez plus besoin de nous et vous nous virerez. C'est pour ça qu'on dit nos adieux maintenant.

Cloud : Ah, d'accord. Bon ben à plus, alors. Pilote A, Pilote C et… euh… comment c'est, déjà…

Pilote B : Moi c'est Ch…

Cloud : Pilote B ! C'est bon, ça m'est revenu ! Bref, c'était un plaisir de vous avoir comme larbins.

Barret : Vers l'infini et plein d'autres trucs !

Et c'est sur ces mots fort avisés que nos compagnons descendirent l'échelle reliant le Hautvent au bord du cratère. Le passage descendait en spirale dans les entrailles de la terre, d'où jaillissaient, de façon intempestive, quelques relents verts de Mako.

Cloud : Prenez garde, il pourrait y avoir des pièges…

Et en effet, Cloud avait tout à fait raison car… il « aurait pu » y avoir des pièges.

Cloud : Bon, apparemment, y a aucun piège, mais méfiez-vous, il pourrait y avoir des monstres balèzes, dans le coin !

Et il avait vu juste, car il y avait bel et bien des monstres balèzes dans le coin, mais pas suffisamment puissants pour arrêter cette bande de gros bourrins.

Cid : Un dragon !

Cloud : Hop ! Explosé !

Tifa : Un roi Béhémoth !

Cloud : Hop ! Atomisé !

Cait Sith : Un dragon zombie !

Cloud : Hop ! Exterminé

Youffie : Un colosse géant avec une grosse épée !

Cloud : Hop ! Euh… Annihilé !

Barret : Un rocher qui bloque le passage !

Cloud : Hop ! Contourné !

Vincent : Un petit être à la peau sombre tenant une lanterne et un couteau, sous lequel flotte une étoile !

Cloud : Hop ! Éradiq… tiens ? Il est pas mort du premier coup, celui-là…

Barret : Super, tu vas pouvoir nous en laisser un peu, POUR UNE FOIS !

Youffie : Yaaah !

Cid : Prends ça !

Tifa : Étrange, il subit ces coups sans broncher…

Cait Sith : Et il s'approche…

Vincent : Il s'approche même dangereusement…

Rouge XIII : Quelle sera s'approche-aine action ?

Ce petit monstre, que l'on nommait « Monsieur Tomberry », répondit à cette question non par les mots, mais par les actes, et tout particulièrement en poignardant Cid.

Cid : AAAaaah ! J'savais bien… qu'y fallait pas faire confiance à un monstre à la peau foncée…

Tifa : Soin Max !

Cid : Ah ben merc…

Mr Tomberry : …

Cid : AAAAaaargh !

Cloud : Non mais c'est qu'il s'acharne, l'animal ! Merde ! On ressuscite le vieux et on se tire d'ici !

Cait Sith : Vie Max !

Cid : J'me suis juste évanoui ! C'était du chiqué ! J'ai pas peur de ce salopard !

Mr Tomberry : …

Cid : OH PUTAIN OH PUTAIN OH PUTAIN IL M'A FRÔLÉ !

Cloud : COUREZ !

Il leur fallut bien cinq bonnes minutes pour mettre suffisamment de distance entre eux et le petit psychopathe de sa mère pour se sentir relativement en sécurité. Mais pour combien de temps ?

Vincent : Est-ce bien normal ? L'entraînement intensif à bord du Gelnika aurait dû pallier toute difficulté face à la faune de ces lieux.

Cloud : Bah, on est juste tombés sur… euh… un monstre lambda à peu près aussi balèze qu'une Arme, rien de bien méchant. C'est pas comme s'il allait sortir de cet endroit pour détruire le monde.

Quatre ans plus tard…

Hervé : Bonjour, Norbert, nous sommes actuellement en duplex de la place centrale de Midgard. C'est une véritable hécatombe, ici, je ne comprends pas ce qui a bien pu se passer.

Norbert : Avez-vous pu entrer en contact avec des survivants ?

Hervé : Je n'ai, hélas, pu croiser aucun survivant. Un petit mot Charline ?

Charline : Ho hoaaaAAAaargh !

