NdlA: Bonsoir. Voilà le sixième. Bonne lecture.

Disclaimer: Le domaine de KHR, les lieux et personnages ne m'appartiennent pas. Et je ne gagne aucun argent avec cette histoire. Aucun animal n'a été maltraité durant l'écriture de cette fanfiction.

Chapitre 6

' Nfufufu…'

Les deux Vongola se dirigèrent vers deux endroits opposés du hangar, plus par soucis de s'éloigner l'un de l'autre que de se laisser les coudées franches. Encore énervés d'avoir été ignorés, les sbires de Ruggiero su ruèrent vers leurs adversaires, se séparant moitié-moitié, comme l'avait prévu leur chef, leur faisant face en arc de cercle. Ruggiero, quant à lui, n'avait pas bougé d'un cil, préférant attendre le moment propice pour prendre part au combat ou la fuite.

Il haïssait les herbivores. Ils étaient faibles, gueulards, geignards et à cause de leurs faiblesse, attaquaient toujours en groupe. Et il haïssait les groupes. Mais ce qu'il haïssait le plus, en ce moment, c'était l'ananas qui se trouvait de l'autre côté de l'entrepôt, encore en train de rire avec ce bruit qui lui hérissait le poil, malgré tout, cet idiot avait réussi à l'appâter, et il se haïssait pour cela.

En son for intérieur, il devait admettre que ce marché avait du bon : il pouvait mordre à mort autant de gangsters qu'il en resterait, et pourrait combattre le bébé. S'il perdait, par contre, bah, il verrait bien à ce moment-là, et il tenait toujours ses promesses.

Ses tonfas à la main, campé fièrement, le visage impassible, il observait ses adversaires, au nombre de quatre. Tous les quatre avaient enflammés leurs bagues, et dans un ensemble qui montrait leur parfaite synchronisation, ils ouvrirent leurs boite-armes. Hibari analysa la situation, avec un regard impavide. ' Une murène de la Tempête sur la droite, un aigle de la Foudre qui planait au-dessus d' un cerf du Soleil en face et une autre boite de type tempête, un singe sur la gauche.' Hibari soupira.

_ Tsh… Vous êtes ridicules, à poser comme cela, derrière vos boites, comme les faux-jetons que vous êtes. Mais je dois dire que ton singe est très mignon. Dit Hibari de sa voix grave et calme. La remarque sur son singe fit apparaître une veine palpitante sur le front de son propriétaire qui répondit.

_ Il n'est pas que mignon. Il échangea un regard de connivence avec ses acolytes, qui acquiescèrent. Mais nous allons te montrer de ce pas, la puissance des boites-armes de la Famille Rinucci.

Ils lancèrent leurs boites-armes en même temps sur Hibari, utilisant l'attaque la plus puissante qu'ils possédaient à eux quatre : « Fracas de l'orage sec ». Le tout en sortant leurs revolvers et en tirant à feux nourris sur le gardien. Fracas de l'orage sec était une attaque qu'ils avaient développée quelques années auparavant, lors d'une bataille contre une autre famille, qu'ils avaient réduite à la misère, avant de se faire eux-mêmes remettre en place par les Vongola, Neuvième Génération. Il s'agissait d'une attaque furieuse qui ne reposait que sur les boites armes. La murène de la Tempête et le singe balançait leurs flammes en un jet continu, traçant deux énormes trainées, trainées qui allaient ensuite envelopper l'aigle, qui lui, fonçait à toute vitesse sur sa cible dans un piqué mortel, encouragé par les bramements du cerf.

Hibari voyait les boites arriver à toute vitesse sur lui. Mais malgré le fait qu'elles occupaient la majeure partie de son champs de vision, il perçut le mouvement par lequel les Rinucci avaient dégainés leurs revolvers et le mettaient maintenant en joue. Cette attitude de lâche avait ravivée sa colère, mais il ne se laissait pas aveugler. Il voyait tout. Le mouvement de balancier de la queue du singe qui dirigeait ses flammes, la rotation de la murène se mordant la queue pour aller plus vite, qui lui rappelait Fantasma, la grenouille de Varia Mammon. La beauté de l'aigle qui se dirigeait droit sur lui, ainsi que la majesté du roi des bois qui bramait derrière les autres. Mais il mit tout cela de côté et plaqua son anneau sur sa boite, appelant tout doucement le nom de son autre animal de compagnie : Roll.

Le sol trembla lorsque les attaques atteignirent leur cible, dégageant un nuage de fumée si grand que même Rokudo s'arrêta quelques microsecondes pour regarder ce que c'était. Mais il ne s'y attarda pas, ils avaient affaire à l'alouette, ce n'était pas n'importe qui. Les adversaires d'Hibari, quant à eux, était obligés d'attendre que le nuage se dissipe, ce qu'il faisait beaucoup trop lentement à leurs goût. Ils avaient hâte de voir l'état du Vongola, c'est pourquoi Tony ordonna à son aigle de battre des ailes, pour faire partir la fumée, mais il ne s'attendait pas à voir ce qu'il y avait derrière cette fumée : Un Kyoya Hibari intact, plus impassible que jamais, son poing gauche armé d'un tonfa nonchalamment appuyé sur sa hanche, et le bras droit détendu, le long du corps, toujours armé.

