Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas et appartiennent, bien évidemment, à J.K Rowling! Par contre, cette histoire m'appartient.
Message de l'auteur : Bonjour tout le monde! Alors, voici le nouveau chapitre!
La loi est sacrée
Chapitre 4
Extrait de loi concernant les porteurs:
Tout homme ayant la capacité de porter des enfants se verra obliger de payer une taxe chaque année au souverain du monde sorcier Tom Jedusor. Puisque ces hommes sont incapables de subvenir à leurs besoins, leurs époux seront obligés de payer la dite amende. Avant qu'un porteur atteigne l'âge de 16 ans, il sera pris en charge par son école et celle-ci sera remboursée par le futur mari.
Harry, pour des raisons qu'il ne pouvait expliquer, se sentait extraordinairement nerveux à la fin de cette première semaine. Il savait que c'était absolument ridicule, puisqu'il était impossible qu'il soit disqualifié. Après tout, il avait excellé dans chaque épreuve et il était à peu près convaincu que l'héritier des Malfoy ne le détestait pas entièrement. Et pourtant... malgré toutes ses pensés positives, il ne pouvait s'empêcher de se sentir incroyablement nerveux. Son corps se tendit lorsque trois silhouettes voilées et portant des kimonos firent leur apparition devant eux. La première silhouette, toujours vêtue de noir, enleva rapidement son voile et Harry ne fut nullement surpris en voyant Severus Rogue. Il savait déjà que la silhouette couverte de blanc était Malfoy, quant à la troisième silhouette… il se fichait bien de savoir de qui il s'agissait. Son cœur bondit dans sa poitrine, à sa plus grande irritation, lorsque Drago Malfoy retira son voile. Le blond ne lui adressa pas le moindre regard, se contentant de regarder droit devant lui.
- Comme vous le savez déjà, à chaque semaine l'un d'entre vous sera éliminé. Commença placidement Severus Rogue. Normalement, cela devrait être le cas, mais cette semaine, il y aura exception.
Le regard sévère que ses yeux mauves posèrent sur chacun des participants fit clairement comprendre à Harry qu'il y aurait plus d'une personne éliminée. Oh merde… Pour la première fois, la troisième silhouette retira son voile et il attendit clairement son meilleur ami prendre une respiration haletante. La beauté café aux yeux verts qui fit son apparition lui fit prendre un temps d'arrêt malgré sa fascination pour Drago Malfoy. Il haussa un sourcil en entendant plusieurs de ses adversaires poussés des petits cris de surprise alors que le nouveau porteur affichait un sourire félin.
- Je pense que plusieurs d'entre vous avez eu… l'honneur de rencontrer Monsieur Blaise Zabini. Signala glacialement le métis. Malheureusement, il semblerait que certains d'entre vous ayez un peu trop fait sa connaissance.
Severus Rogue sortit alors plusieurs photos et les montra. Harry écarquilla les yeux en voyant sept de ses adversaires… entrain d'embrasser passionnément Blaise Zabini.
- Les résultats aux compétitions de cette semaine ne comptent pas, puisque tous ceux qui ont embrassé Blaise Zabini se verront disqualifier. Immédiatement.
Il entendit plusieurs protestations, mais il était bien trop occupé à fixer Zabini, complètement stupéfait. Le nouveau porteur semblait trouvé la situation hautement amusante et fixait sur Drago Malfoy un regard pétillant de contentement. Le blond regardait toujours fixement devant lui, l'air indifférent. Harry tourna les yeux en direction de Ron qui semblait sur le point de faire une crise cardiaque. Il ne voulait même pas savoir comment cela se faisait que le rouquin semblait connaitre Blaise Zabini. Lorsque les sept anciens participants partirent, Severus Rogue afficha un léger sourire.
- La fidélité est une vertu qui sera attendue du futur époux de Drago Malfoy. Expliqua-t-il fermement. J'espère que ceux d'entre vous qui sont encore parmi nous comprennent ce simple concept.
