Bon finalement j'ai écris une suite ... xD
Je ne promets pas d'être très ponctuelle dans les posts, mais l'histoire est déjà écrite, en résumé du moins ainsi que certains passages qui m'étaient venus depuis un bon petit moment, donc yaura bien une suite & une conclusion :)
Still Rated M & non, je n'ai aucun droit de propriété sur les personnages =/
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Emma ne lâcha pas des yeux la mère adoptive de son fils pendant toute la réunion.
Rubis sembla le remarquer, mais si elle devait faire une remarque, la jeune femme savait qu'elle le ferait entre quatre yeux et pas devant ses parents. Régina quant à elle croisa à peine son regard lorsqu'elle prit la parole, mais comme d'habitude, un masque implacable était venu recouvrir ses traits.
Pendant qu'un archer qui se prétendait être Robin des bois et Grincheux se chamaillait, la Sauveuse dont le sort de ce monde n'était pas une priorité repensa à ce qui lui était arrivé en l'espace de quelques heures.
D'abord elle avait été ramenée par Hook dans la forêt enchantée, elle avait presque violé la femme de ses rêves et fini par retrouver ses souvenirs le matin même … Et maintenant elle était là, le souvenir encore brûlant de Régina en elle, assise à une table à mourir d'ennui.
Comment avait-elle fait pour passer à côté du fait que Régina s'intéressait à elle de cette façon là ? Si elle avait su elle l'aurait déjà prise contre ce maudit pommier il y avait de nombreux mois au lieu de la planter sur place avec la tronçonneuse qu'elle n'avait jamais récupérée.
- Majesté ?
Ce fut la voix de Sidney qui interrompit tout le monde, certains franchement éhontés qu'on puisse encore appeler la sorcière par son titre royal.
- Oui ?
- Il est urgent que je vous parle.
- … Tu peux le faire ici.
Beaucoup se regardèrent, curieux de la confiance qu'elle semblait leur accorder. Le miroir où il était apparu derrière la Reine reprit son rôle principal et le génie se matérialisa au dessus de la table ronde, flottant quelques centimètres au dessus de la surface en bois sur un nuage de fumée bleue.
Il mit presque aussitôt un genou à terre pour parler à sa maîtresse.
- Quelque chose approche.
- Pas de suspens Sidney.
- La sorcière a préparé une potion, quelque chose qui ressemble dangereusement à votre malédiction approche à grand pas.
- Qui a-t-elle sacrifié ?
- Je ne sais pas ma Reine.
- Combien de temps ?
- Quelques minutes je dirais.
La révélation fut accueillie par un brouhahas de protestation, certains se levèrent, partant en courant de la pièce, ignorant les appels désespérés de leurs souverains.
Emma n'avait d'yeux que pour Régina. Sa main avait trouvé celle de son fils, mais son regard resta planté dans celui d'ébène qui s'autorisait enfin à la fixer plus de quelques secondes.
- Peut-être que ça ne nous touchera pas, entendit-elle Henry suggérer.
- Emma nous sauvera Henry, ajouta Snow qui avait renoncé à calmer son peuple et s'était rapprochée.
- Je ne suis pas toujours la Sauveuse les amis. Ne pariez pas trop sur moi.
- On va s'en sortir.
La jeune femme ne répondit pas, entrainant son fils dans son sillage vers sa mère adoptive qui partait déjà de la pièce.
- Régina !
- Quoi ? demanda-t-elle quand elle fut arrivée à la moitié d'un grand couloir illuminé par des dizaines de baies vitrées.
- Et … notre magie ?
- Notre magie ?
- Vous savez … combiner nos pouvoirs. On a bien provoqué une éclipse …
- Miss Swan, combien de fois faudra-t-il qu'on vous le répète ? Les malédictions ne se font pas en claquant les doigts, elles sont la forme de magie la plus puissante et rare que seul l'Amour véritable peut briser.
- Nous l'avons !
- Pardon ?
- Vous et moi.
Un instant la Reine demeura interdite, son regard allant de son fils à sa mère biologique avant de se décider à éclater d'un rire qui fit frissonner la Sauveuse.
- Vous vous imaginez que ce qu'il y a …
- Non ! coupa-t-elle avant qu'Henry ne puisse commencer à réfléchir au sous-entendu que sa mère aurait trouvé à faire.
Régina se figea.
- Enfin pas que ça me … Enfin ... Je veux dire, toutes les deux, nous avons déjà sauvé Henry avec. Ça pourrait pas marcher ?
- Je n'ai pas le temps de vous donner une leçon de magie Miss Swan, mais non.
L'intéressée n'osa plus avancer la moindre hypothèse. Interdite, elle observa la sorcière baisser les épaules et perdre son masque en avançant vers leur fils qui se jeta dans ses bras.
Tournant la tête pour leur laisser un peu d'intimité, la jeune femme eut le temps d'apercevoir le ciel se voiler avant que les vitres ne soient couvertes d'une épaisse fumée verte.
