Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas et appartiennent, bien évidemment, à J.K Rowling! Par contre, cette histoire m'appartient.
Message de l'auteur : Bonjour tout le monde! Et voici le nouveau chapitre! Je répondrais maintenant aux reviews!
Chapitre 17
Sirius prit une profonde respiration avant de se diriger vers Severus Rogue. Le métis fixait, avec une étrange intensité, le ciel. Ses mains délicates étaient crispées de chaque côté de son corps, et il semblait presque prêt à mener une guerre… Une guerre contre qui… Il n'aurait su le dire… Lorsqu'il arriva près du porteur, il se racla bruyamment la gorge. Aussitôt, le métis sursauta et tourna ses yeux mauves dans sa direction. Merlin comme il adorait ce visage… et c'était pour cela qu'il devait s'obliger à le détester. Ce visage ne lui appartenait pas… Ce visage n'avait rien à voir avec lui… Ce visage était celui du fiancé de son père… un fiancé qui semblait le hanter jour et nuit… comme le fantôme douloureux qui ne lui laissait pas un seul moment de répit.
- Sirius… Murmura doucement le porteur.
- Ton anniversaire approche.
Le visage du métis se glaça et il hocha sèchement la tête. Oui… son anniversaire approchait… le moment où il aurait 16 ans.. le moment où il serait en âge de se marier… de devenir l'époux de son père… le moment où il deviendrait véritablement sa mère. Pourquoi sa poitrine devait-elle autant le faire souffrir? Lui qui avait passé sa vie sans la moindre émotion et maintenant… il était amoureux… follement amoureux… péniblement amoureux… Qu'aurait-il donc donné pour que ses sentiments disparaissent une bonne fois pour toute?
- Et je serais marié. Ajouta froidement le porteur. Je le sais déjà.
- Après ton mariage, je vais partir.
Les yeux mauves s'écarquillèrent brusquement et Sirius tourna aussitôt le regard vers l'horizon. Il ne pouvait pas dire ce qu'il avait à dire s'il regardait Severus droit dans les yeux. Ce simple regard était suffisant pour lui faire perdre tous ses moyens… pour le faire douter de sa décision… Il ne voulait pas partir… Mais, comment pouvait-il rester dans sa maison? Comment pouvait-il continuer à regarder son père alors qu'il savait qu'il faisait l'amour à Severus? Cette simple pensée était suffisante pour le faire vomir. Il savait que c'était ridicule… Severus était le fiancé de son père… De quel droit osait-il être jaloux? Mais, il ne pouvait pas continuer à mentir… pas s'il se trouvait à proximité… et puis, peut-être que s'il partait ses sentiments disparaîtraient… Peut-être qu'avec le temps et la distance, il trouverait quelqu'un d'autres à aimer… Peut-être qu'il pourrait même sourire et être heureux en imaginant les enfants que son père et Severus auraient. Leurs enfants… qui seraient ses frères et ses sœurs… Son cœur se tordit dans sa poitrine et il ferma douloureusement les yeux.
- Où ça? Demanda faiblement le métis.
- Je veux devenir médecin. Expliqua Sirius. Il y a une très bonne école à Paris.
- Paris!? S'étrangla le porteur.
- Oui… Je vais commencer en Septembre… Après le mariage, j'ai l'intention d'aller faire le tour du monde avec certains amis.
Il devait garder sa voix calme… Il ne devait pas montrer la moindre émotion… Il était bien plus fort que ça… Il avait toujours été de glace, peu importe les circonstances.
- Aliénor et Regulus… Que penses-tu qu'ils vont dire? Siffla Severus.
- Je vais toujours garder contact avec eux, et je vais revenir à la maison durant les vacances. Répliqua calmement Sirius. Je veux devenir médecin.
- Et tu dois partir à Paris pour pouvoir faire cela? J'imagine qu'il n'y a pas d'école de médecine ici?
Pourquoi parlait-il ainsi? Pourquoi l'envoyait-il promener? Ne voyait-il pas comment cela était difficile? Ne voyait-il pas comment cela le tuait? Il ne voulait pas partir, mais il ne pouvait pas rester. C'était au-dessus de ses forces. Comment aurait-il pu expliquer ses sentiments à son père? Et à Severus? À quel point était-il donc méprisable pour ressentir ce qu'il ressentait? Sa mère avait bien raison… L'amour n'était que le synonyme d'agonie. Il n'y avait pas de joie… pas de répit… que de la douleur et du désir… tant de désir… ses mains se crispèrent à ses côtés et il secoua doucement la tête. Ne pas penser au désir… Ne pas penser à ce qu'il ressentait… Rester calme… censé… froid… en contrôle… toujours en contrôle.
