Auteur : forbiddenkisses

Traductrice : Moi

Spoilers : -

Rating : M

Genre(s) : Romance/Drama

Disclaimers : Tout l'univers des Cullen appartient à Stephenie Meyer. L'histoire que vous allez lire appartient à forbiddenkisses. Quand à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.

Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.


- Chapitre 5 -

-PoV Bella-

Je dormis mal la première nuit. J'étais si confuse et stressée que ce fut un véritable miracle que j'arrive à m'endormir. Je passai la nuit à me tourner et à me retourner. Je rêvai. Je ne me rappelai pas de la plupart des rêves que je fis, mais ils me laissèrent nauséeuse. Je me rappelai de celui qui m'avait réveillé. Le rêve qui expliquait pourquoi j'étais maintenant assise dans mon lit d'appoint, le souffle court et les bras agrippant mes côtes. J'essayai désespérément de ne pas pleurer.

Edward et moi étions dans la clairière, assis, simplement entrain de s'observer mutuellement. Je faisais légèrement courir mes doigts sur son visage, essayant de mémoriser ses traits pour le garder avec moi pour toujours. Je savais qu'il ne voudrait jamais rester avec moi aussi longtemps. Je voulais garder une partie de lui avec moi pour toujours, même si c'était juste le souvenir de son visage, de sa peau. Alors que mes doigts s'approchaient de sa bouche, il devint James. Ce fut James qui me regarda de ses yeux rouges assoiffés. James qui repoussa violemment ma main de son visage. James qui s'accroupit devant moi. Avant même que je ne puisse réagir, il enfouit son visage dans mon cou et me mordit. Il se recula, essuya le sang qui coulait sur son menton, et je sentis la brûlure du venin. Mais au lieu de pleurer ou de crier, je lui souris et tendis la main pour toucher son visage. Ça me demanda plus d'effort que je ne l'aurais cru, et je supposai que c'était dû au venin. J'avais l'impression de bouger au ralenti. Malgré tout, je continuai à tendre la main vers lui, je voulais juste toucher son visage, pour lui faire comprendre que tout allait bien. Puis il redevint Edward, et son visage parfait se tordit en une expression de pur dégoût alors qu'il se levait, me tournait le dos et s'enfuyait.

Je ne savais vraiment pas ce qui m'avait provoqué un tel rêve. Enfin, je m'en doutai, mais j'étais pas une experte de l'analyse des rêves. Ça me perturbait vraiment beaucoup. Poussant un gros soupir, j'ouvris mon sac de couchage, sortis les jambes et me levai. Il faisait toujours assez sombre dans la cabane. Je voyais bien que le soleil s'était levé mais les arbres dissimulaient la plus grande partie des rayons. Je m'étirai et baillai et trébuchai légèrement. Par habitude, je regardai autour de moi pour m'assurer que personne ne m'avait vu avant de réaliser que James n'était pas là.

Il n'était pas dans la cabane.

Mon rythme cardiaque accéléra. M'avait-il abandonné ici? Était-ce une partie de son jeu? Étais-je un appât? Allait-il me laisser pourrir ici? M'avait-il piégé? Un million de pensées me traversèrent l'esprit, et je sentis mon anxiété monter.

"Ce foutu sale petit-" grommelai-je en mettant un coup de pied dans le lit de camp.

La douleur qui naquit dans mon orteil irradia dans toute ma jambe et je haletai.

"Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe!" criai-je en sautillant sur place. J'attrapai mon pied et fermai les yeux pour retenir mes larmes.

J'eus à peine le temps d'entendre la porte s'ouvrir et le soupir exaspéré qui s'en suivi avant que mon monde ne change d'axe lorsque les bras d'une statue me soulevèrent. Au bout de quelques secondes, j'ouvris un oeil pour regarder mon sauveur. Je tenais toujours mon orteil douloureux dans ma main, et ma lèvre inférieure ressortait pour marquer ma bouderie. James baissa les yeux vers moi avec une expression à la fois irritée et profondément amusée. Un sourire étira ses lèvres.

"Pose-moi par terre," ordonnai-je en lui lançant un regard noir. Même s'il ne m'avait pas abandonné, il avait l'air bien trop amusé par le fait que je me sois blessée. Il rigola et resserra ses bras autour de moi.

