En pleine nuit, Stiles se réveilla en sursaut. Par réflexe, il toucha la place à côté de lui et constata le manque de corps chaud. Derek était une nouvelle fois parti. Il regarda son réveil et vit qu'il était à peine trois heures du matin. Il fut rassuré de pouvoir dormir encore, puis il eut un doute. Il alluma la lumière, et son doute se révéla être un fait. Il n'y avait aucune trace de son amoureux dans la pièce ; il ne semblait pas être revenu avec sa glacière bleue. Son coeur se serra et il se maudit d'avoir fait un rêve aussi réel et agréable. Il éteignit la lumière et se retourna vers le mur en bougonnant. Il se rendormait doucement en imaginant les bras de Derek autour de sa taille, quand il finit par les sentir glisser tranquillement contre lui. "Je suis magique !" pensa-t-il très fort avant de se retourner vers la source de chaleur.

"-Mais ... Mais qu'est-ce que tu fais là ?, bégaya-t-il.
-Tu veux que je m'en aille ?, demanda le loup.

Les yeux de l'adolescent papillonnèrent de fatigue.

-J'ai pas rêvé ? T'es vraiment revenu alors ?, voulut-il s'assurer en pinçant le bras de son amoureux.
-Aïe, Stiles ! -s'insurgea Derek en lui donnant une tape sur le front- Oui je suis là, et c'est ton bras que tu dois pincer si tu veux t'assurer que tu ne rêves pas ...
-Bah t'étais parti faire quoi alors ?, continua le garçon sans se soucier de ce que lui disait son voisin de lit, et en se frottant le front délicatement contre le torse costaud.
-J'ai rangé tes glaces dans le congélateur, parce que j'ai pas fait tout ça pour que tu les laisse fondre sur le sol de ta chambre, -se justifia-t-il- et j'en ai profité pour boire un coup, parce que mine de rien, tu me tiens chaud à dormir contre moi, lui avoua-t-il.

Stiles sourit et se blottit encore plus contre lui.

-Oui mais moi j'ai froid sans toi, déclara-t-il en passant sa main glacée sous son T-shirt.
-Ah ! Oui, je peux sentir ça -grimaça le loup-garou en frémissant-, retire ta main gelée de mon ventre, j'ai pas chaud à ce point-là, se lamenta-t-il."

Stiles bougonna mais obéit docilement. La fatigue commençait à se faire ressentir dans tout son corps, et il se mit bien vite à roupiller contre son oreiller humain. Cependant Derek, lui, n'arrivait pas à trouver le sommeil. Il avait le sentiment qu'il devait veiller sur l'humain jusqu'à ce que son réveil sonne, même si c'était stupide, étant donné qu'il était fatigué de son voyage et du nouveau décalage horaire qu'il subissait, et que rien ne menaçait leur vie. Mais c'était plus fort que lui, il devait lutter contre le sommeil et protéger son humain. S'il mena à bien sa mission inutile, il s'ennuya fermement pendant les deux heures et demie restantes. Il commença d'abord par écouter tous les bruits qu'il entendait et à les analyser, ensuite il compta le nombre d'objets posés sur le bureau du garçon, sa commode, son sol et sa table de chevet, et manqua de perdre le décompte plus d'une fois ; il termina la nuit à adapter la luminosité de ses yeux, rendant la pièce plus ou moins sombre en agrandissant et rétrécissant ses pupilles. Il était en train de passer sa langue délicatement sur ses crocs qu'il avait sorti, lorsque le réveil sur sa gauche émit un bruit strident qui le fit sursauter. Il tapa sur l'engin pour l'éteindre, ne voulant pas qu'il réveille l'adolescent, avant de se rappeler que c'était le but de l'opération. Il fallait vraiment qu'il arrête de ne pas dormir la nuit, ses capacités de réflexions se trouvaient grandement réduites. Stiles dormait encore, et il dut le secouer légèrement et l'embrasser plusieurs fois sur le haut du crâne pour qu'il émerge. Le garçon bougonna et mit la couette sur sa tête.

"-Allez, lève-toi Stiles, souffla l'alpha en tirant légèrement sur la carapace protectrice de l'adolescent.

Il marmonna quelques mots incompréhensibles, le nez appuyé contre son oreiller. Derek soupira et finit par plonger à son tour sous la couverture. Après que la chaleur étouffante ait atteint son visage, il vit son copain se rendormir doucement. Stiles tourna la tête vers le mur pour ne pas être dérangé, ce qui amusa le loup-garou. Un sourire carnassier trouva place sur ses lèvres, et il avança un peu plus vers l'adolescent, tout en veillant à garder sa couverture sur eux. Ses mains glissèrent dans le dos, puis sur les flancs et enfin sur les hanches du garçon. Ce dernier fut traversé d'un frisson, qui se révéla être agréable, et gémit légèrement, agrandissant le sourire du lycanthrope. Il vint se positionner au-dessus de lui, releva son T-shirt vers ses omoplates, et donna quelques coups de langue le long de sa colonne vertébrale. Stiles expira en laissant échapper un bruit suspect et son amoureux remonta embrasser sa nuque.

