Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas et appartiennent, bien évidemment, à J.K Rowling! Par contre, cette histoire m'appartient.
Message de l'auteur : Bonjour tout le monde! Alors, voici le nouveau chapitre!
La loi est sacrée
Chapitre 9
Harry jeta un regard résigné en direction de la course à obstacle qu'il allait devoir parcourir avant de devoir se battre contre son adversaire. Ses poings se crispèrent à ses côtés et il dut se faire violence pour ne pas soupirer. Sa blessure était à peine refermé et il devait faire cela? Ce n'était pas comme s'il avait le choix. Et le pire dans tout cela était qu'il devait absolument gagner. Surtout que Drago Malfoy le regardait avec un intérêt mal dissimulé. Severus Rogue siffla soudainement dans son sifflet et il se mit à courir jusqu'aux obstacles. Le fait de sauter et de courir ne le dérangeait nullement, mais lorsqu'il dut utiliser la force de ses bras afin de grimper plus rapidement un mur qui se trouvait devant lui, il sentit sa blessure de rouvrir et se maudit silencieusement en sentant du sang couler de sa plaie. Bordel de merde… Il continua, malgré cela, à courir aussi vite que possible. Dès qu'il eut fini sa course, il regarda à sa droite où se trouvait son adversaire. Il eut à peine le temps de dire quoi que ce soit, que celui-ci l'attaquait vicieusement, semblant avoir remarqué le sang qui coulait de sa plaie. Son pied atterrit directement sur sa blessure et il se fit violence pour ne pas pousser un hurlement de douleur. Il devait gagner… Il devait se battre… Il se saisit du poing de son adversaire et s'empressa de l'envoyer valser, ce qui lui fit encore plus mal au bras. Il essuya vivement la transpiration qui coulait sur son front avant de se diriger rapidement vers son adversaire.
Celui-ci se releva et essaya de lui redonner un coup sur sa blessure, mais il l'attendait au tournant. Il lui envoya brusquement un coup dans le ventre et il vit le visage de son concurrent pâlir dangereusement. Il devait en finir une bonne fois pour toute. Un autre coup bien placé fit son adversaire tombé à la renverse et il s'assura de poser une main menaçante sur son cou afin de l'empêcher de se relever. Son concurrent hocha la tête en signe de défaite et Harry se redressa péniblement. Le sang coulait abondamment de sa plaie et il eut une grimace. La seule bonne chose était que l'infirmier penserait qu'il s'agissait d'une blessure dut à son combat et il pourrait enfin être complètement guéri. Sirius était doué, mais il n'était pas un infirmier et encore moins un médicomage. Rogue lui lança un regard pénétrant, ses yeux se posant sur sa plaie saignante avant de le déclarer le vainqueur. Le regard d'Harry se dirigea jusqu'à Drago Malfoy qui le regardait, visiblement inquiet. La chaleur qui se répandit dans sa poitrine faillit le faire grimacer. Séduire le porteur était une bonne chose. Être séduit par lui était une très mauvaise idée par contre. Il posa sa main sur sa blessure et partit rejoindre les autres concurrents. Sirius et Ron le fixaient avec inquiétude et il leur fit un sourire qu'il espérait rassurant. Cela lui faisait mal, bien évidemment, mais il avait déjà vécu pire. De toute façon, il avait toujours su que cette compétition ne serait pas facile. Après que Rogue eut donné un nouveau coup de sifflet, le métis se dirigea vers lui. Harry ne put qu'admirer, de façon platonique, sa démarche gracieuse.
- Vous pouvez aller à l'infirmerie, Monsieur Potter. Déclara-t-il calmement. Vous perdez du sang.
- Oui, merci.
Le porteur hocha délicatement la tête avant de repartir. Harry ne manqua nullement le regard en coin que Sirius lui lançait. Il ne pouvait imaginer la relation que Sirius avait pu avoir avec une belle-mère qui avait son âge… Surtout que Severus Rogue était superbe. Ce qui n'avait pu qu'être une tentation… ou peut-être que la glace qui servait de sang à Sirius avait réussi à geler sa libido. Harry roula des yeux face à cette pensée avant de se diriger jusqu'à l'infirmerie. Il eut à peine le temps de pénétrer dans la maison des Malfoy qu'il entendit son nom être crié. Son corps se figea en réalisant qu'il s'agissait de la voix de Drago Malfoy. Il se tourna stoïquement, les lèvres pincées, lorsque le porteur s'arrêta devant lui. Son kimono de soie blanc était légèrement froissé puisqu'il avait couru et ses joues étaient rouges. Il avait arrêté de regarder la compétition afin de venir le voir? Les autres concurrents allaient commencer à parler. Merde… Ron et Sirius allaient venir lui parler.
- Harry, j'ai vu que tu saignais. Souffla le blond. Est-ce que ça va?
- Il ne s'agit que d'une égratignure, tu n'avais pas besoin de me courir après. Fit remarquer le brun.
