Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas et appartiennent, bien évidemment, à J.K Rowling! Par contre, cette histoire m'appartient.
Message de l'auteur : Bonjour tout le monde! Alors, voici le nouveau chapitre!
La loi est sacrée
Chapitre 7
Sirius eut à peine le temps de pousser un soupir de soulagement avant qu'Harry ne s'endorme lourdement sur son lit. Ses yeux croisèrent brièvement ceux de Ron, qui pour une fois ne souriait pas du tout. Il ne savait pas à quoi il s'attendait exactement en voyant Harry partir en mission, mais il n'aurait jamais pensé que celui-ci reviendrait avec une balle dans le bras. Depuis quand Tom Jedusor utilisait-il des armes moldus? C'était à n'y rien comprendre… Il passa, pour la énième fois, une main sur la blessure de son collègue, un léger sourire en voyant sa plaie se refermer davantage. Il n'avait pas pris des cours de guérisseur pour rien.
- Tu n'avais pas rendez-vous avec Drago Malfoy? Demanda soudainement Ron, le faisant violemment sortir de ses pensées.
Le brun hocha lentement la tête avant de se diriger vers sa salle de bain. En réalité, il n'avait pas rendez-vous avec Drago Malfoy, mais comment pouvait-il expliquer à ses hommes qu'il avait rendez-vous avec sa belle-mère? Un frisson le traversa en pensant à Severus Rogue et il s'empressa de pénétrer dans sa douche. Il voulait seulement avoir des réponses. Ce n'était pas trop demandé non? Il savait que ses collègues, s'ils apprenaient un jour ce petit rendez-vous, se poseraient des tas de questions. Et il n'avait aucune envie d'y répondre. Il posa les mains sur les tuiles de sa douche et ferma les yeux. Il aurait dû être entrain de penser aux horcruxes dont il avait vaguement entendu parler. Il aurait dû être entrain de penser à Harry qui s'était fait blesser de façon fort singulière… Au lieu de cela, il n'arrêtait pas de penser à sa belle-mère qui avait disparu dès l'enterrement de son père. Ou bien avait-il été emmené de force?
La seule chose dont il se souvenait était qu'un jour il était là, et l'autre il n'y avait plus la moindre trace de sa présence. Il s'était toujours imaginé qu'il s'était remarié et c'était pour cela qu'il n'avait rien fait pour le chercher. Après tout, à la mort de son père, Severus n'avait que 22 ans… Il aurait dû trouver un autre mari en moins d'une seconde… Pourquoi était-il au service des Malfoy? Il n'y comprenait rien. Il sortit de sa douche et s'habilla rapidement, ne prenant même pas la peine de se regarder dans le miroir. Il savait déjà à quoi il ressemblait sans le moindre effort. Avant de sortir de sa chambre, il jeta un bref regard en direction de son lit où Harry dormait paisiblement.
Ron lui fit rapidement signe de partir et il hocha la tête avant de s'exécuter. Il se dirigea à pas lents jusqu'au boudoir où l'attendait paisiblement le métis. Il referma doucement la porte derrière lui et Severus releva brusquement la tête dans sa direction. Ses yeux mauves… Il aurait dû être interdit que ses yeux se posent sur lui. Son cœur se mit à tambouriner dans sa poitrine et il fit rapidement la révérence. Severus se leva et l'imita gracieusement. Il avait toujours été gracieux. Un détail qu'il avait détesté remarquer dans sa jeunesse. Il s'assit alors en face de sa belle-mère.
- Bonjour Sirius. Salua-t-il de sa voix mélodieuse.
Le frisson qui traversa l'épiderme de Sirius le remplit d'irritation. Il n'avait jamais réagi de la sorte à un autre individu. Bien évidemment, cela ne pouvait arriver qu'en face de sa belle-mère… L'époux que son père avait choisi. Une de ses mains se crispa sur son genoux alors que son visage restait toujours aussi impassible.
- Mère… J'ai plusieurs questions à vous poser.
Severus afficha alors une expression résignée avant d'hocher la tête.
- Pourquoi n'es-tu pas remarié?
