Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas et appartiennent, bien évidemment, à J.K Rowling! Par contre, cette histoire m'appartient.

Message de l'auteur : Bonjour tout le monde! Alors, voici le nouveau chapitre!

Chapitre 13

Harry jeta un regard oblique vers le fameux pensionnat qui hébergeait les porteurs. Cette école avait été fondé depuis le commencement du règne de Tom Jedusor afin d'enseigner aux porteurs ''comment se comporter''. Il s'agissait, bien évidemment, d'un crime barbare de Tom Jedusor… mais leur souverain était particulièrement doué pour les crimes barbares. Après tout, il ne se contentait pas d'arracher les porteurs à leur famille, ne leur laissant avec aucune racine, mais il les forgeait afin qu'il puisse avoir le rôle qu'il désirait les voir prendre dans la société. Il jeta un regard vers Ron et Sirius avant de se résigner à sonner. Ils n'eurent qu'à attendre quelques secondes avant qu'un porteur ne vienne ouvrir. Il semblait avoir dans la soixantaine, pourtant il avait toujours un grand chambre… ses longs cheveux noirs couvraient en entier un côté de son visage, laissant donc apercevoir un seul œil d'un bleu intense. Le porteur leur fit une légère révérence à laquelle les trois hommes répondirent rapidement.

- Puis-je vous aider d'une quelconque manière? Demanda-t-il d'une voix plaisante.

- Nous souhaiterions parler au directeur de cet établissement. Répondit poliment Sirius. nous sommes des… compétiteurs pour la main de Drago Malfoy. Nous aimerions donc poser quelques questions, si cela ne dérange pas, bien évidemment.

La voix de Sirius était sure, son visage magnifiquement glacial, et Harry ne put que rouler des yeux en voyant le porteur rougir légèrement sous l'attention. Franchement… mais n'importe quoi qui leur permettait de parler le plus rapidement possible à ce directeur… et découvrir ne serait-ce qu'une once d'informations sur ce mystérieux porteur qui l'avait battu à plat de couture… bien que cela lui faisait physiquement mal de l'avouer.

- Je comprends parfaitement. Approuva le porteur. Mon nom est Cédric Lafleur… et vous êtes?

- Sirius Black. Et mes deux compagnons sont Ronald Weasley et Harry Potter.

Le visage du porteur s'illumina en entendant le nom du rouquin.

- J'adore le jeu que vous avez inventé. Déclara-t-il avec enthousiasme.

- Merci beaucoup Monsieur Lafleur. S'amusa Ron.

Harry roula des yeux face à l'engouement du porteur. Il était évident qu'il avait cessé d'exister. Après tout, il n'était pas un homme au visage de mannequin et il n'était pas un génie. Un sourire amusé se forma sur ses lèvres. Il ne cherchait pas la gloire, alors ce lui importait peu. Son but était la destruction du gouvernement de Tom Jedusor… ni plus ni moins. Il se fichait éperdument que son nom ne soit pas écrit dans les livres d'histoire.

Lors de leur petite marche pour se rendre au bureau du directeur, ils croisèrent plusieurs petits porteurs. La plupart semblait s'amuser follement à courir l'un après l'autre, ils n'étaient que des enfants après tout… Quand réalisaient-ils qu'ils n'avaient pas voix au chapitre quant à leur destinée? Quand réalisaient-ils qu'ils allaient être mariés, qu'ils le veuillent ou non, à un homme qui allait payer pour les posséder? Est-ce qu'ils continuaient à rire? Est-ce qu'ils essayaient de se rebeller? Il ne s'était jamais véritablement posé de questions sur les porteurs… après tout, il en avait rarement côtoyé… mais maintenant… Comment pouvait-il ignorer le magnifique visage de Drago Malfoy? Ou encore, la détermination de ce porteur inconnu? Lafleur s'arrêta devant une porte et leur fit signe d'attendre avant de pénétrer dans le bureau. Les trois hommes échangèrent un regard avant que le porteur ne revienne.

- Monsieur Grindelwald est prêt à vous recevoir.

Ils entrèrent alors dans le bureau de Grindelwald et Harry haussa un sourcil en voyant un vieil homme ayant une longue cascade de cheveux blancs. Son kimono de soie était de la couleur de l'albâtre, mais soutenu par une ceinture aussi rouge que le sang. Malgré son grand âge, il était facile de deviner que Grindelwald avait dû être particulièrement charmant dans sa jeunesse. Un regard doré se posa sur chacun de leur visage avant qu'un sourire plaisant ne se forma sur les lèvres du vieil homme.

- Monsieur Black… Monsieur Weasley… et Monsieur Potter… Je suis ravi de vous connaître.

- Nous de même, Monsieur Grindelwald.

Grindelwald les invita alors à s'asseoir et Harry le fit le plus calmement possible, son cœur battant étrangement à tout rompre. Grindelwald s'assit gracieusement sur sa chaise et leur jeta un sourire amusé.

- Alors, pourquoi venez-vous donc me voir, jeunes hommes? Demanda-t-il.