Il l'appelait si publiquement par son prénom. Une part d'Harry avait envie de s'en réjouir alors que l'autre avait envie de se mettre à paniquer. Drago Malfoy était inquiet pour ce qui était une excellente chose, pas vrai? Mais cette inquiétude n'aurait pas dû avoir le moindre effet sur lui. Il ne pouvait pas en avoir quelque chose à faire voilà tout.
- Je ne pense pas qu'il s'agisse d'une égratignure. Protesta le porteur. Montre-moi.
- Je vais à l'infirmerie en ce moment, je pense qu'ils sont plus qualifiés que toi pour me guérir? Et puis, tu vas salir ton kimono.
Le blond roula des yeux avant de prendre d'autorité son bras. Harry frissonna involontairement quand leurs peaux se frôlèrent. Il ne pouvait pas ressentir de telles émotions. Le toucher de Drago Malfoy n'était pas censé lui faire autant d'effet. Il commençait à paniquer et il n'aimait pas du tout cela.
- Ça n'a pas l'air d'une blessure venant d'un coup de pied. Fit remarquer Drago en fronçant les sourcils.
- Tu es un expert en cicatrice maintenant?
Le porteur lui lança un sourire amusé et Harry sentit son cœur s'arrêter dans sa poitrine. Oh bordel… Oh bordel… Il devait gagner une compétition afin de remporter la main de Drago Malfoy pour être en mesure de tuer Tom Jedusor, leur empereur, il devait trouver des horcruxes dont il ne connaissait rien et il avait un nouvel ennemi qui faisait la moitié de sa taille et qui lui avait tiré dessus. Il n'avait pas le temps d'avoir des sentiments pour le blond.
- Ce sera peut-être dur à croire… mais j'étais très maladroit lorsque j'étais petit. Je me blessais en permanence. Alors, je peux t'assurer qu'il ne s'agit pas d'une blessure provenant d'un coup de pied. Que se passe-t-il donc avec vous, Monsieur Potter? Demanda-t-il sous le ton de l'amusement. Vous battriez-vous la nuit?
- Je dois aller à l'infirmerie. Déclara rapidement Harry avant d'arracher son bras.
Le porteur lui lança un regard étrange avant de pencher la tête de côté. Il était si adorable de cette façon qu'Harry se sentait… Il ignorait comment il se sentait, mais il savait que ce n'était pas du tout une bonne idée.
- Est-ce que cela fait très mal?
- Oui. Je dois y aller.
- Mais, je sais que cela n'est pas arrivé à cause du coup de pied et je… Non, vas-y. Tu pourras répondre à mes questions une autre fois.
- Et si je n'ai aucune envie de répondre à tes questions?
Le blond ouvrit grand les yeux avant de reculer d'un pas, visiblement troublé par son agressivité. Harry dut se faire violence afin de retrouver son calme. Il était entrain de paniquer ce qui ne voulait pas dire qu'il devait être désagréable avec le porteur. Il ne pouvait pas se faire détester au point que celui-ci lui ferait perdre la compétition.
- Je suis désolé Malfoy. Déclara-t-il. Je suis de mauvaise humeur à cause de ma blessure et…
- Ah… c'est Malfoy maintenant… très bien.
Le porteur releva soudainement fermement la tête, une expression orageuse au visage.
- Très bien Potter. Ta blessure et toi pouvez aller vous faire foutre.
Le blond lui tourna alors le dos, le plantant là sans la moindre hésitation. Était-ce normal que le fait que le porteur, qui était censé être modèle de vertu et de bienséance, vienne de l'envoyer promener ne faisait que le rendre encore plus attirant à ses yeux? Bordel de merde… Il était vraiment encore plus fou qu'il ne l'avait imaginé.
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Ron eut un sourire en coin après avoir battu son adversaire. Il était le dernier à avoir dû se battre… Même si Drago Malfoy n'avait rien vu, il était convaincu que Severus Rogue lui décrirait sa prestation. Il lança un vague regard en direction de Sirius qui ne prit même pas la peine de le regarder avant de partir. Ah… Il fallait une raison spéciale pour que son Altesse Sirius Black daigne lui accorder de l'attention. Peu importe. Il était heureux de pouvoir gagner dans quelque chose. Les codes secrets de Lucius Malfoy lui donnait mal à la tête… et le pire dans tout cela était qu'il savait qu'après qu'il ait craqué le code d'un paragraphe, il devrait recommencer pour le second. Est-ce que sa vie pouvait être encore plus merdique? Il savait qu'il devait retourner devant son cher ordinateur, mais pour l'instant la simple idée de voir son écran lui donnait de l'urticaire. Sans véritable but, il se dirigea jusqu'à la cuisine du Manoir Malfoy et eut un sourire en poussant la porte et en apercevant la vieille cuisinière. Cette fois-ci, elle était assise sur une chaise, lisant tranquillement un livre. À pas de souris, il se dirigea vers elle avant de se laisser choir lourdement sur une chaise. La vieille femme sursauta violemment avant de lui lancer un regard mauvais.