Peut-être aurait-il dû commencer par une question anodine, mais il n'avait jamais été doué pour tourner autour du pot. Le corps de Severus se crispa visiblement et il leva un regard irrité dans sa direction. Aussi parfait que le métis ait l'air, Sirius savait mieux que quiconque qu'il avait un tempérament bouillonnant… et une droite légendaire.
- Pourquoi devrais-je être remarié? Demanda glacialement le métis.
- Tu sais pourquoi.
Les lois de Tom Jedusor disaient clairement qu'un porteur devait payé, à chaque mois, 10 000$ au gouvernement. C'est pour cela qu'un porteur se devait d'avoir un mari afin de subvenir à ses besoins… et c'est aussi pour cela qu'il se devait d'avoir un enfant, fille ou garçon, afin que celui-ci prenne soin de lui lorsque le mari disparaîtrait. Severus n'était pas tombé enceint de son père, alors qui payait sa dette?
- Je travaille pour les Malfoy, comme tu peux le constater. Expliqua Severus.
- J'imagine qu'ils sont généreux.
Mais, assez généreux pour offrir une telle somme? Une sueur glacé manqua de tomber sur Sirius en s'imaginant le sort de sa belle-mère s'il ne réussissait pas à payer sa dette. La mort publique…
- Je ne peux pas croire que tu n'es pas trouvé un homme pour t'épouser. Poursuivit Sirius. Je sais que certains ne souhaiteraient pas t'épouser parce que tu as déjà été marié… mais, je ne peux pas croire…
- Je ne voulais pas me remarier. Le coupa efficacement Severus.
Sirius écarquilla les yeux, ne comprenant pas son raisonnement.
- Pourquoi? Demanda-t-il, visiblement perdu.
- Parce que je ne le voulais pas tout simplement. Est-ce tout ce que tu voulais me demander? Tu voulais uniquement savoir pourquoi je ne respectais pas les convenances?
La main de fer dans le velours… Voilà l'impression que Severus lui avait donné, et il semblerait que les années n'aient absolument rien changé à cela.
- Tu ne nous as même pas dit "au revoir", lorsque tu es parti.
Une lueur de douleur s'alluma dans les yeux mauves et Severus passa délicatement sa main dans sa longue chevelure noire. Pourquoi portait-il toujours un kimono noir? La couleur lui allait si bien… Et il était vraiment un idiot pour penser à une chose pareille.
- Cela semblait inutilement douloureux. Je ne pouvais pas rester dans la maison de mon défunt mari alors que je ne faisais plus partie de la famille.
- Tu fais partie de notre famille. Rétorqua immédiatement le brun.
- Non. Mon mari est mort et je n'ai pas eu d'enfants. Mon lien a été coupé dès que ton père est décédé.
Peau d'albâtre…. lèvres roses…. cheveux noirs de jais… Une torture constante pour ses hormones… Surtout lorsqu'il n'était qu'un adolescent aux hormones en furie.
- Notre lien ne sera jamais rompu. Je me fiche bien de ce qu'un bout de papier dit.
Les yeux mauves s'écarquillèrent et il vit ceux-ci se poser partout sur sa personne. Cherchaient-ils à voir s'il mentait? Pour une rare fois dans sa vie, Sirius laissa sa sincérité paraître. Après tout, il était rarement sincère… surtout envers Severus.
- Je te remercie de ses paroles, mais nous savons que cela est faux.
- Mère…
- Je ne suis pas ta mère.
Sirius grimaça légèrement. Il était sa mère. S'il n'était pas sa mère… Il ne savait plus quoi penser de lui. Il ne savait plus comment arrêter les pensées… les pensées indécentes qui lui venaient à l'esprit… et cela était inacceptable. Le brun se redressa alors de sa chaise et s'approcha calmement de Severus. Le métis écarquilla légèrement les yeux, surtout lorsqu'il mit un genoux au sol et posa sa main sur la sienne. Il avait la peau douce… bien trop douce… Il se fit violence pour arrêter le cours de ses pensées.
- Nous avons passé 7 ans à vivre sous le même toit. Ne pense pas que je l'oublierai de sitôt… Et surtout… ne doute jamais des sentiments que j'ai à ton égard.