"Pas moyen. Tu vas te refaire mal. Est-ce que les humains ne peuvent même pas s'énerver sans se faire du mal? C'est ridicule." Il dit ridicule comme s'il aurait préféré utiliser un autre mot mais qu'il ne l'avait pas fait pour moi. Je rougis en réalisant qu'il m'avait entendu commencer à me plaindre et haletai d'indignation lorsque je compris ses derniers mots.

"C'est pas vrai. Je suis tout à fait capable de marcher et de m'énerver à la fois sans me faire du mal! Pose-moi par terre!" Il regarda mon pied que je tenais toujours à deux mains avec insistance donc je le relâchai rapidement et croisai mes bras sur ma poitrine avant de lui lancer un regard noir. "Pose. Moi. Par. Terre."

Je sentis sa poigne commencer à se détendre, et un large sourire apparut sur mon visage parce que j'étais heureuse d'avoir gagné. A la dernière seconde, il me fit un large sourire et ses bras se resserrèrent encore plus autour de moi, me pressant fermement contre son torse.

"Non. J'ai besoin que tu sois entière, et ça n'a pas l'air d'être une de tes préoccupations principales. Pourquoi as-tu frappé un lit de camp en fer?" Il semblait sincèrement confus, et il haussa un sourcil et pencha la tête sur le côté pour me regarder en attendant une réponse.

Je me contentai de bouder, et baissai la tête jusqu'à ce que mon menton touche ma poitrine avant de lancer un regard noir à mon pied.

"Si tu continues à faire des grimaces, tu vas rester bloquée comme ça," me taquina-t-il en me secouant un peu. "Mais sérieusement, pourquoi?"

Je grognai et tournai la tête pour me presser mon visage contre son torse, histoire de dissimuler mon rougissement.

"J'étais en colère," marmonnai-je, me moquant que ma voix était trop basse. Il m'entendrait.

"Est-ce que tu te réveilles toujours en colère?" me demanda-t-il d'une voix confuse, amusée et perplexe à la fois.

Je ne voulais pas répondre, mais je lui avais déjà donné la première partie de mon explication., donc tant qu'à faire, autant finir. "Je croyais que tu étais parti."

"Bella. Ce ne serait pas amusant de venir jusqu'ici pour ensuite partir," me dit-il d'une voix douce.

Je fronçai les sourcils. Je ne voulais pas que ses mots me blessent mais ils le firent.

"Seigneur, Bella, je plaisante. Regarde-moi."

Je pris une seconde pour m'assurer que ma douleur ne se reflétait pas dans mes yeux avant de tourner la tête pour le regarder.

Et il m'embrassa.

Ses yeux étaient déterminés. Je me demandai s'il savait qu'Edward m'avait embrassé et si c'était juste un autre moyen pour essayer de me prouver qu'il était plus 'homme' qu'Edward.

Sa bouche toucha la mienne avant qu'il n'attende de voir ma réaction. Lorsque je ne m'arrachai pas à ses bras en criant, ses lèvres se pressèrent plus fort contre les miennes. Là où Edward avait été incroyablement contrôlé, ce qu'il serait probablement toujours, James sous-estimait ma fragilité. Je savais que mes lèvres seraient gonflées, et peu importait la durée du baiser, à cause de la pression de sa bouche contre la mienne. J'haletai contre sa bouche et mon corps se relâcha dans ses bras avant que je ne m'approche un peu plus de lui. Il suçota ma lèvre, et je sentis même ses dents m'effleurer, bien qu'il fit très attention de ne pas m'entailler.

Il n'avait aucune retenue, ce qui était ce que j'avais voulu d'Edward. Il ne me traitait pas comme si j'étais faite de la porcelaine la plus fragile, contrairement à Edward. Et qu'en est-il d'Edward, Bella? me demanda mon cerveau.

Ça ne m'arrêta pas. Ça aurait dû. Ça aurait arrêté quelqu'un de normal. Mais pas moi.

A la place, j'enroulai un bras autour du cou de James et agrippai ses cheveux de mon autre main avant de me perdre dans le baiser. Sa bouche était forte, exigeante. Il s'attendait à ce que je lui donne ce qu'il voulait. Lorsque sa langue se pressa contre mes lèvres, je les entrouvris pour lui. Je n'envisageai même pas une autre option. Il pilla ma bouche. Mon corps frissonna contre le sien sous l'assaut des sensations. Je savais qu'il me trahissait, parce que j'étais pressée tout contre lui, mais je m'en moquai. Alors qu'Edward était toujours alarmé par mes réactions et les considérait comme le signe qu'on devait arrêter, James semblait les apprécier. Il voulait que je réagisse, il voulait que je le tente.

