Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas et appartiennent, bien évidemment, à J.K Rowling! Par contre, cette histoire m'appartient.

Message de l'auteur : Bonjour tout le monde! Et voici le nouveau chapitre!

Chapitre 32

Harry ne fut nullement surpris lorsque Drago Malfoy le repoussa violemment avant de se rhabiller au plus vite. Il ne s'était certainement pas attendu à des mots tendres après leur baise. Il s'agissait, tout simplement, d'un moment pour se libérer de ses pulsions voilà tout. Leur relation s'arrêtait là. Il s'assit alors sur son lit, s'étant rhabillé, et leva les yeux en direction du porteur qui ne lui accordait pas la moindre attention. Il se racla alors bruyamment la gorge et le blond se décida enfin à tourner les yeux dans sa direction. Harry se maudit silencieusement en sentant ce regard gris sur sa personne. Merlin, il était tellement… Non, il n'avait pas le temps de penser à des choses aussi stupides. Malfoy était… l'ennemi. Dans tous les cas, il était loin d'être un allié et il n'allait pas perdre son temps à avoir des sentiments pour lui uniquement parce qu'il l'avait baisé une fois. Il s'agissait, certes, de la meilleure baise de sa vie… Une baise sans émotion et sans tendresse était la meilleure baise de sa vie. Cela semblait en dire long sur le genre de personne qu'il était. Un être brisé… Il avait parfaitement conscience qu'une partie de lui était morte avec ses parents… et il préférait cela ainsi. Il avait moins mal sans cette partie.

- Les bombes, mon ange. Ordonna-t-il froidement.

- Je bluffais, il n'y en avait pas.

Les sourcils d'Harry se froncèrent et il se redressa d'un coup, n'hésitant pas à se saisir des bras du blond afin de se le secouer comme un pommier. Le porteur ne perdit pas une seule seconde avant de lui asséner un coup de pied dans le ventre, lui coupant efficacement. Par un miracle, il ne le laissa pas partir de l'étau de ses mains, mais bordel! Cela faisait mal! Le blond haussa un sourcil dans sa direction et le brun dut se faire violence pour ne pas l'étrangler. Il jouait avec lui. Il lui avait fait croire qu'il était prêt à tuer des innocents juste pour qu'il lui dise son plan. Et lui… comme un imbécile… Mais, qu'aurait-il pu faire? Il se refusait à tuer des innocents. Il s'agissait bien de sa seule qualité… de son seul code d'honneur… Il ne voulait jamais être la cause de la douleur d'un enfant innocent… Un enfant n'avait pas à voir le sang de ses parents revolé sur son visage… sentir l'odeur dans ses narines… Non, aucun enfant ne méritait ça. C'était ainsi que les monstres naissaient.

- Alors, nous pouvons garder Rogue.

- Si Severus voulait partir de votre QG, il l'aurait déjà fait. Votre plan ridicule ne méritait même pas que je me déplace.

- Et notre baise ridicule ne méritait même pas mes coups de boutoirs. Cracha Harry.

Les yeux gris s'assombrirent dangereusement et le blond s'empressa de lui flanquer un coup de poing qui lui fit relâcher son étreinte. Il porta une main moite sur sa lèvre fendue et ne put s'empêcher d'envoyer un sourire goguenard au porteur. Au moins, il pouvait lui faire mal… aussi mal qu'il lui faisait. Il n'avait qu'un restant de cœur et Malfoy, ce foutu connard, osait jouer avec celui-ci? Et il refusait de lui donner la moindre information? N'était-ce pas absolument pathétique comme situation?

- Mon but n'est pas de t'emmener du plaisir.

- C'est bien parce que ta performance laissait franchement à désirer.

- Et tu es incapable de jouer convenable à l'espion. Qui est le plus ridicule de nous deux?

- Toi, mon ange. Toujours toi.

Il vit les poings du porteur se crisper de chaque côté de son corps gracile avant qu'il ne redresse fièrement la tête. Merlin, il voulait le baiser à nouveau. Ne serait-ce que pour détruire cette expression d'indifférence et de supériorité de son visage. Il voulait le prendre par les cheveux et… Non, il l'avait baisé une fois, c'était entièrement suffisant. Sa libido n'était pas le maître et il savait pertinemment que de continuer à toucher Malfoy signifierait sa mort. Littéralement et figurativement.

