Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas et appartiennent, bien évidemment, à J.K Rowling! Par contre, cette histoire m'appartient.
Message de l'auteur : Bonjour tout le monde! Et voici le nouveau chapitre!
Chapitre 31
Pourquoi avait-il rejoint l'Ordre du Phénix? Les dents de Ron se crispèrent l'une contre l'autre alors qu'il continuait d'essayer de décoder le journal du Lucius Malfoy. Une part de lui se demandait bien pourquoi il essayait de trouver ces foutus horcruxes lorsqu'il ne savait même pas de quoi il s'agissait. Peut-être que, en fin de compte, Tom Jedusor était le gentil de l'histoire et qu'en fait l'Ordre du Phénix était les méchants. Ou peut-être était-il un idiot pour penser que, dans cette histoire, il y avait encore des gentils et des méchants… Oui, il devait vraiment être un idiot. Le monde était gris, pas vrai? C'est ce qu'il aurait dû apprendre avec le temps. Dans toutes les guerres, il y avait du bon et du mauvais de chaque côté… Mais, il n'aurait jamais cru être un participant dans le côté mauvais. Il n'aurait jamais cru qu'un jour l'Ordre du Phénix n'hésiterait pas à piller la mémoire d'un simple porteur… qui s'était avéré ne pas être un simple porteur du tout… Merlin, les souvenirs qu'il avait vu… un frisson de pure dégoût le traversa et il ferma lentement les yeux avant de les rouvrir. Était-ce lui ou venait-il de voir son écran… vaciller légèrement? Ses sourcils se froncèrent et il se mit à pianoter rapidement. Il y avait quelque chose d'étrange dans son ordinateur… quelque chose…
- Fils de pute! Hurla-t-il brusquement.
Il ferma brusquement les informations de Lucius Malfoy avant de continuer à pianoter. Merde, à quel point était-il con!? Quelqu'un était en train de pirater son foutu ordinateur? Quelqu'un était en train de lui voler son information? Qui? Depuis quand? L'Ordre du Phénix? Rogue? Les gens pour qui Rogue travaillaient? Un frisson glacé traversa sa colonne vertébrale en pensant, stupidement, au porteur-ninja dont Harry n'avait cessé de parler… un porteur qui apparaissait en même temps qu'eux… à chaque fois… Un rire presque hystérique s'échappa de ses lèvres face à cette pensée. Il devait s'agir d'une mauvaise blague. C'était impossible. Il était Ronald Weasley, pour l'amour du ciel! Il avait fondé sa propre compagnie à l'âge de 19 ans! Il était un fichu millionnaire! Il était un génie de l'information et on voulait lui faire croire que quelqu'un avait pu l'espionner sans qu'il ne le remarque? Ou bien avait-il été si imprudent que cette personne avait pu faire une telle action sans qu'il ne remarque rien! Bordel! Il décida alors de court-circuiter cet ordinateur. Il était absolument inutile. Un grognement rauque s'échappa de sa bouche alors que son écran devenait noir. Au moment où il s'apprêtait à se lever, il vit un message apparaître sur celui-ci.
"Est-ce que tu abandonnes la partie?"
Sa fierté fut aussitôt piquée, mais il croisa les bras sur sa poitrine. Est-ce qu'il abandonnait la partie? Il ne savait même plus pour qui il jouait. Il avait décidé de joindre l'Ordre du Phénix pour la simple et bonne raison que malgré le fait qu'il soit devenu riche, il n'avait nullement oublié comment été traité les moins fortunés sous le règne de Tom Jedusor. Il n'oublierait jamais son grand frère qui avait été obligé de partir à la guerre, et qui en était mort, parce que Tom Jedusor avait décrété qu'une famille ayant plus de trois enfants devaient en envoyer un au front. Oui… il n'oublierait jamais les larmes de sa mère… les hurlements de son père… Il n'oublierait jamais d'où il était venu… Et c'est pour cela qu'il était allé dans l'Ordre du Phénix… Mais, maintenant… Si l'Ordre du Phénix n'hésitait pas à faire souffrir des innocents… Bien que Rogue soit loin d'être un innocent, il était devenu ainsi parce que le destin l'y avait obligé. Il n'était qu'un porteur qui avait été maltraité et… Mais, n'était-ce pas pour cela qu'il devait vaincre Tom Jedusor? Pour changer le destin des porteurs? Une nausée cruelle remonta dans sa gorge à l'idée que Blaise Zabini subisse le même sort que Rogue. Non, il ne pouvait pas laisser le mulâtre, avec son esprit de feu, souffrir de la sorte. Mais, est-ce que l'Ordre du Phénix était la solution?