Elle ne réfléchit pas quand ses bras se refermèrent sur le reste de sa famille. À sa grande surprise, Régina n'émit aucun commentaire, son corps se contractant simplement quand les vitres cédèrent sous la pression de la magie, les éclaboussant tous trois d'éclats de verre.
La Sauveuse enfouit sa tête dans des cheveux savamment coiffés en espérant juste qu'elle ne se réveillerait pas amnésique et dans la peau d'une conductrice de bus par exemple.
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Elle fut surprise de ne pas se réveiller dans un lit, mais avachie dans un fauteuil en simili cuir, les pieds juchés sur son bureau rempli de paperasse. Mais surtout, surprise de se rappeler. De New York, de Hook, de la forêt enchantée et Régina ..
En face d'elle son père et Robin des bois jouaient aux fléchettes et elle mit du temps avant de se décider à se lever.
- Papa ? tenta-t-elle.
- Oui Emma ?
Tout n'avait pas été effacé de leurs mémoires, c'était déjà ça …
- Euh … Je pars en patrouille, annonça-t-elle.
- Ok.
Dehors il faisait jour et son téléphone portable lui indiqua qu'il était plus de onze heures.
Elle se décida d'abord à envoyer un texto à Henry.
Ça va gamin ?
Oui pourquoi ?
Qu'est ce que tu fais ?
Je suis en cours …
Range ton téléphone, Régina va encore me taper sur les doigts si on te choppe !
?
Travaille
Dès que tu auras fini de m'envoyer des messages ! ;)
Emma rengaina le téléphone, de toute évidence son fils avait été affecté par la malédiction.
Sa prochaine étape fut celle de la mairie où elle s'attendait presque à voir la demie sœur de Régina diriger la ville. Rien de tel apparemment, mais la secrétaire lui annonça prudemment que Madame le Maire n'était pas revenue de son rendez-vous de 10 heures.
Elle trouva la mercedes noire garée devant le manoir et pris une grande inspiration avant de taper à la porte qui s'ouvrit presque immédiatement.
- Miss Swan ?
- Régina … Est-ce que … ça va ?
- Pourquoi ?
- Je peux entrer ?
- Non.
- J'ai besoin de vous parler.
- A propos de quoi ?
- De magie.
Un sourcil s'arqua et la porte s'entrouvrit pour révéler une Régina en sous vêtement, juchée sur ses habituels talons aiguilles.
- Wah.
- Oh ne faites pas l'innocente Miss Swan.
- Vous vous absentez de votre bureau pour marcher à moitié nue dans votre manoir ?
- Cet idiot de Sidney a tâché ma robe.
Sans vérifier si elle était suivie, le maire gravit les escaliers jusqu'à sa chambre. De tout évidence, elle n'avait pas l'air de se souvenir de quoi que ce soit. En revanche, ici leur relation avait changé. La Régina qu'elle connaissait ne se serait jamais pavanée devant elle de la sorte. Soit elles étaient meilleures amies, soit …
- Aucune remarque sur le fait que j'ai vu Sidney ? demanda la voix de la Reine dans son oreille.
- Nope.
Aucune chance qu'elles soient meilleures amies.
- Tsk.
Elle fut violemment repoussée vers le lit et une seconde plus tard la reine trônait sur ses hanches.
- Non Régina, il faut vraiment qu'on parle.
Accepter quoi que ce soit de sa part avec le risque qu'elle s'en souvienne plus tard c'était courir à la catastrophe.
Au dessus d'elle, le regard d'ébène se rembrunit et elle se leva, entourée quelques instants d'une fumée noire à peine teintée de violet avant de réapparaitre dans un tailleur gris.
- Votre magie, elle a toujours eu cette couleur ?
- C'est cette question qui m'empêche de m'envoyer en l'air ?
- Oui et non.
Régina ne répondit quand même pas, prenant le chemin des escaliers menant vers le hall.
- Régina j'ai vraiment besoin de parler, sérieusement.
- Allez voir Gold, je suis sûre qu'il sera plus enclin à vous faire la conversation.
- C'est à vous que je veux parler.
- Personne ne veut me parler Miss Swan et je n'ai pas le temps pour vos petits jeux. S'il y avait un …
- Il y a eu une nouvelle malédiction ! l'interrompit-elle.
Les yeux soudain durs l'observèrent un moment avant de se plisser agressivement.
- Dont j'aurais été la victime ?
- Vous et tous les autres !
- Mais pas vous ?
- Non ! Il y a quelques heures nous étions encore dans la forêt enchantée, mais votre demie sœur a lancé une malédiction et je me suis retrouvée ici !
- Je vois …
- Je vous jure que je ne suis pas folle. Je sais à quoi ça peut ressembler, Henry me faisait carrément flipper au début, mais on sait n'est-ce pas que c'est possible ?
- Votre fils pense aussi que vous avez été victime d'une malédiction ?
- Non ! Il n'y a que moi qui me souvienne … Enfin je pense, je n'ai pas encore parlé à tout le monde.
- Quelle vie ai-je dans votre réalité ?
