"Auteur": Mackensy
Beta: Ptitenath92
Bonjour tout le monde, i'm happy! J'ai reçu plein de reviews pour le dernier chapitre. Et j'adore ça et ça me motive à fond. Bon pour le couple se sera un ... Derek/Spencer. Mais la prochaine fic que j'écrirai sur la série, je me mettrais à un autre couple même si j'adore celui-là. J'espère quand même que vous continuerez à lire la suite même ceux qui n'aime pas trop le couple. Et pour ceux qui aime, vous allez être comblé je pense.
- Ne faites pas de promesses que vous ne pouvez pas tenir !
- Mais celles-ci sont les meilleures ...
The Amazing Spiderman
Reid était assis dans la cuisine, il lança un regard vers l'horloge avant de porter sa tasse à ses lèvres. Il ferma les yeux en goutant l'amertume du café chaud, c'était déjà sa troisième tasse et il n'était que sept heure. Il n'avait pas réussi à dormir de la nuit. En même temps, vu la journée qu'il avait passé hier. L'enterrement, le désespoir de Bobby et surtout l'arrestation de Raphaëlle. Bon, le policier avait été clément, il lui avait donné un avertissement, rien ne figurerait sur son casier. Cependant la jeune fille avait quand même été retrouvée complètement ivre sur la voix publique. Et il n'avait même pas eu une discussion avec elle, vu son état elle n'aurait rien compris. Elle était de suite montée dans sa chambre, et pendant toute la nuit, elle avait fait des allées retours aux toilettes jusqu'à ce que Reid, lui apporte un seau. Mais ce matin, elle n'allait pas échapper à la discussion même si Spencer n'était pas sûr de ce qu'il allait lui dire. Il avait fait plusieurs discours dans sa tête mais tous semblaient stupides. Il entendit du bruit en haut, c'était surement Bobby. Il monta donc et trouva le petit encore à moitié endormi debout au milieu de sa chambre.
- Bonjour Bobby !
- 'jour. Répondit le plus jeune en se frottant les yeux.
- Tu as bien dormi ?
- Mouis, Rapha est malade ?
- Oui.
- Je peux aller la voir ?
- Pas maintenant. On va t'habiller.
- Pas envie !
- Si !
- Non !
- Bobby. Essaya de se montrer sévère le grand frère.
Le petit courut hors de la chambre et dévala les escaliers, Spencer le suivit et courut après lui à travers les pièces de la maison. Ils renversèrent au passage, des coussins par terre, un vase qui se fracassa et les habits de Bobby qui se retrouva nu. C'est à ce moment-là que la sonnette retentit, Spencer à bout de souffle alla ouvrir. Il trouva une femme qui devait avoir une cinquantaine d'années, les cheveux repris en chignon serré, en tailleur.
- Je peux vous aider ?
- Vous êtes Spencer Reid ? Demanda la femme d'un ton pincé.
- Oui.
- Je suis Madeleine Pritchard, l'assistante sociale en charge de votre dossier.
- Et qu'est devenue Amanda Monroe ? Demanda l'agent, en tout cas il avait perdu au change.
- Mademoiselle Monroe était trop impliquée et ne pouvait avoir un jugement clair, c'est pourquoi je suis là. Puis-je entrer où allez-vous me laisser sur le pas de votre porte ?
- Oui, non enfin je veux dire, je n'étais pas prévenu de votre visite.
- C'est le principe d'une visite surprise.
- Vous pouvez me laisser deux minutes ?
- Je devrais le marquer dans le dossier. Dit-elle en sortant un carnet de son sac.
- Bon entrez je vous en prie.
L'homme la laissa passer. Dés qu'elle eut mit un pied dans la maison, elle commença à noter d'une manière vive sur son bloc. Bobby arriva alors toujours tout nu, la femme le jaugea et continua à écrire.
- Est-ce normal que cet enfant soit nu et pieds nus, alors qu'il y a des morceaux de verre par terre ?
- Il n'a pas voulu s'habiller.
- Et donc il va rester comme ça.
- Non, j'allais régler le problème quand vous êtes arrivés.
- Avec beaucoup de bruit comme j'ai pu entendre.
- Je vais aller l'habiller.
- Fort bien pendant ce temps, je vais voir si la maison est aux normes, ce dont je doute voyant l'entrée.
Spencer ne répondit rien, prit simplement son frère et monta quatre à quatre les escaliers. Il le posa sur le lit et chercha fébrilement dans les tiroirs. Il en sortit un short et un t-shirt. Il se tourna vers le petit resté sur le lit qui avait les bras croisés.
- Veux pas !
- Bobby.
- Je ne veux pas celui-là ! Cria-t-il en montrant le t-shirt avec la voiture, Reid soupira et prit un t-shirt rouge avec un dinosaure.
