Disclaimer: Le domaine de KHR, les lieux et personnages ne m'appartiennent pas. Et je ne gagne aucun argent avec cette histoire.


Chapitre 2

Pour l'instant, c'était une affaire rondement menée, au début, tout du moins.

Chrome s'était introduit par la porte de derrière, en tapinois, pour leurs jeter une illusion qui ferait perdre tous leurs repères aux malfrats qui se trouvaient dans l'entrepôt. C'était une illusion de noir total, qui enveloppait tous leurs sens, sauf le toucher et le goût.

Leurs opposants étaient donc privés de la vue, l'ouïe et l'odorat, pour ne ressentir que la douleur infligée par les coups d'Hibari, qui lui, n'avait pas fait dans la dentelle : Il était entré par la grande porte, mais restait parfaitement hors d'atteinte, Chrome s'étant basée sur l'anneau Vongola qu'ils portaient tous les deux, pour pouvoir les exclure, afin de ne pas être eux-mêmes pénalisés.

Les hommes présents à l'intérieur s'étaient affolés et avait rompu leurs formations, de sorte qu'ils ressemblaient, à l'heure actuelle, plus à une volée de moineau que de malfrats qui avaient été entrainés. Mais cela ne dura qu'un temps.

En effet, leurs supérieurs, eux, s'étaient souvenus de leurs leçons, sur les Vongola et leurs gardiens. Petit à petit, ils réorganisèrent leurs troupes désordonnées, et leurs donna pour mission première de chercher les animaux des gardiens. Plus particulièrement la chouette blanche, qu'ils savaient appartenir au gardien du brouillard, tandis que ceux qui se fiaient plus à leurs instincts, et donc, plus aptes à combattre dans le noir, tentaient de combattre l'autre gardien.

Chrome était totalement absorbée dans sa création d'illusion, laissant aux bons soins de sa chouette de faire le guet. Le facteur qu'elle n'avait pas prévu, fut le degré de concentration qu'elle devait fournir, pour maintenir une illusion aussi puissante et complète, car elle ne s'était entrainée que sur quelques personnes et sur une superficie réduite, bien inférieure au grand hangar où ils se trouvaient. De ce fait, elle n'entendit que trop tard les avertissements de son volatile, qui la prévenait que quelqu'un l'avait trouvée et se précipitait dans son dos à toute vitesse. Chrome se retourna, puis ce fut le trou noir.

Coup pour coup, et plus quand affinités.

Et affinités il y avait.

Ils avaient trouvés sans peine où se trouvait le gros des troupes, qui s'adonnaient à ce commerce pervers de drogue dénaturée. L'ananas femelle s'était faufilée dans l'entrepôt, alors que lui n'en voyait pas l'intérêt. Il était là pour les punir d'avoir dérogés à la discipline qui régnait dans Namimori, et il voulait qu'ils voient à qui ils avaient affaire. Ils l'avaient vus et s'étaient précipités sur lui, en commençant à armer leurs frappes. Mais aucunes d'elle ne le touchaient, ils le loupaient, parfois d'une année lumière, se frappant même les uns les autres. Ne s'embarrassant d'aucun remords, Hibari les frappa quand même, et ils tombaient comme des mouches, comme d'habitude, de vraies larves, qui tombaient toutes sans grâce. La lumière se fit, quand il aperçut derrière un conteneur de produit, Chrome qui se tenait droite, les yeux fermés, les mains crispées sur son trident, avec sa chouette qui flottait gracieusement au-dessus d'elle. 'Astucieux. Les chouettes étant des animaux qui peuvent faire pivoter leurs tête à presque 360°, ça en fait des vigies parfaites, sans angles morts'. Il sourit. Puis susurra à l'oreille du malfrat le plus proche de lui

« Je vais te mordre, et tu vas mourir. ». Avec une économie de mouvements, Hibari frappait et ses adversaires ne se relevaient pas. Soudain, il ressenti un souffle sur sa nuque et se détourna en une pirouette pour éviter de justesse le coup bien placés d'un de ses nouveaux adversaire, qui paraissaient plus doués que les précédents, mais il y laissa tout de même quatre cheveux. Il s'apprêta à riposter quand il saisit une voix qui lui disait de se tenir tranquille, il retourna d'un air mauvais pour voir un suicidaire tenir une Chrome inconsciente par le cou.

Il avait envie de rire. Pour une fois, il avait bien fait de ne pas dormir, pendant que le vieux faisait son exposé sur la nécessité de se tenir à l'écart des Vongola. Il avait bien retenu leurs aptitudes au combat, et c'était grâce à lui, s'il tenait à présent la gardienne du brouillard par la peau du cou. 'La plus grande force des Vongola, c'est leur loyauté. Mais c'est aussi leurs plus grande faiblesse, retournez-la contre eux.' Il resserra sa prise sur la jeune femme, mais l'autre fou ne bougeait toujours pas.

_ Je vais lui briser les vertèbres, tu veux vraiment voir ça ? dit-il en riant, mais son rire cessa quand l'autre se mit en garde, le visage toujours sans expression, soudain, un sourire fit son apparition sur les lèvre du Vongola.

_ Tsh… Je vais vous mordre à mort…Herbivores !