Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas et appartiennent, bien évidemment, à J.K Rowling! Par contre, cette histoire m'appartient.
Message de l'auteur : Bonjour tout le monde! Et voici le nouveau chapitre!
Chapitre 22
Ron s'était enfui de la salle de bal dès qu'il avait eu fini de danser avec Drago Malfoy. Il savait pertinemment qu'il n'allait certainement pas être le grand vainqueur de cette épreuve, mais, depuis le début de la compétition, il avait toujours été l'un des meilleurs. Il ne pouvait donc qu'espérer que Rogue ne trouverait pas nécessaire de l'éliminer uniquement parce qu'il était incapable de rester une seconde de plus à parler avec ces nobles arrogants et pompeux. Il n'avait pas été élevé dans ce type d'environnement… Il n'avait jamais voulu être dans ce type d'environnement. Il avait voulu être riche, voilà tout. Il ne voulait plus jamais ressentir la faim et le sentiment d'être en-dessous de qui que ce soit. Ses parents avaient été les meilleurs… au mieux de leur capacité. Que valait l'amour maternelle en comparaison avec une nouvelle paire de chaussures? Absolument rien, il en était bien conscient. Cela ne voulait pas dire qu'il avait particulièrement apprécié d'être moqué pour ses vêtements trop grands, troués et dépareillés. Ses mains se crispèrent à ses côtés et il se secoua la tête. Il s'agissait du passé. Il avait pris son don pour la technologie et avait ouvert une entreprise qui rapportait des millions de dollars. Il avait réussi. Il avait donné à ses parents la maison de leur rêve… Il avait tout fait en son pouvoir pour changer la donne. Et il avait réussi… Alors, pourquoi se sentait-il encore comme ce garçon pauvre dont tout le monde se moquait? Parce qu'il ne parlait comme ces nobles? Parce qu'il ne savait pas montrer son argent de manière subtile et prétentieuse? Oh et puis merde…
- Quelle expression sérieuse. L'occasion n'est-elle pas à la fête? Demanda une voix ironique derrière lui.
Le roux roula des yeux avant de se tourner en direction de Blaise Zabini. Le mulâtre lui lança un sourire carnassier tout en s'appuyant sur l'un des arbres. Malgré lui, Ron ne put s'empêcher d'admirer sa silhouette dans son kimono jaune. Et voilà la raison pour laquelle il devait prendre ses jambes à son cou avant que les choses ne dégénèrent… Il y avait quelque chose en Blaise Zabini… Quelque chose d'interdit et de sensuel et de… parfaitement ridicule. Et il n'avait nullement le temps de s'attarder sur les étranges sentiments que le porteur évoquait en lui.
- Marcher dans cet endroit sans escorte… Siffla Ron, pompeusement. N'as-tu pas peur de te faire attaquer?
- Par qui? Le grand méchant loup? Demanda sarcastiquement le mulâtre.
- Ta vertu…
- Oh ferme-là, Weasley.
Ron se fit violence pour ne pas montrer les dents. Sérieusement? Ses paroles étaient peut-être dites de façon snob, mais cela ne voulait pas dire qu'elles étaient fausses. Zabini aurait véritablement pu se faire attaquer. Il y avait plusieurs hommes sans scrupule… Ne devait-il pas être minimalement plus prudent?
- Tu penses que tu aurais pu te défendre si quelqu'un décidait de t'attaquer? S'énerva le roux.
- Laisse-moi y penser… Oui.
Le sourire goguenard que lui lança le mulâtre lui donna aussitôt un tic à l'œil. Comment pouvait-il être aussi imprudent? Oh et puis, il s'en fichait. Pourquoi perdait-il son temps à essayer de faire comprendre à Zabini qu'il aurait pu être en danger? Parce qu'il était un crétin voilà tout. Le mulâtre pensait qu'il était invincible? Grand bien lui fasse! Qu'il se prenne pour un être invincible!
- De toute façon, j'avais besoin d'air. Déclara soudainement le porteur.
- Pourquoi?
- Parce que… trouver un futur mari est une tâche assez difficile. J'ai trouvé quelques prétendants intéressants, mais il leur manque un petit quelque chose.
- Comme quoi? Des dents?
À sa grande surprise, le porteur éclata de rire et Ron se sentit sourire légèrement. Il n'avait pas oublié le "but" du mulâtre. D'ailleurs, lors du bal, il n'avait pu s'empêcher de remarquer que celui-ci flirtait avec des hommes qui auraient pu être son grand-père. Ce qui était absolument terrifiant. Qui pouvait bien souhaiter être touché par des mains ayant connus différents siècles? Bon, il exagérait peut-être un peu, mais cette pensée n'était-elle pas absolument terrifiante? Et si elle ne l'était pas, elle aurait dû l'être bordel!