- Ok, et celui-ci.
- Non plus.
- Alors lequel ? s'impatienta le jeune homme sachant que pendant ce temps la « pincée » avait tout le temps de faire le tour de la maison.
- Celui-là. Fit le petit en sortant un gros pull avec Mickey dessus.
- Mais c'est un pull d'hiver.
- Beh non, et je veux mettre mes bottes !
- Non, s'il te plait mets celui-là.
- Non !
- Bobby !
- Non, non, non, non. Chantonna le petit en dansant dans la chambre.
- Si tu mets celui-là, on ira se promener cet après-midi.
- Où çà promener ? Demanda Bobby en arrêtant de marcher.
- Dehors !
- Ok !
Soufflant enfin, il l'habilla et ils descendirent, ils retrouvèrent Madeleine examinant le réfrigérateur. Spencer posa le petit sur sa chaise, lui prépara un bol de kellog's et alla ramasser le verre et le reste du désordre. Pendant ce temps, l'assistante sociale notait inlassablement. Mais en homme bien élevé, il lui servit une tasse de café et l'invita à s'asseoir.
- Monsieur Reid, puis-je vous poser quelques questions ?
- Allez-y.
- Bien, selon vous comment se passe l'adaptation ?
- Je ne les ai pas depuis longtemps mais j'arrive à gérer la situation.
- Vous gérez. Répéta la femme en le marquant.
- Oui.
- Bien et vous ne saviez pas que votre père s'était remarié et avait eu d'autres enfants. Donc vous ne connaissiez pas vos demi-frères avant la rencontre.
- Non !
- Comment avez-vous prévu de gérer les enfants et votre travail ?
- La voisine m'a proposé son aide.
- Amber Jones, qui a elle aussi fait une requête pour la garde des enfants. Dit-elle en feuilletant un dossier sorti de son sac. C'est également elle qui a fait les plats se trouvant dans le réfrigérateur je suppose.
- C'est exact.
- Bien. Et où est Raphaëlle ?
- À l'étage, elle dort.
- Vous ne comptez pas la réveiller ?
- Elle a été malade.
- C'est sûr que l'alcool à son âge c'est difficile à digérer. Et oui ça aussi je sais. Je vais être franche avec vous. Tout ce que j'ai vu aujourd'hui n'est pas très réjouissant. Vous êtes clairement dépassé par les évènements. Et c'est mon métier de penser aux enfants avant tout. Bien entendu je ne peux pas rendre mon jugement sur une visite, donc je reviendrai.
Spencer l'a raccompagna mais il était pantois. Son cerveau avait littéralement bugué. Cette femme l'avait jugé, critiqué et lui ne s'était même pas défendu. Il referma la porte collant sa tête contre. Il allait les perdre, il avait échoué à un test.
- C'était qui cette harpie ? Demanda une voix derrière lui, il se retourna pour tomber sur Raphaëlle qui avait une sale tête.
- L'assistante sociale. Dit simplement Reid d'un ton plat.
- Mais Amanda.
- Est apparemment trop proche. Répondit le génie, ne sachant pas en quoi la jeune femme était proche de son père.
- Qu'est-ce qu'elle a dit ?
- Rien de bon !
- Mais elle ne va pas nous séparer de toi. Dit la jeune fille d'une voix tremblante. Elle n'a pas le droit.
- Si, à partir du moment où elle pense que je ne peux pas m'occuper de vous.
- Mais tu y arrives bien.
- Elle a vu Bobby courir partout tout nu en faisant tout sauf m'obéir et elle savait que tu avais été arrêtée saoule.
- Oh. Fut la seule réponse de Raphaëlle qui eut la décence de baisser la tête.
- Oui oh.
- Spencer, je suis désolée.
- Ça ne change rien.
- Je sais que ce que j'ai fait était stupide.
- Il faut que je sorte, je vais demander à Amber de vous garder. Dit-il prenant ses clés et son sac.
- Ne pars pas. Murmura la jeune fille avant qu'il ne claque la porte.
Il entendit la demande mais ne se retourna pas, allant toquer chez Amber. La jeune femme ouvrit et fut très contente de pouvoir passer du temps avec les enfants. Elle ne demanda même pas la raison. Reid prit sa voiture et conduisit. Il ne savait pas où aller. Il en avait marre, il voulait retrouver sa vie d'avant. Il n'avait jamais eu peur des responsabilités, il avait pris soin de sa mère en menant à bien ses études. Mais là c'était trop pour lui. S'occuper de deux enfants, c'était trop, l'équipe avait raison. Ils avaient dit ce qu'ils pensaient puis s'étaient ravisés pour lui faire plaisir. Mais l'assistante sociale n'avait pas mis de gants et l'avait traité d'incapable. Il n'avait jamais été incapable, il était un génie. C'était si dur d'échouer lamentablement.