Le métis hocha la tête avant que quiconque ne puisse répondre quoi que ce soit.
- Vous aurez la fin de semaine pour vous préparer aux nouvelles compétitions. Ne faites pas l'erreur de croire que chaque semaine sera aussi facile que celle-ci. Avez-vous des questions Messieurs?
Personne n'osa lever la main. En fait, Harry était convaincu que personne n'aurait l'idée saugrenue de respirer de travers. Aucun d'entre eux n'avait prévu qu'il y aurait des épreuves cachées dans cette compétition. N'importe qui aurait pu croiser Blaise Zabini, penser qu'il s'agissait d'un servant et l'embrasser passionnément sans qu'il n'y ait de conséquence. Les trois porteurs firent alors une révérence gracieuse, bien que le sourire moqueur de Zabini semblait refuser de disparaître. Ce type n'agissait pas comme les autres porteurs qu'il avait déjà vu dans sa vie. Son regard se posa sur Ron qui semblait toujours aussi tétanisé et il laissa ses yeux dérivés jusqu'à Sirius. Son collègue semblait indifférent à la situation. Bien évidemment qu'il l'était… Sirius Black ne perdrait jamais le contrôle de ses hormones… Il roula des yeux avant de leur faire signe de le suivre. Ce ne fut que lorsqu'ils arrivèrent dans sa chambre et qu'il referma la porte à clé qu'il osa respirer un peu plus librement. Ron se laissa choir sans cérémonie sur son lit alors que Sirius se contentait de rester impeccablement debout, l'air aristocratique.
- J'ai découvert où se trouve le bureau de Lucius Malfoy. Annonça Harry. Il y a un ordinateur à l'intérieur. Il y aura peut-être des informations intéressantes sur Tom Jedusor.
- Juste montre-moi où est cet ordinateur, Harry. Et je vais te dire tout ce qui se trouve à l'intérieur.
Le brun hocha la tête alors que Sirius haussait un sourcil.
- Est-ce tout ce que tu voulais nous dire? Demanda calmement le jeune noble.
- Oui.
Sirius lui lança un regard glacé mêlé d'ennui avant de se diriger vers la porte.
- Lorsque vous aurez des informations pertinentes, vous me ferez signe.
Et il partit sans demander son reste. Ron se redressa en grimaçant avant de prendre un air mystérieux.
- Vous… paysans… parlez-moi seulement lorsque cela sera nécessaire. Imita-t-il hautainement.
- Il ne parle pas comme ça. Protesta faiblement Harry. Il est seulement plus… moins…
- Ouais, ouais…
- Qu'est-ce qui s'est passé avec Zabini?
Le roux se raidit d'un coup et Harry lui lança un regard équivoque.
- Il… a essayé de m'embrasser. Comme il essayé d'embrasser tous ces autres types. Expliqua-t-il. Mais, je n'ai pas succombé à son charme de croqueur d'hommes et tout va bien dans le meilleur des mondes!
Harry décida de ne pas s'étendre sur le sujet. De toute façon, il n'y avait rien à dire. Il ne savait pas quoi penser de Blaise Zabini et il s'en fichait. Le mulâtre était loin d'être dans ses priorités. Se rapprocher de Drago Malfoy et découvrir toutes les informations possibles sur Tom Jedusor en faisaient partie par contre.
- Tu penses que tout va bien se passer ce soir? Demanda-t-il doucement.
- Un ordinateur et moi? Comment cela pourrait-il mal se passer?
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Ron s'assit calmement en face de l'ordinateur de Lucius Malfoy et s'étira voluptueusement. Les ordinateurs n'avaient pas le moindre secret pour lui et c'était de cette façon qu'il avait réussi à faire fortune. Il venait d'une famille noble, là n'était pas la question, mais les Weasley avaient fait faillite depuis bien longtemps… Mauvais investissements et malchance après malchance… sa famille s'était trouvée être une des plus pauvres de la noblesse anglaise. Mais, il avait tout fait pour se sortir de cela… et il avait réussi après plusieurs années.