-Laisse-moi tranquille, pédophile !, se lamenta-t-il en remettant la tête dans son oreiller.

La remarque fit rire l'adulte, qui eut encore plus envie de continuer ses caresses. Sa bouche rencontra l'omoplate brûlante du garçon, qui se contorsionna de nouveau pour repousser l'envahisseur. Mais les mains puissantes du loup-garou restèrent obstinément sur son corps, effleurant sa peau fragile. Stiles capitula en soupirant et se retourna, étouffant de plus en plus la tête dans son oreiller, et prisonnier sous son amoureux. Il retira la couette de sur leur tête pour voir le visage de son horrible tortionnaire, et lui chuchota avec force :

-Ça va, t'as gagné, je me lève !

Il commença à se relever à l'aide de ses coudes, difficilement, quand Derek lui posa une main sur le torse et le força doucement à se coucher sur le lit. Il obéit sans broncher, un peu étonné de cette attitude câline.

-On s'en fiche si je suis en retard ?, demanda-t-il malicieusement.

Il eut pour toute réponse deux lèvres sur les siennes. Instinctivement, il les ouvrit pour que sa langue rencontre celle de Derek. Les deux muscles chauds s'enlacèrent, se séparèrent et finirent par se retrouver, pour le plus grand bonheur de leur propriétaire. Le loup-garou finit par briser leur embrassade et regarda son amant dans les yeux.

-Je t'aime Stiles, murmura-t-il.

Ces mots provoquèrent un électrochoc dans la tête et le corps du garçon. Il avait déjà entendu son copain lui dire cette phrase avant, mais cette fois-ci semblait différente. Un mois et demi avant ce matin-là, il n'aurait jamais imaginé vivre une situation comme ça. Il n'aurait jamais pu créer dans la partie la plus folle de son cerveau, un scénario où Derek et lui sortaient ensemble et s'embrassaient à s'en faire saigner les lèvres. Pourtant tout s'était produit, et pour la première fois, quand Derek lui disait ces mots, il avait cette sensation que tout autour de lui pouvait s'écrouler ; il mourrait heureux. Il se jeta furieusement sur le lycanthrope, entourant sa nuque de ses bras, et l'embrassa avec fougue. Alors qu'il se relevait légèrement contre son amoureux, ce dernier le repoussa à nouveau contre son lit et s'installa sur lui en le pressant un peu plus. L'adolescent réunit tout son courage pour ne pas se mettre à pleurer et à insulter Derek, en le prenant pour Danielle.

-Ça va ?, souffla le loup-garou dans son oreille, sentant sa gêne.
-Oui ..., lui répondit-il en fermant les yeux.
-Tu me le dit, si tu préfères qu'on arrête, ajouta-t-il en l'embrassant délicatement sur le côté du cou.
-Pourquoi je dirais ça ?, soupira-t-il en laissant sa tête partir lentement en arrière.

Derek sourit devant l'effet qu'il faisait au garçon et son bassin vint se coller contre le sien. L'adolescent releva les genoux et colla ses cuisses de chaque côté des hanches de son amant. L'alpha ondula légèrement faisant se frôler leur intimité et soupirer le jeune homme, et lui demanda dans un souffle :

-Tu ne préfères pas être au-dessus ?, ronronna-t-il contre son oreille.
-Je sais pas ... Pourquoi ?
-Je peux être un peu brutal quand je suis au-dessus -lui expliqua-t-il d'une voix gênée-, alors que si t'es sur moi, tu pourras aller à ton rythme, et ça pourrait être mieux pour toi ..., ajouta-t-il.
-Je ... Vois pas trop ce que tu veux dire ... Comment ça pourrait être mieux ?, questionna l'adolescent avec une pointe d'hésitation.

Il avait rouvert les yeux, et entendit Derek soupirer dans son cou.

-Tu auras peut-être moins mal si c'est toi qui gère ... Le mouvement, essaya-t-il de lui faire comprendre sans perdre son calme.
-Parce que je vais souffrir ?, demanda-t-il avec une petite voix apeurée.
-Bah évidemment Stiles ! Je vais passer par un endroit assez sensible, qu'est-ce que tu croyais ?!, lui grogna-t-il après.

Le fils du shérif se raidit et sembla chercher à s'enfoncer dans le matelas pour disparaitre. Derek se redressa et le regarda avec son air sombre; l'adolescent avec cette expression enfantine sur le visage qui pourrait faire avouer aux gens des actes qu'ils n'ont même pas commis.

-Pardon, je voulais pas crier .., s'excusa le loup-garou en soupirant.

Il se releva complètement, et s'assit sur le rebord du lit en se tenant la nuque. Derrière lui, Stiles se mordit la langue.