- Et bien … Nous avons du partir à cause de Pan et vous avez du vous séparer d'Henry alors ces derniers temps n'ont pas du être faciles mais … Je pense qu'on arrivait à un accord, on aurait certainement trouvé le moyen de rentrer … ou pas. Et de partager la garde d'Henry.
- Miss Swan … Nous sommes en couple ?
- Non, non pas vraiment, pas que je sache …
- Alors pourquoi diable voudrais-je de la garde d'un enfant aussi mal élevé que le votre ?
- Pardon ?
Soudain elle fut prise d'un vertige et s'appuya à la rambarde, descendant prudemment les dernières marches de l'escalier. Sans demander la permission, elle s'engouffra dans le bureau et fouilla la pièce du regard. Aucune photo.
- Miss Swan ?
Emma ne se sentit même pas la force de répondre à la voix à peine inquiète, elle quitta la pièce à grandes enjambées, s'enfuyant presque vers la sortie, claquant la porte derrière elle.
La jeune femme roula longtemps, jusqu'à la frontière de la ville, encore marquée d'une grande bande colorée au sol. Etrangement elle ne se sentit pas de la franchir et préféra se garer à la lisière de la forêt et dégourdir ses jambes encore flageolantes.
Etait-elle vraiment la seule à se souvenir ? Mais qu'adviendrait-il si elle commençait à se faire remarquer, pire, si la demie sœur de Régina la remarquait ? Elle qui ne savait même pas à quoi elle ressemblait, si elle s'attirait les foudres de la sorcière, elle ne tiendrait pas longtemps … Et cette fois la mère adoptive d'Henry ne serait pas là pour assurer ses arrières, ni ceux d'Henry puisque dans cette réalité, il ne semblait jamais avoir fait partie de sa vie.
Pas étonnant qu'Henry n'ait pas compris son allusion à elle toute à l'heure par texto …
Et comment était-il ? Régina avait mentionné un enfant mal élevé, n'avait-elle pas réussi à être une aussi bonne mère qu'elle ? Non, certainement pas … Leur éducation avait du être différente …
Elle avait besoin de temps et comment allait-elle faire pour passer inaperçue au milieu de tous ces gens ?
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La voiture était vraiment dans un piteux état. Elle ne s'était pas manquée, mais au moins quand elle avait appelé au secours dans son talkie walkie, elle s'était dit que la personne qui viendrait à son secours ne pourrait pas croire un instant qu'elle avait fait exprès.
À l'hopital, elle adopta immédiatement le comportement qu'elle avait choisi d'avoir pour les quelques jours à venir : celui d'une amnésique.
Elle eut du mal à convaincre Whale qu'elle se sentait assez bien pour ne pas rester dans une chambre sans visiteur, elle avait besoin d'informations au plus vite.
Convaincre ses parents qu'elle croyait leur histoire de magie, de différence d'âge et de contes de fées sans sourciller, fut une autre affaire. Compliquée, mais pas impossible.
- Est-ce que … Est-ce que quelqu'un pourrait me faire un bref topo ?
- Le docteur Whale a dit qu'il serait plus prudent que tu te rappelles progressivement toi même chérie …
- Maman …
La carte fonctionna.
Dans cette réalité, elle avait bel et bien élevé Henry seule, à New York, jusqu'au jours de ses 28 ans où prise d'une envie irrépressible, elle s'était engouffrée dans sa voiture et ne s'était arrêtée qu'une fois arrivée ici. Il ne lui avait fallut que quelques mois pour briser la malédiction, en sauvant la totalité du village avec Régina d'une menace dont personne ne semblait réellement se rappeler. La Reine était tolérée et avait gardé son rôle de Maire quand on s'était rendu compte que personne n'était en mesure de faire tourner la ville comme elle, mais on ne l'avait pas pardonnée. Ni acceptée. Seuls quelques fidèles lui gravitaient autour et Emma de toute évidence, quelque chose qui ne semblait pas plaire à ses parents.
S'ils savaient …
- Rubis viendra te voir dès qu'elle pourra. C'est ta meilleure amie, je suis sûre qu'elle pourra t'en dire un peu plus que nous.
La jeune femme acquiesça d'un hochement de tête qu'elle voulu presque timide.
- Est ce que … Est-ce que je suis célibataire ?
- Euh … C'est une question que tu devrais justement lui poser Emma.
La réponse lui fit froncer les sourcils, mais elle n'insista pas. Après tout, pas étonnant qu'elle ne veuille pas forcément partager ce genre de choses avec ses parents.
- Est ce que … Est-ce que le Maire a une sœur ?
- Non pas que je sache … Pourquoi ?
- Comme ça … Il me semblait me souvenir, mais … Je suppose que ce doit être faux.
- Repose toi, le diner va arriver, demain en fin de matinée nous viendront te récupérer.
- Est-ce que je vis toujours avec vous ?
Le couple échangea un regard qu'elle ne comprit pas.
- Non. Tu … as insisté pour déménager.