- Ok… Montre-moi ce dont tu es capable. Souffla-t-il affectueusement à l'ordinateur.
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Ron ignorait cela faisait combien d'heures qu'il se battait avec cet ordinateur, mais il devait admettre que Lucius Malfoy était certainement l'un des êtres les plus paranoïaques qu'il n'est jamais rencontré. Il afficha un léger sourire en transférant tous les petits secrets de cet ordinateur sur sa clé USB. Pour l'instant, il ne comprenait rien de tout ce qu'il venait de lire, mais si Lucius Malfoy avait pris tant de peine pour le cacher… cela voulait dire que cette information était de la plus haute importance. Il eut à peine le temps d'enfiler la cape d'invisibilité que le maître des lieux pénétra dans la pièce. Son corps se figea sous l'effroi et il remercia sa bonne étoile en réalisant que le blond avait laissé la porte ouverte. Aussi silencieusement que possible, il se dirigea vers celle-ci et sortit sur la pointe des pieds.
Oh merde… Oh merde… Il était à deux doigts de se mettre à courir lorsqu'il préféra s'enfermer dans une des pièces inhabitée du manoir. Il referma doucement la porte avant de retirer précipitamment la cape.
- Que faites-vous ici!? S'indigna furieusement une voix.
Le roux eut à peine le temps de faire volte-face qu'il se retrouva nez à nez avec Blaise Zabini. Le mulâtre le fixait étrangement de ses yeux lime et Ron savait qu'il devait trouver une explication dans les cinq prochaines secondes.
- Je… Je vous cherchais! Déclara-t-il stupidement.
- Pourquoi faire?
Quelle excellente question. Pourquoi aurait-il donc en vie de revoir ce porteur qui avait essayé de le manipuler afin qu'il soit disqualifié?
- Vous avez essayé de me manipuler! S'indigna-t-il. Vous avez manipulé tous ces pauvres types!
- Et alors? Demanda le mulâtre.
- Vous… Ce n'est pas… Ce n'est pas convenable!
Pouvait-il avoir l'air encore plus stupide? S'il devait en juger par le regard exaspéré de Zabini, non. Oh bordel… Pourquoi devait-il se retrouver dans cette situation avec ce porteur bien trop beau pour sa santé mentale. Il comprenait pourquoi il avait fait ça, même s'il trouvait cela un peu…
- Alors quoi? Parce que je suis un porteur, je ne devrais embrasser personne jusqu'au jour où je serai vendu au plus offrant? Déclara Zabini.
- Exactement! Approuva Ron. Je voulais vous faire voir ma façon de penser et maintenant que c'est fait… Au revoir!
Il s'apprêtait à s'enfuir promptement de cette situation hautement embarrassante lorsque Zabini le plaqua contre la porte et s'approcha de lui. Il savait qu'il aurait été facile de repousser le mulâtre, surtout que celui-ci faisait une bonne tête de moins que lui, mais il était figé par la surprise. Bon… peut-être était-il aussi figé par les hormones… Le porteur se mit alors sur la pointe des pieds avant de murmurer à son oreille.
- Vous n'avez nullement besoin de vous inquiéter pour votre vertu. Susurra-t-il. J'ai fait cela uniquement pour Drago. De toute façon, vous n'êtes vraiment pas mon genre.
- Ah… ah bon?
Il était un puissant homme d'affaires qui méritait le respect! Malheureusement, il n'arrivait même plus à se souvenir de son nom tant le parfum du porteur l'envoutait.
- Oui, alors je vous prierai d'y penser à deux fois avant de venir me faire la leçon.
Et, comble de l'humiliation, le porteur lui tapota gentiment la joue comme s'il était un jeune enfant ou un total imbécile.