Norbert : Que se passe-t-il ?!

Hervé : Oh mon Dieu ! C'est… c'est un petit personnage à la peau grisâtre et aux yeux luisants ! Il… il tient un couteau ensanglanté et une lanterne ! Il… IL S'APPROCHE DE MOI ! PITIÉ ! JE FERAI CE QUE VOUS VOUDR… AAaaaargh !

Norbert : HERVÉ ! HERVÉ ! CHARLINE ! Je… euh… mesdames et messieurs, suite à un léger problème technique, nous sommes dans l'impossibilité de vous fournir une couverture plus fournie de la situation à Midgard, qui a rejoint Costa del Sol, Junon et Rocket City au rang des villes fantômes. À présent, voici un reportage sur un métier fort méconnu. En effet, Barret Wallace est l'un des derniers hommes sur ce monde à être payé pour peindre exclusivement des phallus et des mamelles sur les murs de bâtiments publics.

Oui, allô ? Comment ça, elle est pas bien, ma fin alternative ? Écoutez, c'est ma parodie et je fais ce que je… oui, la partie sur Barret, c'était obligé. Non, il est hors de question que je change ça. Je suis un artiste, moi, monsieur Freeman. Bon, d'accord. Mais c'est vraiment parce que vous m'offrez à manger.

Tifa : Cloud ? CLOUUUD !

Cloud : Hein ?

Cait Sith : Tu avais l'air ailleurs.

Youffie : T'es pas tombé dans un genjutsu, au moins ?

Cloud : Hein ? Non, j'imaginais juste ce qu'il pouvait se passer si… non, laisse tomber, c'était stupide.

Nos huit lascars poursuivirent donc leur route jusqu'à un embranchement.

Cloud : Ah, la pression de devoir choisir le chemin à prendre…

Tifa : Et je te préviens, pas de pile ou face !

Cloud : Choisis un chiffre entre 0 et 100.

Tifa : Pas de chiffres pair ou impair non plus ! Nous faisons confiance à ton jugement !

Cloud : Eh ben… vous en avez, de l'espoir…

Barret : Oh ! Et si on se séparait ?

Cloud : On est dans le lieu le plus hostile qui soit, à la recherche de l'homme le plus dangereux au monde, poursuivis par un serial-killer fourbe et discret, et tu proposes de diviser le groupe en deux équipes incapables de s'assister ou de se contacter ?

Barret : Ouais !

Cloud : Ça marche.

Youffie : C'est pas un peu risqué ?

Cloud : Évidemment, mais je préfère faire un pari hasardeux sur notre survie plutôt que de manquer des coffres dans un des deux chemins.

Tifa : Bon, soit, et comment comptes-tu diviser le groupe ?

Cloud : Voyons voir… J'irai de ce côté avec Cait Sith, Youffie et Cid. Toi, occupe-toi de l'autre avec Vincent, Barret et Rouge XIII.

Tifa : Oh, euh… d'accord…

Cloud : Y a quelque chose qui va pas ?

Tifa : Est-ce que… ça te dérangerait d'avoir Rouge XIII ?

Rouge XIII : Des-rangées de monstres nous attendent et tu veux faire la fine bouche ?

Cloud : Je te retourne la question, Tifa.

Rouge XIII : ? ehcuob enif al eriaf xuev ut te tnednetta suon sertsnom ed seégnar-seD

Tifa : Bon…

C'est ainsi que les couples se séparèrent.

Cloud : Bonne chance, Tifa.

Tifa : Toi aussi.

Cid : À toute, Vincent !

Vincent : Voyons quel groupe sera le plus rapide…

Barret : Bouhouhou… adieu, mon compagnon…

Cloud : Tu t'es pas encore débarrassé de ce caillou avec une forme bizarre ?

Barret : C'EST PLUS QU'UN CAILLOU ! Son esthétique me parle à travers mon âme ! Le quitter, c'est arracher une partie de moi !

Cid : Ha ha ! Il veut nous faire croire qu'il a une âme !

Cloud : Allez, tout le monde ! À toute à l'heure !

