Hey guys ! Je m'excuse du temps que j'ai pris pour poster. J'étais perdue dans les limbes de DRAGON AGE INQUISITION ! ET CA DECHIRE CA RACE ! (grosse fangirl, attention). Ah et puis j'ai quelques difficultés avec internet en ce moment, alors tout rame. Je prie pour que ce chapitre se poste sans trop de soucis, mais c'est pas gagné. Je vais essayer de régler ca pour la semaine prochaine.
Je vous souhaite donc une bonne lecture, où on retrouve notre bon Luke avant son envolée pour New York.
AMORTENTIA
Don't you know that ? Hearts are breakable.
Chapitre 7 : Mademoiselle Neveu
Juché sur le tabouret du bar, il attendait patiemment que le journaliste de sa toute dernière interview daigne se présenter. Il porta sa tasse de café à ses lèvres en se demandant combien de temps celui-là allait mettre avant de se pointer. Luke étant un homme occupé, il n'avait pas que ça à faire. Son avion partait en début d'après-midi, il ne voulait pas le rater à cause d'un foutu français incapable d'être à l'heure. La petite clochette accrochée à la porte tintinnabula au moment où, excédé, il reposait sa tasse sur le marbre dans un claquement sec. Des talons aiguilles claquèrent un rythme régulier jusqu'au comptoir et une femme se glissa sur le tabouret laissé vacant près de lui.
- "Excusez mon retard, monsieur Evans. La circulation parisienne n'est plus à décrire."
Il se figea, ses doigts encore crochetés sur l'anse de sa tasse. Il lui semblait connaître cette voix. Et il lui semblait, aussi, qu'il ne l'appréciait pas. Pris d'un doute affreux, il tourna la tête vers la femme assise à ses côtés, et ne rencontra qu'un sourire narquois. C'était elle. La putain de journaliste psychopathe qui avait drogué Richard. Un voile rouge de colère s'abattit sur son esprit. Souriant toujours, elle se pencha sur lui jusqu'à ce que leurs souffles se mêlent, leurs lèvres presque à s'effleurer. Son regard brillait d'une joie malsaine.
- "Allez-vous me frapper au beau milieu de ce café, mon cher ?" murmura-t-elle d'une voix basse et chaude. "Ca ferait mauvais genre, vous ne croyez pas ?"
Elle se redressa et croisa ses longues jambes, prenant un visage plus professionnel.
- "Je me présente - officiellement : Ambre Neveu, journaliste au CINELIVE", dit-elle, toujours dans un anglais parfait.
Instinctivement, parce que sa maman lui avait si bien appris la politesse que s'en était devenu un réflexe, il serra la main qu'elle lui tendait, sans la quitter des yeux. Elle récupéra sa main, non sans avoir laissé traîner ses ongles plus longtemps que nécessaire sur sa paume et ses doigts, avant de sortir un dictaphone de son sac. Luke eut un sourire fin.
- "Ca existe encore, ces trucs-là ?" ricana-t-il avec mépris.
Elle le fusilla des yeux et le mit en marche sans répondre à la question.
- "Bien, je propose de commencer, voulez-vous ?"
- "Je suis là pour ça..."
Aussitôt, gardant une attitude purement professionnelle, elle lui posa une série de questions banales, de celles que tous les journalistes posaient, et il y répondit avec détachement, comme si répéter inlassablement les mêmes réponses ne l'ennuyait guère. Elle lui posa quelques questions plus personnelles, notamment sur le soutien de sa famille et leur réaction quant à sa présence au casting d'une superproduction comme The Hobbit. Il laissa dosa savamment l'affection qu'il laissa transparaître, sans pour autant s'étendre sur sa famille, parce qu'il ne voulait pas qu'on mélange vie privée et vie publique, et gardait séparées les siennes avec vigilance. Puis, enfin, elle éteignit le dictaphone, et perdit son sourire professionnel.