- Ok. Est-ce que Henry va venir me voir ?
- Chaque chose en son temps chérie. Il sera là demain.
- D'accord …
Elle était en train de réfléchir à un moyen de les faire partir quand une infirmière entra dans la pièce avec son repas et s'en chargea elle même.
- Désolée Majesté, mais aucune visite n'est autorisée aux heures des repas.
- Nous partons. Rubis viendra vers 11 heures après son service, elle pourra rentrer ?
- Oui, elle a été notée sur la liste.
- Parfait.
À tour de rôle ses parents se penchèrent au dessus de son lit et elle faillit grimacer quand ils déposèrent un baiser sur sa joue comme si elle avait encore une dizaine d'années. Mais peut-être n'était-elle pas réticente à ce genre d'affection dans cette réalité …
Le repas était infecte et elle voulu s'en plaindre à l'infirmière quand elle revient plus d'une heure plus tard.
- Qui est-ce qui cuisine pour vous ? Une bande de troll ?
- Personnellement je préfère cuisiner pour moi même Miss Swan …
La voix lui fit l'effet d'une douche froide et elle se rappela à temps qu'elle était censée être amnésique.
- Qui êtes vous ? Vous n'êtes certainement pas une infirmière …
Régina dénoua son trench gris pour dévoiler une robe un peu trop moulante pour aller travailler assortie à des escarpins noirs qu'elle lui avait vu porter ce matin.
- Je suis le Maire de cette ville, accessoirement une personne avec laquelle vous vous envoyez régulièrement en l'air.
- Pardon ?
- Trop tôt ?
- Euh … Je ne sais pas … C'est juste que d'après ce que j'ai entendu ma famille et vous n'avez pas l'air d'avoir une histoire facile …
- C'est un euphémisme.
- Mais nous sommes … amantes ?
- On peut dire ça oui.
- Et vous êtes là pour …
- Par curiosité.
- Ah.
Il y eut une pause pendant laquelle la mère adoptive de son fils pris le temps de la dévisager et lorsqu'elle se décida à placer un pied devant l'autre pour s'avancer vers elle, Emma ne put retenir un frisson.
L'écho de ses talons sur le sol coïncida avec celui des persiennes qui se refermèrent brutalement pour rendre la pièce opaque. Au plafond, la lumière vacilla avant de s'éteindre, ne laissant que la lueur de la rue éclairer la chambre d'hôpital.
- Ce matin vous êtes venue me voir Miss Swan, vous aviez l'air troublée par quelque chose, une malédiction. Et maintenant, vous voilà amnésique.
Son ton très bas la fit à nouveau frissonner. Finalement, elle ne savait pas à quoi s'attendre avec elle.
- Vous comptez me tuer ?
- Pas tout de suite.
La Reine finit par venir s'asseoir sur le rebord du lit médicalisé, l'observant un instant comme si elle avait peur qu'il contamine sa robe avant d'avancer une main vers la jeune femme encore allongée dedans.
- Etes-vous vraiment amnésique Miss Swan ?
- Pourquoi est-ce que je mentirai ?
- Pour vous innocenter de quelque chose ? Pour faire croire à quelqu'un que vous ne représentez aucun danger ? Pour attirer l'attention ou encore pour vous retrouver seule dans une chambre d'hôpital avec moi ?
La main se recourba, griffant le coton qui recouvrait sa cuisse.
- Au … Aucune des possibilités citées.
- Dommage. Vous êtes toujours d'un ennui étonnant Miss Swan.
- Je suis sûre que vous avez mieux à faire chez vous alors, madame le …
Un hoquet lui échappa, à mi chemin entre la peur et l'excitation quand l'intéressée se jucha sur le lit d'un mouvement presque félin.
- Maire, compléta la Reine. Je décide moi même de ce qu'il me sied de faire, merci.
- Mais …
- Chut. Ecoutez votre corps Miss Swan. Que vous dit-il ?
Un coup de hanche la plaqua contre le matelas et cette fois elle ne réussit pas à stopper le gémissement.
- Exactement.
Régina s'empara de sa bouche en un baiser exigeant, faisant courir ses mains le long de son corps.
- Qui me dit que vous n'êtes pas en train d'abuser de …
Elle fut coupée par la douleur d'une morsure dans son cou, renversant la tête malgré elle pour s'offrir à son assaillante. Une main alla se caler entre ses jambes et bien que toujours habillée elle sentit distinctement deux doigts s'insinuer en elle.
- Cambre toi.
Son corps obéit sans qu'elle ne lui en ai donné la permission.
- Ma meilleure amie va arriver.
- Tant mieux, elle gardera la porte en bonne petite chienne de garde.
La jeune femme n'eut pas l'occasion de répondre, déstabilisée par le feu qu'elle pouvait de moins en moins ignorer entre ses jambes et la sensation de la langue de la Reine caresser son décolleté avant de remonter prendre possession de sa bouche.