- Est-ce que tu veux me donner une crise cardiaque, garnement! S'énerva-t-elle.
- Ce ne sera qu'une piètre vengeance, puisque mon cœur vous appartient. Déclara dramatiquement Ron.
La vieille cuisinière eut un léger sourire tout en roulant des yeux. Elle avait une crinière de cheveux poivre et sel ainsi que de grands yeux noisettes. Ron posa vivement sa main sur son cœur tout en affichant un air larmoyant.
- Gente dame qui domine mon cœur… Commença-t-il d'une voix larmoyante.
- et ton estomac.
- Pourriez-vous me dire votre nom?
- Tu es vraiment un voyou, dis donc. Ricana la cuisinière. Mon nom est, si tu veux tout savoir, Bridget.
- N'y-a-t-il pas une chanson d'amour avec votre nom? Si non, permettez-moi de la composer.
- Oh Seigneur… Plus beau parleur que toi…
- Les beaux-parleurs sont souvent les hommes les plus malhonnêtes. Fit remarquer une voix désagréable derrière Ron.
Le roux eut une légère grimace avant de se tourner dans la direction de Blaise Zabini. Le mulâtre était appuyé sur la porte dans un kimono de soie bleu ciel. Il devait admettre que ce porteur était magnifique. Ses longs cheveux frisés lui arrivaient au milieu du dos et sa peau chocolat était parfaite. Malheureusement, sa bouche charnue ne cessait de grimacer et les paroles qui en sortaient étaient tout sauf bienveillantes…
- Ah regarder si ce n'est pas la méchante sorcière des mers. Chantonna Ron.
Le porteur lui lança un regard pénétrant avant de s'asseoir à côté de lui, visiblement exaspéré par quelque chose.
- Que se passe-t-il donc Blaise? S'inquiéta Bridget.
Le mulâtre posa un regard équivoque sur sa personne et Ron haussa un sourcil.
- Je ne suis qu'un humble homme amoureux de notre cuisinière adorée. Tu peux tout dire devant moi.
- Il n'y a rien… Juste… L'amour et toutes ces bêtises.
- Tu seras marié en un temps record, Blaise! S'exclama la cuisinière. Tu es absolument superbe.
- La beauté ne suffit pas en amour. Répliqua sagement Ron. Notre cher Blaisounet d'amour est aussi charmant qu'un pitbull ayant la rage. Aucun homme sain d'esprit déciderait de l'épouser.
Les yeux vert pâle se posèrent haineusement sur lui et Ron afficha un sourire innocent. Il n'oublierait jamais que ce petit porteur l'avait frappé dans le ventre et lui avait laissé un foutu bleu.
- Je peux être charmant si je le veux. Protesta le mulâtre. Mais, je ne ferais pas cet effort sauf si tu es mon prince charmant.
- Ok… À quoi ressemble ce fameux "prince charmant"? Rétorqua Ron.
Le mulâtre lui lança un sourire carnassier avant de croiser les bras sur sa poitrine.
- Il a minimalement 65 ans. Répondit Zabini.
La bouche de Ron faillit dégringoler, sous le choc, alors que le sourire du porteur redoublait.
- Il est riche, bien évidemment.
- 65 ans? S'étrangla le roux.
- Je l'aurais pris plus vieux, mais je veux tomber enceint.
- Plus vieux!?
- Oui. Comme ça, il mourra dans une dizaine d'année ce qui me donnera le temps de faire un ou deux bébés. Ensuite, je serai libre comme l'air.
- Tu veux un vieil homme… afin qu'il puisse mourir rapidement.
- Exactement.
Il n'arrivait pas à savoir s'il s'agissait d'une mauvaise blague ou d'un plan machiavélique… Il se contenta donc de grimacer légèrement avant de se tourner vers Bridget. La cuisinière pouffait d'amusement avant de se relever.
- Allez ouste, je dois cuisiner. Homme transi d'amour, je paries que tu as un travail à faire.
- Oui, j'ai un travail à faire alors que Blaisounet doit aller chasser un mari.
- Ce qui est un emploi à temps plein. Approuva le mulâtre.
Ron roula des yeux avant de se relever et de partir vers la porte. Il jeta un dernier regard en direction de Zabini qui semblait bien décidé à rester dans la cuisine malgré ce que Bridget venait de dire. Les yeux du porteur se posèrent dans les siens et, pour une raison que Ron ne pouvait expliquer, il n'arrivait pas à détourner le regard. Ce fut Zabini qui poussa un reniflement et qui tourna vivement la tête. Ron se décida à sortit sans pouvoir s'empêcher de se dire que la combinaison des yeux si clairs de Zabini sur sa peau chocolat était assez dévastateur.
À suivre…