- Maintenant, veuillez bouger. Ordonna calmement le mulâtre. J'aimerais pouvoir sortir.
Il n'arrivait pas à croire qu'il était entrain d'obéir à un type qui l'avait insulté de la sorte. Malheureusement, son cerveau refusait de coopérer et il se contenta de se pousser comme un grand nigaud. Pouvait-il être encore plus débile mental?
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Sirius profitait, pour l'une des rares fois, d'un moment de total silence. Il aimait, bien évidemment, son frère et sa sœur, mais ils étaient bien trop bruyants lorsqu'il lisait. Ils semblaient incapables de rester, ne serait-ce que 5 minuscules secondes, dans le plus parfait des silences. Peut-être croyaient-ils que le fait de se taire était un crime impardonnable? Le brun roula des yeux en se disant qu'il était possible qu'ils le pensent vraiment. Il déposa doucement son livre sur la table et jeta un bref regard vers la grande fenêtre de la bibliothèque. Il adorait les jours de pluie. Peut-être était-ce parce que sa mère avait tant aimé les journées comme celle-ci. Et puis, n'y avait-il pas quelque chose de fascinant à observer la pluie qui tombait sans répit?
- Est-ce que… tout va bien? Demanda doucement une voix à côté de lui.
Le cœur de Sirius partit à tout rompre dans sa poitrine et il dut se faire violence pour ne pas perdre contenance. Lentement, il tourna son regard vers le fiancé de son père. Severus Rogue était toujours aussi magnifique. Et il se détestait d'avoir remarqué ce détail.
- Oui. Répondit-il d'une voix neutre.
- Je vois.
Il ignorait comment se comporter avec le jeune porteur. Il n'avait pas besoin de sourire ou de dire des mots gentils aux membres de sa famille pour que ceux-ci sachent qu'il les aimait, mais avec Severus Rogue… Il ne savait pas comment agir pour que celui-ci comprenne qu'il le considérait déjà comme un membre de sa famille. Après tout, il s'agissait de la seule relation qu'il ne pourrait jamais avoir… Et Merlin seul savait à quel point il désirait une relation avec lui… N'importe laquelle…
- J'aime… la pluie. Déclara-t-il stupidement.
Sa future belle-mère écarquilla les yeux avant de s'asseoir en face de lui. Il semblait toujours aussi parfait. Jamais un cheveux de travers. Des mouvements gracieux. Mieux valait ne pas penser à de tels détails.
- Pourquoi? Souffla le métis.
- Je trouve cela reposant. Expliqua Sirius. Comme si le monde arrêtait de tourner pendant quelques secondes… Personne ne veut bouger… Tout reste immobile… Rien ne change durant les jours de pluie. Je sais que c'est une idée assez grotesque, mais…
- Non… Pas du tout.
À sa grande surprise, Severus Rogue semblait trouver intéressant ce qu'il disait alors qu'il était clairement entrain de délirer sur un sujet inintéressant. Son regard mauve était sur lui… le fixait si intensément… et il sentait son cœur battre et battre… Il n'avait que 16 ans. Il s'agissait d'un stupide béguin d'adolescent. Il n'avait jamais ressenti une telle émotion, mais elle disparaîtrait… comme la pluie qui finissait toujours par disparaître, mais pendant ces quelques secondes... ces minuscules secondes… il pouvait se permettre d'espérer… Sa main se posa alors sur celle du métis qui sursauta violemment comme s'il lui avait donné un coup de fouet.
- Je suis heureux de t'avoir rencontré.
Les yeux mauves s'écarquillèrent alors que Rogue devenait écarlate. Sirius avait rarement vu une image aussi charmante. Malheureusement, il entendit la porte s'ouvrir et il se souvint que Rogue n'était pas n'importe qui… Il n'était pas… Il se leva alors et fit une légère révérence.
- Mère.
À suivre…
