Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas et appartiennent, bien évidemment, à J.K Rowling! Par contre, cette histoire m'appartient.
Message de l'auteur : Bonjour tout le monde! Et voici le nouveau chapitre!
Chapitre 26
Cela faisait une trentaine de minutes que Lucinda et Dimitri interrogeaient Severus et, pour l'instant, le métis n'affichait pas la moindre émotion, se contentant de répondre évasivement aux questions. Malgré lui, Harry se mit à ronger un de ses ongles avant d'arrêter brusquement. Il ne pouvait pas se permettre d'être nerveux pour la simple et bonne raison qu'il ne pouvait pas se permettre d'avoir des scrupules. Peu importe ce que Lucinda et Dimitri décidaient de faire à Severus, ils étaient justifiés… et lui avait été justifié de dénoncer le porteur… Pour son but… Uniquement pour son but. N'avait-il pas le droit de chercher pour la paix intérieure? N'avait-il pas le droit d'enterrer ses fantômes? pour cela, il devait détruire Tom Jedusor… De ses propres mains s'il le fallait. Il avait un but à atteindre. Ses poings se crispèrent jusqu'à ses ongles s'enfoncent dans sa peau. Une part de lui ne pouvait s'empêcher de penser à Drago Malfoy. Comment réagirait-il s'il s'agissait du porteur dans cette salle? Un éclair de panique le traversa et il s'efforça à mettre cette pensée loin de son esprit. Si Malfoy se trouvait un jour dans cette salle, il l'aurait cherché… comme Severus Rogue méritait son destin. Sur l'écran, Il vit Dimitri planter son couteau fermement près de la gorge blanche de Rogue qui ne cligna même pas des yeux.
- Qu'est-ce que je vais devoir faire pour que tu me dises la vérité? Siffla Dimitri.
- Je ne vous ai pas menti une seule fois. Répliqua calmement le porteur.
- Dire des demi-vérités est toujours considéré comme un mensonge Monsieur Rogue. Rétorqua calmement Lucinda. Je veux que vous nous parliez de votre mari… de votre relation avec votre mari… Il a été assassiné et vous n'avez aucune réaction. À moins que cela ne vous surprenne pas du tout…
- Mon mari avait plusieurs ennemis. Fit remarquer le métis.
- Oui… Mais, est-ce vous qui l'avez tué?
- Pourquoi aurais-je fait ça?
Dimitri enfonça un peu plus le couteau contre la peau de Rogue et Harry vit un filet rouge s'échapper. Une grimace déforma brièvement son expression avant qu'il ne reprenne le contrôle de lui-même. Son regard tomba sur Sirius qui semblait aussi blanc qu'un drap malgré son expression qui se voulait indifférente. Ron, quant à lui, se contentait de grogner tout en faisant les cent pas.
- Il est toujours parfaitement calme. Poursuivit Hermione. Ça ne fonctionne pas.
- Très bien, ma chère, tu sais ce que tu dois faire. Approuva Dumbledore.
Harry vit Hermione hocher la tête avant de prendre sa baguette et de se mettre à murmurer un sort en direction de l'écran. Le deuxième écran s'alluma brusquement et la brune s'empressa d'enfiler un casque qui possédait un long fil qui le connectait au deuxième écran.
- Votre invention, qui permet de lier la magie à la technologie, est tout simplement incroyable, Monsieur Weasley. Complimenta le vieil homme.
- Ouais… et maintenant, celle-ci est utilisée pour torturer un porteur.
Harry avait déjà vu cette machine en action et il ne put que grimacer en pensant à celle-ci. Hermione continua à murmurer jusqu'à ce que soudainement elle hoche la tête. De rapides images se mirent à se succéder sur le deuxième écran et Harry fut tenté de fermer les yeux. Il avait toujours détesté les sortilèges qui permettaient aux sorciers de fouiller dans les souvenirs les plus intimes de leurs victimes… Maintenant, avec la technologie de Ron, les souvenirs pouvaient être enregistrés sur des vidéos… et le monde entier pouvait les voir. La simple pensée que quelqu'un pouvait non seulement fouiller dans sa tête, s'il n'était pas assez fort pour l'en empêcher, l'enregistrer et le montrer au monde entier lui donnait des boutons.
- Est-ce que vous détestiez votre époux, Monsieur Rogue? Un simple oui ou non suffira.
Les yeux de Rogue se plissèrent avant qu'il ne laisse échapper un étrange soupir. Hermione avait les yeux fermés et essayait visiblement de rentrer dans l'esprit de leur captif. Il était convaincu qu'elle réussirait… après tout, Hermione était assez puissante pour rentrer dans les souvenirs des gens les plus influents et les plus puissants de cette planète… Comment un porteur, qui ne possédait aucune magie, espérait-il se défendre?