La respiration de Severus semblait s'être accélérée et ses yeux ne cessaient de danser entre sa main et son visage. Il savait qu'il avait l'air froid, mais bordel… il avait essayé d'être gentil avec le métis lorsqu'ils vivaient sous le même toit. Il n'était pas comme Regulus et Aliénor qui pouvaient lui donner des câlins à tout bout de champ, mais il lui avait semblé… Avec prudence, Severus bougea délicatement sa main sous la sienne et entrelaça leurs doigts. Le cœur de Sirius semblait sur le point de s'enfuir de sa poitrine et il n'y pouvait rien…
- Sirius… Souffla le métis.
Entendre son nom… Il ne pouvait pas toucher sa peau et entendre son nom en même temps. Le brun essaya vainement de contrôler sa respiration avant de détacher sa main de celle de Severus.
- Mère.
Le visage de Severus se referma aussitôt, et il se redressa gracieusement. Ils étaient si proches l'un de l'autre que s'il l'avait voulu, il aurait pu se pencher et s'emparer de ses lèvres qui le narguaient depuis qu'il avait 15 ans… Mais, il ne ferait jamais une chose pareille. Pas avec l'époux de son père.
- Est-ce les questions que tu voulais me poser? Demanda doucement le métis.
- Oui.
De toute façon, son cerveau avait pris une importante pause. Severus hocha la tête avant de le contourner et de partir sans même lui dire quoi que ce soit. Il ignorait quoi penser de cet homme…
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Ron jeta un regard en direction d'Harry qui continuait à dormir paisiblement. Merde, il mourrait de faim. Il se décida à se redresser et à partir en direction des cuisines afin de prendre quelque chose et de revenir ici aux pas de course. Il s'était toujours attendu à ce qu'il soit blessé lors de cette histoire… mais pas avec un fusil. Tom Jedusor était un maniaque de magie… En fait, sa haine du monde moldu n'était équivalente qu'avec son dédain pour les porteurs, alors comment son meilleur ami avait-il fait pour avoir une balle dans le bras? Il allait devoir attendre qu'Harry se réveille pour qu'il puisse répondre à leurs questions. Il se dirigea calmement vers les cuisines et eut un sourire en voyant une cuisinière visiblement empressée. Il ne pouvait s'empêcher de penser à sa mère et à la cuisine qu'elle adorait plus que tout au monde.
Il n'était pas né avec une cuillère en argent dans la bouche… Il s'était battu pour avoir ce qu'il avait… Pas que cela ait la moindre importance dans ce monde. Il s'approcha alors d'elle, bien décidé à lui demander un petit quelque chose, même s'il devait supplier pour cela. Son cœur s'arrêta dans sa poitrine en voyant Blaise Zabini, emmenant avec empressement un plateau de légumes à la vieille femme. Celle-ci lui tapota amicalement la joue et Ron eut la surprise de voir le mulâtre sourire avec une expression presque candide. Ah… alors, il pouvait faire autre chose que grimacer ou faire des moues de pure luxure… Intéressant à savoir. Zabini fut le premier à le voir et il sursauta violemment. Pendant quelques secondes, le roux fut pris au dépourvu. Merde alors… Il devait avoir l'air snob devant Zabini non? Alors, pourquoi une personne snob se promènerait dans une cuisine? Ah et puis, il se fichait bien de l'opinion de Zabini. Il se racla la gorge afin que la cuisinière le regarde. Elle lui jeta un regard estomaqué en le voyant et il s'empressa de faire un charmant sourire.
- J'ai entendu dire que la plus belle femme de ce palais se trouve dans la cuisine… et je suis venu la demander de m'épouser…
La vieille cuisinière devint écarlate avant d'éclater d'un grand rire. Ron s'approcha davantage avant de mettre théâtralement un genoux au sol.
- Je vous ai donc trouvé gente dame… Partons maintenant avant que les dragons de votre fiancé ne viennent me dévorer tout rond!
- Ah garnement! S'esclaffa la vieille femme. Je ne t'ai jamais vu ici auparavant. Qui es-tu donc? Garçon d'écurie? Chauffeur?