-Ce... C'est de ma faute ... Je ... J'ai encore agi comme un attardé, je suis désolé, s'excusa à son tour l'adolescent après quelques secondes de réflexion.

Derek tourna la tête de moitié et soupira longuement.

-Mais non Stiles, t'es encore jeune ... J'aurai dû me douter que t'étais pas encore prêt...
-Si je suis prêt mais ... Vu comment tu l'as dit, ça semblait être quelque chose d'insoutenable ... Et j'ai un peu flippé, avoua-t-il en plissant le nez.
-Ça l'est, -déclara l'adulte après un temps de pause- mais ensuite la douleur se calme, et c'est là qu'on profite du moment.

L'adolescent déglutit avec difficulté, se redressa à son tour et baissa les yeux sur ses draps.

-J'ai encore tout gâché, dit-il d'une voix triste.

Derek se retourna complètement et posa une main sur le genou du garçon.

-Mais non Stiles ... C'était juste pas encore le bon moment ... Je te l'ai déjà dit, on prendra le temps qu'il faudra pour que tu sois prêt ... C'est ta première ..., dit-il pour le rassurer.
-Elle aurait déjà dû arriver cette première fois de merde ! -s'énerva l'adolescent en le coupant- J'en ai marre qu'on repousse ce moment, soit parce qu'il faut aller aider les autres, ou que quelqu'un nous interrompt ! Si on doit en plus s'arrêter parce que je me comporte comme une fillette de 4 ans qui chouine à la première occasion, on va jamais s'en sortir !
-Stiles calme toi, -le raisonna Derek- et évite de te comparer à une fillette, c'est déjà assez compliqué pour moi de passer outre la loi en sortant avec un adolescent, alors si tu rajoutes de la difficulté, ça risque de me bloquer complètement, ajouta-t-il en grimaçant et en fermant les yeux une seconde.
-Derek, je veux que tu me prennes bestialement sur ce lit ! Ou sur le bureau, peu importe ! Fais-moi ressentir que je suis un homme !, s'emporta l'adolescent en affichant un air déterminé et quasi-théâtral.

Le lycanthrope fronça les sourcils et sourit légèrement. Il avait un souvenir particulièrement marquant de la dernière fois où il avait été 'bestial' avec un homme. Malgré le fait que son amant ait été un loup-garou, il lui avait fait une double fracture du bassin qui avait mis un peu plus d'un mois à guérir totalement. Bien entendu, il allait s'abstenir de le raconter au garçon, qui était suffisamment effrayé comme ça.

-Tout ce que tu vas prendre c'est ton sac, pour aller au lycée ; si tu te dépêches un peu, tu arriveras à l'heure à ton premier cours.

Stiles fit la moue et soupira de désespoir.

-Bah quoi ? Je te fais ressentir que t'es un lycéen, c'est déjà un bon début, non ?, ajouta-t-il avec un sourire.

Il se leva, remit son pantalon, ses chaussures et sa veste, et alors qu'il allait passer par la fenêtre, le garçon le retint par le bras.

-Tu m'aime toujours ?, demanda-t-il d'une voix enfantine.
-Mais bien sûr que oui, Tiloup. Qui n'aimerait pas un gaffeur, maladroit et sarcastique ?, lui répondit-il avant de l'embrasser.
-Moi aussi je t'aime Derek, lui murmura-t-il."

L'alpha sourit, se retourna et prit le haut de la fenêtre en pleine tête, ce qui lui arracha un grognement. Il se frotta le front en maudissant son ennemie de toujours, pendant que Stiles le regardait s'enfuir dans la rue, en espérant le revoir vite. Il avait ensuite couru dans sa chambre pour attraper ses vêtements et s'habiller. Il avait manqué de s'étouffer en avalant trop vite du pain grillé, et cherché ses clés partout dans la maison, pour enfin les trouver dans la poche de pantalon. Malgré tous ces contretemps, il était arrivé à l'heure au lycée. Son cours d'histoire lui parut interminable, tout comme le reste de sa journée, et il vit si peu ses amis qu'il n'eut pas le temps de les prévenir que l'alpha était revenu en ville. La surprise fut totale quand ils arrivèrent au salon et le virent en train de discuter avec son oncle. Erica et Isaac se jetèrent sur lui en lui faisant un câlin, et la blonde qui avait sauté sur son dos et collé leurs têtes, frotta sa joue contre celle de Derek.

"-Maman !, miaula-t-elle d'une voix attendrissante.
-Tsssk, lâchez-moi tous les deux si vous vous fichez de moi, bougonna-t-il en retirant son bras du dos du loup-garou frisé.
-C'est pas de notre faute si notre alpha préféré nous a manqué, se défendit Isaac en allant s'assoir entre Scott et Danny.

Derek jeta un coup d'oeil à ses bêtas, qui semblaient contents de le revoir, même si ils ne le montraient pas comme leurs deux amis.

