"Auteur": Mackensy
Beta: Yukipi
Reviews: 56
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Je remercie toute ces personnes et ma première beta qui a corrigé en un temps record. J'ai fini de tapé au matin et elle me l'a déjà renvoyé. En espérant que ce chapitre vous plaise toujours, je vous laisse.
Petite note à Aury: ta proposition m'a beaucoup plu mais ton adresse n'est pas passé (censure de fanfic). Mais merci quand même; j'espère que tu continueras à lire ma fic.
Chapitre: 6
- Harry, lève-toi sinon tu vas finir par être en retard!
Cela faisait déjà quinze jours qu'Harry avait emménagé chez son oncle. Et on peut dire qu'il s'y était bien fait, à cette nouvelle vie. Peut-être un peu trop, car il avait prit la mauvaise habitude de se lever à la bourre. Pendant ces deux semaines, il n'avait pas eu de nouvelles de ses amis, ni de personnes d'ailleurs. C'était la seule chose qui venait noircir le tableau.
- 'Ry si tu ne te lève pas je vais chercher Sky.
Sky, une amie qu'il c'était fait le lendemain du retour de Tony. Harry était sortit au matin pour trouver une boulangerie et dans le hall d'entrée, il avait rencontré cette jeune fille brune, aux yeux bruns. Une fille plus ou moins quelconque qu'il n'aurait pas remarqué s'il n'était pas tombé littéralement sur elle. Après d'être excusé, il c'était présenté pour découvrir qu'elle était la fille de la concierge. Son père était mort il y a cinq ans et c'était la femme qui avait reprit le job. Ce jour-là, elle partait pour une partie de base-ball. Elle avait proposé à Harry de venir voir surtout qu'il leur manquait un joueur. Harry avait tout se suite apprécié la jeune fille, même si les autres joueurs restaient sceptiques. Ils lui avaient fait passé un essai et finalement le mardi il avait participé à son premier entrainement.
- Je suis là, n'emploi pas les grands remèdes. Dit Harry en entrant dans la pièce en baillant, puis il regarda la fenêtre, nostalgique. Toujours pas de lettres?
- Non
- Tant pis. Fit-il en haussant des épaules, mais Tony savait qu'il n'en passait rien.
On entendit un grognement provenant de derrière la porte d'entrée. Les deux hommes se regardèrent avant d'aller ouvrir. Un énorme chien noir entra joyeusement dans l'appartement. Tony referma la porte et le chien se transforma en homme. Immédiatement Harry se jeta dans ses bras.
- Salut mon grand, j'aurai voulu venir plus tôt.
- Tu es là. Dit Harry et il relâcha sa prise, il s'éloigna pour laisser les deux hommes face à face
- Salut Tony, tu n'as pas changé.
- Ce n'est pas ton cas .
- Les vacances à Askaban ne m'ont pas réussi, faut croire.
- Au moins tu n'as pas complètement perdu ton sens de l'humour.
Le téléphone de Tony sonna, c'était Gibbs encore une fois. Après quelques minutes de discussion, il raccrocha.
- Il faut que j'y aille. Vous restez ici?
- Et mon entrainement? Sirius pourrait venir avec moi.
- Entrainement? Demanda Sirius incrédule, se demandant où pouvait se cacher un terrain de Quidditch.
- Base-ball. Répondit Tony d'un ton froid, puis devant l'air suppliant de son neveu, il dit. Ok mais sous ta forme de chien, ici aussi tu es recherché
- Je sais bien. Dit l'animagus d'un ton morne
- Et vous rentrez juste après. Si vous n'êtes pas là quand je rentre, je lance un avis de recherche.
- T'inquiète, je ne compte pas m'enfuir.
- Ce n'est pas de toi que je me méfie. Et une dernière chose pas de magie chez moi.
Tony sortit et les deux autres restèrent seuls. Vérifiant l'heure, Harry se dit qu'il avait le temps de prendre un petit déjeuner. Il prit deux tasses et les remplient de café. Il en donna une à son parrain, qui commença à examiner la pièce.
- Alors ça te plait de vivre ici?
- Oui, Tony est génial et j'ai plus de liberté. Je peux faire ce que je veux.