J'entendis un grognement lui échapper et je souris. Mon souffle était lourd et haletant et semblait résonner dans la pièce alors que James avait tout simplement arrêté de respirer. Il était plus concentré sur le baiser, et ça m'allait parfaitement. Ses lèvres quittèrent les miennes, déposant des baiser glacés qui m'enflammèrent le long de ma mâchoire vers ma gorge.

Lorsqu'il arriva à ma gorge, mes muscles frissonnèrent à nouveau, et je sentis ses baisers se faire plus insistants. Il lécha la peau qui recouvrait l'endroit qu'Edward semblait aimer tellement et un frissonnement secoua son corps. Je m'accrochai encore plus fort à lui, redoutant qu'il me fasse tomber, mais ce ne fut pas le cas. Malgré sa concentration sur ma gorge, ses bras me retenaient toujours fermement. Je sentis ses dents contre mon cou et mon corps se tendit dans ses bras.

Je crus l'entendre marmonner 'à moi', mais ce n'était probablement qu'une hallucination provoquée par mon propre désir. Il pressa ses dents contre ma peau, légèrement pour commencer avant d'augmenter lentement la pression. Je sentis une pointe de douleur et haletai, et il arrêta. A la place, il commença à déposer de tendres baisers sur ma gorge avant de finalement se redresser pour admirer la marque qu'il m'avait fait.

Je relevai la tête et étudiai prudemment ses yeux. Il semblait satisfait et fasciné par la trace que ses dents avaient laissé sur moi. Il n'avait pas entaillé ma peau, bien que j'étais sûre qu'il avait été sur le point de le faire. Puis ses yeux voyagèrent vers mes lèvres, qui, je le savais, étaient gonflées parce que je pouvais sentir le sang pulser sous ma peau. Ses yeux s'assombrirent, même si ce n'était pas pour le même genre de faim qu'il éprouvait d'habitude.

Mon souffle se calma au bout d'un moment, alors qu'il était toujours concentré sur les deux endroits de mon corps montrant les effets de ses baisers. Cette pause m'avait donné le temps de revenir sur terre, où je m'écrasai violemment. J'aimais Edward. Edward voulait tuer James. Je venais non seulement de passer les dernières minutes à embrasser James, mais j'avais aimé ce baiser plus que je n'avais jamais aimé n'importe quel baiser d'Edward. J'étais la pire des traîtresses. J'aimais toujours Edward. Ça n'avait pas changé. Mais je voulais James.

James se pencha vers moi et frotta son nez contre mon cou.

"Bella, Bella, Bella..." soupira-t-il avant de rigoler doucement. Il me reposa par terre mais ne me relâcha pas.

"Je devrais aller chasser. On ne veut pas prendre le moindre risque avec ton joli petit cou."

Il se pencha en avant et me donna un rapide baiser. Même ce petit contact fut brutal, plus fort que tout ce que j'avais expérimenté avec Edward. Je pouvais sentir mon coeur battre la chamade, mon sang me monter aux joues. Puis il était dehors, verrouillant la porte derrière lui, et je l'aperçus à peine alors qu'il s'élançait dans les bois.

Me laissant là, seule. Enfermée avec rien d'autre que mes pensées traîtresses pour me tenir compagnie.


-PoV Edward-

Je me précipitai hors de la maison, me détestant d'avoir échoué à protéger Bella. Je l'avais abandonné, et ce faisant, avais prouvé à quel point j'étais vraiment inutile. J'utilisai chaque parcelle de connaissance que j'avais de ce qui c'était passé pour essayer de découvrir où elle était. Je faisais de mon mieux pour trouver un plan qui me permettrait de la sauver. Mais on avait pratiquement aucune information. Les visions d'Alice n'avaient fait que réaffirmer que je devais la retrouver aussi vite que possible, ce que je savais déjà.

Courir m'aidait à me calmer, ce dont j'avais désespérément besoin. Toute cette situation était trop difficile pour moi, et j'avais l'impression d'être sur le point de craquer. Lorsque la course à pied arrêta de me calmer, je conduisis. Et lorsque la conduite arrêta de me calmer, je me rendis dans sa chambre. Je m'assis dans le rocking chair et regardai autour de moi, revivant le temps qu'on avait passé ensemble à travers mes souvenirs.

