Disclaimer: Le domaine de KHR, les lieux et personnages ne m'appartiennent pas. Et je ne gagne aucun argent avec cette histoire. Aucun animal n'a été maltraité durant l'écriture de cette fanfiction.
Chapitre 7
' Nfufufu…ça promet d'être très intéressant.'
Rokudo se tourna vers ses adversaire, immobile, il les jaugea du regard, toujours avec son éternel sourire en coin. Comme ceux-ci ne donnait pas l'impression qu'ils allaient l'attaquer en premier, il décida de les attaquer de front.
'Un coup. Pour voir.'
Il se mit à sourire franchement, se délectant de leurs mines soucieuses, puis se ramassa et s'élança de toute sa vitesse vers les deux hommes qui se trouvaient au centre de l'arc de cercle qu'ils faisaient devant lui, positionnés derrière leurs boites-armes, une grenouille, un lézard et un chat, puis fit un grand bond.
Mais ils étaient prêts. Il avait bien vu la grenouille du gredin qui était sur sa gauche, mais l'avait jugée incapable de lui infliger des dégâts à cette vitesse, c'est pourquoi il ne n'en soucia pas. Mal lui en prit, car la grenouille, en un bond, eut le temps de lui cracher du mucus à la figure, qui lui inonda le visage, le cou et le haut de son débardeur. Ce n'est que lorsqu'il donna le premier coup de trident qu'il se rendit compte que ce n'était pas du mucus, mais bel et bien des flammes de pluie que cette saleté avait crachée sur lui.
'Beurk'.
Il poursuivi son attaque, ne ressentant pas de gêne particulière à la suite du crachat. Les deux hommes évitèrent le coup de trident qu'il donna, ainsi que celui donné avec le manche quand il s'était retourné. Ce faisant, il s'était retrouvé dos à eux, quand il perçut un mouvement extrêmement rapide à la lisière de son champ de vision, il n'eut que le temps de se retourner pour bloquer de justesse avec le manche de son arme, une longue langue qui venait de l'animal auparavant caché par l'homme-lézard et l'homme-chat.
Il n'avait jamais vu un spécimen en vrai, mis à part dans un de ces reportages qu'adorait regarder Chromé. De mémoire, ce devait être un truc qui mangeait des fourmis…'Un tamanoir !' Pensa-t-il, heureux comme un idiot de se souvenir du nom de la bestiole. Mais, hélas, quand on pense le temps ne s'arrête pas, c'est ce que le tamanoir en question lui rappela en envoyant une solide décharge d'électricité dans le trident, qui se répercuta jusque dans ses os.
Il jura. Immobilisé, les mains collées au trident, l'illusionniste ne pouvait rien faire, tandis que le chat et le lézard de dédoublaient pour l'attaquer à coup de griffes parées des flammes indigos de la brume. Le tamanoir augmenta l'intensité électrique, et l'air autour des combattants se remplit d'une odeur de chair brulée. Les soudards se rapprochaient de Mukuro, en souriant.
_ Alors, on ne fait plus le malin, maintenant, hein ? Commença l'un deux en regardant Mukuro de haut.
_ Mouais, dit un autre, Carlos vraisemblablement. Vongola, dit-il en s'agenouillant devant le visage grimaçant de Mukuro, il semble que tu vas perdre plus qu'un pari ce soir. Ce qui lui valut un regard noir dudit Vongola. Vincenzo, il n'a pas encore l'air de souffrir assez, augmentes la dose. Un homme à queue de cheval sourit d'un air sadique et hocha la tête, tandis que ses comparses et lui regardaient le Vongola se tordre de douleur sur le sol.
Soudain, le sol trembla, Rokudo s'arrêta quelques microsecondes pour regarder ce que c'était, mais il ne s'y attarda pas, remarquant que son inattention avait fait filer son illusion de souffrance extrême.
'Hum, expression à retenir'.
Ses opposants quant à eux regardaient d'un air interloqué la langue du tamanoir qui tenait toujours un Mukuro en train de souffrir, puis ils levèrent les yeux sur l'autre Mukuro tout sourire qui se tenait devant eux à cinq mètres.
'Un coup de bluff. Il avait vu ce qu'il voulait voir.' Mukuro fit semblant de se gratter la tête avec l'air d'un gamin prit en faute.
