Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas et appartiennent, bien évidemment, à J.K Rowling! Par contre, cette histoire m'appartient.

Message de l'auteur : Bonjour tout le monde! Alors, je dois vous annoncer que malheureusement, la semaine prochaine, il n'y aura pas de nouveaux chapitres, puisque je serai en vacances à Cuba! Et je ne pourrai pas répondre aux reviews cette semaine, puisque j'ai besoin de chaque minute disponible pour écrire le plus de chapitres possibles avant mon départ! Je recommencerai à répondre aux reviews dès mon retour promis!

La loi est sacrée

Chapitre 3

Ron s'étira longuement avant de regarder autour de lui. Il ne pouvait qu'admirer le fait que le parc qui entourait la maison des Malfoy était si grand qu'il pouvait y courir sans le moindre problème. Il s'apprêtait à se mettre à courir lorsque quelqu'un se mit à côté de lui. Il faillit faire une grimace, mais se retint de justesse. Il n'avait pas besoin que la personne en question lui fasse remarquer qu'il était normal qu'il soit aussi mal-élevé. Après tout, à quoi pouvait-il s'attendre d'un Weasley? Sa famille faisait peut-être partie de la noblesse, mais elle avait été ruinée il y a des années et ne vivait certainement pas en suivant les standards de l'aristocratie. Jusqu'à lui en tout cas… Il tourna lentement son regard en direction de l'inconnu, un sourire vaguement plaisant aux lèvres, ce sourire disparut aussitôt en voyant la beauté chocolat qui se trouvait à ses côtés. Des yeux vert lime se posèrent sur lui et une lueur amusée se promena dans son regard alors que ses lèvres s'étiraient sous l'amusement. Ron faillit reculer d'un pas en sentant une chaleur suspecte se tordre dans son ventre. C'était quoi cette…

- Bonjour. S'exclama le nouvel arrivant. Vous êtes ici pour la compétition, j'imagine.

Le roux se contenta d'hocher la tête, puisqu'il était évident qu'il ne se souvenait plus de sa langue maternelle. Merde alors… une beauté pareille n'avait pas le droit d'exister. Certes, Drago Malfoy était magnifique, mais ce type lui donnait des bouffés de chaleur juste en lui souriant. Situation très dangereuse, puisqu'il convoitait la main de quelqu'un d'autre.

- Et vous êtes? Demanda-t-il d'une voix essoufflée.

Il se maudit silencieusement pour son ton de voix alors que le nouvel arrivant lui souriait encore plus. À sa grande surprise, il s'approcha alors de lui et posa délicatement sa main sur son cœur. Mauvaise idée. Il pouvait sentir qu'il battait à la chamade.

- Est-ce que cela a vraiment la moindre importance? Répliqua le mulâtre.

- Heu…

- Je pense qu'il serait beaucoup plus pertinent que vous m'embrassiez non?

Et il entrouvrit sensuellement les lèvres, le faisant presque succomber. Il avait une mission à accomplir, et celle-ci n'avait rien à voir avec la beauté fatale qui se trouvait devant lui. Une beauté qui n'hésitait pas à embrasser un parfait inconnu. Ron recula de quelques pas avant de s'enfuir en courant. Il avait une mission. Il avait une mission. Bordel de merde!

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Harry se dirigea calmement jusqu'à l'entrée de la demeure des Malfoy où se trouvait déjà la majorité de sa compétition. Sirius était là, bien évidemment, ressemblant à un Dieu grecque dans ses vêtements de sport. Comment un type pouvait être aussi beau sans le moindre effort? Ça en devenait ridicule. Quelqu'un lui toucha l'épaule et il se trouva nez à nez avec son meilleur ami. Le rouquin semblait sur le point de faire une crise de nerfs s'il devait en juger par son visage écarlate.

- Qu'est-ce qui se passe? Demanda-t-il à voix basse.

- Heu… Comment dire… J'ai fait une rencontre ce matin. Une horrible rencontre.