Les uns s'en furent donc à gauche, les autres à droite. Intéressons-nous tout d'abord à ce qu'il advint de l'escouade de Cloud.

Cid : Qu'est-ce que… là, ça a plus rien à voir avec le reste du cratère !

En effet, à défaut d'un terrain rocailleux et inhospitalier à base de roche noire c'était un environnement jaunâtre bordé de roches rondes, dans lequel des ponts en fibres blanches barbotaient dans une mare qui n'inspirait pas confiance. Cela dit, ce décor était tout aussi inhospitalier.

Cloud : Vous savez quoi ? On va même pas chercher à comprendre.

Cait Sith : Peut-être un effet du Mako ?

Cloud : C'est ça, voilà, on tient notre super explication. Le Mako. En route.

Cid : Merde, j'ai mal au bide…

Youffie : M'en parle pas, je sens que j'vais exploser !

Cait Sith : Pour la quatrième fois, le chili con carne que je vous ai fait manger n'était PAS avarié !

Youffie : C'est ça, à d'autres !

Cid : Petit con ! Je parlais de ma blessure ! Quand l'autre taré m'a troué le bide ! Ça fait un mal de chien !

Cloud : Avec un peu de chance, ce truc nous a pas suivis.

Cid : Avec encore plus de chance, il a suivi l'autre groupe et va s'occuper de l'étranger.

Cloud : J'en viendrais presque à regretter ta résurrection…

Mais savaient-ils qu'une paire d'yeux luisants les observait, à demi-dissimulée derrière un rocher.

Youffie : Je sens comme une présence…

La jeune fille n'eut pas tôt fait de formuler ces mots qu'un nouveau monstre surgit. Il s'agissait d'une espèce de petit gnome violet aux oreilles pointues, le corps dissimulé dans un pot qui se balançait d'avant en arrière et de gauche à droite.

Pot Magique : Donne-moi un élixir !

Cloud : Quoi ?

Pot Magique : Donne-moi un élixir !

Cloud : Tu veux pas que je te dessine un mouton et que je te file un Mc Flurry, non plus ? Allez, dégage !

Pot Magique : Donne-moi un élixir !

Youffie : Nan !

Pot Magique : Donne-moi un élixir !

Cait Sith : Il est probablement sourd

Pot Magique : Donne-moi un élixir !

Cid : TA GUEULE ! TOUT CE QUE T'AURAS, C'EST UN COUP DE LANCE ! PRENDS ÇA !

Cloud : Pas besoin d'être brut…

Pot Magique : …

Youffie : Tiens ? Il dit plus rien… ça a peut-être marché…

Pot Magique : …

Cid : Vous voyez ? Voilà la technique pour faire taire les chieurs ! Ça marche à tous les coups contre les scouts !

Pot Magique : …

Cait Sith : Dites, il commence à se balancer de plus en plus fort, non ?

Pot Magique : DONNE. MOI. UN. ÉLIXIR.

Et ce disant, le petit être violent sortit un immense corps musclé de son minuscule pot. À présent, il dominait Cid de plusieurs têtes, et le fixait d'un air très, très menaçant.

Cid : Ah, euh… par contre, les scouts m'ont jamais fait ça…

Ou en tout cas, s'ils l'avaient fait, l'ingénieur du groupe n'aurait pas été là pour le raconter.

Pot Badass : ELIXIR.

Cloud : Hé, j'ai une super idée. Et si on courait ?

Cait Sith : Je vote pour.

Cid : Moi j'vote blanc !

Youffie : Venant de toi, le contraire nous aurait étonnés !

Cloud : Comment ça ?

Youffie : Tu l'imagines voter noir ?

Cloud : …

Cait Sith : …

Cid : …

Cloud : BREF. Retraite ?

Youffie: Hop ! Super technique de ninja ! Fumigène !

Et pendant qu'un nuage de fumée blanche couvre la fuite de nos lascars, le groupe formé par leurs amis descendait tranquillement un stalactite géant dans lequel était creusé un passage en spirale qui lui donnait des airs de foreuse suspendue. En contrebas, une étendue de ruines s'étendait devant eux. Des ruines de quoi, ils ne savaient guère, mais toujours est-il qu'il y avait de nombreux débris et murs cassés. Les level-designers n'étaient probablement pas plus renseignés qu'eux, mais ils avaient trouvé ça joli.