- Je veux voir le monde.
- Ne me mens pas, Sirius. Siffla Severus. Ne me mens pas.
Le porteur se redressa violemment et se planta fermement devant lui. Sirius n'eut d'autres choix que de baisser la tête dans sa direction. Il se noyait dans ses yeux mauves… pourquoi devait-il toujours se noyer? Pourquoi devait-il toujours ressentir des émotions aussi horribles? Pourquoi lui? Qu'avait-il donc faire pour mériter cela? Était-ce que ces gens avaient ressenti lorsqu'ils clamaient l'aimer? Cette douleur cuisante qui menaçait de lui faire perdre l'esprit?
- Je dois partir. Réitéra le brun.
- À cause de moi.
- Non, à cause de moi.
Il s'agissait de ses sentiments, de ses envies, de ses impulsions, de sa douleur, de son égoïsme… Rien de tout cela n'était de la faute de Severus. Il ne lui avait pas demandé de tomber amoureux de lui. Il n'avait rien fait pour le séduire. Il n'avait rien fait… et pourtant lui… comme un faible… était tomber amoureux… éperdument amoureux… douloureusement amoureux… Il détestait cette faiblesse qui l'envahissait dès qu'il pensait au métis.
- Au revoir, mère. Souffla-t-il.
Au moment où il allait partir aussi vite que ses jambes le lui permettaient, les bras de Severus s'enroulèrent autour de ses hanches et il posa délicatement sa tête sur son épaule. Pourquoi tremblait-il? Pourquoi le touchait-il de la sorte? Ne voyait-il pas ce qu'il lui faisait? La douleur qui l'envahissait? Sirius ferma péniblement les yeux, se contentant de laisser ses mains de chaque côté de son corps. S'il le prenait dans ses bras… S'il se laissait sentir l'odeur de ses cheveux… de sa peau… S'il se permettait cette indiscrétion… Il serait incapable d'arrêter… Et le monde entier saurait quel fils indigne il était réellement. Le porteur le relâcha lentement avant de reculer de quelques pas.
- Au revoir, Sirius.
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Harry haussa un sourcil en voyant le sourire de psychopathe de Ron.
- Quoi? Demanda-t-il prudemment.
- J'ai décodé un nouveau passage du journal de Lucius Malfoy… Je sais où se trouve le prochain horcruxe.
Le brun se redressa aussitôt tout en jetant un regard en direction de Sirius. Celui-ci semblait un peu moins hagard, mais il ne semblait pas encore avoir retrouvé toute sa forme… Qui pouvait l'en blâmer? Lui-même ne savait pas quoi penser du comportement de Severus Rogue… Il avait essayé de le suivre durant la nuit, mais le métis semblait avoir des dons pour le semer… ce qui ne faisait que le rendre encore plus suspicieux…
- Très bien. Approuva Harry. Alors, je vais…
- J'irai chercher cet horcruxe. L'interrompit sans préavis Sirius.
Le brun écarquilla les yeux alors que Sirius ne lui accordait pas le moindre regard. Il aurait pu argumenter que Sirius était le médecin de leur groupe… qu'ils avaient besoin de lui… Il aurait pu aussi dire qu'il semblait, visiblement, troublé par tout ce qui se passait et n'était donc pas en état de se battre… Mais, il savait que cela serait inutile. Sirius avait besoin de se sentir utile… de faire quelque chose… De casser les dents de quelqu'un. Il ignorait ce qu'il ressentait, mais il pouvait parier que cette inactivité le tuait en ce moment. Ils avaient besoin de réponse, Sirius plus que eux tous. Ron hocha lentement la tête avant de leur montrer la location… qui se trouvait en plein milieu d'une forêt qui était réputée pour ses nombreuses morts mystérieuses. Parfait…
- Nous devions attendre la fin de semaine… Comme ça, si tu es blessé, tu auras dimanche pour te reposer. Déclara Ron.
Sirius sembla être d'accord, puisqu'il hocha la tête.
- Pour continuer, j'ai réussi à trouver où Severus Rogue disparaît continuellement.
Harry fronça aussitôt les sourcils alors que Sirius devint aussi rigide qu'une barre de fer. Il avait beau eu suivre le métis, il n'avait jamais réussi à le voir plus de quelques minutes. Severus Rogue était soit extrêmement paranoïaque ou tout simplement doué dans l'art de disparaitre. Harry était sûr qu'il s'agissait d'un équitable mélange des deux.