"Je ne sais plus pourquoi je me bats." Se contenta-t-il d'écrire
Il n'arrivait pas à croire qu'il partageait ses états d'âme avec un inconnu qui avait essayé de pirater son ordinateur. Il devenait vraiment fou. Il mordit brusquement sa lèvre inférieure en pensant au regard vide d'Harry alors qu'il regardait les souvenirs de Rogue. Il avait toujours su, dès qu'il l'avait rencontré, que le brun était… brisé… émotionnellement parlant… Il y avait quelque chose de détruit à l'intérieur de son être… est-ce qu'il était détruit de manière permanente, voilà sa seule question…
"Tu te bats parce que tu es bien trop noble pour rester les bras croisés, Weasley."
Le cœur de Ron bondit brusquement dans sa poitrine avant qu'il ne se mette à écrire furieusement.
"Qui es-tu? Comment sais-tu mon nom?"
Il n'aurait su dire pour quelle raison il pensait cela, mais il était convaincu que la personne qui l'espionnait devait être en train de rire aux éclats… se moquant éperdument de lui…
"Tu continueras à te battre, Weasley. Même les héros ont des doutes. Ne t'inquiète pas. Nous nous rencontrerons bien assez tôt."
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Sirius ignorait à quoi il s'attendait, mais il savait qu'il ne s'attendait pas à ce que Dumbledore et Severus s'asseyent chacun d'un côté d'une table, une tasse de thé dans les mains. Le brun n'osait pas toucher sa tasse, bien trop choqué pour pouvoir bouger. Il se contenta de poser une main sur la jambe du métis qui se détendit aussitôt, mais n'enleva pas son regard du visage de Dumbledore. Le vieil homme eut un sourire grave avant de déposer sa tasse. Pour la première fois, ses yeux bleus semblaient moins pétillants que d'habitude. Est-ce que lui aussi se demandait jusqu'à où cette guerre risquait de les trainer?
- Pour qui travaillez-vous, Monsieur Rogue? Demanda calmement Dumbledore.
- Il y a un orage qui approche. Répliqua placidement le métis. Et vous et votre armée n'êtes pas prêts à vous battre contre celui-ci.
- Contrairement à ce que vous semblez penser, nous sommes plus forts que ce que nous avons l'air.
- Ah bon? Vous qui refusez de torturer des prisonniers de guerre.
- Vous ne considérez donc pas que nous vous ayons torturé?
Severus eut un sourire sans joie qui donna aussitôt la nausée à Sirius. Pensait-il à son père en ce moment? À ce qu'il lui avait fait pendant des années? À ce que Sirius avait été trop aveugle pour arrêter? Il n'était guère étonnant qu'il le voyait comme une petite chose délicate à protéger. Il n'avait rien vu… Il avait été complètement inutile. Si son père n'avait pas été assassiné, il aurait continué à torturer Severus et il ne l'aurait jamais su… Il était bien trop occupé à s'enfuir de sa maison dès que ses jambes le lui permettaient. N'était-il pas ale pire lâche de ce monde?
- Tom Jedusor aurait commencé en me cassant chaque doigt. Rétorqua Severus. Vous vous êtes contentés de parler pour ne rien dire.
- Nous sommes différents.
- Pas vraiment… Cependant, vous êtes moins efficaces.
La main de Sirius se crispa sur la jambe du porteur qui arrêta aussitôt de sourire, lui lançant un léger regard. Si Dumbledore n'arrivait pas à convaincre Severus… Sirius devrait partir avec lui… même si cela le dégoûtait… même si il se détestait pour cette décision… il se détesterait encore plus s'il causait la moindre peine à l'amour de sa vie. Il l'avait déjà assez fait souffrir comme ça. Bordel, mais est-ce que Dumbledore pouvait être un peu plus convaincant?
- Grindelwald vous a bien entrainé. Poursuivit le vieil homme.
Le regard mauve de Severus s'acéra brusquement et Sirius eut une légère grimace. N'était-ce pas logique? Grindelwald… le directeur de l'école des porteurs… ce vieillard aux cheveux argentés et aux yeux d'or pur… Il avait semblé si… bien élevé et doucereux… un peu trop doucereux de toute évidence. Une main de fer dans un gant de velours.