_ Franchement. Cette alouette m'étonnera toujours. Dit-il nonchalamment, ignorant le fait que les quatre hommes qui lui faisaient face se demandaient manifestement de quelle alouette il parlait, étant donné que ce qui volait au-dessus du champ de bataille était un canari, et non une alouette. Une grenouille de la pluie, hein ? se dit-il en regardant le batracien qui lui rendait son regard.
Il n'avait jamais aimé tout ce qui était froid et/ou gluant. Hors ce tuc était énorme, et vraiment pas beau à voir. Puis son regard glissa doucement vers les autres boites-armes, pour finir par regarder leurs propriétaires pensivement en s'appuyant sur son arme. Désolé d'avoir utilisé une illusion, mais voyez-vous, j'ai un plus gros poisson à ferrer, et je voulais éviter de me salir les mains. Vous savez, j'aime beaucoup regarder des documentaires animaliers avec ma petite sœur. Au fil de nos combats, nous en avons vus beaucoup, de boite-armes, belles, puissantes, effrayantes. Mais jamais, au grand jamais, je n'ai vu pareil assortiment aussi…. Bizarre.
Les italiens ne comprenaient pas ce qu'il se passait. Une fois il était à leurs pieds, souffrant mille morts, électrocuté par le tamanoir de Vincenzo, et là ils se retrouvaient à l'écouter débiter des âneries à propos de leurs boites-armes. Le propriétaire du tamanoir, Fabrizio voulut l'interrompre, mais l'autre leva le bras d'un air menaçant qui le convainquit de se tenir tranquille.
_ Et pourtant, j'en ai vu des couples bizarres. Par exemple, le numéro cinq de mon ancienne liste des combattants de Namimori, Sasagawa. Non, mauvais exemple, ils sont assortis comme pas deux. Continuait Mukuro, prenant même à témoin Fabrizio. Vous vous rendez compte ? Un boxeur et sa boite-arme, un kangourou, si ce n'est pas de l'assortiment, je ne m'y connais pas. Autre exemple, hum… le boss et son…hum… non, toujours assorti. Et puis, que pourrait avoir d'autre comme animal de compagnie qu'un lion céleste, pour un boss des Vongola ? Ah ! Si ! La Tempête des Vongola ! Lui, il ne va pas du tout avec son chat ! Enfin, bref, désolé pour mes digressions, combattons, voulez-vous ? demanda-t-il pendant que les membres de son auditoire, choqués reprenaient leurs positions.
Mukuro s'élança avec une grâce féline et une vitesse létale vers eux.
La grenouille sauta comme la première fois, mais cette fois-ci Rokudo était prêt : la chouette fendit les airs, caressant au passage de son aile le visage de son maître, pour saisir dans ses serres l'animal visqueux, et le projeter sur le visage de son ennemi le plus proche, à savoir le propriétaire du tamanoir, Vincenzo.
Celui-ci se le prit en plein face projetant des gouttes de mucus jusque sur les habits de Georgio qui se trouvait à sa gauche, en retrait, celui-ci fit la grimace, pendant que l'infortuné Vincenzo hurlait à son animal de faire quelque chose.
Celui-ci, obéissant réitéra l'attaque qui avait marchée sur l'illusion, à savoir, le coup de la langue électrique, mais c'était sans connaître Mukuro, qui avait lancé une illusion au début du combat non pas pour se protéger, mais bien pour voir et prévoir les attaques de l'ennemi.
C'est donc avec assurance que Mukuro continuait sur sa lancée, évitant une fois, puis deux fois la langue du mammifère, en modifiant les propriétés du matériau dans lequel était fait le manche de son trident : de conducteur il le changea en isolant, ce qui annula les effets de l'attaque du tamanoir, lorsque sa longue langue s'enroula autour du trident.
Mukuro freina des quatre fers, et utilisa son élan pour emporter dans le mouvement le tamanoir, toujours accroché par la langue au trident.
Dany, le maître de la grenouille observa avec une fascination morbide les mouvements du Vongola. 'Tout est relatif'. Et Dany put attester de la véracité de cette citation en regardant son ennemi faire voltiger le lourd tamanoir comme pour un lancer de poids, le corps arqué vers l'arrière, les bras tendu par l'effort allant jusqu'à soulever de quelques centimètres son débardeur au niveau de la taille, dénudant un bas ventre pâle et musclé, avant de comprendre que ledit « lourd tamanoir » se dirigeait à très grande vitesse vers lui et son ainé, Fabrizio.
