Je n'ai pas l'habitude d'introduire un chapitre en prenant la parole, mais je tenais à remercier tous les lecteurs et les rewievers, vos commentaires me donnent un nouveau souffle ! Donc voici la suite, j'espère qu'elle vous plaira
Chapitre 29
Ania et Sherlock se tenaient debout l'un en face de l'autre, dans un bureau vide.
« Alors nous y sommes ? Je t'avoue que je pensais que tu tiendrais moins longtemps.
-Ça fait un an, Sherlock, jour pour jour, que je suis ta garde du corps.
-Et tu m'annonces que c'est fini, que tu n'en peux plus…
-Pas du tout ! Je veux juste te rappeler qu'on a failli mourir tous les deux et que ton excuse ''c'est trop dangereux '', est ridicule, Sherlock. Je t'accompagne, un point c'est tout. »
Holmes était sans aucun doute très surpris, il pensait depuis quelques temps qu'Ania voulait se trouver un métier plus « normal », et voilà qu'elle lui annonçait qu'il en était hors de question. IL considéra un moment, puis sourit :
« Gagné ! songea Ania. » et en effet, Sherlock passa son bras autour des épaules de la jeune femme et la poussa vers la sortie.
« Miss Lestrade, c'est la première fois que vous m'étonnez, félicitations.
-J'ai gagné le droit de venir avec vous, c'est ça ?
-Exactement. Ne tardons pas. »
Ils arrivèrent cinq minutes plus tard en prenant les raccourcis. L'inspecteur Lestrade les vit arriver et les considéra, perplexe.
« Eh bien ? Ania est venue finalement.
-Ne me demandez pas pourquoi. On l'a attrapé ?
-Non. Ah, mais John vient de m'appeler, il est en route.
-Oui, je lui avais envoyé un message. Très bien, je suppose qu'il nous faut attendre…
-Longtemps ? interrogea Ania en attrapant son sac à dos et en fouillant à l'intérieur.
-Jusqu'à ce que quelque chose bouge, évidement ! Mais…qu'est-ce que tu fais ?
-C'est l'heure du thé, Sherlock. Tu aurais pu le déduire, franchement. Je savais que j'avais bien fait d'emmener ma thermos. Salut, John. La journée a été bonne ?
-Euh... pas trop mal, merci. Tu as l'air d'excellente humeur.
-Oh oui ! Mais je ne sais pas pourquoi. Du thé ?
-C'est parce que l'inspecteur Fitzwilliam se trouve à deux mètres de notre voiture et qu'il n'arrête pas de se retourner pour te regarder.
-Sherlock, tu es fatiguant parfois. »
Ania venait juste de finir son thé quand les premiers coups de feu éclatèrent. Le détective se précipita dans leur direction, Lestrade senior et junior sur ses talons, le docteur Watson, Luke Fitzwilliam et Mycroft traînant un peu en arrière. Arrivés à un croisement, Ania étouffa un cri. Trois policiers gisaient sur la chaussée, dans une mare de sang. Un quatrième vint vers eux, sérieusement blessé à l'épaule.
« Il est armé, monsieur, et bien armé. Ça a fait du dégât.
-Quel gâchis, murmura Greg Lestrade, affligé. John, s'il-vous-plaît, voyez ce que vous pouvez faire pour eux.
-Où se cache-t-il ? demanda Sherlock.
-Là-bas, monsieur, dans ce hangar. Il est seul, mais il doit avoir une réserve de munitions.
-John, ton pistolet, ordonna le détective. J'y vais.
-Non ! »
La réaction avait été générale. Ania, Greg et John se regardèrent, surpris.
« Pas de discussion possible, répliqua Sherlock. Je ne cherche pas à jouer au héros, je vais vous ramener un meurtrier, ajouta-t-il en désignant les corps des policiers de la main. »
Le ton de la voix était dur et le regard inflexible. Ils durent céder, mais ce ne fut pas de bon cœur.
« Je viens avec toi, déclara Ania.
-Hors de question. Et ne t'avises pas de protester, ou je te vire. Détective-inspecteur Lestrade, ai-je votre autorisation de tirer sur l'interpellé en cas de dernier recours ?
-Oui. »
Sherlock Holmes entra dans le hangar, et tout le monde retint son souffle.