- Nous voudrions simplement vous poser quelques questions…

- Pourquoi donc? Notre programme est excellent? Vous devriez le savoir mieux que quiconque Monsieur Black… Votre belle-mère était un personnage exquis non?

Le corps de Sirius sembla se figer à la mention de Severus Rogue, pourtant son regard bleu ne trahi aucune émotion particulière.

- Il était parfait, mais comment a-t-il donc atteint ce niveau de perfection… c'est ce qui nous intéresse.

- Comme il vous plaira. Notre programme est sévère et stricte. Nos élèves, dès qu'ils atteignent l'âge de 5 ans, reçoivent des cours de danse, de chant, de mathématique et de langue.

Grindelwald se leva lentement et se dirigea vers un classeur, de celui-ci, il sortit certaines fiches. Il tendit alors une photo dans leur direction et ils eurent le droit de voir le visage de Severus Rogue. Le métis était particulièrement magnifique sur la photo, ses yeux mauves tournés dans leur direction et ses longs cheveux noirs cascadant librement sur un kimono mauve.

- Il avait à peine 14 ans sur cette photographie. C'est celle-ci que votre père a vu. Cela n'est guère surprenant qu'il soit tombé amoureux au premier regard.

L'idée que le père de Sirius ait touché une personne aussi jeune était… franchement dérangeante. Mais, Harry ne savait absolument rien de cette relation. Après tout, l'amour ne connaissait pas d'âge comme le disait la chanson…

- Les cours reçus permettent de déterminer la valeur de chaque porteur.

- La valeur? Demanda brusquement Ron.

- Oui… Dépendamment de ce qu'un client recherche… Par exemple, Severus n'a jamais été particulièrement doué en langue. Il n'a pu en apprendre que trois. Par contre, la danse est un de ses dons, ainsi que l'habileté de cuisiner. Si un client recherche un interprète, Severus n'aurait donc pas été parfait. Chaque personne qui pénètre dans cet établissement sait donc exactement ce qu'il achète. Il n'y a pas la moindre surprise.

Un minuscule sourire apparut sur le visage fané de Grindelwald.

- La transparence est de mise.

- Est-ce que les porteurs apprennent à se défendre?

Les sourcils de Grindelwald se froncèrent alors qu'il penchait délicatement la tête de côté.

- Pourquoi ferions-nous une chose pareille? Tant que les porteurs se trouvent entre nos murs, il est impossible qu'ils soient en danger.

- Et lorsqu'ils quittent vos murs? Demanda Harry.

- Leur protection sera assurée par leur époux, bien évidemment.

Ce qui ne voulait absolument rien dire.

- Est-ce que vous faites une évaluation du potentiel mari avant de le prendre comme client? Demanda Ron, semblait livide.

- Pourquoi devrions-nous faire une chose pareille? Il est évident que seul de véritables gentlemans peuvent se permettre de payer pour un porteur. Il n'y a donc aucun risque.

La voix, toujours plaisante de Grindelwald, sembla refroidir légèrement tandis qu'une lueur s'allumait dans le regard doré.

- Alors ne vous inquiétez pas Messieurs… Drago Malfoy a reçu une éducation exceptionnelle. Il est, certes, un cas particulier dans notre institution, mais il reste tout de même un porteur qui a donc reçu une éducation appropriée à son rang.

- Je ne remet pas en doute son éducation… ni celles des autres porteurs… mais…

- Il n'y a pas de ''mais'' Monsieur Potter. Assena glacialement Grindelwald. La loi dicte nos conduites, et c'est à cette loi que nous devons donc obéir.

Grindelwald semblait sur le point de perdre patience et Harry faillit faire une légère grimace.

- Bien évidemment. Approuva Ron. Heu… si ce n'est pas trop indiscret, pourriez-vous nous dire en quoi Drago Malfoy est doué? Cela nous aiderait peut-être à le séduire?

Le roux eut alors un immense sourire qui sembla radoucir l'humeur de Grindelwald.

- Il s'agirait de tricherie Monsieur Weasley. Bien qu'il est évident que Drago Malfoy a un don particulier pour la danse et les langues.

- Bien évidemment… il ne s'agit pas de tricherie de dire l'évidence.

Ils saluèrent tous Grindelwald avant de partir de la salle, Cédric Lafleur les attendait, son regard bleu toujours aussi intense. Pendant qu'il les raccompagnait à la sortie, Harry en profita pour poser quelques questions.

- Vous habitez ici, Monsieur Lafleur? Demanda-t-il nonchalamment.

- Oui… puisque mon mari est mort il y a de cela 23 ans. Je lui ai fait trois enfants, j'étais donc libre de ne pas me remarier.

- Pourquoi ne pas vouloir vous remarier?

- Ma valeur n'était pas seulement basse après mon mariage... elle était plus que basse… presque inexistante. Fit remarquer Cédric, indifférent.

- Pourquoi donc?