-Oooooh, je vous ai vraiment manqué ?, ironisa-t-il en haussant un sourcil.
-Bin oui, répondit Stiles d'une petite voix.

Le loup-garou lui jeta un regard furtif avant de continuer.

-Vous êtes grands, il n'y avait pas de pleines lunes de prévues pendant mon absence, et Peter était là pour vous surveiller. Alors qu'est-ce qu'il aurait pu vous arriver, hein ?
-Le problème il était là, c'est ton oncle qui nous 'surveillait', bougonna Jackson.
-Hé, on s'est bien amusé tous ensemble !, protesta l'alpha déchu."

Aucun des adolescents ne souhaita répondre. Derek trouva cette idée d'entraînement mental très intéressante, et il laissa plancher les louveteaux sur des énigmes, en groupe. Cela faisait une heure qu'il entendait les cerveaux fumer et les jeunes faire des suppositions avec leurs partenaires sur les solutions. Son oncle tricha encore aux échecs, ayant peaufinée sa technique quelques jours avant, et il s'en alla en râlant. Il alla s'assoir sur l'un des canapés en soupirant, et saisit un bouquin sur la table basse. Il avait à peine lu trois pages, peu intéressantes, quand il entendit une dispute dans son dos.

"-Parce que tu crois que t'es plus intelligent que moi peut-être ?, cria Isaac.
-Je te dis juste que t'as pas raison sur ce coup-là, Frisettes !, lui répondit Jackson.

Derek soupira et se retourna en posant un bras sur le dossier de son siège.

-Qu'est-ce qu'il y a encore ? Vous étiez calmes y a une minute !
-Rien, rien, c'est juste les deux qui se battent encore, répliqua Erica sans lui accorder un regard, en train de se gratter la tête à l'aide de son crayon, les yeux rivés sur son problème.
-Aussi, quelle idée de les mettre dans le même groupe ..., répliqua Allison en fronçant les sourcils, tout aussi intriguée par son exercice.
-Péquenaud !
-Banane !
-Bon, bon calmez-vous tous les deux ! Sinon j'en prends un pour taper sur l'autre !, les prévint Derek.
-Ça serait jamais arrivé avec moi, tout le monde était calme, se vanta Peter dans son coin, sans prêter attention à la scène.

L'alpha leva les yeux au ciel avant de s'apercevoir que le groupe de Lydia, Stiles et Danny semblait s'ennuyer. Son amoureux le regardait, sans vraiment se rendre compte qu'il était lui aussi observé.

-Vous bossez pas ?, leur demanda-t-il.
-On pourrait si seulement t'avais prévu plus de choses ...
-Vous avez déjà fini ?, manqua de s'étrangler Jackson.
-Ouais, répliqua Danny, comme si c'était évident.
-C'est sûr qu'avec un boulet comme toi dans l'équipe, on n'est pas prêts d'avoir terminé ..., bougonna Isaac.

Derek frappa dans ses mains pour couper court à la discussion.

-Allez, puisqu'il y a un groupe qui a fini, tout le monde s'arrête ! Je vous laisse tranquille.

Il était tôt, Derek n'était pas du genre à laisser une occasion comme celle-ci se présenter, alors les adolescents ne se firent pas prier. Avant que Stiles ne s'en aille à son tour, l'alpha l'attrapa par le bras.

-J'ai pas le droit à un bisou ?, demanda-t-il en haussant les sourcils.
-Bin ... Je pensais que tu voulais pas qu'on nous voie alors ..., répliqua le garçon en jetant un regard à Peter, qui faisait mine de lire un journal.
-On s'en fiche de lui, murmura-t-il avant de presser ses lèvres contre les siennes.
-Aaaah l'amour, souffla l'ancien alpha en tournant les pages de son journal.

Avant de s'en aller pour de bon, l'adolescent lui posa une dernière question :

-Tu viens chez moi ce soir ?

La remarque fit sourire le loup-garou qui l'embrassa sur la joue.

-Bien sûr.

Stiles s'en alla le sourire aux lèvres vers sa jeep. Quand Derek se retourna, il ne put que remarquer son oncle, en train de se moquer de lui discrètement.

-Quoi ?, bougonna-t-il.
-J'ai rien dit, répondit l'adulte en prenant un air innocent."

Ils n'ajoutèrent rien, et Derek repartit plusieurs heures plus tard, vers la maison du shérif.
Il frappa doucement à la fenêtre de son amoureux, qui vint lui ouvrir rapidement. Cependant, au lieu de rentrer dans la pièce, il resta à l'extérieur.

"-Tu viens pas ?, demanda Stiles en fronçant les sourcils.
-Et pourquoi, pour une fois, tu ne viendrais pas avec moi ?, demanda-t-il en plissant les yeux.