Elle avait envie de l'empoigner, de la retourner sous elle et de la faire hurler de plaisir, de voir ses cheveux en bataille et ses yeux briller de magie mal contenue, mais Emma n'en avait tout simplement pas la force. Là, tout de suite, elle se sentait devenue un pantin entre les mains d'une magicienne extrêmement douée.
- Quel est mon nom Emma ?
- Je … Je ne sais pas, mentit-elle.
La pression entre ses jambes s'accentua, la main se refermant implacablement sur elle.
- Miss Swan, quel est mon nom ?
- Vous ne me l'avez pas dit.
- Mais tu le sais pourtant Emma …
Un genoux alla brutalement rejoindre la main entre ses jambes, le plaisir soudain décuplé parcourant son corps comme jamais elle n'avait pu le ressentir. Ses muscles se tendirent sans qu'elle puisse les contrôler et sa voix se brisa suppliant pour quelque chose que la Reine n'avait pas l'air prête à donner.
- Mon nom, Em-ma.
Les lèvres brulantes contre son oreille la firent capituler juste avant d'étouffer ses cris de plaisir. Elle sentit une onde de choc différente de celle de l'orgasme se répandre dans tout son corps et ne douta pas un seul instant que Régina venait de lui lancer un autre sort. Mais l'intéressée reprit la parole avant qu'elle ne puisse recouvrir assez de souffle pour poser la question.
- Bien Miss Swan. Et ce nom est le seul que vous avez droit de crier, c'est compris ? Une seule caresse, un seul mot déplacé à quelqu'un d'autre et je le saurai.
- Et vous ? parvint-elle à demander.
- Comment ça moi ?
La main toujours entre ses jambes adoucit sa prise et Emma se rendit compte qu'elle était trempée.
- Est-ce que … je suis la seule ?
- Je n'appartiens à personne Miss Swan, fut la seule réponse qu'elle voulu bien lui donner avant de se lever brusquement.
- Où est-ce que vous allez ?
- Manger. J'ai bien peur que votre amie ne soit en train d'arriver.
Elle récupérait son manteau quand on frappa à la porte. Emma attendit que la silhouette de la Reine se soit dissipée dans un nuage de fumée avant de faire rentrer sa meilleure amie qui s'empressa d'allumer les lumières qui l'aveuglèrent.
- Oula.
- Je … me suis endormie après le repas.
- C'est ça. Emma chérie, tu ne t'en rappelles pas alors je vais juste t'en informer poliment, ne panique pas, je suis un loup garou.
- Ah …
Comment était-elle censée réagir à ce genre de révélations ? Elle essayait de se rappeler de la première fois qu'elle l'avait su mais fut interrompue par Rubis.
- Et tu sais ce pour quoi les loups garous sont connus ?
- Leur peur de la pleine lune ?
- Leur odorat. Régina était dans cette pièce il y a peu et vous vous êtes encore envoyées en l'air.
Emma sentit tout le sang vider son visage.
- Ne t'inquiète pas, c'est déjà arrivé dans ma réserve, c'est pas un secret. Et je m'en fiche.
- Ça répond à la question que j'ai posé à mes parents toute à l'heure dans ce cas …
- Ils ne sont pas au courant. Tu leur as demandé quoi ?
- Si j'étais en couple …
- Nope. Hook t'as traîné autour un moment, mais je crois que Régina l'a remis à sa place.
- On est … ensemble ?
- Nan ! Je pense pas que Régina soit le genre de personne à vouloir être en couple … Mais ça fait un moment que je n'ai pas senti d'autre odeur que la tienne sur elle.
La jeune femme ne put retenir une grimace.
- Rubis … Est-ce que je suis une bonne mère ?
- Henry est un garçon difficile Emma, pour lui ça a été dur de passer du stade du gamin des rues de New York a celui de fils chéri d'une famille royale …
- J'avais quelle sorte de vie … avant ?
- Chasseuse de prime. Ça marchait bien je pense, mais tu passais pas beaucoup de temps à la maison et Henry a grandit de son côté.
- Ouais, j'étais nulle c'est ça ?
- Non. Tu lui as tout enseigné et je pense qu'au fond de lui c'est quelqu'un de bien. Mais il refuse de le montrer.
Que dirait Régina …
- Qui est la personne la plus populaire en ville ?
- Tes parents et toi je dirais …
Elle se rappela soudain de quelque chose que lui avait dit Régina le matin même.
- Et Gold ? Qui est-il ?
- Un sorcier du genre aussi balaise que Régina. C'est lui qui l'a formée et qui lui a procuré la malédiction.
- Et ils s'entendent bien avec le Maire ?
- Non ! C'est la guerre froide depuis que la malédiction a été brisée et puis je pense que sa femme n'apprécie pas que Régina lui tourne autour.
Emma parvint à peine à dissimuler son rire derrière une quinte de toux. Elle imaginait très mal Régina tourner autour de Gold.
- Je suis contente que tu sois ma meilleure amie, finit-elle par avouer.
- Et moi je suis inquiète pour toi. Si tu veux demain tu peux aménager avec moi au lieu de retourner chez toi ?