Il eut à peine le temps de cligner des yeux que le tamanoir faisait mouche, augmentant à deux le nombre de 'Strike' opéré par Mukuro-san ce jour-là. Son maître occupé à ricaner de son exploit avec le mammifère pataud, Mukuro-chouette, elle, veillait au grain, et avait donc bien remarqué que le lézard du deuxième humain avait évité la collision d'un cheveu, et qu'il était à présent en train de se gonfler pour souffler une flamme qui roussirait quand même les sourcils de Mukuro-sama si celui-ci ne se 'bougeait pas les fesses pronto'.
La chouette ne fit ni une, ni deux, elle vira de bord, et reparti comme une fusée en direction du lézard, qu'elle cueillit alors que celui-ci enflait toujours, elle l'avala tout rond.
Pendant que Mukuro continuait de ricaner, mais à présent au dépens de Vincenzo qui essayait toujours de se débarrasser de la grenouille dégoulinante avec l'aide maladroite de Georgio, il senti des serres agripper son épaule doucement. Il se tourna d'un air étonné vers sa chouette, l'observa un long moment puis laissa échapper un gloussement en lui caressant le jabot.
_ On dirait le chat qui vient de manger le canari. Lui dit-il doucement, alors que Vincenzo jetait la grenouille sur la poitrine de son maitre KO, et que Georgio s'essuyait les mains à présent gluantes, sur son pantalon. Tous les deux regardèrent attentivement la chouette, les yeux plissés. Celle-ci hulula doucement et mordilla l'oreille de son maître avant de laisser échapper un rôt sonore et quelques volutes de fumée rouge.
Rokudo éclata franchement de rire.
Voyant que la situation était à présent hors de contrôle, Ruggiero commença à bouger, vers une porte dissimulée que Mukuro n'avait pas remarquée, tandis que ces deux gardes se jetaient tête baissée contre le gardien qui s'éloigna d'eux en faisant un salto arrière.
Georgio sorti alors son arme, une lame délicate longue comme le bras, attachée à son poignet par une fine chaine. Il fit des moulinets avec son bras, ce qui fit danser la lame.
'Très impressionnant'.
Vincenzo, quand à lui sortit un katana.
_ Nfufufu ! Un banal katana ? Tu te moques de moi ? demanda le frère de Chrome.
_ Hein ? Je vais te montrer, ce que ce katana banal comme tu dis, est capable de faire. Répondit Vincenzo, visiblement piqué au vif, car dès qu'il eut terminé sa phrases, il commença à faire pleuvoir les coups sur Rokudo, qui lui, les évitait sans mal, mais l'obligeait à parer les coups de Georgio qui attaquait lui aussi.
_ Hoo ? Je vois que tu as pris la mouche, on dirait. Se moqua-t-il. Mais il ne faut pas, je t'assure. Dit-il en parant une attaque du sabre en le frappant au bras d'un coup de pied, tandis qu'il renvoyait la lame dansante dans une autre direction d'un coup de trident, avant de se réceptionner souplement en position accroupie. Rokudo se battait jusqu'alors avec Mukuro-chouette toujours sur son épaule, donnant à celle-ci le temps de digérer un petit peu, mais il n'avait pas oublié qu'il restait une boite-arme, et que celle-ci justement, se trouvait dans son dos, à l'affut. Aussi appela-t-il la chouette en lui donnant un seul ordre à voix haute.
Apeure.
Le maitre de la boite Georgio essaya de rappeler son arme, mais ce fut peine perdue, et tout ce qu'il vit parut se dérouler au ralenti. Son chat qui s'était ramassé en position d'attaque venait de bondir à la rencontre de la chouette qui se transforma en une espèce de gros léopard jaune, à tâche marron, et tout le dessous du corps blanc. Le chat de Georgio ne faisait pas le poids, il l'appela à grands cris, alors que celui-ci, emporté par le poids du fauve se retrouva recroquevillé entre les grosses pattes griffues du félin qui poussa un grognement de basse qui résonna jusque dans la poitrine de Ruggiero.
Le pauvre chaton miaula piteusement puis fila réintégrer sa boite sans demander son reste.
Le temps que Mukuro-chouette mit à terroriser le chat avait été mis à profit par le maitre. Celui-ci avait purement et simplement désarmé Georgio et lui avait à peine laisse le temps de rappeler son chat qu'il l'assommait. Se tournant vers Vincenzo il lui expliqua, comme si rien n'était.