Barret : Oh ! Y a une civilisation antique qui vivait ici, avant, j'suis sûr !

Tifa : Ne nous lançons pas dans des conclusions trop hâtives…

Barret : Si, si, j'en suis sûr ! C'était une colonie Illuminati !

Rouge XIII : Et ce peuple natif d'ici, où tu crois qu'il-eût-mis ses stocks d'armes ?

Vincent : Il doute fortement de trouver quoi que ce soit d'utile en ces lieux.

Barret : Hé ! Regardez ! Y a une nana, là-bas ! Hééé ! Madame ! Vous vendez des sandwiches ?

Tifa : Chut ! C'est peut-être une ennemie !

Barret : Mais nan, regarde, elle est presque à poil, elle peut pas être méchante !

? : QuI êTeS-vOuS ?

Vincent : C'est étrange, cette dame lui rappelle cette sorcière au Grand Glacier.

? : VoUs… aVeZ rEnCoNtRé NeIgE… ? C'éTaIt Ma SœUr.

Tifa : Ah oui, il y a comme… euh… un air de famille…

? : MoN nOm EsT pOlLeNsAlTa.

Barret : Moi c'est Barret, enchanté !

Pollensalta : Ne Me ToUcHeZ pAs !

Barret : Hé ho ! Ça va, on va pas vous brûler, vous !

Pollensalta : VoUs AvEz BrÛlÉ nEiGe ?!

Rouge XIII : Sachez, mademoiselle, que je Neige-amais fait le moindre mal à la femme dont vous parlez !

Barret : Ben disons qu'elle a un peu fondu !

Pollensalta : MoUrReZ, sOmBrEs InCoNsCiEnTs !

Barret : Pour les sandwichs, j'crois que c'est râpé !

La jolie, mais dangereuse créature rassembla alors toute son énergie pour lancer une attaque de glace dévastatrice, mais ne vécut pas assez longtemps pour finir de préparer son sort.

Vincent : Tir à la tête. Comme toujours.

Tifa : Bravo !

Barret : Bah ! J'aurais pu faire pareil avec moins de balles !

Vincent : Il n'en a pourtant utilisé qu'une seule.

Barret : Ouaip, mais j'lui aurais foutu mon poing dans la g…

Tifa : L'important, c'est que ce soit fini, d'accord ? Allez, venez, on continue !

Vincent : Il arrive.

Barret : Hé, Rouge XIII ! Pourquoi tu marches deux de tens' ?

Rouge XIII : C'est faux ! J'suis pô-lent-sale-ta-fiole !

Barret : DE QUOI TU M'AS TRAITÉ ?!

Tifa : Il ne le pensait pas, Barret, c'était pour les besoins de sa… « blague » sur Pollensalta. Poursuivons notre route.

Et tandis que ses suiveurs faisaient tout comme c'qu'elle avait dit, quatre personnages terrifiés se terraient derrière un rocher pour échapper à un grand musclé à la peau mauve.

Cloud : Il est parti, vous croyez ?

Cid : J'vous préviens ! J'ai aucune envie de passer la tête pour voir s'il arrive !

Youffie : Ouais ben en attendant, tu pourrais baisser d'un ton avant qu'il t'entende !

Cait Sith : Je vais voir…

Pot Magique : Donne-moi un élixir !

Cait Sith : Ah.

Cloud : Ah !

Youffie : AH !

Cid : AAAAAAAH !

Cloud : Il est redevenu comme avant !

Youffie : Ou alors c'est un autre !

Pot Magique : Donne-moi un élixir !

Cloud : Raaah ! Tiens, prends-le, ton objet tellement rare et inestimable qu'on aurait jamais osé s'en servir alors qu'il est capable de restaurer toute notre vie et notre magie ! Pff…

Pot Magique : Merci !

Youffie : Bon ! Ça, c'est fait !