- On verra ça demain ok ? Mes parents ont certainement du prévoir quelque chose de leur côté …
- Pas faux.
Sa meilleure amie sortit une boite d'un sac qu'elle n'avait pas encore remarqué.
- Je t'ai apporté quelque chose, pour ton petit déjeuner demain matin.
Elles continuèrent à parler jusqu'à ce qu'une infirmière passe la tête par la porte en les fusillant du regard et se séparèrent avec la promesse qu'Emma passerait au restaurant le lendemain.
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Quand elle se réveilla, Snow tournait déjà autour d'elle en essayant de ranger les quelques affaires qu'on lui avait apportées. Elle croisa le regard d'Henry étiré dans un fauteuil près de la porte et il leva un sourcil d'une façon qui lui rappela étrangement sa mère adoptive. Il eut un sourire en coin mais ne rajouta rien, restant silencieux, peut-être parce qu'elle avait choisi de ne pas faire savoir à sa mère qu'elle était réveillée.
Elle en profita pour un rapide examen de son fils : physiquement c'était le même, si on passait sur la fait qu'il portait un tee shirt d'une bande de rock et un blouson en cuir prématurément usé. Son regard en revanche semblait balayer la situation d'une étrange curiosité, désinvolte et presque hautin.
So fils était un crétin. Régina allait la tuer.
- Oh, tu es réveillée.
- Oui.
- J'ai fais tes affaires, tu veux prendre une douche ? J'ai pensé que nous pourrions aller fêter ta sortie de l'hôpital chez Granny.
- Oh ? Parfait, j'ai dit à Rubis hier que j'y passerai.
Elle n'avait pas besoin de douche, en ayant déjà pris une la veille quand elle s'était retrouvée seule. Une douche froide, non pas parce que le chauffe-eau de l'hôpital était en panne mais parce qu'elle était sure de ne pas pouvoir s'endormir si elle continuait à penser à Régina.
Elle tenta de communiquer brièvement avec Henry qui semblait plus intéressé par le fait qu'elle ait oublié certaines de ses dernières bêtises que par le fait qu'elle puisse être mal en point.
En chemin, elle se rappela de demander à Snow ce qu'il était advenu du père d'Henry et elle fut surprise d'apprendre qu'il s'était brièvement retrouvés ici avant qu'il ne retourne vivre à New York avec une jeune femme qu'il avait rencontré dans un train.
Étrangement la nouvelle ne lui fit ni chaud ni froid.
C'était un samedi matin et le restaurant était déjà bien rempli des habitués qui semblèrent tous la reconnaître et être au courant de sa mésaventure, certains souriant poliment, sans oser approcher, de peur de la troubler plus qu'elle ne l'était certainement.
- Qu'est-ce que je te sers ce matin Emma ? demanda la voix légèrement enrouée de Granny.
- La même chose que d'habitude ? Je suis sûre que j'aimerais.
Elle laissa sa mère et Henry commander quelque chose et alla s'asseoir à une table isolée. Ce ne fut qu'une fois installée qu'elle remarqua Hook profondément en conversation avec Regina, les sourcils froncés. Les deux parlaient à voix basse et semblaient bien plus proches qu'ils ne l'avaient été avant ... Peut-être ne l'avait-il pas livré à Greg Mendell. Elle étouffa un grognement en remarquant qu'ils étaient presque assortis, le pirate dans son éternel costume de cuir et la Reine en pantalon en cuir noir assorti d'un simple chemisier blanc laissant deviner le contour de ses sous-vêtements.
Comme si elle sentait son regard, l'intéressée arrêta de parler un instant et se redressa pour lui adresser un sourire en coin.
Emma détourna rapidement le regard pour le reporter sur sa mère qui arrivait les mains chargées. Henry, lui, s'était arrêté à une autre table pour parler à deux enfants de son âge. Henzel et Gretel se rappella-t-elle. Regina aurait adoré ce genre de camaraderie ...
- Tu as l'air préoccupée ?
- La méchante Reine a des amis ?
Une cours même si elle se rappelait bien les termes de sa meilleure amie la veille au soir.
- Regina traîne avec des gens peu recommandables oui. Quand elle a sauvé la ville du désastre de Mendell, elle a fait le serment de protéger la ville et ses habitants si nous la laissions vivre. C'est un deal que nous n'aurions pas du faire.
- Pourquoi ?
- Elle a gardé sa place de Maire et malgré ses airs innocents, elle contrôle encore tout ce qui se passe avec sa bande de fidèles.
Qu'en déduire ? Sa sœur avait-elle donc raté sa malédiction ? Mis à part qu'elle n'avait jamais eu Henry dans sa vie, Regina n'était pas en position de faiblesse ici ... Pourtant ses parents avaient bien dit que la sorcière menait une guerre personnelle contre sa soeur ? N'aurait-elle pas du être malheureuse, sans appui ni amis ? Ici, bien qu'il était évident que le monde la craignait beaucoup plus qu'il ne la respectait, elle était entourée de gens qui semblaient la comprendre. Et en plus elle s'envoyait en l'air avec elle.