- Avec qui?

- Je n'en ai aucune idée.

Les yeux d'Harry se plissèrent alors que Ron tournait la tête en direction de Severus Rogue. Le métis venait d'arriver dans un kimono noir et ses longs cheveux étaient dressés. Un minuscule sourire se trouvait sur son visage d'albâtre et il se contenta de faire un signe de main pour que tout le monde se taise.

- Messieurs, veuillez me suivre.

Il les entraina alors jusqu'à un terrain de sport où se trouvait une piste à obstacles. Merlin… À quel point cette maison était-elle énorme? Le manoir Potter était grand, mais certainement pas à ce point.

- Comme vous pouvez le deviner. Commença calmement le métis. Vous irez, deux par deux, faire une course à obstacle, mais ne croyez pas un seul instant que votre compétition n'est que la personne contre laquelle vous courrez. Vous serez chronométrés et nous serons de cette façon qui est le véritable gagnant.

Severus Rogue nomma alors deux noms et ceux-ci se dirigèrent vers la piste à obstacles avant de se mettre à courir. Harry devait admettre que l'un d'eux courrait assez vite, mais l'autre faisait incroyablement pitié. Ses yeux se dirigèrent brièvement sur Sirius qui semblait regarder intensément la course. Cet homme était aussi facile à approcher qu'un lion enragé. Son regard dériva alors vers Severus Rogue et, à sa grande surprise, le métis fixait son collègue avec une étrange expression. Pourquoi avait-il l'impression que leur histoire était un peu plus complexe qu'il ne l'aurait imaginé?

- Harry Potter et Georges Maylord.

Son adversaire lui lança un regard peu amène et Harry se contenta de lui envoyer un léger sourire. Il n'avait certainement pas peur de cette compétition. Pas en ce qui concernait son physique. Il se mit alors à courir après le coup de sifflet et battit aisément son adversaire. Si toutes les épreuves pouvaient être aussi faciles… Malheureusement, il savait bien que ce n'était pas le cas.

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Après que la compétition soit terminée, Severus Rogue se plaça devant eux, son sourire qui ne voulait rien dire fermement en place. Harry avait l'impression que quelqu'un lui avait mis un fusil sur la tête et l'obligeait à garder cette expression même dans son sommeil.

- Cet exercice permet de savoir dans quel ordre vous aurez le droit de rencontrer Drago Malfoy durant la semaine. Le grand vainqueur est Ronald Weasley.

Un énorme sourire apparut sur le visage de son meilleur ami et Harry haussa les épaules.

- Le deuxième est Harry Potter.

Il hocha vivement la tête.

- Le troisième est… Sirius Black.

La voix aimable du métis flancha à peine, mais Harry l'écoutait avec tant d'attention qu'il ne put que le remarquer. Et il ne pouvait que voir la manière dont les yeux bleu glacé se posèrent sur Severus Rogue et refusèrent de le quitter. Il n'avait aucune raison d'avoir peur pour Sirius. Celui-ci ne se laisserait distraire par rien. Merde alors! Il avait déjà vu ce type continuer une mission alors qu'il avait une jambe cassée. Si cela ne voulait pas tout dire… Severus Rogue continua alors à nommer l'ordre des rencontres avant de terminer en annonçant qu'ils n'avaient le droit qu'à 10 minutes avec l'héritier des Malfoy. 10 minutes… C'était déjà mieux que rien…

- Monsieur Weasley, vous serez attendu dans le grand salon dans une demi-heure. Déclara soudainement le porteur. Ne soyez pas en retard. D'ailleurs, je conseille à chacun d'entre vous de ne pas être en retard.

Le ton semblait clairement porter un avertissement avant que le métis ne fasse un léger sourire et tourne les talons.