Cait Sith : Oui, nous pouvons continuer notre chemin, maintenant.

Cid : Euh… dites… pourquoi cette saloperie nous suit toujours ?

Youffie : Oh, il a p'tet décidé de devenir notre animal de compagnie !

Pot Magique : Donne-moi un autre élixir !

Cid : NON MAIS C'EST PAS VRAI !

Cloud : Ah non mais 'faut pas déconner, non plus.

Youffie : Il nous en reste ou pas ?

Cait Sith : Il n'est pas question de dilapider tout notre stock pour lui !

Cid : Ça commence par des Élixirs, et ensuite il va nous demander des aides sociales, la nationalité Midgardienne, le droit de vote, un traitement non-discriminatoire et le cul de la crémière !

Pot Relou : Donne-moi un élixir !

Cloud : Oh, dites… on a un autre problème sur les bras, de l'autre côté.

Cid : Qu'est-ce qui peut être plus chiant que ce machin violet qui nous harcèle ?

Cloud : À tout hasard, un machin gris avec un couteau et une lanterne qui te regarde d'un sale air ?

Cid : AAAAAAAAH !

Cait Sith : TOUS AUX ABRIS !

Youffie : MERDE, J'AI PLUS DE FUMIGÈNE !

Cloud : Hé ! Attendez-moi !

Mais tandis que nos « héros » prenaient une fois de plus la fuite de la manière la plus lâche qui soit, le pot magique s'interposa héroïquement entre eux et le Mr Tomberry pour lui ordonner, d'un air défiant – ou naïf... ou indifférent… on ne sait pas trop – bref, pour lui ordonner, l'air de rien.

Pot Magique : Donne-moi un élixir !

Pendant ce temps, sur l'autre chemin…

Barret : O.K, à mon tour ! Devinez à quoi je pense !

Tifa : Est-ce que c'est quelque chose de vivant ?

Barret : Ouais !

Vincent : Est-ce c'est un animal ?

Barret : Nan !

Tifa : Même pas un humain ?

Barret : C'est ni un animal, ni un humain !

Rouge XIII : T'hum'animal la biologie, Barret. Bref, une plante ?

Barret : Ho ho ! Nan plus !

Tifa : Étrange… Un insecte ?

Barret : Même pas !

Vincent : Un organisme minuscule, comme une bactérie ou un virus ?

Barret : Ah ben non, c'est trop compliqué, ça !

Tifa : Comment ça peut-être vivant si ce n'est rien de tout ça ?

Barret : Ah ! J'avais dit que c'était vivant ? Maya coulpa, j'ai changé d'objet en cours de devinette ! Désolé !

Vincent : Il savait bien qu'il regretterait cette petite partie en ta compagnie…

Tifa : Oh ! Regardez un nouveau monstre !

Celui-ci avait de particulier qu'il s'agissait d'un squelette vêtu d'habits amples de joker, flottant sur un cercle de cartes en rotation constante. Autrement dit, il n'était pas plus intrigant que le reste du bestiaire peuplant ces lieux.

Tifa : En voilà, un ennemi atypique…

Barret : Qu'est-ce qu'on fait ? On lui saute dessus ou on lui saute dessus en hurlant ?

Vincent : Il serait davantage partisan d'une approche furtive.

Tifa : Sur le papier, oui, ça sonne bien, mais nous avons Barret avec nous, alors il faut s'adapter.

Barret : Ho ho ho ! Tu me connais si bien !

La question de la nature de l'approche, de toute manière, ne se posait pas car cet ennemi inédit, nommé « Dealer de la Mort », les avait repérés.

Dealer de la Mort : Psst… Sels de bain ?

Barret : Non, sels à manger !

Vincent : Euh… Cuisine ?

Tifa : Il n'a pas dit « Salle » mais « Sels » ! Il parle de Benzylpipérazine ! Une drogue extrêmement dangereuse !

Vincent : …

Barret : …

Rouge XIII : Eh bain ! Il n'y a pas plus grande réussite que sel qui consiste à trouver un jeu de mot avec un mot si alambiqué !

Dealer de la Mort : Pas deal ? Mort, alors.