Elle allait entamer son chocolat chaud recouvert d'une crème épaisse comme elle les adorait quand elle entendit le bruit familier des talons arriver dans sa direction. Emma préféra reposer sa choppe. Affronter la Reine, la bouche couverte de mousse n'était pas une très bonne idée.
- Bonjour Miss Swan.
- Bonjour Madame le Maire.
- Oh ? Je n'ai pas le souvenir de m'être présentée ... A moins que vos souvenirs n'aient déjà refait surface ?
Ses yeux pétillaient de malice, elle ne voulait apparemment pas admettre leur rencontre d'hier soir. Emma en profita pour la regarder brièvement de haut en bas. Comment osait-elle porter un pantalon aussi moulant avec des talons aussi haut un samedi matin pour aller déjeuner ?
- On m'a parlé de vous.
- Je vois ... Je tenais juste à vous rappeler que votre amnésie n'est pas un prétexte suffisant pour ne pas me rendre les papiers que vous me devez.
Snow étouffa un hoquet de surprise. A côté de la Reine, Hook souriait, l'air satisfait.
- Je trouverais le moyen de vous les faire parvenir dans les temps.
- J'en doute, étant donné qu'ils devaient être sur mon bureau hier soir, mais vous avez encore tout le week end pour arranger ça, n'est-ce pas ?
- Certainement.
- Très bien. Passez une bonne journée Miss Swan.
Elle salua Snow d'un regard empli de dédain et se dirigea vers la porte, suivie du chien de garde que semblait être Hook. Emma la regarder s'éloigner, les yeux rivés sur les plis qui creusaient le cuir noir de son pantalon à chacun de ses pas. Sur le pas de la porte elle remarqua qu'elle s'était arrêtée et son regard remonta jusqu'au sien qui semblait justement l'attendre, pour lui adresser un clin d'oeil qui l'embrasa.
Regina venait de lui faire un clin d'oeil.
- ... père et faire un tour de la ville, entendit-elle sa mère finir.
- Pardon ?
- Est-ce que ça va ? Tu as l'air toute pale ? C'était peut-être pas une bo...
- Non, je vais très bien 'Man, dis moi ce que tu étais en train de me dire ?
- Ce week end nous allons te faire faire un tour de la ville, avec ton père.
- D'accord, avec plaisir, ça me permettra peut être de me rappeler de quelque chose ... Où est-il d'ailleurs ?
- C'est son jour de garde, au commissariat.
- Ah oui, pardon.
Son téléphone qu'elle avait presque oublié vibra brièvement dans sa poche et afficha un nouveau message de " Regina " dont le nom était accompagné d'une couronne.
" Lisez plus haut " disait-il simplement.
" Quoi donc ? " tapa-t-elle rapidement en essayant de ne pas perdre le fil de la conversation avec sa mère.
" Notre conversation Miss Swan "
Elle s'excusa auprès de sa mère et s'immergea quelques minutes dans le flot de messages qu'elle avait pu échanger au cours des dernières semaines avec la Reine.
Des lieux de rendez-vous pour la plus part, des " Tout de suite " " Toilettes, Miss Swan " " Votre voiture ? " " 10h, mon bureau ", des ordres donnés des deux côtés allant de la façon de s'habiller à l'interdiction de s'approcher d'une personne ou d'une autre, des promesses, des suppliques et quelques messages dans lesquels Regina lui expliquait dans les détails ce qu'elle lui ferait la prochaine fois qu'elle oserait lui manquer de respect pendant un conseil municipal.
Le téléphone vibra à nouveau.
" Mémoire rafraîchie ? "
" Rafraîchie n'est pas le terme que j'utiliserais pour décrire mon état actuel ... "
" Sortez du restaurant "
Elle avait peut être mis un genoux à terre un jour devant Regina en lui promettant d'obéir à la moindre de ses commandes. Ou peut-être avait-elle était abusée par un sort de la sorcière. Après tout, elle devait être capable de lui tirer n'importe quelle promesse quand elle était entre ses jambes.
La jeune femme se leva promptement, prétextant une envie d'aller aux toilettes et sortit par la porte de secours. Dans la ruelle, la Reine l'attendait adossée au mur, les bras croisés. Elle s'immobilisa l'espace de quelques secondes et elles se jaugèrent, la tension presque palpable autour d'elles avant que la Reine ne hausse un sourcil qui fit avancer Emma jusqu'à ce qu'il ne reste que quelques millimètres entre elles.
- Quelqu'un pourrait nous voir.
- Nous ne faisons rien ...
- Pas encore.
- Quand bien même Miss Swan.
Elle ne lui laissa pas le loisir de répondre, ses lèvres déjà sur les siennes, sa langue envahissant rapidement sa bouche. Elles gémirent toutes les deux quand Emma la plaqua contre le mur en briques de la ruelle et creusa le décolleté de son chemisier d'une main exigeante. Elle avait envie de la dévorer, mais aucune idée de comment réagirait la vraie Regina en apprenant ça si elle arrivait un jour à briser la malédiction.
