Chapitre 5
(Deux mois et demi plus tard)
« Alors c'est décidé ? Tu me quittes vraiment cette fois? Demanda le jeune homme à Ania »
La seule réponse qu'il reçut fut une main sur le visage…mais de manière plutôt violente. Ania l'avait giflé de toutes ses forces, ce qui le laissa complètement K.O. Tournant les talons, la jeune femme rentra chez elle à grands pas, et fondit en larmes en se laissant tomber dans son fauteuil.
« Ania ? Sherlock Holmes, une valise dans chaque main, émergea de la cuisine, étonné. Que se passe-t-il? Tu es malade?
-Tais-toi, répliqua celle-ci, comme si tu ne savais pas, comme d'habitude…
-Oh, comme d'habitude…la compréhension passa dans les yeux du détective. Oui, mais d'habitude tu ne pleures pas…
-Ca ne te regarde pas ! s'emporta Ania qui s'apprêtait à le gifler, lui aussi. »
Mais Sherlock arrêta son bras habilement, et la força à se rasseoir.
« Tu devrais te faire du thé. Mais tu as raison, ça ne me regarde plus. Je m'en vais.
-Quoi ?
-Sherlock Holmes ressuscite, Ania. Je rentre à Baker Street. »
La jeune femme resta interdite pendant plusieurs secondes avant de comprendre ce que Sherlock lui disait.
« Alors c'est décidé? Tu me quittes vraiment cette fois ? lui demanda-t-elle, avant de réaliser que son ex lui avait dit la même phrase quelques minutes plus tôt. Elle se fit horreur.
-Contente de te débarrasser de moi ? fit Sherlock, sarcastique.
-Tu n'imagines même pas! Répliqua Ania, mais plus gentiment cette fois. Euh…au fait, que vas-tu dire à mon père ?
-Que veux-tu que je lui dise ?
-A bien y réfléchir, je préférerais lui annoncer moi-même que j'ai été ta logeuse ces deux dernières années. J'ignore totalement comment il va le prendre.
-Très mal, c'est évident, sourit Sherlock. Puis-je me permettre une remarque ?
-Oui ?
-Pour ta propre sécurité, il vaudrait mieux que je lui dise, et lui explique moi-même, mais que tu sois présente à ce moment là.
-D'accord… Ania hésita un moment. Quand veux-tu que nous allions le voir ?
-Maintenant. J'ai envoyé un message sur le blog de John, ils doivent tous s'être retrouvés au commissariat central.
-Maintenant ?! Ania secoua la tête. Sherlock, essaye de comprendre : je viens de perdre mon petit copain, mon maquillage a complètement coulé, j'ai mon examen de tir dans deux jours et …elle leva son poignet à hauteur de ses yeux…et ma manche est déchirée, soupira-t-elle.
-C'est bon. Je te donne dix minutes, ça ira ? fit Sherlock, un peu étonné par la franchise directe de la jeune femme.
-Quinze minutes : il me faut du thé. Ania eut enfin un sourire.
-D'accord, quinze. Dépêche-toi, je t'attends.»