- Le manque de dents est un plus, Weasley. Répliqua impassiblement Zabini. Ne trouves-tu pas que les dents peuvent être dans le chemin de certaines… activités.
Si Ron avait été en train de boire quelque chose, probablement qu'il se serait étouffé sans la moindre gêne. Le regard abasourdi qu'il jeta en direction de Zabini le fit rire encore plus fort. Sérieusement? Comment pouvait-il parler de sexe? Tous les porteurs étaient vierges avant leur mariage… Cela faisait partie de leur… prix? Il ne savait pas comment formuler cela, sans avoir l'air d'un enfoiré.
- Je suis absolument outré par ce que tu viens de dire. S'étrangla-t-il.
- Ai-je donc choqué ta délicate sensibilité? Tu m'en vois absolument désolé. Je vais sûrement en pleurer cette nuit dans mon lit avant de me masturber.
La bouche de Ron dégringola alors que Zabini essuyait vivement des larmes de rire qui dégringolaient sur ses joues. Comment pouvait-il parler comme ça? Il savait qu'il avait l'air vaguement… vieux jeu… Mais… et puis merde! Il était vieux jeu! Il l'acceptait! Il ne couchait pas avec ses partenaires avant un bon mois et il se refusait à parler de masturbation en public! À cette simple pensée, il devint écarlate et recula d'un pas. Un sourire prédateur se forma sur les lèvres pleines du porteurs et il s'approcha de lui. Ron ne pouvait que reculer comme un parfait imbécile jusqu'à ce qu'il se trouve le dos plaqué contre un arbre. Il voyait clairement le ridicule de sa situation. Il était aculé contre un arbre par un type qui devait faire la moitié de sa taille et qui ne savait même pas donner un coup de poing. Ce n'était pas parce qu'il trouvait cette situation ridicule qu'elle n'était pas en train d'arriver. Zabini posa soudainement une main sur sa poitrine, juste au-dessus de son cœur. Ron ne put s'empêcher de déglutir avec difficulté. Il voulait mourir… Oh comme il voulait mourir…
- Pourquoi es-tu dans cette compétition? Demanda-t-il d'une voix délicieusement basse.
- Pour épouser Drago Malfoy.
- Pourquoi? Il n'est pas ce que tu recherches.
- Que saurais-tu de ce que je veux?
Il aurait voulu avoir une voix plus menaçante, mais il savait qu'elle était pathétiquement essoufflée. Comment pouvait-il respirer quand l'odeur de Zabini semblait vouloir envahir ses narines? Il n'osait pas bouger. Une part de lui voulait plaquer le mulâtre contre un arbre, contre le sol, contre n'importe quelle surface plane qu'il pouvait trouver, et faire chanter son corps… Ce qui était une très mauvaise idée.
- Tu es quelqu'un de passionné, Ronald Weasley. Rétorqua calmement le porteur. Et tu n'es pas passionné par Drago… Tu ne veux pas te marier par convenance… Mais, tu n'aimes pas mon meilleur ami… Alors, je me demande… Pourquoi es-tu ici?
Il était temps qu'il prenne ses jambes à son cou et qu'il s'enfuit de cette situation. Malheureusement, les doigts du mulâtre se mirent à caresser son torse et sa respiration se fit haletante. Oh merde… Oh bordel… Il ne pouvait pas rester ici… Il ne pouvait pas rester ici…
- Tu ne me connais pas. Répliqua-t-il, les dents serrées.
- Je te connais assez pour savoir que ce que tu veux vraiment un amour brûlant… passionnel… un amour qui demande chaque partie de toi… chaque parcelle de ton être… Tu es de la gazoline… et tu as besoin d'une allumette pour t'enflammer.
Il aurait pu se moquer de cette métaphore, mais il n'en avait pas le courage… Pas quand les yeux vert pâle le regardaient si intensément. Il avait l'horrible impression qu'il essayait de lire dans sa tête… dans son cœur… dans son âme… Pourquoi essayait-il de le comprendre?
- Qu'est-ce que cela peut bien te faire? Souffla-t-il.
- Cela ne me regarde en rien, mais j'aimerais connaître la personne qui deviendra peut-être le futur mari de mon meilleur ami.