L'adolescent ne sembla pas comprendre, puis il vit Derek tendre la main. Sans réfléchir, il la saisit et passa par la fenêtre. Il se cogna le dos contre le bois, et le loup-garou lui jeta un regard du style "tu vois, cette chose est maléfique" avant de l'aider à descendre au sol sans se faire d'avantage mal.

-On va où ?, questionna le garçon intrigué.

L'alpha ne lui dit pas un mot et l'entraîna vers sa voiture noire. Il prit place du côté conducteur et baissa la vitre passagère.

-Bah monte ..., dit-il au garçon qui semblait hésiter.
-Tu m'as pas dit où on allait ..., répondit-il d'un air suspicieux.

Derek sourit en se mordant la lèvre et démarra sa voiture, pressant le garçon à monter dedans. Stiles soupira et ouvrit la portière, avant de s'installer sur le siège. Un sourire victorieux sur le visage, Derek se mit à rouler. Ils restèrent longtemps sur la route, et plus ils s'éloignaient de la ville, plus Stiles se posaient des questions sur leur destination.

-Tu veux vraiment pas me dire où tu me kidnappe ?, demanda-t-il à nouveau.
-Non.

Le garçon soupira encore et regarda par la fenêtre. Les étoiles étaient de sortie et il les contemplait sans vraiment comprendre leur signification.

-Tiens j'ai quelque chose pour toi au fait, finit par déclarer le loup-garou en lui indiquant la boite à gants.

Stiles leva un sourcil, étonné et pressa le bouton pour l'ouvrir. Ce qui lui sauta aux yeux directement fut le paquet de préservatifs. Il lâcha un petit cri de surprise et le saisit entre son pouce et son index, comme si c'était une bombe. Derek lui donna une tape sur la main, et le paquet lui retomba sur les genoux.

-Mais pas ça Stiles -le disputa-t-il.- Je parlais du T-shirt.

Il se reconcentra sur la route pendant que Stiles prenait le vêtement. Le tissu était déchiré et légèrement ensanglanté. Il se souvenait l'avoir porté le soir de la pleine lune, mais ne se doutait pas une seconde qu'il se trouvait dans la voiture de l'adulte.

-Tu voles mes vêtements maintenant ?, lui dit-il malicieusement.
-Non, je m'en étais juste servi pour te retrouver. Mais maintenant je n'en ai plus besoin, puisque je ne compte plus te quitter, lui répondit-il simplement."

Stiles le regarda pendant quelques secondes en se mordant la langue. Ce genre de déclaration le rendait toujours plus ou moins mal à l'aise. Heureusement, ils finirent enfin par se garer ; ils avaient traversé la forêt et surplombaient maintenant la ville. Le garçon était déjà venu ici, il y avait enfermé Jackson dans un van de la police quelques mois avant. Il regarda autour de lui, et ne vit que la nuit et l'absence de vie.

"-Tu comptes me faire tomber du haut de la falaise, ou me tuer dans cet endroit où personne ne peut m'entendre ?
-Non Stiles, cesse donc d'imaginer des trucs comme ça -lui répondit-il en sifflant entre ses dents.- Je veux juste être seul avec toi.
-Okay ..., capitula le garçon en passant ses deux mains sur ses jambes.

Ils restèrent quelques minutes sans rien dire. Derek regardait distraitement le paysage devant eux, et Stiles imaginait tous les scénarios possibles pour la suite. Soudain l'alpha posa une main sur sa cuisse et l'observa.

-Ça va Stiles ? Tu veux que je te ramène chez toi ?, lui demanda-t-il en plissant les yeux.
-Non ... Je suis bien là ... Enfin je pense que ... -essaya-t-il d'expliquer, le coeur battant- Que ça pourrait être bien si ... Tu me prenais dans tes bras ...

Le lycanthrope sourit, et allait se pencher pour l'embrasser quand il sortit de la voiture, pour aller s'installer sur le siège arrière. Il invita l'alpha à le rejoindre d'un regard qui voulait tout dire. Ce dernier se passa une main dans les cheveux nerveusement avant de faire basculer légèrement son siège, pour lui permettre de passer plus facilement. La voiture était étroite et il eut quelques difficultés à se glisser entre les sièges pour retrouver son amoureux, à cause de sa carrure. Mais il réussit tout de même à atteindre son but, et à s'assoir à côté de l'adolescent. Ce dernier se colla contre lui et entoura son abdomen musclé de son bras fragile, pendant que l'adulte passait un bras autour de ses épaules. Tête contre tête, ils restèrent à nouveau silencieux, chacun écoutant les respirations et les battements de coeur de l'autre.

-J'ai froid, finit par dire l'adolescent en se serrant un peu plus contre le corps chaud.

Derek plaça sa main valide sous le sweat du garçon et la posa sur son flanc, avant de l'embrasser sur le front.

-C'est mieux comme ça ?, chuchota-t-il.
-C'est toujours mieux quand je suis avec toi, déclara le garçon en enfouissant son nez dans le torse solide.