- Je n'ai jamais dit…
- Je n'ai pas besoin que vous me le disiez, mon cher enfant. Répliqua Dumbledore. Vous dites que notre "torture" n'a servi à rien, mais j'ai appris beaucoup de choses…
- Quoi?
- Que vous avez été entrainé depuis un très jeune âge à subir toutes les formes de torture… et à infliger toutes les formes de torture… J'ai aussi appris que Grindelwald vous a forcément donné quelque chose pour accepter de recevoir cet entrainement… J'ai également compris que ce n'était pas tous les porteurs qui étaient entrainés… Seulement ceux qui étaient considérés comme étant spéciaux… Alors, qu'est-ce qui vous rend si spécial, Monsieur Rogue?
Le métis eut une grimace explicite alors que Sirius lui serrait fermement la jambe afin de l'empêcher de bondir. Bordel! Le but de ce moment n'était pas d'énerver Severus, mais de le convaincre de se joindre à eux!
- Vous ne voulez pas répondre à cette question, Monsieur Rogue.
- Qu'allez-vous faire? Fouiller mes souvenirs pour le découvrir? Siffla le porteur.
- Non, je réserve ce genre de violation à mes ennemis… À la guerre comme à la guerre non? Mais, les ennemis de mes ennemis…
- Vous ne savez même pas qui sont vos ennemis.
- Avez-vous peur de Grindelwald à ce point?
Severus ne répondit pas, préférant boire une nouvelle gorgée de thé. Il devait convaincre Severus… Merlin tout puissant, il devait le convaincre… il s'agissait de son foutu combat… il ne laisserait pas Tom Jedusor mettre de telles lois sans la moindre conséquence. Les porteurs, les pauvres, les moldus, les sangs-mêlés, les cracmols… leur destin était horrible… Seule une élite avait des privilèges et les autres pouvaient mourir? Non… Pas question…
- Qui me fait peur… ne vous regarde en rien…
- Êtes-vous sûr? Parce que je sais pourquoi Grindelwald vous a choisi pour sa petite armée…
- Vous ne savez rien.
- Je sais que vous pouvez utiliser la magie.
Les yeux de Severus devinrent ronds comme des soucoupes alors que la bouche de Sirius s'ouvrait sans qu'un son ne la traverse. Un sourire amusé apparut sur le visage fatigué de Dumbledore avant qu'il ne croise les mains sur sa table. Ses yeux bleus semblaient vouloir percer l'âme de Severus. Merlin, il fallait qu'il fasse entendre raison à Severus… Il fallait que le porteur comprenne que leur situation n'était pas désespéré… qu'il y avait de l'espoir même dans la plus grande noirceur… Il devait y croire parce que sinon… sinon, il ne savait pas ce qu'il allait devenir.
- C'est comme qu'il vous choisit, n'est-ce pas? Il regarde qui d'entre vous peut utiliser la magie malgré le tatouage de Tom Jedusor et il vous donne un choix… joindre son armée ou mourir. Le châtiment pour un porteur qui conserve sa magie est claire.
- Vous ne pouvez pas gagner… Alors, pourquoi vous battre?
- Ma sœur était une cracmol, Monsieur Rogue… Elle a été tuée et violée par un sang-pur… et est-ce que vous voulez savoir qu'est-ce qu'il est advenu du dit sang-pur? Il est devenu maire.
Les lèvres de Severus se pincèrent alors que son visage était traversée par un éclair de douleur. Sirius pouvait sentir son cœur tambouriner dans sa poitrine. Il était au courant de l'histoire de la petite sœur de Dumbledore… une histoire qui ressemblait à des milliers d'histoires… dans ce pays… dans leur pays…
- Vous n'êtes pas les seuls à souffrir de ce système, Monsieur Rogue. Les porteurs ne sont pas les seuls victimes… Nous pouvons nous entraider.
- Vous ne…
Severus s'interrompit brusquement lorsqu'Hermione pénétra dans la pièce, un cellulaire fermement pressé contre son cœur. La jeune fille eut une moue contrite avant de tendre le téléphone en direction de Dumbledore. Sirius aurait voulu l'étrangler pour l'interruption, mais son visage… Il ne comprenait pas…
- Grindelwald à l'appareil, Monsieur.
À suivre…