- Oui il l'est. Dit-il en regardant négligemment le plafond.
- Il s'est passé quelque chose entre vous deux?
- C'était il y a longtemps. Marmonna Sirius dans sa barbe. N'aimant pas le voir comme ça Harry changea de conversation.
- Et comment ça se passe là-bas?
- C'est un peu le bordel. Le ministère sait où tu es, et il essaye par tout les moyens de t'avoir. Heureusement tu sembles avoir une bonne protection.
- Mais ils ont presque réussi. Expliqua Harry mais Sirius semblait le savoir. Il y a quand même quelque chose que je ne comprends pas.
- Je t'écoute.
- Abby, une amie de Tony, m'a permis de lire le testament de mes parents. Et il est mit que Tony aurait du avoir ma garde, ensuite il y avait toi et Rémus. Et seulement en tout dernier recours j'aurais dut aller chez Pétunia.
- Tout cela a été décidé par Dumbledore. Mais à cette époque Tony était encore jeune et déboussolé, moi j'étais en prison et Rémus est un loup-garou. Il a sans doute pensé que c'était la meilleure solution.
- Et tu es d'accord?
- Pour être franc, non. Pour moi tu aurais dut venir vivre ici depuis le début.
- Je le pense aussi.
- Ah oui ! Tu as le bonjour de tes amis.
- Pourtant je n'ai pas reçu de lettre.
- Le courrier est très contrôlé entre les pays. Nous ne pouvions pas prendre ce risque.
- Mais si le ministère sait où je suis, alors Voldemort doit le savoir.
- Apparemment non, la protection du sang te protège. Mais nous ne voulons prendre aucun risque.
- Sirius?
- Oui
- Si je décidais de ne pas revenir en Angleterre et à Poudlard. Tu serais fâché?
- Je serai contrarié mais je te comprendrai. Mais avant de prendre cette décision, réfléchis-ci. Tu comptes aller à Salem?
- Je ne sais pas encore. Ou peut-être aller dans une école moldue.
- Tu serais prêt à abandonner la magie? Demanda-t-il, apparemment il n'avait pas envisagé cette possibilité.
- Tony l'a bien fait.
- Je te demande juste d'y réfléchir. Tu pourrais finir les années qu'ils te restent et ensuite aller dans une école moldue, si ça te chante.
- Je vais y réfléchir mais il faut vraiment qu'on y aille. Tu es sûr que ça ne te dérange pas?
- Non, prendre l'air en chien, c'est toujours mieux que de rester enfermer.
- Ok.
Ils sortirent tout les deux, Harry avec l'équipement prêté par son équipe. Dans le hall, ils retrouvèrent Sky.
- Salut Sky
- Salut As et lui c'est?
- Sniffle, mon chien.
- Tu sais qu'il te faut une autorisation pour avoir un animal dans l'appartement.
- Tu demanderas à ta maman.
- Seulement si t'es bon à l'entrainement.
- Ok
- Et puis c'est quoi ce nom ridicule
Au terrain, à dix minutes de chez eux, ils retrouvèrent leurs coéquipiers. Pendant la partie entre eux, Sirius observa, commenta par des aboiements et se dit en lui-même qu'il n'avait jamais vu une telle légèreté sur le visage de son filleul. Après l'entrainement, les autres allèrent manger un bout. Mais comme il l'avait promis à son oncle, Harry et Sniffle rentrèrent à la maison. Le jeune déposa ses affaires pendant que Sirius reprenait forme humaine.
C'était génial, t'es plutôt bon aussi. Je parie que ton père aussi aurait été bon.
Harry se rembrunit, il adorait Sirius mais sa façon de rapporter tout à son père...
- Je vais prendre une douche.
Sans que son parrain ait put dire quoi que se soit, Harry était déjà enfermé dans la salle de bain. Il se regarda dans la glace, et ce qu'il vit ce n'était pas lui. Non, il voyait seulement le reflet de son père, seulement son père n'aurait jamais été aussi lâche. Lui n'était qu'un lâche et un assassin. Il avait tué, ses parents, Cédric, son oncle et sa tante.