Il avait prit le temps de réfléchir, pendant cette petite entrevue, laissant les mots répétés mille fois couler de ses lèvres sans y penser réellement. Le fruit de sa réflexion était fort simple : cette femme était un monstre. Elle avait usé de drogues pour pouvoir abuser d'un homme sans défenses. De l'avis de sa morale et de sa conscience, elle méritait la corde. Néanmoins, force lui était d'accorder du crédit aux divagations de sa Méchanceté Naturelle. Le plan de cette psychopathe était ingénieux, et quasi indétectable. On ne pouvait pas prouver de viol, puisque la victime était consentante et maîtresse de ses actes. Une nuit complète de plaisirs illimités, sans conséquences hormis le mépris indéfectible de la victime. Dans le cas de cette femme. Mais s'il prenait son cas personnel. Admettons, de manière purement hypothétique, que lui-même fasse usage de ce fameux aphrodisiaque sur... mettons, Richard par exemple, lui murmurait sa Méchanceté à l'oreille. Ce ne serait pas un viol. Richard avait envie de lui, c'était clair et net, mais il refusait en bloc toute possibilité entre eux par égard pour le connard qu'il pensait aimer. C'était se voiler la face. Parce que Richard n'aimait pas Jeremy Cross. Il en avait simplement peur. Luke était absolument sûr de son fait. Mais il ne voyait vraiment pas pourquoi la peur que lui inspirait l'Affreux devait l'empêcher de se perdre dans ses bras à lui. Alors, pourquoi ne pas lui donner un petit coup de pouce ? Rien de bien méchant, juste de quoi lui faire réaliser que son désir pour sa personne était simplement plus fort que toute la peur que pouvait distiller Jeremy. Ce ne serait pas un drame. Ni pour Richard, ni pour lui. Ce serait une aide bienvenue. Parce que lui n'entendait pas renoncer aussi aisément au meilleur coup de sa vie parce qu'un connard sans envergure se dressait devant lui.
- "Si nous avons fini..."
Sortant de ses pensées, Luke attrapa au vol le poignet fin de la journaliste. Surprise, elle écarquilla les yeux alors qu'il la poussait à se rassoir sur le tabouret qu'elle venait de quitter, emprisonnant ses mains entre les siennes et se penchant sur elle.
- "Non", dit-il à voix basse, "nous n'avons pas fini."
Mlle Neveu ne tarda pas à retrouver contenance et, curieuse, lui retira ses mains avant de croiser ses jambes interminables. Plus de professionnalisme, dans ce geste. Juste la tentative d'une séductrice d'attirer le regard sur un de ses nombreux attributs.
- "Je vous écoute", déclara-t-elle d'une voix grave.
Luke garda le silence et la détailla de haut en bas. Il lui semblait qu'elle était bien plus agréable à l'oeil, en cet instant, qu'au moment de la Première. Elle était certes très apprêtée, mais l'ensemble semblait plus naturel. Pas de rouge violent sur les ongles ou la bouche, mais un vieux rose délicat qui donnait envie de l'embrasser. Pas de faux cils démesurés peints de noir, pas de maquillage trop voyant, pas de robe fendue censée mouler ses formes opulentes. Son jeans droit, son décolleté rehaussé d'un unique pendentif au creux de sa gorge et sa veste de tailleur, beaucoup plus sobres, lui donnait plus de classe et d'allure que tous les artifices dont elle avait pu user lors de la Première. Il l'avait trouvé aussi vulgaire que fausse. Laide, en somme. Or, il ne pouvait s'empêcher, maintenant qu'il la voyait dans son élément naturel, de lui trouver un charme indéniable. Et il aimait beaucoup ses cheveux.
- "Vous êtes vraiment très belle. Je le découvre."
Elle sembla désarçonnée par la soudaineté de ses propos, mais ne fit pas de commentaires.
- "C'est tout ?" demanda-t-elle d'un ton ennuyé.
- "Vous avez toujours votre petite merveille en bouteille ?"
Il eut ainsi le plaisir de voir sa mâchoire se décrocher et s'écraser au sol. Elle ressemblait à un personnage de cartoon. Luke mit sa main devant sa bouche pour masquer le sourire qui y naissait, peu désireux de s'attirer les foudres de la belle. Il avait besoin de sa pleine et entière coopération, dans cette affaire.
- "C'est une vraie question, Mlle Neveu", reprit-il après un long silence. "Est-ce que vous avez encore de cette drogue que vous avez donné à Armitage ?"
Elle referma la bouche, les yeux plus ronds que des soucoupes et, inconsciemment, hocha positivement la tête. Luke sourit franchement et se pencha vers elle, reprenant l'attitude qu'elle-même avait eu à son arrivée dans le café. Très près l'un de l'autre, ils devaient avoir l'air de deux amants incapable de garder la plus petite distance entre eux. C'était presque drôle.
- "J'en voudrais bien un peu..."
Elle secoua la tête et sourit suavement.
- "Si votre désir est d'entrer dans mon lit, mon cher, inutile d'avoir recours à de telles extrémités... Cette drogue n'a d'utilité que pour les cas les plus difficiles..."