- Oui. Répondit froidement Rogue.
Harry vit les yeux de Sirius se refermer péniblement et il n'aurait pu le blâmer… Son compagnon n'avait rien soupçonné… Il n'avait rien remarqué alors qu'ils vivaient tous sous le même toit… Et, bien évidemment, il ne pouvait que se demander la raison de la haine de Rogue… Était-elle fondée? Hermione poussa soudainement un cri triomphant.
- Je suis à l'intérieur.
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Sirius aurait voulu se boucher les oreilles et se fermer les yeux. Bien évidemment, cela aurait été complètement ridicule. Il ne pouvait pas continuer à ignorer la vérité. En entendant le cri victorieux d'Hermione, il ne put que tourner, avec une grande réticence, son regard vers le deuxième écran. Il vit Severus, qui devait avoir 15 ans, assis tranquillement dans un jardin, un livre sur les genoux. Sa beauté lui coupa presque le souffle. Oui, il se souvenait de ce jeune adolescent de 15 ans qui avait volé son cœur tout simplement en le regardant. Son père s'assit calmement à côté du métis et celui-ci leva lentement les yeux dans sa direction.
- Monsieur Black… Souffla-t-il. J'ignorais que vous alliez me rendre visite aujourd'hui.
Sirius réalisa alors que le métis se trouvait toujours dans l'école des porteurs. Son père eut un léger sourire avant de poser une main amicale sur l'épaule de Severus.
- Notre mariage est presque assuré, mon cher. Déclara Edwards Black. Je suis prêt à t'emmener dans une nouvelle vie… Une vie où tu auras tout ce que tu désires… une vie où tu n'auras plus jamais à t'inquiéter… à une seule condition… Veux-tu l'entendre?
- Oui.
- Et voilà ma condition.
Severus afficha un regard perplexe alors que son père laissait échapper un petit rire jovial. Sirius sentit son cœur se crisper en voyant le visage si vivant de son père… toujours si jovial… toujours si passionné… tout le contraire de lui… Son père… Son cœur se serra en voyant cet homme qu'il aimait encore si intensément. La mort ne faisait pas disparaître l'amour… tristement… Elle ne faisait qu'emmener la source de cet amour dans un endroit où personne ne pouvait se rendre… Merlin, comme son père lui manquait à cette seconde.
- Peu importe ce que je te demande… Tu dois toujours dire "oui".
Sirius fronça les sourcils alors que le jeune Severus affichait une expression emplie de perplexité.
- Par exemple, si je te dis d'être gentil avec mes enfants. Que réponds-tu?
- Oui.
- Parfait! Et si je te dis de mettre ton kimono bleu. Que réponds-tu?
- Oui.
- Excellent!
L'expression de Severus s'adoucit et Edwards Black posa délicatement une main sur son menton, l'obligeant à croiser son regard.
- Maintenant, si je te dis d'ouvrir les jambes pour 100 hommes durant la même nuit. Que réponds-tu?
Le corps de Severus se crispa soudainement et Sirius ouvrit la bouche, mais aucun son n'en sortit. Edward et Severus se regardèrent intensément avant que le métis ne baisse docilement la tête.
- Oui.
- Nous allons bien nous entendre.
Un silence choqué résonna autour de lui, mais Sirius n'arrivait à réagir. Son père n'avait pas pu dire une chose pareille. Il s'agissait de son père… Jamais, il ne pourrait dire une chose aussi… aussi… Il n'y avait pas de mot pour décrire l'horreur qui venait de traverser la bouche de celui qu'il avait tant aimé… De celui pour qui il avait décidé de rejoindre la révolution. Non… Ce n'était pas possible. Ses yeux se posèrent sur le premier écran où Severus affichait une mine parfaitement indifférente alors que Dimitri le narguait et que Lucinda essayait gentiment de le faire parler.
Un autre souvenir apparut sur le deuxième écran et il vit un Severus, qui devait avoir à peine 18 ans, le visage maculé de larmes, se fixant avec désespoir dans le miroir. Son père rentra alors dans sa chambre, la mine glacée sous la rage.
- Severus, il y a un homme qui t'attend impatiemment. Es-tu prêt à le recevoir?
Le métis se tourna brusquement en direction de son père, lui lançant un regard empli de désespoir.
- Non… Non, je ne peux pas… Pas aujourd'hui…
Edwards soupira bruyamment avant de s'agenouiller devant le porteur qui semblait en état de choc.
- Le porteur qui s'est fait brûler cet après-midi… Était-il ton ami?