- Je ne vais pas argumenter sur ma performance. Merci pour ton idée de génie. Je m'attends à ce que tu aies disparu demain matin.

- Je ne pars pas.

Les yeux argentés le fusillèrent vicieusement et Harry ne put qu'avoir un sourire empli de satisfaction. Il ne restait pas uniquement pour énerver le blond, bien que cela soit un bonus non négligeable, mais bien parce qu'il savait pertinemment que le porteur n'irait pas dire à Tom Jedusor leur plan… et cela voulait donc dire qu'il y avait de l'espoir que celui-ci marche. Et il était prêt à prendre cette chance.

- Ton plan stupide ne fonctionnera pas. Il est trop puissant. Siffla le blond.

- Je suis bien plus puissant que tu ne le crois… et ce qui m'arrive ne te concerne en rien… À moins que…

Il s'approcha alors du porteur et posa une main ferme sur son visage, caressant tendrement sa joue douce. Merlin… Il était si magnifique… Son cœur se crispa dans sa poitrine alors qu'il s'obligeait à afficher un sourire empli d'arrogance. Il n'allait certainement pas montrer ses émotions à un type qui lui avait menti depuis leur première rencontre. Oui, lui aussi avait menti. Il était un foutu menteur et un putain d'espion, ce qui voulait dire qu'il était loin d'être assez stupide pour se laisser emporter par ses émotions ou par sa libido.

- À moins que tu sois tombé amoureux de moi, mon ange. Souffla-t-il d'une voix faussement amusée.

Le blond se saisit aussitôt de son poignet afin de l'obliger à le relâcher. Ses yeux argentés étaient si acérés qu'ils semblaient presque luire dans le noir. Bordel… Il aimait ses yeux… Il aimait cette bouche… Il aimait… Non, il n'avait pas le temps d'aimer quoi que ce soit. Il n'avait pas le temps de désirer quoi que ce soit.

- Va te faire foutre, Potter. Déclara glacialement le blond.

- Nous avons déjà eu cette conversation. Malheureusement, ta performance était si décevante que je ne veux pas te réexpliquer ce que je t'ai déjà dit.

- À quel point es-tu immature pour insulter la performance d'une personne vierge? Siffla le porteur.

- Oh! C'est vrai, j'avais oublié ce détail! Est-ce que cela veut dire que tu as perdu ta valeur?

Il vit le poing du porteur se lever dans sa direction et il s'empressa de l'arrêter avant qu'il ne vienne lui refaire le portrait.

- Ou bien peut-être que cela veut dire que j'ai eu un terrible professeur… Je devrais trouver quelqu'un de plus… talentueux pour tout me montrer.

Le cœur d'Harry se crispa dans sa poitrine et, sans qu'il ne s'en rende compte, ses doigts s'enroulèrent autour de la gorge du blond, l'obligeant à se rapprocher de lui. Les yeux gris luisaient de défi et bordel! Il n'arrivait pas à croire qu'il avait encore envie de baiser. Qu'était-il donc? Un animal?

- Essaye de trouver quelqu'un de plus doué mon ange… Murmura-t-il d'une voix doucereuse. Mais, tu n'en trouveras pas.

- Pourquoi?

- Parce que personne ne te connait comme je te connais.

- Tu ne sais rien de toi.

- Faux. Je sais exactement ce que tu veux… sexuellement parlant…

Il posa alors ses lèvres contre l'oreille du blond et il le sentit frissonner contre lui. Ils étaient fous, tous les deux. Comment pouvaient-ils se désirer alors qu'ils se détestaient autant? N'était-ce pas complètement stupide? Était-ce leur haine mutuelle qui rendait leur désir aussi intense?

- Je pourrais faire ce que je veux de ton corps et tu ne m'en empêcherais pas. Siffla-t-il. Si je te veux, je peux t'avoir.

À sa grande surprise, la main du blond se referma sur son érection brulante et un gémissement inarticulé s'échappa de ses lèvres. Ce fut au tour du porteur de sourire tout en haussant un sourcil arrogant.

- Faux, Potter. Si je veux baiser avec toi, tu accepteras sans hésiter. Après tout, je ne dois pas faire grand-chose pour te faire bander. Malheureusement, tu n'auras plus jamais la chance de me toucher.

- Malfoy…

- Je ne laisse plus les connards assoiffés de vengeance et s'amusant à jouer à la victime s'approcher de moi. Est-ce que je me suis bien fait comprendre?