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Harry attendait impatiemment son tour à côté de Sirius. Comme d'habitude, il n'avait pas vraiment grand-chose à dire à son collègue. Peut-être devait-il lui demander sa recette secrète pour que ses cheveux tombent aussi impeccablement autour de son visage. Juste pour l'écœurer dans sa vie, il pouvait parier que celui-ci lui dirait qu'il se réveillait et sa chevelure était comme ça. Parfait connard. Ron ouvrit alors la porte, un grand sourire aux lèvres et il put entendre l'écho du rire de Drago Malfoy. Il mourrait d'envie de lui demander s'il avait été un clown dans une autre vie… Cela aurait pu expliquer pourquoi il arrivait à faire Drago Malfoy aussi souvent. Harry se racla alors la gorge avant de rentrer dans le grand salon. Le porteur était assis sur un canapé et ses yeux gris le fixaient intensément. Harry s'assit rapidement en face de lui, son cœur faisant des sombre-sauts.

- Bonjour Monsieur Malfoy.

- J'aurais pensé que mon sauveur ne serait pas aussi formel.

- Je ne pense pas que nous soyons assez intimes pour que je vous appelle "Drago".

- Ah.

Oh merde… Il n'avait visiblement pas dit la bonne chose.

- Par contre, je pourrais vous appeler "mon coquelicot". Poursuivit-il nonchalamment.

- Parce que c'est beaucoup moins intime. Répliqua le blond.

- Et dire que les gens ne parlent que de votre beauté. Votre intelligence est spectaculaire.

Un sourire se forma sur les lèvres fines avant qu'il ne croise ses mains devant lui. Harry devait admettre que ses mains étaient absolument fascinantes à regarder. Ses doigts étaient si longs et élégants.

- Je préférerais que vous m'appeliez Drago. Déclara le porteur.

- Alors vous pouvez m'appeler Harry.

- Je préférerais vous appeler mon chou.

Ce fut au tour d'Harry d'éclater de rire et une lueur de plaisir s'alluma dans les yeux gris.

- Vous êtes drôle. Fit remarquer le brun.

- C'est bien la première fois que quelqu'un dit cela de moi.

- Que dit-on de vous?

- Que je suis froid, glacial même…

- Ce n'est pas ce que je vois.

Et ce qu'il voyait lui plaisait bien trop alors qu'il avait une mission à accomplir. Réussir à épouser Drago Malfoy n'était qu'une partie de son travail. L'autre partie promettait d'être beaucoup plus complexe et difficile…

- Et que voyez-vous donc? Répliqua le blond sur un ton de défi.

- Vous n'êtes pas froid, mais distant. Je pense que vous êtes habitué à ce que les gens ne soient pas détendus auprès de vous. Que ce soit à cause de votre famille ou de votre statut social. Je pense que vous aimez rire et que vous aimez les défis.

- Vous m'avez parler pendant un grand total de trois minutes, et vous voyez tout ça?

- Ne dit-on pas qu'une image vaut mille mots?

Le blond pencha alors la tête, le fixant de manière pensive. Il ne savait pas comment draguer. En participant à cette compétition, il s'attendait à tout simplement avoir des adversaires. Il ne s'attendait pas à devoir avoir des conversations avec un être qui faisait battre son cœur plus vite.

- Vous êtes certainement étrange… mon chou. Déclara le porteur.

- Je ne le pense pas. Et je pense que j'aime ce que je vois en vous. Vous… m'intéressez.

Quel magnifique euphémisme. Hé bien, il commençait à utiliser des procédés stylistiques. Peut-être qu'il réussirait à faire une litote ou une hyperbole. Seigneur, son cerveau partait vraiment dans d'étranges directions.

- Moi ou mon nom? Rétorqua le blond.

- Vous.

- Vous venez de mentir, Monsieur Potter. Déclara glacialement le porteur. Pourquoi participez à cette compétition si ce n'est pas pour mon nom?

- Parce que j'aime les hommes et que je n'ai aucune envie de devoir épouser une femme.

- Alors pourquoi ne pas acheter un autre porteur? Pourquoi choisir l'héritier de Lucius Malfoy?