Tifa : Zut ! Il nous attaque !

« Attaque » était un bien grand mot, car « Roulette », la technique spéciale de leur adversaire avait ceci de particulier qu'elle choisissait une cible aléatoirement avant de la précipiter dans les griffes froides de Jean-Thanatos.

Barret : Pas moi ! Pas moi !

Tifa : Je prépare un sort Vie Max, au cas où !

Vincent : Et une Queue de Phénix pour sa part !

Rouge XIII : Mmh…

Ce que le fameux dealer avait probablement oublié, c'était que la Roulette pouvait également le cibler.

Barret : Oh !

Tifa : Que…

Mais c'est quand même Rouge XIII qui se prit l'attaque.

Rouge XIII : Aaargh…

Barret : NOON ! CRÈVE !

Tifa : Yaaah !

Vincent : Cible en vue.

La créature squelettique ne tarda pas à rejoindre son maître, et le quadrupède fut aussitôt remis sur pattes, juste à temps pour sortir la vanne à laquelle il avait réfléchi au cours de ses quelques secondes d'attente nerveuse au Purgatoire.

Rouge XIII : J'ai beau z'aimer Corneille, eh ben-z'il-pipait-Razine, je zerais zûr que ses pièces passeraient beaucoup moins bien !

Barret : Respect !

Vincent : Il s'incline.

Tifa : Vous le féliciterez plus tard ! On doit y aller avant de se faire à nouveau attaquer !

Mais le reste du chemin les conduisit sains et saufs à leur destination… ou du moins, les monstres lambda qu'ils croisèrent ne leur posèrent aucun problème particulier. Ils eurent toutefois la surprise de retrouver un Cloud, un Cid et une Youffie à bout de souffle.

Tifa : Que s'est-il passé ?

Cloud : Oh… pff… tr… trois fois rien… pff… on s'est fait rackettés par un bodybuilder violet planqué dans un pot et le taré au couteau de toute à l'heure a encore cherché à nous buter.

Barret : Nous on a discuté avec la sœur d'une sorcière et un agent immobilier de la mort nous a proposés d'acheter une salle de bain pis il a tué Rouge XIII mais on l'a ressuscité pour qu'il fasse sa méga-blague !

Tifa : C'est… très romancé…

Cloud : Bon, vous avez quand l'air de vous être un peu plus éclatés que nous.

Youffie : On est près de Sephiroth, là, vous croyez ?

Cait Sith : Ça me semble tout à fait probable. Regardez ce puits au centre qui mène aux profondeurs. On n'en voit même pas le fond.

Cid : Raah ! J'ai jamais eu autant envie de lui foutre mon pied dans le fond du derche !

Cloud : On va se le faire, je vous promets qu'on va se le faire.

Barret : GO GO GO !

Et ils sautèrent tous à pieds joints dans ce gouffre béant d'où jaillissait une fumée verdâtre. Ils sautèrent tous, bien conscients qu'ils approchaient du dernier volet de leurs aventures.

Puis ils tuèrent Sephiroth.

Et sauvèrent le monde.

FIN.

Oui, allô ? Quoi ? Ma fin est bâclée ? C'est ridicule, je vois pas de quoi vous parlez. Elle laisse la part libre à l'imagination. Qui suis-je pour dicter à mes lecteurs ce qu'ils doivent penser ? Oui… Non… Peut-être… Oui… Seulement le samedi après-midi… Oulan-Bator, mais écoutez, je vois vraiment pas pourquoi vous me demandez la capitale de la… Je comprends. Ce sera fait. D'accord. Non, c'est vous qui raccrochez, M. Freeman. Non, c'est vous. Alleeez… D'accord, à trois. Un. Deux. Trois. Allô ? Vous n'avez pas raccroché non plus ? Ah, excusez-moi, je vais passer sous un tunnel.

Et ils sautèrent tous à pieds joints dans ce gouffre béant d'où jaillissait une fumée verdâtre. Ils sautèrent tous, bien conscients qu'ils approchaient du dernier volet de leurs aventures.

À suivre dans le chapitre final…