- Tout ça c'est de ma faute! Cria-t-il en frappant de toutes ses forces contre le miroir qui se cassa.
Dans le salon, Sirius faisait les cent pas se demandant ce qu'il avait dit de mal. Quand soudain, il entendit quelques choses se casser. Il alla directement à la porte où c'était enfermé son filleul. Il frappa à la porte mais personne ne répondit. Il ne pouvait pas faire de la magie, il l'avait promis. Peut-être que là, il lui pardonnerait. En même temps la dernière fois, qu'il avait rompu une promesse, il ne lui avait plus reparlé. Il fouilla l'appartement pour trouver quelque chose d'utile quand il tomba sur un bout de papier. " Numéro du boulot, en cas d'urgence". Sirius essaya de se rappeler comment marchait ce bidule. Après moult réflexion, il composa le numéro. Après plusieurs sonneries, on décrocha.
- Tony, c'est Sirius. Il c'est passé quelque chose avec Harry. Il c'est enfermé dans la salle de bain. Viens vite.
- Qui êtes-vous?
- Et vous?
- Je suis Leroy Jethro Gibbs, je suis le patron de Tony.
- Je suis un ami de Tony, est-ce qu'il est là?
- Non, il est sur une mission très délicate. Harry a des problèmes?
- Oui enfin je vais me débrouiller. Dites juste à Tony de revenir le plus vite possible .
Il raccrocha le bidule, avant de revenir frapper à la porte.
- Je veux voir Tony.
- Il est en mission mais il va revenir.
Sirius se laissa aller contre la porte, il était vraiment un parrain minable. Pas même capable de faire sortir son filleul. Si James le voyait.
Les minutes passèrent et comme une habitude, Sirius c'était retransformé en chien. Il réfléchissait mieux sous cette forme. Couché devant la porte, il attendait. Soudain un homme entra dans l'appartement, il se releva et couru croyant voir Tony. Mais se fut un homme plus vieux qui entra. Il grogna, ne sachant faire que ça vu que maintenant il était bloqué sous cette forme.
- Du calme. Harry c'est Gibbs. Il y a quelqu'un?
Bien sûr personne ne répondit. Sirius se traita mentalement d'idiot. L'homme s'avança plus dans l'appartement, Sniffle lui attrapa la manche et le conduisit jusqu'à la porte de la salle de bain.
- Tony? Fit la vois d'Harry derrière la porte.
- Non, c'est Gibbs.
- Où est Tony?
- En mission pour l'instant. Tu veux bien ouvrir cette porte?
- Non
Se fichant de cette réponse, Gibbs sortit son nécessaire à crocheter les serrures et en quelques tours ouvrit la porte. Ce qu'il vit l'alerta. Harry se trouvait par terre, dos au mur, les poings en sang avec des morceaux de bout de verre partout autour de lui. Son visage était couvert de larmes; c'était malheureux à dire, mais ses yeux couleurs émeraude étaient encore plus beaux. Tout doucement pour ne pas le brusquer, Gibbs se mit à genoux à côté de lui.
- Harry, est-ce que quelqu'un t'a fait du mal. Demanda Gibbs, mais Harry ne semblait pas vouloir parler. Très bien, je vais d'abord te sortir d'ici.
Il voulut prendre le jeune homme, mais Harry commença à se débattre. Tapant son protecteur avec le peu de force qui lui restait, tachant par la même occasion sa chemise.
- Ne m'approchez pas, je ne suis qu'un meurtrier. Un monstre, je ne suis qu'un monstre.
- Chut, calme-toi
Lentement il lui caressa le dos en lui répétant la même phrase qui sembla au bout d'un moment porter ses fruits. Le jeune homme arrêta de s'agiter et se laissa aller contre le torse de l'homme. Comme un ange déchu de ses ailes, Gibbs le porta sur le premier lit qu'il trouva. Il le laissa seul avec le chien pendant qu'il chercha quelque chose pour le soigner. Il trouva du désinfectant ainsi que des bandes. Harry n'avait pas bougé d'un pouce, assis sur le lit, ses jambes repliés contre son torse. Il avait le regard dans le vide, il remarqua cependant le retour de Gibbs. Relevant la tête, il croisa son regard mais très vite le détourna. Il ne voulait pas voir de la pitié dans les yeux gris de l'homme. Un monstre n'a pas le droit à de la compassion. Jethro soupira, s'assit sur le lit et entreprit de soigner le jeune homme. Ce dernier se laissa faire, toujours le regard tourné vers le mur. Le travail finit, Gibbs se leva se qui fit réagir Harry.