- J'aime l'idée que votre père vous aime assez pour remuer ciel et terre pour que ayez un mari respectable. Cela veut dire que la famille est importante pour lui. Il n'y a rien de plus beau que cela.

- Alors, vous désirez marier mon père?

Harry blêmit férocement avant d'éclater de rire. Drago Malfoy le fixait avec intérêt, comme s'il était un objet qu'il désirait disséquer afin d'en comprendre le fonctionnement. Le brun laissa sa nature impulsive le dominer et il se leva brusquement avant de s'agenouiller près du porteur. Il prit alors la main de celui-ci entre les siennes et vit avec plaisir les yeux gris s'écarquiller.

- Je veux vous épouser, vous. Personne d'autre.

- Pourquoi?

- J'aime ce que je vois. Je n'ai pas d'autres explications à vous donner. Et si vous osez me dire que je parle de votre beauté, je serai obligé de vous étrangler.

- Quelle magnifique façon de commencer une relation.

- Nous ne pourrons pas dire qu'elle n'est pas passionnée.

Harry ne put que sourire davantage en réalisant que Malfoy ne dégageait pas ses mains de son étreinte.

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Sirius attendait patiemment que son tour arrive, de toute façon ce n'était pas comme s'il avait quelque chose de particulièrement intéressant à dire à Drago Malfoy. Le porteur savait qu'il ne s'agissait pas d'une histoire d'amour bien que son père essayait du mieux qu'il pouvait de rentre cela le plus romantique possible. Drago Malfoy avait minimalement de l'emprise sur son destin, mais il restait ce qu'il était. Un porteur qui n'avait pas le contrôle. Comme eux tous. Une ombre tomba alors sur lui et il releva rapidement les yeux. En apercevant le visage de Severus, il se leva d'un coup, le cœur battant à tout rompre.

- Mère. Salua-t-il d'emblée.

Trop proches… Ils étaient bien trop proches… Il pouvait sentir son odeur sur sa peau et cela était inacceptable. Il contourna alors le porteur afin d'avoir un peu plus d'espace entre eux. Le métis le fixait avec une expression indéchiffrable.

- Pourquoi es-tu ici? Demanda-t-il doucement.

- Pour épouser Drago Malfoy.

- Tu ne le connais pas. Je ne comprends pas. Tu n'es pas amoureux de lui, alors pourquoi…

Le cœur de Sirius se glaça dans sa poitrine et il dut se faire violence pour ne pas grimacer.

- L'amour n'a aucune importance pour les gens comme nous. Répliqua-t-il glacialement.

Les yeux bridés s'écarquillèrent et Severus recula d'un pas.

- Je… Tu es libre, Sirius. Tu peux faire ta vie avec la personne que tu choisis.

Non, il ne le pouvait pas. Pas depuis que son père avait épousé la seule personne qu'il était en mesure d'aimer. Ce qui était assez pathétique. Il n'avait pas l'étoffe d'un Roméo.

- Je choisis Drago Malfoy. Pourquoi me parles-tu de ça, Mère?

- Aucune raison… Aucune… J'espère que tu vas gagner, si c'est ce que tu désires.

- C'est ce que je désire.

- Parfait.

Severus tourna alors les talons et s'apprêtait à partir quand Sirius ne put s'empêcher d'ouvrir la bouche.

- Je n'ai jamais arrêté de penser à toi. Déclara-t-il stupidement.

Il se tut aussitôt après ses paroles. Pourquoi… Pourquoi avait-il dit une chose pareille? Il devait garder ses distances. Severus Rogue était sa belle-mère et il avait les devoirs d'un fils envers lui. Pas d'autre chose… jamais d'autre chose.

- Parce que je suis ta belle-mère. Souffla le métis.

- Parce que tu fais partie de ma famille.

- Merci… Au revoir Sirius.

Cette fois-ci, lorsqu'il décida de partir, le brun ne fit rien pour le retenir.

À suivre…