Il se retrouva finalement devant une porte, il ne savait même pas si celui qu'il voulait voir était là. D'un côté il espérait qu'il serait là, de l'autre non. Il avait besoin d'un soutien, d'une personne avec qui parler. Il hésitait encore à sonner quand la porte s'ouvrit. Derek était donc bien là, en tenue de sport avec son casque relié à son mp3 autour du cou, il allait surement faire son jogging.
- Spencer, qu'est-ce que tu fais là ?
- J'avais besoin de parler à quelqu'un
- Et bien entre.
- Mais tu allais courir.
Pour toute réponse, le métis l'invita à entrer dans sa maison qui était vraiment charmante. Tout avait l'air ancien, des vieux meubles, les poutres apparentes,… Ce n'était pas vraiment le style de Derek. Ce dernier le conduisit jusqu'au salon où trônait un magnifique écran plat fixé à un mur de pierre. Ça ressemblait déjà plus à son ami.
- Tu as déjà bu ton café ?
- Oui. Répondit le jeune homme et son ami commençait à s'inquiéter, il semblait vraiment dépité.
- Vas-y je t'écoute quel est le problème ? Les monstres vont bien ?
- Oui. Répéta Reid en s'asseyant sur le fauteuil trois places, Derek s'assit sur l'accoudoir.
- Vas-y crache le morceau.
- Une assistante sociale est venue ce matin et sa visite a été un réel fiasco.
- Je suis sûr que tu dramatises.
- Je t'assure que non.
- A ce point ?
- Pire que ça !
Il lui raconta la matinée ainsi que la soirée d'hier. Morgan analysa la situation tout en essayant de trouver les mots justes pour cette fois ne pas vexer son ami. Surtout que ce dernier semblait déjà assez mal comme ça.
- Oui effectivement mais ce n'était que la première visite.
- Mais si elle avait raison et si vous aviez tous raison. Je ne suis peut-être pas apte à m'occuper d'enfants.
- Donc tu comptes abandonner ?
- Non, enfin peut-être.
- Reid, ces enfants comptent sur toi et se sont déjà attachés à toi. Tu es leur frère.
- Demi. Rectifia Spencer en se tordant les mains nerveusement.
- D'accord mais tu es quand même leur dernière famille. Si toi tu abandonnes…
- Ça ne dépend pas de moi.
- Si, ce n'était que la première visite, aux autres tu vas assurer et s'il faut nous t'aiderons.
- Il vaudrait mieux qu'elle nous sépare maintenant sinon après ils se seront trop attachés.
- Et toi, non ?
- Pour moi, c'est déjà trop tard.
- Je ne t'ai jamais vu avouer quelque chose d'aussi sentimental.
Après cette déclaration, un silence s'abattit sur la pièce pendant que les deux hommes se regardèrent. C'est Reid qui rompit le contact en toussotant légèrement.
- Je ferais mieux de rentrer. Dit-il en se levant, Morgan fit de même.
- Si tu as besoin ma porte est toujours ouverte mais la prochaine fois téléphone pour être sûr que je suis là.
- Ou que tu es bien seul.
Un deuxième silence s'abattit, Derek semblait gêné et Reid décida de rompre encore une fois ce calme d'une façon pas très subtile.
- Et j'aime bien ta maison.
- Ce n'est pas ma préférée. Si tu veux, une fois, je te montrerais mes deux autres.
- Oui, ce serait sympa !
Reid lui fit un dernier sourire et repartit à la maison de son père. Pendant tout le voyage, il se posa des questions sur ce qui venait de se passer. Il y avait de plus en plus de silence gêné entre son ami et lui, surtout quand ils parlaient des conquêtes de Derek. Mais il chassa ses idées en arrivant. Il entra et tout semblait calme. Il trouva Amber dans la cuisine. Dés qu'elle le vit, elle lui fit des yeux noirs.
- Quand comptiez-vous me le dire ?
- Qu'est-ce que j'ai oublié de vous dire ? demanda-t-il se rendant compte que le vouvoiement était revenu.
- Que Raphaëlle avait été arrêtée par les flics parce qu'elle était saoule. Et que dans la foulée vous aviez reçue la visite d'une assistante sociale ? Entre parenthèses, j'ai puni Raphaëlle, elle est dans sa chambre.
- Et Bobby ?
- Il fait une sieste, le pauvre loustic a surement mal dormi. Mais vous vous souciez d'eux maintenant ?
- Bien sûr !
- Je croyais avoir été clair, vous ne deviez pas partir à chaque petit souci.
- J'avais besoin de respirer.
- Il y a assez d'oxygène ici.
- Ok, je suis désolé.
- Bien maintenant tu devrais aller parler à Raphaëlle, elle croit que tu es parti pour de bon.