L'alpha allait déplacer sa main pour la coller dans le cou de son amoureux, quand celui-ci la retint de sa main blanche, en regardant le loup.

-Non ... Je préfère qu'elle reste là, lui dit-il les yeux brillants.

Leurs lèvres vinrent se trouver, et bientôt leur bouche ne fit qu'une, laissant passer leur langue librement dans le lieu humide. Pris d'un moment de courage, Stiles s'installa sur les jambes de Derek, écartant les siennes pour être plus près du loup-garou.

-T'es sûr de ce que tu fais ?, lui demanda l'adulte pendant qu'une main curieuse se glissait sous son T-shirt.
-On a dit que j'étais au-dessus, non ?, lui répondit-il en se mordant la lèvre inférieure.
-Je t'ai pas emmené dans le but de ..., essaya-t-il de s'expliquer, alors que le garçon l'embrassait dans le cou en laissant traîner ses dents.
-Shhht, je vais avoir froid sans mes vêtements, alors t'as intérêt à assurer, lui souffla-t-il sur la peau.

Cette déclaration lui provoqua un frisson agréable dans tout le corps, et ses doigts se rétractèrent dans le dos du garçon. Leurs souffles se mêlèrent une nouvelle fois, des vêtements furent envoyés un peu au hasard dans la voiture et l'excitation commença à se faire de plus en plus ressentir. Derek s'était couché sur le dos, et Stiles était au-dessus de lui, manquant à chaque instant de s'évanouir tant les émotions qu'il ressentait étaient fortes. Même s'il avait envie de s'enfuir en courant, bien qu'il fût en boxer, dans les bois pour échapper à ce qui allait suivre, il se doutait que Derek ne serait pas de cet avis ; une certaine partie de son corps était tellement tendue qu'il aurait été capable de le taper s'il s'était encore dégonflé. Alors qu'il commençait à perdre toute confiance en lui, l'alpha le sentit, et procéda à un changement de position. Il se retrouvait maintenant au-dessus, et écrasait légèrement le fils du shérif. Sans vraiment comprendre pourquoi, cette disposition sembla être parfaite pour lui, et il plaça ses cuisses de chaque côté du bassin du loup, qui taquinait son lobe d'oreille de ses dents. Ses mains frêles retirèrent le dernier vêtement de son amoureux en tremblant, et manqua de tourner de l'oeil en voyant ce qui l'attendait. Derek le rassura en lui chuchotant que tout irait bien et en caressant doucement son ventre du bout des doigts, qui se contracta à leur contact. L'alpha l'embrassa une dernière fois avant d'attraper de quoi se protéger, et de s'équiper correctement pour la phase suivante. Stiles avait les yeux rivés sur la fenêtre, qu'il voyait à l'envers puisqu'il était allongé, et remarqua qu'elle était pleine de buée. Il n'eut pas plus le temps d'épiloguer sur leur respiration accélérée qui embuait les fenêtres, puisque Derek revint sur lui, un regard tendre traversant ses yeux bleu-vert. L'adolescent eut du mal à avaler quand l'alpha lui retira à son tour le dernier bout de tissu qu'il avait sur le corps. Ils avaient déjà été jusqu'à ce stade, mais cette fois-ci, personne ne viendrait les déranger ; cette fois-ci Stiles était seul face à sa première fois. Derek vint se coller contre lui et embrassa le côté de son cou avec douceur.

-Détend-toi Tiloup, murmura-t-il en laissant sa main courir sur son corps froid.

Le garçon essaya de faire le vide dans sa tête, mais c'était impossible. Il avait un million de pensées en tête, allant de 'Seigneur, si tu m'entends, rétrécie le pénis de mon copain, parce que je crois que je ne survivrais pas', à 'Je me souviens plus si j'ai fini cet exercice de mathématiques'. Pourquoi pensait-il à ses devoirs alors qu'il vivait un grand moment de sa vie ? Le mystère de son cerveau ne serait pas découvert ce soir. Derek glissa un doigt dans l'intimité étroite de son amoureux, puis un second. Stiles se sentit rougir plus qu'il ne l'était déjà.

-C'est juste pour t'habituer, le rassura le loup-garou.
-O ... Oui, oui, répondit le garçon en essayant de paraître au courant.

Le lycanthrope mouva ses doigts à l'intérieur pour préparer l'adolescent et alors qu'il allait en insérer un autre, Stiles se racla la gorge.

-C'est bon, ça va aller comme ça, lui assura-t-il en essayant de fuir son regard.