- "Que voulez-vous dire ?"
Elle se mordit la lèvre inférieure alors que sa main, posée sur le genou de Luke, remontait lentement sur sa cuisse en une caresse censée être affolante.
- "Richard est gay, c'est un fait admis. Il lui fallait un petit coup de pouce pour éprouver du désir envers un corps de femme, même un corps comme le mien. Et puis il n'est pas facile d'attirer son attention. Tout le monde sait qu'il est plutôt du genre farouche..."
Une série de mots comme "prude", "frigide" et autres synonymes du même genre suintaient des paroles de la journaliste. Luke fronça les sourcils et, se penchant un peu plus, laissa traîner son souffle sur la joue pâle jusqu'à l'oreille ornée de pendants Swarowski.
- "Ca, c'est parce que même avec votre aphrodisiaque, vous n'avez pas su éveiller son désir. Je peux vous assurer, moi, qu'il est plus brûlant que l'enfer..."
Un petit rire lui parvint et il se redressa légèrement, assez pour la regarder dans les yeux.
- "Si vous le dites, mon cher, je vous crois sur parole..."
La main qui traînait sur sa cuisse effleura son entrejambe, discrètement mais fermement. Rapidement, il lui saisit le poignet et arrêta son mouvement.
- "Mon désir n'est pas d'entrer dans votre lit, comme vous dites si bien. Juste dans celui de Richard. Mais pour ça, je..."
- "Je croyais que vous y aviez déjà une place ?"
Elle arracha son poignet à sa prise et s'écarta de lui, remettant un peu de distance entre eux. Elle avait un air clairement déçu qui le fit sourire. Affectant une nonchalance qu'il était pourtant bien loin de ressentir, il croisa les jambes et pianota tranquillement sur le marbre du comptoir.
- "Il se trouve qu'il est légèrement réticent à me faire confiance, après ce qu'il s'est passé", avoua-t-il. "J'espérais que votre petite merveille suffirait à faire sauter ses réserves."
- "C'est précisément ma "merveille" qui vous a fait perdre sa confiance. L'utiliser à nouveau ne ferait que confirmer sa mauvaise impression de vous."
- "Votre avis ne m'intéresse pas", dit-il d'un ton froid.
Elle laissa échapper un ricanement avant de sortir un paquet de cigarettes de son trench.
- "Très bien, monsieur Evans. Parlons peu, mais parlons bien. Vous voulez faire usage de ma drogue, or il se trouve que je la fabrique moi-même, je ne peux donc guère vous donner une adresse où en acheter. Hormis la mienne, bien sûr. Ma question est donc : que gagnerai-je à vous aider dans votre entreprise ?"
Elle alluma sa cigarette et, immédiatement, recracha un nuage de fumée. Le serveur lui demanda de sortir si elle voulait fumer mais le regard qu'elle lui jeta suffit à le faire déguerpir à l'autre bout du café pour prendre une commande quelconque.
- "Que désirez-vous ?" demanda Luke.
- "Qu'êtes-vous disposé à m'offrir ?"
Il réfléchit quelques instants aux options qui s'ouvraient à lui. La question était importante. Jusqu'où était-il prêt à aller pour avoir encore Richard ? La réponse lui vint rapidement.
- "Ce que vous voulez", murmura-t-il.
Elle eut un sourire lumineux et se laissa glisser de son tabouret.
- "Voilà qui me plaît, monsieur Evans. Je crois que nous allons bien nous entendre. Suivez moi, je vous prie. Nous serons plus à l'aise pour discuter dans un endroit plus... intime."
OoOoO
La porte avait à peine claqué qu'elle le plaquait contre le mur le plus proche pour prendre ses lèvres, dressée sur la pointe des pieds. Ses mains soulevaient déjà son pull pour exposer son ventre aux muscles bien dessinés, ses ongles griffant légèrement la peau frémissante. De froid, bien sûr.
- "Je croyais que nous étions censés négocier ?" parvint-il à dire, plaçant un mot entre chaque baisers.
- "Et c'est ce que nous faisons, sir..."
Depuis le temps qu'il n'avait pas ressenti le moindre désir pour une femme, il pensait avoir définitivement basculé du côté de la gente masculine, et la nuit passée avec Richard l'avait convaincu qu'il ne trouverait pas mieux que lui. Et voilà que cette folle psychopathe parvenait à allumer une étincelle de désir dans ses veines. Ca n'avait rien à voir avec le brasier foudroyant que Richard, et lui seul jusqu'à présent, avait déclenché en lui, mais c'était tout de même assez notable pour qu'il en vienne à reconsidérer son inclination.