J'aimais Bella. Son sang chantait pour moi, oui, mais il y avait plus que ça. J'avais l'impression qu'on était la définition même de deux âmes-soeurs. Et pourtant, elle avait disparu. Toute mon existence s'était construite autour d'elle, mais maintenant, à la place de Bella, il n'y avait plus qu'un espace vide. Et je ne savais absolument pas quoi faire.

Je n'abandonnerais pas. Je ne pourrais pas. Je ne voulais pas. Malgré tout, j'étais complètement perdu.


-PoV Bella-

Le temps que James revienne, je n'étais absolument plus sûre de ce que je ressentais ou de ce que je devais faire. J'étais plus que confuse. Je savais que j'avais trahi Edward. Cependant, si j'en avais l'opportunité, je le referais. Je me sentais horrible, parce que je savais qu'à Forks, Edward faisait tout son possible pour me retrouver. Et pendant ce temps-là, je couchais avec l'ennemi. Enfin, pas vraiment.

Pas encore, en tout cas, intervint ma conscience.

Lorsque j'entendis la clé dans la serrure, je me tournai sur le lit de camp, où j'avais été allongée depuis un petit moment, pour tourner le dos à la porte. Dans une tentative de rendre la cabane plus habitable, j'avais essayé de faire le ménage et j'avais fait de mon mieux avec les maigres ressources que j'avais. Nettoyer la petite cabane ne m'avait pas prit longtemps, donc je m'étais allongée ensuite. J'avais passé le reste de mon temps à me mordiller nerveusement la lèvre en pensant à Edward, à Forks, sans aucun doute frustré par son incapacité à me trouver et inquiet parce qu'il se sentait responsable de ce qui m'était arrivé. Je me demandais s'il prenait des nouvelles de Charlie, s'ils s'entraidaient pour se soutenir. Je me demandai comment allait Alice, si elle m'en voulait d'être partie.

"Bella?" J'entendis la voix rauque de James m'appeler doucement.

Je levai paresseusement la main, et agitai les doigts pour lui faire comprendre que je l'avais entendu. Je me sentais épuisée. La situation était bien assez stressante comme ça, et maintenant je devais y ajouter mes sentiments pour James, quels qu'ils soient? J'avais besoin de temps pour y réfléchir parce que je n'y comprenais rien. Je sentis quelque chose de froid effleurer mon dos et je réalisai qu'il s'était approché du lit de camp.

"Je t'ai ramené quelques livres," me dit-il. Il semblait confus et mal à l'aise.

Je souris malgré moi. Je savais qu'il ne savait pas vraiment comment 's'occuper de la prisonnière humaine', mais il était attentif malgré tout. Je me retournai pour le regarder.

"Merci," lui dis-je en regardant le sac qui était posé près de la porte.

Je lui en étais vraiment reconnaissante. Les jours allaient rapidement devenir ennuyeux si je n'avais rien pour faire passer le temps. Avec des livres, ça irait. Je pourrais les lire et les relire si nécessaire. Je tendis la main pour effleurer la sienne du bout des doigts.

"Vraiment, merci."

Il se balança à nouveau sur ses talons, et je compris qu'il ne savait pas comment gérer la situation. Malgré le fait qu'on ait passé très peu de temps ensemble, je commençai à arriver à le lire assez facilement, réalisai-je avec un petit sourire.

Je lui tirai la main pour l'attirer vers le petit lit de camp. C'était égoïste, oui. J'espérai qu'avec ses bras autour de moi, si semblables à ceux d'Edward (bien qu'incroyablement différents aussi), je serais finalement capable de dormir. S'il était aussi près, je saurais s'il partait. Et oui, je voulais qu'il soit là avec moi.

"Viens. Couche-toi. Ça ne te tuera pas," le taquinai-je en lui faisant de la place.

Je vis une expression perplexe apparaître sur son visage alors qu'il s'allongeait sur le lit. Je sentis sa tension contre mon dos lorsque je me tournai.

"Détend-toi, James. Je ne vais pas te violer alors que tu es sans défense."

Il rigola, et je sentis son torse trembler contre mon dos. Je tirai son bras autour de ma taille avant de me renfoncer dans le sac de couchage.

"Bonne nuit," chuchotai-je, mais je ne tournai pas la tête pour voir sa réaction.

"Nuit," me répondit-il d'une voix rauque.

Je souris, soupirai et fermai les yeux. Je réalisai que j'avais plus de problèmes que ce que j'avais cru. Et le pire, c'était que je m'en moquai.


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