- Parfait mon ange… Cracha Harry entre ses dents. Je ne veux pas d'enfoirés qui passent leur temps à mentir et qui font de fausses menaces juste pour s'amuser.

Le blond le relâcha brusquement et Harry dut se faire violence pour ne pas le jeter sur le lit pour qu'ils puissent avoir une seconde partie. Il ignorait quelle pulsion Malfoy lui inspirait. Était-elle meurtrière ou sexuelle? Est-ce que cela avait vraiment la moindre importance? Le blond n'était pas bon pour lui et il fallait qu'il reste le plus loin possible de lui.

- Maintenant que nos sentiments respectifs sont clairs… Va-t-en de chez moi.

- Non.

- Ton plan stupide ne fonctionnera pas.

- Alors, je mourrais. Est-ce que tu viendras à mes funérailles?

Le porteur se contenta de lui lancer un regard torve avant de sortir de sa chambre. Harry se laissa tomber sur son lit, la tête entre les mains. Il avait confiance en son plan. Enfin, aussi confiance qu'il pouvait avoir en son plan. Il était puissant… les autres membres de l'Ordre était puissant. Si le plan ne fonctionnait pas, il pourrait, au moins, mourir en se disant qu'il avait essayé. Il pourrait seulement prier pour que ses parents l'accueillent à bras ouverts et non avec réprobation.

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Sirius ne pouvait que fixer, avec le cœur serré, le visage ridé de Grindelwald sur l'énorme écran. Le vieil homme posa ses yeux dorés sur chacun d'entre eux avant de finir sur Dumbledore. Le chef de l'Ordre du Phénix semblait d'une étrange humeur. Lui qui, d'habitude, semblait toujours d'humeur égale n'était visiblement pas heureux de cet appel.

- Alors, Albus… Cela fait longtemps. Fit remarquer nonchalamment le vieux porteur.

- Tu entraines des porteurs pour qu'ils deviennent des machines à tuer. Pourquoi?

- Droit au but, n'est-ce pas? Comme au bon vieux temps. Tu ne me demandes même pas comment je vais… Je suis outré.

- Pourquoi?

Sirius n'avait jamais vu Dumbledore aussi sec. De toute évidence, Grindelwald et lui se connaissaient… et ne s'appréciaient pas. En tout cas, Dumbledore n'appréciait pas le porteur qui semblait se ficher éperdument de le déranger.

- Pour l'argent et le pouvoir bien évidemment. Répondit soudainement Grindelwald. J'ai des tueurs à ma disposition… des tueurs que personne ne soupçonne parce que tout le monde nous voit comme étant faibles et inutiles… des beaux tableaux à exposer… mais, nous pouvons être plus… beaucoup plus.

- Qui te finance?

- Que de questions, Albus. Tu n'écris pas… Tu ne téléphones pas…Et maintenant, tu veux jouer au policier avec moi?

- Ne me fais pas me répéter, Grindelwald.

- Qui te finance?

- Est-ce vraiment la question que tu veuilles me poser?

Sirius vit Dumbledore se mettre à caresser sa longue barbe, comme il le faisait souvent lorsqu'il réfléchissait intensément. Severus se racla soudainement la gorge et le regard doré de Grindelwald se posa alors sur le métis.

- Que t'ont-ils fait? Masser les pieds? Demander gentiment quel était ton but? Demanda calmement le vieux porteur.

- Ils m'ont menacé et ont fouillé mes souvenirs.

- Oh. Je suis impressionné, Albus. Es-tu devenu un méchant garçon?

- Que veux-tu de Tom Jedusor?

- Est-ce que tu me demandes si je veux me rebeller contre notre cher souverain qui a mis mon peuple en esclavage et qui nous vend comme du bétail?

- Est-ce que tu te rebellerais?

- Qui te dit que je ne me suis pas déjà rebellé?

- Que veux-tu Grindelwald?

Le vieil homme passa une main délicate dans ses longs cheveux argentés avant d'offrir un sourire étincelant à Dumbledore. Sirius ne put s'empêcher de penser que Grindelwald avait dû être particulièrement attirant lorsqu'il était plus jeune.

- Une alliance, bien évidemment.

La respiration haletante de Severus lui fit aussitôt craindre le pire.

À suivre… Ha