- Oui… Souffla Severus. Je ne peux pas… Je ne peux pas…
- Je vais me répéter encore une fois… Es-tu prêt à recevoir cet homme qui t'attend derrière cette porte?
- Non!
Sirius sursauta violemment en voyant la main de son père atterrir durement sur la joue du métis, le faisant tomber pitoyablement au sol.
- Severus… Je ne t'ai demandé qu'une chose avant notre mariage. Déclara-t-il calmement. De me dire "oui". Tu ne me dis pas "oui" en ce moment.
- Edwards…
- Veux-tu être le prochain porteur à être brûlé?
Severus se redressa difficilement, la tête penchée vers le sol.
- Non.
- Alors… Es-tu prêt à recevoir cet invité?
- Oui.
Sirius se redressa comme un ressort en voyant cette scène, son corps secoué par de violents tremblements de rage.
- Arrêtez… Arrêtez tout. Laissez-le partir. Cracha-t-il méchamment.
- Sirius, nous ne savons toujours pas…
- Je m'en fiche! Relâchez-le! Maintenant!
Ses tremblements étaient si intenses que Sirius avait l'impression de trouver en plein cœur d'un tremblement de terre. Ses dents se mirent à claquer l'une contre l'autre lorsqu'il vit la fameux "invité" de son père pénétrer dans la chambre de Severus. Où était-il à ce moment? Que faisait-il alors que Severus subissait les pires sévices? Qu'avait-il fait pour l'aider? Il n'avait rien vu. Il n'avait rien remarqué. Quel genre de personne était-il? Et, à présent, il laissait cet homme qu'il proclamait aimer se faire interroger par l'Ordre du Phénix. Il était un monstre… comme son père… Il était un monstre qui n'avait rien fait pour protéger l'homme qu'il aimait. Il était un monstre qui ne s'était jamais posé la moindre question. Il était… Maugrey lui lança soudainement un sort qui l'obligea à s'asseoir sur une chaise et à être ligoté.
- Non! Hurla-t-il. Bordel de merde non! Laissez-le partir!
Dumbledore l'ignora avec aise, fixant intensément Hermione qui semblait complètement choquée par ce qu'elle était en train de voir. Sirius ne pouvait échapper au spectacle de l'homme qu'il aimait se faisant pénétrer comme s'il n'était qu'une poupée par un "invité" de son père. Il allait vomir… il allait vomir… Et c'était ce qu'il méritait. Non, il méritait bien pire. Il méritait de prendre la place de Severus. Oh Merlin tout puissant, Severus…
- Hermione, je veux voir son enfance. Déclara Dumbledore.
La brune hocha férocement la tête et se concentra afin de trouver un souvenir qui convenait au vieil homme. Sirius vit une image d'un Severus, qui devait être âgé d'une dizaine années, avant que l'image ne disparaisse brusquement pour être remplacé par une nouvelle scène de viol avec un autre ami de son père.
- Hermione. Répéta Dumbledore.
- J'essaye… J'essaye…
Plusieurs images se succédèrent, mais les souvenirs revenaient sans cesse aux sévisses qu'Edwards lui avait infligé. Les tremblements de Sirius refusaient de disparaitre.
- Il contrôle les souvenirs que nous voyons. Fit remarquer Maugrey, visiblement impressionné. Il joue avec nous… Il veut nous faire croire qu'il n'est qu'une petite victime.
- Il est une foutue victime. Cracha Weasley. Une putain de victime. Relâchez-le bordel!
- Hermione. Force-le à nous montrer d'autres souvenirs…
Le visage du Severus du présent se crispa soudainement avant qu'il ne se secoue la tête.
- Non. Déclara-t-il calmement.
- De quoi est-ce que tu parles? S'énerva Dimitri.
- Monsieur Rogue, nous voulons seulement…
Avant que Lucinda n'ait le temps de finir sa phrase, Severus se libéra brusquement des menottes qui le retenaient prisonniers. Dimitri se jeta sur lui, mais, en un mouvement rapide, le métis l'assomma avant de se tourner vers Lucinda.
- Fouillez dans mes souvenirs… très mauvaise idée. Déclara calmement Severus.
- Monsieur Rogue…
Le métis l'assomma calmement avant de fouiller ses poches et de sortir la clé de la porte. Il se dirigea alors vers Dimitri et se saisit de son couteau. Il finit par se tourner vers la caméra, qui le filmait depuis le début, et haussa un sourcil.
- Membres de l'Ordre du Phénix. Commença-t-il impassiblement. Le moindre membre que vous envoyé afin de m'arrêter… Je le tue.
À suivre…