Il se sentit un peu mal, pas par le fait que Amber l'avait engueulé, dans le fond elle avait raison. Mais c'est vrai qu'il n'avait pas pensé aux enfants en partant si rapidement. Il monta les escaliers et frappa à la porte de la jeune fille. Elle entrouvrit la porte, juste pour le voir.
- Si tu viens me dire au revoir, c'est pas la peine !
- Je ne pars pas !
- Pourtant tu aurais toutes les raisons. Dit-elle en ouvrant la porte en grand, le laissant entrer.
- J'ai promis de m'occuper de vous, et je le ferai.
- Je suis désolée d'avoir dit que tu n'étais qu'un baby-sitter.
- Ce n'est pas grave.
- Et pour l'assistante sociale ?
- On fera mieux la prochaine fois. Promets-moi juste de ne plus être saoule quand elle viendra.
- Juste quand elle viendra ? Demanda-t-elle avec un sourire qui fana devant l'air sérieux de son frère. Encore trop tôt pour en rire, compris.
- A partir du moment où tu vois l'alcool comme un moyen d'oublier, c'est grave. Boire un verre entre amis, je peux comprendre même si tu es trop jeune. Boire toute seule au point où tu en étais, ça je ne l'accepterais pas.
- J'ai compris et puis être malade comme j'ai été, non merci.
- Tant mieux !
- Maintenant il y a quelqu'un d'autre que tu dois aller voir.
- Qui ?
- Bobby, lui aussi a cru que tu partais. J'espère que tu aimes faire des câlins parce qu'il y a que ça qui marche avec lui.
Spencer lui fit un sourire forcé, les câlins et lui ce n'était pas ça. Alors qu'il sortait de la chambre de sa sœur, il entendit des petits pas dans la chambre d'en face. À son avis le petit ne dormait plus. Il poussa la porte doucement et trouva le petit dans son lit mais il fermait si fort les yeux que Reid comprit qu'il faisait semblant. Il s'avança donc tout doucement et s'assit sur le bord du lit. Bobby ne bougeait pas, et son frère resta là. Les secondes passèrent et finalement le petit ouvrit un œil avant de le refermer aussi vite.
- Bobby ?
Pour toute réponse le plus jeune fit semblant de ronfler.
- Je sais que tu ne dors pas.
- Je ne te parle plus, t'es méchant. Dit Bobby en gardant les yeux fermés.
- Je ne suis pas parti.
- Si et t'avais promis de ne pas partir.
- Je devais aller voir un ami.
- Derek ? Demanda-t-il se mettant assis.
- Oui. Répondit Spencer content que le petit lui parle, mais ce dernier se renfrogna.
- Sans moi et vous avez joué à cache-cache ?
- Non !
- Plutôt à saute mouton. Fit Amber qui venait d'entrée dans la chambre, Reid la foudroya du regard comprenant, peut-être trop vite, l'allusion.
- Moi aussi je veux jouer à saute mouton.
- Je dois partir, vous saurez gérer ?
- Oui. Répondit simplement Reid.
- On va aller promener. Lui dit Bobby en levant les yeux vers sa tata.
- Et où ça ? demanda-t-elle en lui donnant un bisou sur le front.
- Dehors. Répondit le plus jeune, répétant ce que lui avait dit son frère.
- Intéressant. Amusez-vous bien.
Reid la regarda sortir puis se dit qu'il devait lui parler, il descendit les marches et la rattrapa avant qu'elle ne sorte.
- Un problème ? Demanda-t-elle.
- Vous non plus, vous ne m'avez pas tout dit.
- Comment ça ?
- La demande de garde, elle est toujours active.
- Au cas où. Si vous échouez au test par exemple. Et un conseil, je me fiche que vous soyez homosexuel mais je ne suis pas sûr que l'assistante sociale apprécie.
- Je ne suis pas. Commença-t-il sentant le rouge lui monter aux joues.
- Mais bien sûr, j'ai vu comment vous vous regardiez avec votre collègue. C'est bête j'aurais presque pu vous trouvez mignon. Dit-elle d'une voix câline.
- Spencer ! Cria Bobby en descendant les marches, la femme en profita pour sortir.
- Quoi ?
- Câlin ! Dit-il en sautant dans ses bras.
Reid se retourna avec Bobby dans les bras mais vit qu'Amber était partie. Il jura, mentalement bien sûr. Qu'est-ce qu'elle s'imaginait, il n'était pas gay. Enfin…
Pour ceux qui trouvait qu'Amber n'est pas clair, en lisant ce chapitre vous vous êtes dit qu'elle était tarée. Et bien non, mais la réponse sur le comportement d'Amber n'est pas pour tout de suite. Mais je vous assure qu'elle a une raison, autre que la jalousie. Si vous saviez ce que je vous réserve...