Furieux que leurs attaques combinées n'aient eu aucun effet, ils se mirent à tirer sur Hibari qui n'évita même pas les balles. Tout juste laissa-t-il un 'Tsh' agacé franchir ses lèvres avant que Roll ne passe devant pour lui faire un bouclier de son corps, s'attirant une caresse sur le museau de la part de son maître. Les rafales s'arrêtant, Roll reprit sa taille de hérisson normal dans la main d'Hibari, tandis que Kyoya de sa main droite lui donnait des flammes à manger, son tonfa gauche coincé sous son aisselle. Les autres se regardèrent, puis dans un ensemble parfait, ils lancèrent encore une fois le Fracas de l'orage sec, en pensant que Hibari ne s'y attendrait pas, tout en courant vers celui-ci, hurlant des insanités et brandissant leurs armes de poing.

Cette fois, Hibari ne se laissa pas faire. Il lançât Roll sous sa forme Sphère Epineuse sur l'aigle, l'emprisonnant plus efficacement qu'une cage. Il se mit à courir, puis sauta sur le dos de Roll, entre ses épines dorsale, tout en sortant ses menottes, jusque-là pendantes à sa ceinture. D'un mouvement rapide du poignet qu'il avait mis un certain temps à maitriser, il passa la première menotte au cou du singe, il tira d'un coup sec et quand le singe lui passa sous le nez, il lui mit la deuxième, lui immobilisant les pattes et la queue. Le singe se débattit, mais il était trop tard pour lui, car les menottes l'avaient déjà complètement recouvert. Pendant ce temps, si sa main gauche était occupée, la droite ne l'était pas moins, puisqu'il avait relâché le grappin contenu dans son tonfa, pour ligoter la murène, qui coupée dans son élan, ressemblait maintenant à un huit un peu tordu. Enfin, toujours porté par son élan, avec d'un côté un singe hagard et de l'autre, une murène saoule, il joignit ses mains, comme lors d'un match de catch et abattit ses poings liés, ainsi que les deux autres boites-armes sur la tête du pauvre cerf qui en vit trente-six chandelle.

Les hommes de Ruggiero pâlirent en voyant la scène, le hérisson qui relâchait un aigle complètement out derrière, le singe et la murène avec des yeux en croix des deux côtés et le cerf qui voyait des petits faons qui gambadaient en cercle autour de sa tête devant, et surtout, le Vongola très en colère qui se tenait devant immobile, à l'exception des cheveux de sa frange qui se balançaient, reprenant leurs place habituelle sur le front d'Hibari. Mentalement, Hibari nota que Mukuro était en train de rire aux éclats de son coté, mais son combat n'étant pas fini, il ne vérifia pas, préférant se concentrer sur ses herbivores à lui, qui le regardaient en ce moment même avec des yeux de merlans frits.

_ …. Comment ? Comment as-tu fais ça ?demanda l'un d'eux effaré, tandis que les autres le regardaient tout aussi apeurés, mais semblait vraiment vouloir savoir, comment il avait fait.

_ Tsh… J'ai compris tout de suite la combine. Dit-il avec dédain. L'activation du Soleil, pour renforcer les aptitudes de vos boites offensives, la solidification avec la double dégénérescence, pour contrecarrer la propagation du nuage. C'était bien pensé, mais cette attaque cruciforme laisse trop d'ouvertures, surtout pour les utilisateurs de boites. Mais maintenant que vous ne pouvez plus vous cacher derrière vos boites, je vais vous mordre à mort…. Badina Hibari en s'approchant avec assurance des quatre lascars, qui tremblaient comme des feuilles.

Tout a sa besogne, Hibari n'entendait rien, mis à part les cris étouffés de ses victimes. Quand il en eu fini, il releva la tête, pour voir où en était l'ananas débile, et se dirigea vers l'endroit d'où provenait sa voix, et s'adossa contre le mur pour observer la scène.

_ ….. Est pas gentil, pour moi et l'alouette.

Une aura noire comme la nuit se dégageait à présent de Mukuro, qui posait à présent sont trident contre le mur. Cet herbivore avait vraiment dû l'énerver au plus haut point, pour que l'ex-tolard dégage autant de pensées meurtrières.

_ Mais ce que je vais te faire, maintenant, disait-il en se retroussant les manches, c'est pour avoir eu des pensées salaces en regardant Chromé. Tu sais, la belle jeune fille de tout à l'heure ? Elle s'appelle Chromé. Répètes après moi, C (un coup), H (un coup), R..., O…, M…

Puis il y eut des cris, et enfin, un dernier cri qui ressemblait à un 'argh !' à peine articulé, puis plus rien. Hibari caressait doucement Hibird, posé sur son doigt, en lui chuchotant.

_ Tu vois ? Exactement ce que j'avais dit. Faiblard, gueulards et geignards. Tous les même ces herbivores.