Le porteur lui lança un regard perçant avant de relever sa chevelure. La cicatrice qui défigurait entièrement un côté de son visage le fit violemment sursauter. Il put retenir une exclamation, mais ce ne fut pas le cas de Ron qui semblait tétanisé par le choc. Ce n'était pas la laideur de la cicatrice qui était si choquante, mais le fait de savoir pertinemment que quelqu'un avait essayé de toutes ses forces de faire du mal à cet homme… de lui détruire le visage…

- Je n'ai pas honte de ma cicatrice, mais elle fait peur à certains enfants.

Harry devina aisément le message qu'elle lui envoyait… il était facile de deviner qui avait eu assez de pouvoir sur Lafleur pour lui infliger une telle plaie. Son cœur se crispa dans sa poitrine et il se secoua doucement la tête.

- C'est dégoûtant. Cracha Ron, visiblement écœuré.

- Vous avez dit exactement la même chose que Neville Longdubat.

- L'écrivain? Demanda Sirius.

- Oui… Il voulait faire une histoire sur les porteurs… Il est certainement l'homme qui en connait le plus sur les porteurs…

- Hormis les porteurs eux-mêmes. Rétorqua Harry.

- Vous seriez surpris…

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Sirius n'avait aucune envie de se trouver dans ce bal, pourtant… ce n'était pas comme s'il avait le choix. Son père avait organisé cette réception afin de pouvoir annoncer au monde entier qu'il allait bientôt se marier avec un porteur. Il ne pouvait pas l'en blâmer. Lui aussi aurait voulu annoncer à l'univers que Severus Rogue lui appartenait pour toujours. Son regard se posa discrètement sur le métis qui était, comme à l'ordinaire, absolument superbe. Il détestait avoir ce genre de pensées… Il détestait le fait qu'il était jaloux… jaloux à s'en rendre malade, de son propre père… quel genre de personnes était-il? Un monstre de toute évidence… Son père se leva gracieusement et demande l'attention de tout le monde en se raclant la gorge.

- J'ai retrouvé l'amour alors que je pensais que cela était impossible. Commença-t-il de sa voix puissante. Je sais, à présent, que j'ai trouvé la personne avec qui je finirai mes jours… à toi, Severus… Merci pour ta présence…

Severus eut un léger sourire alors que son père lui prenait la main et l'embrassait tendrement. La jalousie… seigneur tant de jalousie… était-ce possible de ressentir à ce point? Il préférait être une statue de pierre, plutôt que d'être cet être mauvais qui convoitait ce qui appartenait à son père. Son père leva soudainement son verre dans sa direction, lui signalant qu'il devait faire, à son tour, un discours. Son père, dans son bonheur presque palpable, n'avait pas songé une seule seconde qu'il n'avait pas préparé de discours. Merde alors… Sirius se redressa et posa les yeux sur le visage de son père. Il ne savait pas quoi dire… Il ne savait pas quoi dire… Un autre que lui aurait probablement rit nerveusement, mais il savait se contrôler. Son regard se tourna alors vers Severus qui semblait incapable de cesser de l'observer. S'il ne disait rien… il était probable que le métis le voit comme une preuve de son rejet… oh merde alors.

- Dès que Severus est apparu dans nos vies, j'ai su qu'il allait rendre mon père immensément heureux. Je savais aussi pertinemment qu'il serait une présence nécessaire pour mon frère et ma sœur… par contre, je ne comprenais pas du tout l'impact qu'il aurait sur moi. Et pourtant, j'avais tord. Son aura est tel qu'un seul regard de lui est suffisant pour tout changer à l'intérieur de moi. Mon père n'a pas seulement trouvé un homme pour le rendre heureux… il a trouvé quelqu'un pour rendre chaque membre de cette famille heureux… À toi, Severus.

Il leva alors sa flute de champagne en direction du métis qui semblait tétanisé par son discours. Son père vibrait de fierté et lui devait tout faire pour ne pas se mettre à boire comme un trou.

Après quelques minutes de conversations sans importance, il se décida à partir vers le jardin. Il avait besoin d'air… et il avait besoin d'oublier ses sentiments pour le porteur. Il ne pouvait pas continuer comme ça. Son père et Severus n'étaient même pas encore mariés, et il avait l'impression d'étouffer. Qu'allait-il donc faire lorsqu'il devrait assister à la cérémonie? Se couper les veines? Une main délicate se posa sur son épaule et il se tourna d'un coup afin d'apercevoir sa belle-mère. Les yeux mauves le fixaient intensément et il ne savait pas quoi dire.

- Était-ce vrai? Demanda lentement Severus.

- Quoi donc?

- Ce que tu as dit dans ton discours…

- Chaque mot.

Chaque mot était un euphémisme de la passion qu'il ressentait, mais c'était tout ce qu'il pouvait se permettre de dire. La main du métis se dirigea jusqu'à sa joue avant de l'obliger à se pencher. Des lèvres douces se posèrent sur sa joue et il se sentit devenir stupidement écarlate… Pouvait-il donc être encore plus pathétique.

- Merci…

Et il le planta là sans dire un mot de plus… Son cœur… Son cœur allait exploser…

À suivre…

JOYEUSES FÊTES MES COQUELICOTS!