- "Je veux un usage illimité de votre aphrodisiaque", annonça-t-il. "Et votre totale discrétion quant à cette affaire."
- "Accordé, à quelques conditions bien entendu."
Elle déboucla sa ceinture et, sans sommation, enfouit ses mains dans son jeans pour s'emparer de son sexe à demi rigidifié par les caresses sulfureuses dont elle le gratifiait. Il ferma les yeux une seconde en se retenant de haleter.
- "Lesquelles ?" demanda-t-il quand il fut sûr que sa voix le trahirait pas.
- "Vous, pour commencer."
- Ca me semblait limpide, en effet. Mais, honnêtement, je préférerais ne pas en arriver à de telles extrémités. Peut-être pourrais-je vous présenter à quelqu'un qui vous satisferait nettement mieux que moi ? Orlando Bloom, par exemple, ou bien Lee Pace ?"
Elle eut un rire grave qui roula à ses oreilles comme un coup de tonnerre et il rouvrit les yeux pour rencontrer les siens, juste avant qu'elle ne le décolle du mur pour le pousser contre une massive table ronde.
- "Je voulais Armitage, et je l'ai eu. Si j'avais voulu Bloom, je l'aurai eu également. Idem pour Pace. Aucun d'eux ne m'intéresse."
- "Et Dean O'Gorman ?" tenta-t-il en priant pour qu'elle ne remarque pas les accents désespérés que trahissait sa voix.
- "Le petit blond qui joue Fili... Oui, il me plaît. Accordé."
Otant ses chaussures à talons d'un geste souple, elle se hissa sur ses hanches et le chevaucha avec toute la dextérité de l'habitude.
- "Mais d'abord, je vous veux, vous. Lorsque vous aurez réussi à le mettre dans votre lit", reprit-elle immédiatement en léchant une longue bande de peau sur sa gorge, "je veux la primeur du scoop. Moi, en priorité."
- "Comment ça ?" s'étonna-t-il en fronçant les sourcils alors qu'il dégrafait son soutien-gorge avec une habilité qu'il croyait perdue.
Elle rit à nouveau et basarda jeans et petite culotte par-dessus son épaule avant d'empoigner son érection durcie pour la guider en elle. Elle gémit bruyamment, en écho au soupir laborieux qu'il émit en s'enfonçant entre les replis brûlants de son entrejambe.
- "Si vous croyez que le monde se fout de votre vie sexuelle et de celle d'Armitage, vous vous fourrez le doigt dans l'oeil, mon cher. Tout le monde veut savoir qui vous baisez, l'un comme l'autre. Ou qui vous baise. Ca dépend du point de vue."
Il referma ses mains sur les hanches rebondies, appréciant de voir que toutes les courbes de sa ravissante silhouette n'étaient pas irrémédiablement fausses, et donna un coup de rein qui la fit s'arquer brutalement en poussant un cri bref. Ses cheveux blonds coulèrent dans son dos en vagues dorées alors qu'elle roulait des hanches sur lui.
- "Accordé", siffla-t-il en donnant un autre coup de rein.
- "Alors", gémit-elle en accélérant le rythme, "avons-nous un accord ?"
Il grogna son assentiment et se redressa pour enrouler un bras autour de sa taille. Il la souleva, se retirant de sa chaleur bienfaisante avec une pointe de dépit, et, d'un bond, abandonna la table ronde. Il la fit pivoter et, fermement, posa une main sur son épaule pour la faire se pencher en avant. Sans sommation, il s'enfonça à nouveau en elle, lui arrachant un long cri de plaisir. Il ferma les yeux et imagina que les longs cheveux blonds, enfermés dans son poing serré, étaient en réalité courts et noirs, et que la voix qui criait de plaisir était plus rugueuse et masculine. Mais même à grand renfort d'une imagination débridée et échauffée, il ne parvint pas à se convaincre que Mlle Ambre Neveu était Richard.
Que ne faisait-il pas pour ses beaux yeux bleus.
Ca va, elle ne va pas revenir de sitôt. Je ne sais pas même pas si elle revient, d'ailleurs. Bref, c'est fini pour aujourd'hui.
A la semaine prochaine ! Bises,
Aschen
PS : priez pour qu'internet ne me lâche pas maintenant.