- Vous partez?
- Je vais essayer de contacter Tony et de me trouver un café.
- Je suis désolé
- Avec moi, on ne s'excuse pas. Mais ne t'inquiète pas je ne te laisse pas seul.
- Je suis pathétique. Je ne serai jamais comme mon père ou comme Tony. Je suis trop faible.
- Personne ne te demande d'être comme eux. Ce serait terrible sinon. Tony est fière de toi, je ne l'ai jamais vu aussi vrai depuis que tu es avec lui.
- Aussi vrai?
- Il porte un masque, je le savais. Mais il commence à se fissuré.
- On porte tous un masque
- Mais ils finissent tous par tomber.
- Et le votre agent Gibbs?
Piqué au vif, Gibbs sortit de la pièce. Sirius au pied du lit ne cessait de se dire que c'était sa faute. Il avait tellement comparé son filleul à son père, qu'il s'en était rendu malade. Harry lui tourna le dos et dans le grand lit de son oncle, s'endormit presque aussitôt. C'est comme cela que Gibbs le retrouva quelques minutes plus tard. Il n'avait pas réussi à joindre son agent sous couverture mais il lui avait laissé un message. Jusqu'à son retour, il veillerait sur Harry. Ce garçon était vraiment un mystère vivant. Il semblait avoir le poids du monde sur ses épaules. Et en plus il y avait toujours le mystère de l'homme qui l'avait appelé. Il avait vérifié à part le chien, personne n'était dans l'appartement et pourtant trois tasse se trouvaient sur la table de la cuisine. C'était louche.
Il prit une couverture et couvrit le jeune homme. Alors qu'il allait faire demi-tour, il remarqua quelque chose. Il s'approcha de la tête du garçon et délicatement souleva une mèche de cheveux. Il découvrit une cicatrice. Une comme il n'en avait jamais vu, en forme d'éclair. Harry marmonna dans son sommeil. Gibbs discerna un "Cédric", puis la porte d'entrée claqua. Leroy à l'affût du moindre danger se dirigea vers l'entrée où Tony, énervé, se trouvait.
- Où est-il?
- Il va bien
- Que c'est-il passé?
- Un homme qui disait être un de tes amis m'a appelé. Il m'a dit qu'Harry avait des problèmes. Je suis venu et il était enfermé dans la salle de bain. J'ai ouvert et je l'ai trouvé par terre les mains en sang. Il a dû cogner contre le miroir mais je ne sais pas pourquoi.
- Et où est-il? Répéta Tony en regardant partout.
- Calme-toi, tu fais même peur au chien. Observa Jethro en voyant le chien se cacher sous la table.
- Et il a intérêt, sale clebs. Alors il est où?
- Il dort mais il faudra que tu parles avec lui, Dinozzo. Fit Jethro. Comme un électro choc, Tony reprit son calme, la relation patron/agent était revenue.
- Il t'a dit quelque chose, boss?
- Qu'il ne te ressemblerait jamais, ni à son père.
- Je me demande qui lui a mit ses idées en tête. Murmura Tony pour lui-même en fixant Sniffle. Merci patron.
- En dehors du boulot et pour Harry, c'est Jethro.
- D'accord et moi Tony
- A demain Tony. Fit Gibbs en se dirigeant vers la porte, puis il se retourna. Et je veux ton rapport Dinozzo.
Tony lui fit signe qu'il avait comprit, qu'il voulait parler de la mission et d'Harry. Soulagé et en même temps en colère contre Sirius, il se dirigea vers son lit. Comme son patron dix minutes plus tôt, il passa une main dans les cheveux du petit. Puis il se retourna et en fixant le grand chien, il dit.
- Il faut qu'on parle Sirius
Une bonne soirée et une review pour moi et ma nouvelle béta?