_ Je te disais en fait, de ne pas être vexé par mon commentaire sur ton katana. Expliqua-t-il doucement, ensuite, il lui fit un grand sourire qui faisait peur. Parce que si tu connaissais Superbi Squalo Varia et son apprenti, Yamamoto Vongola, tu trouverais vraiment tous les autres katanas banals.
Et ainsi, fut la dernière parole que Vincenzo entendit de cette journée, mais Mukuro veilla à ce qu'il vit le lendemain, le jour se lever.
_ Nfufufu… tu crois vraiment que je ne t'ai pas vu ? lança d'une voix forte l'homme à la queue de cheval, en direction d'un coin sombre, où il lança son trident d'un geste précis.
Un couinement lui répondit, ainsi qu'un chapelet de jurons. Il fit d'abord rentrer Mukuro-chouette, en notant dans un coin de son esprit, qu'il faudrait chercher à savoir pourquoi quand il avait lancé une illusion destinée à faire peur au chat, sa chouette avait pris l'apparence du léopard du gardien de Tempête.
Et puis non. Le gardien de la tempête était peut-être un abruti fini, mais il était impressionnant, comme son chat.
Il s'avança tranquillement vers Ruggiero, car c'était bien lui, en lui parlant d'une voix calme.
_ Allons, allons, surveilles ton langage, mon cher ami couard. Il y a des dames, ici et je ne t'ai rien fait que tu n'aies mérité.
L'autre, cloué au mur répondit d'une voix inintelligible.
_ Oh, si. Dit-il en lui tapotant le nez. Le coup du trident, c'est parce que tu as essayé de te sauver en sachant que ta fuite induirait une égalité, ce qui n'est pas gentil, pour moi et l'alouette.
Une aura noire comme la nuit se dégageait à présent de Mukuro, qui posa à présent sont trident contre le mur.
_ Mais ce que je vais te faire, maintenant, dit-il en se retroussant les manches, c'est pour avoir eu des pensées salaces en regardant Chromé. Tu sais, la belle jeune fille de tout à l'heure ? Elle s'appelle Chromé. Répètes après moi, C (un coup), H (un coup), R..., O…, M…
Il y eut des cris, et enfin, un dernier cri qui ressemblait à un 'argh !' à peine articulé, puis plus rien.
Hibari caressait doucement Hibird, posé sur son doigt, tout en lui chuchotant je-ne-sais-quoi à l'oreille.
Il était 15h00.
Sa victime envoyée proprement au pays des rêves, son corps allât rejoindre ses comparses qui étaient entassés en positions assises au centre du hangar, bâillonnés, ligotés, et assommés, pour le moment. La besogne finie, Mukuro se tourna tout sourire vers Hibari.
_ Si j'ai bien compté, Alouette, tu as mordus ces quatre lascars, et moi ces quatre-là plus celui-ci, ce qui m'en fait cinq. J'ai donc, gagné. Nous allons donc, de ce pas, tester le produit de ces mafieux de mes deux, moi et toi ! Disait Mukuro en se dirigeant d'un pas dansant vers les fameuses caisses qu'il avait vues en arrivant.
_ Tsh. Tu devrais retourner à l'école mon pauvre agrume. Railla Hibari, alors que Mukuro se retournait pour le regarder. On t'y apprendrait que la bonne énonciation de ta phrase est « Nous allons tester l'alcool de ces idiots, toi et moi », et non pas « Moi et toi ». J'ai un moyen mnémotechnique pour toi, quand tu veux dire ce genre de phrase, penses que tu dois toujours mettre l'âne en dernier. Expliqua-t-il d'un air professoral.
Et Kyoya Hibari passa devant un Mukuro, qui réfléchissait à ce qu'il venait de dire.
Mais le temps que la lumière jaillisse dans son esprit et que la veine palpite sur sa tempe, Hibari était déjà assis sur une caisse et ouvrait une bouteille en rêvant d'un homme avec la même coiffure qu'Elvis, pendu par les pieds, et qu'il serait en train de fouetter avec joie.
Ce fut cette vision qui empêcha Mukuro de lui sauter à la gorge, ragaillardi à la pensée de son plan machiavélique, il retrouva sa bonne humeur en moins de temps qu'il n'en faut à Haru pour dire 'Hahi ?'.