- Comment? Demanda froidement Sirius.
- N'oubliez jamais que j'ai des yeux… partout. Expliqua sarcastiquement Ron.
En voyant que personne ne riait de sa blague, le rouquin roula des yeux.
- Des caméras… Ça m'a pris des jours pour découvrir où il allait…
- Tu as piraté les caméras du gouvernement. Articula péniblement Harry en se secouant la tête.
- Un véritable jeu d'enfants. Non, sérieusement… c'est un jeu d'enfants auquel je m'amusais quand j'avais 12 ans. Bon, morale de mon histoire, Severus Rogue se rend toujours dans une salle de… spectacle si on veut qui se nomme "L'interdit".
- Une salle de spectacle… Répéta Sirius.
- Ben, c'est ça qui est écrit sur leur site… Mais, quel genre de spectacle se termine à 3h du matin?
Harry n'aurait su répondre… Sa première supposition aurait été un club de danseurs nus, mais il n'en était nullement certain. Son regard se dirigea, avec une certaine appréhension, sur Sirius qui semblait être figé sur place.
- Nous devions y aller pour voir ce qu'il y fait. Peut-être que ce n'est qu'une couverture pour une opération illicite… Tout ce que nous savons, c'est que Severus Rogue a des réponses dont nous avons besoin. Déclara calmement Harry.
Le brun tourna alors les yeux en direction de l'horloge qui affichait 7 heures du soir.
- Ron… Nous devrions y aller. Poursuivit-il.
- J'y vais aussi. Rétorqua Sirius.
Harry aurait bien voulu protester, mais le regard peu amène que Sirius lui lança le fit se taire aussitôt. Il ne savait pas du tout quoi dire au brun. Mieux valait donc qu'il se taise et qu'il acquiesce.
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- C'est assez… beau. Déclara lentement Ron en regardant partout autour de lui.
Sirius ne lui prêta pas la moindre attention, se contentant de se laisser choir sur une chaise. Ils n'avaient pas acheté des billets pour être dans la section "V.I.P", mais ils avaient une assez bonne vue de la scène… Son regard se calme en voyant des enfants de tout âge, ainsi que leurs parents. Ce n'était donc pas un club de danseurs nus… D'accord… Un rire presque hystérique faillit sortir de sa gorge à cette pensée. Était-ce vraiment sa seule préoccupation? Que Severus ne soit pas un danseur? Vraiment? Il ne savait même plus quoi penser… il ne savait plus comment réagir… Depuis ce que Neville Londubat lui avait dit… Depuis ses paroles qui ne cessaient de le hanter…
"J'ai entendu dire qu'il ne pleurait jamais."
Pourquoi aurait-il pleuré? En quoi cela était-il surprenant? Des porteurs assassins? Ridicule. Impossible… le fait qu'il y pensait sérieusement montrait clairement qu'il avait besoin d'aide psychologique. Severus n'aurait jamais fait du mal à son père… Et son père n'aurait jamais touché Severus. Il en était convaincu. Il devait en être convaincu… Il se détestait pour le simple fait qu'un doute persistait à l'intérieur de lui… Il savait que son père avait été assassiné… par Tom Jedusor… Certainement pas par Severus… Jamais par lui… Il faisait partie de sa famille… il était une part de lui.. C'était impossible…
La lumière se ferma brusquement avant qu'une faisceau de celle-ci ne vienne éclairer la scène. Un homme au visage angélique et aux cheveux blonds se tenait devant eux, un sourire étincelant aux lèvres.
- Bienvenue à tous… Ce soir, vous aurez le droit à un magnifique spectacle de "l'Interdit"… L'endroit où les êtres interdits viennent vous voir et être près de vous… L'endroit où ces êtres interdits ne deviennent que des danseurs et des chanteurs… Maintenant, veuillez applaudir chaleureusement… Hayden!
Un magnifique homme habillé d'un kimono de soie bleu, dans la mi-vingtaine, aux longs cheveux noirs lisses qui lui tombaient jusqu'au milieu du dos et à la peau café se dirigea sur la scène et le public se mit à applaudir frénétiquement.
- Severus!
Son cœur s'arrêta dans sa poitrine en voyant sa… mère… se diriger vers la scène dans son kimono mauve et faire un signe de main gracieux tout en souriant. Plusieurs autres noms furent dit, mais Sirius n'écoutait plus… Son attention était complètement sur le métis…
- Que le spectacle interdit commence!
À suivre…