- Je suis plutôt un homme transi d'amour.
Pour des raisons qu'il ne pouvait expliquer, il n'avait aucune envie que cette vieille femme apprenne qu'il était en fait un comte. Il n'avait aucune envie qu'elle lui fasse des courbettes et toutes les simagrées que les nobles se sentaient obligés de faire et de recevoir. La cuisinière leva une grosse cuillère en bois menaçante dans sa direction et il eut un nouveau sourire amusé. Combien de fois sa propre mère ne l'avait-elle pas menacé de la sorte?
- Est-ce que cela ait votre réponse à mon dévouement? Demanda-t-il dramatiquement.
- J'imagine que tu as faim pour dire autant de belles paroles. Ricana la cuisinière.
- Si je ne peux pas avoir votre amour, je vais me résigner avec votre nourriture. Au moins, cela me réchauffera l'estomac.
- Tu n'es qu'un voyou! Mais, un charmant voyou… Qu'en penses-tu Blaise?
Le mulâtre n'avait cessé de le regarder depuis le début de son petit manège. Ses yeux lime le transperçaient sans le moindre ménagement et il jeta sa longue chevelure bouclée derrière son épaule.
- Je pense que les clowns ne sont plus à la mode depuis très longtemps.
Ron lui aurait volontiers fait un doigt d'honneur, mais il ne tenait pas insulter la vieille femme qui remplissait copieusement son assiette. Il se contenta donc de serrer les dents.
- Ah! Cela veut dire que tu l'aimes bien! Blaise n'est désagréable qu'avec les personnes dignes d'intérêt.
- Je suis si flatté que je pourrais en mourir. Déclara sarcastiquement Ron en prenant l'assiette de la cuisinière.
La vieille femme roula des yeux avant de lui faire signe de partir. Elle était probablement occupée à nourrir les multiples estomacs de cette baraque. Ron eut un petit sourire amusé avant de s'éclipser, son plat de nourriture fermement en mains. Il avait si faim qu'il allait bientôt mourir.
- Arrête. Ordonna fermement la voix de Zabini derrière lui.
Sa vie était véritablement un enfer sur terre. Le roux se tourna dans la direction du mulâtre et ne put s'empêcher d'admirer sa beauté. Tristement, il était aussi agréable qu'un chihuahua ayant la rage.
- Quoi encore? Demanda Ron, visiblement exaspéré.
- Tu parles avec une cuisinière et après tu me fais la leçon? Quel genre de noble es-tu?
- Complexe… Mystérieux… Intrigant… Énuméra suavement le roux.
- Complètement barjot.
Ron roula des yeux, alors que Zabini continuait à le fixer comme s'il était une énigme qu'il ne pouvait pas comprendre. Super… vraiment super… Il n'avait pas de temps à perdre avec un type qui avait embrassé 7 personnes en moins de trois jours.
- Je me fiche bien de ce que tu penses de moi alors file papillon. Déclara-t-il.
- Je ne partirai nulle part, surtout si tu comptes épouser mon meilleur ami.
- Et que comptes-tu faire si je suis vraiment "complètement barjot"? Me tuer?
Les yeux lime se plissèrent dangereusement avant qu'il ne s'approche de lui et se saisisse délicatement du plat de nourriture qui se trouvait dans sa main. Avant que Ron ne puisse crier au voleur, il reçut un coup violent en plein dans le ventre. Son souffle fut efficacement coupé et il se plia en deux.
- Tu n'as pas entendu la rumeur me concernant Weasley? Je suis non seulement fou, mais aussi vicieux.
Il lui tapota alors amicalement le dos.
- Mange bien ton repas.
Et il le planta là sans un mot de plus. Ron se redressa péniblement, convaincu qu'il allait probablement avoir un bleu.
- Espèce de… de…
Malheureusement, son répertoire d'insultes ne convenaient pas pour un porteur… parce que les termes qui lui venaient à l'esprit pour décrire Zabini variaient entre "Salope" et "Fils de pute". Il se contenta donc de pousser un grognement de colère avant de se saisir de son repas et de repartir vers la chambre de Sirius. Sa vie pouvait-elle être encore plus chaotique?
À suivre…