Elle oublia totalement la question quand elle croisa le regard d'ébène de l'intéressée, les pupilles dévorant presque l'intégralité de l'iris teinté de violet.
- Oh mon dieu ...
En face d'elle, les lèvres se tendirent un sourire lascif avant de fondre dans son cou et marquer la chair pale sans y avoir été invitée. Grisée, la Sauveuse repoussa son ennemie avant de s'attaquer aux derniers boutons du chemisier, passant un bras autour de la taille brûlante.
Régina défit elle même son pantalon, certainement par peur qu'elle ne l'abime en forçant sur la matière et Emma avait déjà la main dans des sous vêtements trempés quand la porte derrière elle s'ouvrit.
La jeune femme se figea, agrippée avec force par le Maire qui l'immobilisa.
- Emma, ta mère te cherche.
Rubis …
- Elle arrive, répondit à sa place la voix rauque de la Reine.
- Et par pitié, faites ça ailleurs, j'ai déjà assez de mal à travailler quand vous êtes toutes les deux dans la même pièce sans vous toucher …
La porte métallique claqua en se refermant, mais Emma ne bougea toujours pas, le visage enfoui dans l'épaule de son amante, seul le parfum dont elle était folle depuis des mois parvenait à la faire rester debout et à ne pas s'écrouler de honte dans la ruelle à nouveau déserte.
Une main brûlante se faufila sous son menton et la força à affronter le regard d'ébène.
- Ce n'est pas la première fois Emma.
Elle fut surprise du baiser presque tendre qui fut déposé sur ses lèvres avant qu'elle ne reprenne la parole, la voix à nouveau rauque.
- Je ne sais pas de quelle réalité vous venez Miss Swan ni pourquoi vous cherchez à vous faire passer pour quelqu'un d'amnésique, mais je sais reconnaître un mensonge quand j'en vois un. Vous n'êtes pas amnésique, vous vous souvenez d'autre chose, nous verrons ça plus tard, mais en attendant, je peux vous assurer que dans n'importe quelle dimension et ce même si nous venons à peine de nous rencontrer, je vous veux déjà.
- Régina …
- Et ce soir, je vous aurais, chez moi après le repas et vous allez me faire jouir Miss Swan, parce qu'il est hors de question que je reste un jour de plus dans cet état là. C'est compris ?
- Ce soir … Après le repas ?
- Sans faute.
- Je ne s…
- Je m'en fiche.
Un nuage de fumée et Régina se tenait devant elle dans toute sa gloire, comme si elle n'avait pas eu la chemise ouverte, le pantalon baissé et une main dans son string en satin noir quelques secondes plus tôt.
Elle la retourna sans doute aidée par un peu de magie pour le faire avec autant de facilité et c'est elle qui fut plaquée contre le mur pour un dernier baiser qui la laissa essoufflée.
- Et Miss Swan ?
Elle attendit que leurs regards se soutiennent pour continuer.
- Lisez ce post-it dans votre téléphone, celui sur les règles que nous avons établies mais dont vous ne vous souvenez jamais.
Sur ce elle disparut dans la rue et ce ne fut que quand Emma entendit le grondement de la Mercedes qui démarrait qu'elle se décida à remettre de l'ordre dans ses cheveux et rentrer dans le restaurant.
Rubis masqua très mal un grand sourire moqueur quand elle passa devant elle pour rejoindre sa mère qui était en grande conversation avec …
- Graham ?
L'intéressé se retourna, lui offrant un sourire dont elle avait oublié la chaleur et elle ne put se retenir de se jeter dans ses bras. Autour d'elle plusieurs personnes la regardèrent comme si elle avait perdu la tête, mais c'était à peu près le cas.
- Princesse ?
Le chasseur retourna son embrasse assez gauchement et la Sauveuse réalisa qu'elle devait le lâcher.
- Je suis … Je suis désolée. Je me souviens de vous, je crois. Ça me fait … tellement plaisir.
Elle ne cacha pas ses larmes et ce fut sa mère qui vint la prendre dans ses bras.
- Je suis content que la mémoire vous revienne Emma Swan, mais je dois aller travailler, je suis en mission.
- Je … Oui bien sûr.
Graham était vivant … Elle dut s'asseoir pour digérer la réalité de ce fait. Elle venait de tenir l'homme dans ses bras, la malédiction avait ramené Graham à la vie.
- Que fait-il dans la vie ? s'entendit-elle dire.
- C'est un homme de main de Régina chérie. Il est … étrange, mais depuis qu'elle lui a redonné son cœur, il a l'air de se socialiser un peu plus. Il … m'a sauvée autrefois.
Emma enfouit son visage dans ses mains qui sentaient encore Régina. Elle n'en revenait pas. Elle avait envie de courir dans la rue comme une folle.
Graham était en vie et ce soir elle coucherait avec Régina, avec un peu de chance dans un vrai lit.
Elle n'était plus très sûre de vouloir briser cette malédiction.