Zabini pencha alors la tête de côté, mettant ses lèvres en valeur. Ron pouvait presque les sentir contre les siennes. Il n'avait qu'à se pencher et se saisir de ce qui lui était clairement offert. Il pouvait juste toucher cette magnifique bouche et il saurait enfin… Il saurait si ses rêves étaient vraiment fous… Ou si la réalité était encore plus sensuelle qu'il ne pouvait l'imaginer… Il leva alors les mains et les plongea dans la magnifique chevelure bouclée. Les yeux vert pâle s'écarquillèrent et il vit le mulâtre prendre une respiration rapide.
- Je ne sais pas à quoi tu joues… Murmura-t-il d'une voix difficilement contrôlée. Mais, tu veux que je t'embrasse… Il ne s'agit pas de passion, mais bien de manipulation… Et je veux savoir pourquoi.
- Je ne vois pas de quoi tu parles. Répliqua le porteur, le corps figé par le choc.
Il y avait une raison pour laquelle Ron était devenu riche aussi facilement… Oui, il pouvait parler de son intelligence avec la technologie… Mais, c'était surtout parce que les gens autour de lui avaient toujours la mauvaise habitude de le sous-estimer. Ils le prenaient toujours pour un crétin… Ce qui était à son avantage, bien évidemment… Et il pouvait voir, malgré ses hormones en furie, que Blaise Zabini le prenait pour un crétin qu'il pouvait manipuler.
- Tu utilises ta sensualité pour me troubler. Peut-être que ça a déjà marché avec d'autres idiots… Mais, pas avec moi. Jamais avec moi.
La respiration de Zabini s'accéléra et Ron hocha fermement la tête avant de le relâcher. Sans un regard en arrière, il retourne dans la salle de bal.
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Sirius ignorait cela faisait combien de verres qu'il venait d'avaler et, pour être honnête, il s'en fichait éperdument. Il pouvait gagner cette épreuve dans son sommeil. Il avait passé sa vie à accompagner son père dans ce type de bal. Il savait parler à ses gens sans le moindre problème. De toute façon, il avait rarement l'obligation de répondre. La plupart des personnes comblaient le silence sans qu'il n'ait à dire quoi que ce soit. Après tout, il était Sirius Black... De la grande famille Black… Et il était beau comme un Dieu. Tout le monde se fichait éperdument qu'il avait autant de personnalité qu'un poisson rouge… Tout ce qui comptait était son visage et son corps… Oh et puis, il s'en foutait. Il avala rapidement son verre de whiskey et hocha vaguement la tête en direction d'un noble qui le regardait avec intérêt. Il reconnaissait ce regard. Dommage qu'il soit bien plus intéressé par l'idée de se saouler que de baiser. La baise lui faisait penser à Rogue… pas dans le bon sens. Bordel de merde… Il s'apprêtait à commander un nouveau verre d'alcool lorsqu'une main délicate se posa sur son bras. Il jeta en regard mauvais en direction du métis qui le fixait avec une certaine irritation.
- Que comptes-tu faire? Vider le bar? Siffla le porteur.
- Pourquoi pas? As-tu une objection Mère?
Sa voix était emplie de venin, et il s'en fichait éperdument. Il ne savait plus comment penser. Il ne savait plus comment réagir. Il ne savait pas ce qu'on attendait de lui. Il avait l'impression de ne plus rien connaître… d'être un nouveau-né dans un monde inconnu et froid… si froid… Il détestait ce monde… Et il commençait sincèrement à détester Rogue.
- Qu'est-ce qui se passe, Sirius? Demanda lentement le métis. Tu sais que ce n'est pas bon pour toi de boire autant.
- Oh sérieusement? On va commencer à parler de ce qui n'est pas bon? D'accord… Severus… Est-ce que tu sais que ce n'est pas bon de baiser pour de l'argent?
Les yeux mauves s'écarquillèrent avant que le métis ne plisse les yeux sous l'irritation. Qu'il aille se faire foutre avec son irritation. Un rire sortit soudainement de ses lèvres. Se faire foutre? Mais, c'était son travail! Sauf qu'il se faisait foutre par des Tom, des Peter, des Louis, des Georges… Il avait envie de vomir et ça n'avait aucun lien avec l'alcool.
- Pourquoi est-ce que tu réagis de cette façon? Siffla Rogue. Ce que je fais de ma vie ne te regarde en rien.
- Pareil pour toi. Alors, laisse-moi boire.
Il prit alors un autre verre et l'avala d'un coup en regardant le métis droit dans les yeux. Celui-ci lui lança un regard dégoûté avant de lui tourner le dos.
- Il s'agit de ma vie… Tu n'as pas le droit de me juger. Siffla-t-il, le dos tremblant.
- Effectivement, alors il vaut mieux que tu dégages de mon existence.
Et il ne prit même pas la peine de le regarder partir. Il n'y avait rien à faire de toute façon…
À suivre…