Si un million d'idées lui était passé dans la tête quelques minutes auparavant, au moment même où Derek s'immisça en lui, elles explosèrent toutes en mille morceaux, laissant place au vide le plus total. Il laissa s'échapper un cri de surprise face à la froideur du préservatif, et fut presque en colère qu'il glisse autant, parce que le loup-garou était allé beaucoup trop loin à son goût. Derek n'avait pas menti. La douleur était horrible ; il avait l'impression que l'excitation et la gêne avaient laissé la place à la souffrance, et ne reviendrait jamais. Il s'arrêta de respirer, et grimaça sans vraiment s'en rendre compte. Ses doigts agrippèrent le dos de son amoureux, qui lui répéta une dizaine de fois qu'il était désolé, avant de tenter de l'embrasser pour le calmer. Il pénétra un peu plus dans la zone sensible et l'adolescent étouffa un cri de douleur avec difficulté.

-Ne bouge pas, je t'en supplie ... Ne bouge plus, implora-t-il, les dents serrées.
-Tu m'avais dit que c'était bon, le disputa doucement Derek.
-Je me suis trompé ..., dit-il en grimaçant.

Une larme involontaire roula sur sa joue et il rouvrit les yeux. Ses iris marrons rencontrèrent ceux bleu-vert, et essayèrent d'y trouver refuge. Même s'il ne parlait plus, les yeux de l'alpha renvoyaient son désarroi face à la situation dont il se sentait responsable, et il soupira. Sans que Stiles s'en rende compte, sa main puissante se posa délicatement sur sa hanche, et l'adolescent se sentit mieux. Il baissa enfin les yeux sur la chose chaude qui était installée sur sa hanche, et vit une espèce de sang noir remonter les veines de son amoureux. Il commença à paniquer.

-C... C'est quoi ça ?

Derek grimaça légèrement.

-C'est rien Stiles, mais décontracte toi un peu, je te rappelle que je suis toujours dans ton rectum, lui affirma-t-il en se pinçant la lèvre.
-'Rectum' ..., répéta l'adolescent en levant un sourcil.

Son amant lui fit les gros yeux et donna un coup de bassin qui stoppa toute envie au garçon de s'amuser sur son choix des mots.

-Ah ça c'était pas cool ..., bougonna-t-il à nouveau entre ses dents."

Le lycanthrope s'excusa à nouveau avant de lui embrasser la clavicule, ce qui le fit soupirer de plaisir. Puis, alors que Stiles s'était habitué à cette présence en lui, l'alpha reparti dans le sens inverse, et il eut l'impression que tous ses organes internes suivaient le membre du loup. Un mouvement de va et vient lent s'installa, et le garçon commença à ressentir une nouvelle sensation au creux de son ventre. Une sensation qui lui fit pousser un gémissement, une sensation qui remplaça complètement la peur et la douleur lancinante, une sensation qui semblait ne jamais vouloir quitter ses reins. Ses mains se perdirent dans les cheveux de son amoureux, sa tête bascula en arrière et il se mit à suivre le mouvement du bassin du loup-garou sans vraiment s'en rendre compte. Ils poussèrent plusieurs gémissements de plaisir, Stiles appelant Derek par son prénom, seule chose à laquelle il pouvait penser à cet instant. Le loup-garou grogna une ou deux fois, ravi de l'effet qu'il produisait sur l'adolescent. Ce dernier eut chaud, d'un seul coup, et la peau brûlante de Derek sur la sienne n'arrangeait rien ; ni ses baisers enflammés sur son cou fragile. Et d'un seul coup il eut du mal à bouger, ses membres semblèrent s'engourdir, et il oublia son nom. S'il avait joué avec lui-même plusieurs fois auparavant, jouer avec quelqu'un d'autre était encore plus excitant. Il se contracta violemment, et un cri rauque s'échappa d'entre ses dents serrées. Il crût comprendre que Derek venait lui aussi d'arriver au plaisir ultime, quand il l'entendit pousser un juron et qu'il semblait s'être arrêté de bouger.

Cela faisait maintenant une heure qu'ils s'étaient rhabillés, et après qu'ils aient repris leurs forces en se câlinant, ils se dirigèrent vers la maison du shérif. Stiles s'était endormit contre la fenêtre du côté passager, et le loup-garou tenait sa main dans la sienne, toutes les deux reposants sur la jambe du garçon. Derek se gara avant d'atteindre la maison, comme d'habitude et ils finirent le chemin à pied. L'adolescent aurait bien voulu lui tenir la main, mais le plus vieux lui avait dit qu'il ne souhaitait pas être vu par les voisins. Ils marchaient donc chacun les mains dans les poches. Ils escaladèrent le mur une nouvelle fois, et Stiles grimaça quand le loup-garou le poussa aux fesses pour l'aider.

"-Hé, doucement, c'est encore fragile !, se lamenta-t-il.
-Désolé, mais tu sais pas rentrer en douce chez toi !
-Mais on pouvait rentrer par la porte ...
-C'est toi qui a voulu escalader le mur comme moi, alors compte pas monter sur mon dos pour que ce soit plus facile !
-Oh oui, comme les koalas, répliqua le garçon en souriant.
-Stiles, dépêche-toi de monter !, lui dit-il en le tapant à nouveau aux fesses.

Une fois qu'ils furent rentrés dans la chambre sains et saufs, Stiles proposa une douche commune. Derek le regarda d'un air las. Il était fatigué, n'ayant que peu dormi ces derniers temps, mais ne voulut pas le vexer.

-Tu veux vraiment un second round ?, demanda-t-il en plissant les yeux.

Il eut pour toute réponse un regard malicieux et une bouche pincée. Ils se retrouvèrent donc sous la douche, enlacés l'un contre l'autre. Un jet d'eau chaude leur tombait dessus, mouillant leur corps avide de nouvelles sensations. Stiles arrêta leurs embrassades, et sortit de la douche pour prendre le shampoing au citron que le lycanthrope affectionnait tant. Alors qu'il avait la bouteille en main, son père rentra dans la pièce de douche, et l'adolescent eut tout juste le temps d'attraper une serviette et de l'enrouler autour de sa taille. La bouteille verte tomba en lui écrasant le pied, mais son coeur battait si fort, que son cerveaux se trouva embrouillé par le sang tambourinant dans ses oreilles, et il ne s'en rendit pas compte.

-Espace personnel papa !, hurla-t-il avec difficulté, les yeux révulsés.
-Mais qu'est-ce que tu fais encore ? Je t'ai appelé plusieurs fois mais tu répondais pas !
-J'étais occupé, ça se voit pas ?, se justifia-t-il en haussant le ton.
-T'es vraiment bizarre en ce moment Stiles, t'es sûr que tu veux pas m'en parler ?
-Non, je veux juste prendre ma douche papa !
-Moi je crois qu'il est temps qu'on parle tous les deux ..., lui répondit son père.

Alors qu'il se dirigeait vers la douche, Stiles hurla comme un diable.

-Mais qu'est-ce que tu fais ?!

Le shérif fronça les sourcils et se retourna.

-Bah je coupe l'eau, t'es en train d'en gâcher plein là ...
-Non ne fais pas ...!, commença à s'emporter l'adolescent, le coeur battant.

Puis, comme s'il était dans un mauvais cauchemar, l'eau se coupa toute seule, et il agrandit encore plus les yeux. Son père l'observa en fronçant les sourcils.

-Oh je ... -essaya-t-il de dire, comprenant la situation- Je ne pensais pas que ... Je croyais que tu étais tout seul et ... -il fit quelques pas en arrière, pour sortir de la pièce, gêné- pardon mademoiselle, s'excusa-t-il en rougissant.

Et le cauchemar continua. Sans vraiment savoir pourquoi (peut-être était-il fatigué et ne savait plus trop ce qu'il faisait), Derek sortit un bras de derrière le rideau, fit un petit salut de la main à son beau-père et déclara un peu gêné :

-Y a pas de mal, M. Stilinski ...

Stiles se frappa le front avec force, pendant que son père examinait le sol, où les vêtements des deux hommes gisaient. Ses yeux s'ouvrirent en grand et il comprit encore mieux la situation. Il observa son fils une seconde avant de quitter la pièce lentement. L'adolescent soupira bruyamment, tira le rideau d'un coup sec et jeta un regard sombre à son amoureux. Ce dernier se pinça la lèvre inférieure entre ses dents, et demanda d'une voix incertaine :

-J'ai fait une bêtise ?
-Évidemment que oui, stupide crétin ! Comment je vais m'en sortir maintenant ? Tu pouvais pas garder ta main non ?, s'énerva-t-il.
-Au moins maintenant, il sait à quoi s'attendre ..., essaya de se justifier Derek.

Stiles lui jeta une serviette à la figure, lui dit de se sécher, et de passer par la fenêtre de sa chambre pendant qu'il parlait à son père de la situation. Une fois qu'ils furent sec et habillés, l'adolescent embrassa rapidement son amoureux et descendit voir son paternel, qui regardait un match, une canette de bière à la main. Les mains dans le dos, il fit ressentir sa présence et se raclant la gorge. Le shérif se retourna et sembla intrigué.

-Ton co... Ton ami est parti ?, demanda-t-il en levant un sourcil.
-Euh ... Oui, oui, je préférais te parler seul à seul ..., répondit-il en baissant les yeux.
-Hm ... Je t'écoutes, même si je pense avoir saisi le principal ..."

Le garçon hésita à lui dire la vérité. Après tout, c'était son père et il pouvait parfaitement comprendre qu'il soit amoureux d'un homme. Mais d'un autre côté il était shérif, et le fait que le loup-garou ait été un ancien suspect dans une affaire de meurtre n'arrangeait rien. Soudain, il prit une décision, qui allait changer radicalement sa vie, et celle de son père. Il se ferait sans doute tuer dans la seconde d'après, mais au moins il ne serait pas mort vierge. Il prit une grande inspiration pour se donner du courage.

"-Papa, je suis en couple avec Derek Hale, déclara-t-il solennellement, avant que son père n'écrase sa canette entre ses doigts, tant le choc fut violent."