Auteur : forbiddenkisses
Traductrice : Moi
Spoilers : -
Rating : M
Genre(s) : Romance/Drama
Disclaimers : Tout l'univers des Cullen appartient à Stephenie Meyer. L'histoire que vous allez lire appartient à forbiddenkisses. Quand à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.
Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.
Je rappelle que vous pouvez désormais me trouver sur Facebook sous le nom de Saw Trombone... Si vous voulez discuter de mes fics ou vous tenir au courant de ma vie :D Vous êtes les bienvenus!
- Chapitre 7 -
-PoV Edward-
J'étais assis sur le lit de Bella, les jambes croisées, entrain de me pincer l'arrête du nez lorsque les pièces du puzzle commencèrent enfin à se mettre en place. Les visions d'Alice avaient prouvé que Bella était toujours vivante, que James la gardait prisonnière quelque part. Quelque part d'isolé, dans les bois. Un endroit où il pleuvait. James me provoquait. Le fin mot de l'histoire, c'était qu'il voulait voir jusqu'où nous irions ma famille et moi pour la sauver. Avec quelle facilité nous arriverions à déchiffrer les indices pour la retrouver. A quel point nous nous battrions pour la récupérer. Il voulait que je trouve Bella. Donc ce n'était pas impossible de la retrouver. Ça aurait ruiné son plan.
Je bougeai mes mains, couvrant mon visage. Mon esprit réfléchissait rapidement, et si j'avais été humain, j'étais sûr que mes joues auraient rougi sous l'effet de l'excitation que je ressentais à l'idée d'avoir enfin trouvé les possibilités qui me ramèneraient ma Bella. Mon désespoir suite à son enlèvement avait embrumé mon cerveau, et je commençai enfin à réfléchir. Je sautai au bas du lit, mourant d'envie de trouver une feuille et un stylo pour écrire mes pensées, bien que je n'avais pas besoin de ça. Je fouillai dans le bureau de Bella, repoussant la tristesse que cette action me provoquait au plus profond de mon être pour ne pas oublier ce à quoi j'étais entrain de réfléchir. "Aha!" annonçai-je triomphalement à la pièce lorsque je trouvai un cahier et un stylo. Je me rassis sur le lit, ouvris le cahier et commençai à réfléchir.
La chose la plus importante était que James voulait que je retrouve Bella. Il voulait que j'ai à le combattre pour elle. Il n'avait prit aucun plaisir à piéger une fille humaine. Son plaisir serait lorsqu'il me montrerait mes propres faiblesses, lorsqu'il me battrait. De plus, en me battant, il battrait toute la famille Cullen d'une certaine façon, ce qui satisferait son ego, parce que beaucoup disaient que nous étions la famille la plus puissante après les Volturi.
Je repensai aux visions d'Alice, me concentrant dessus dans l'ordre où elle les avait eu.
Dans mon esprit, dans l'esprit d'Alice, je vis Bella. Ses cheveux retombaient sur son visage, sa peau était plus pâle que d'habitude et elle portait ce que je supposais être les mêmes vêtements que ceux qu'elle portait lorsqu'elle était parti avec Alice et Jasper. Ses yeux étaient cernés et elle frappait et griffait même les fenêtres verrouillées d'une petite pièce sale. Elle avait l'air enragée et terrifiée, mais elle était en vie!
C'était tout simplement Bella, dans une petite pièce. La pièce était plutôt propre, même si je l'avais trouvé sale au premier coup d'oeil, c'était la poussière qui donnait l'impression qu'elle était négligée, miteuse, oubliée. Il était évident qu'elle avait été abandonné. Un canapé, qui avait vraiment vu des jours meilleurs. Des miroirs, partout. Certains reflétaient Bella, d'autres reflétaient l'extérieur de la pièce. Je fis de mon mieux pour ignorer la détresse que Bella ressentait et me concentrai sur les détails de la vision à la place. Par la fenêtre, je vis des arbres et des feuilles. Des feuilles stupides et inutiles. Des feuilles qui m'aideraient à identifier la zone. J'étais à l'écoute du moindre bruit ou animal à l'extérieur mais je n'entendais que Bella. Donc elle était dans un petit bâtiment qui n'avait pas servi depuis longtemps. C'était dans les bois, loin de toute circulation. Les animaux semblaient ne pas s'en approcher et la cabane ne semblait pas très grande, d'après ce que j'avais pu voir par la fenêtre.
James, sur Bella. Il ne portait pas de chemise, et il semblerait que Bella était pratiquement nue. Ses intentions étaient claires, sa bouche voyageait sur le cou de Bella, sur sa poitrine alors qu'elle lui griffait le dos et le visage, cherchant à l'atteindre bien que ce soit inutile face à sa peau dur. On aurait presque dit qu'ils se battaient. Bella semblait être absolument furieuse, passionnée; c'était une transformation incroyable comparée à la fille timide que je connaissais. Mais encore plus important, elle ne semblait pas être consentante.
Mes poings se serrèrent lorsque je me rappelai de cette vision bien particulière, et ma bouche se remplit de venin. Chaque muscle de mon corps était tendu, prêt à me jeter sur James, la tension me faisant presque vibrer. Bien sûr, James n'était pas en face de moi. Pas encore. J'essayai d'ignorer ce qui se passait dans cette vision parce que je savais que chaque petit détail comptait. Cette vision contribuerait certainement à trouver quelque chose qui me permettrait de retrouver Bella, en plus de me convaincre que je devais faire vite. Ils étaient contre la porte, à côté de la fenêtre. Je me concentrai sur la fenêtre en prenant une profonde inspiration pour me calmer. J'avais déjà vu ces actions et c'était inutile d'essayer d'entendre quoi que ce soit d'autre. Si je pouvais juste voir le moindre animal. Comme pour répondre à mes prières, un canidé passa sous la fenêtre, presque invisible dans le noir. Je pris mentalement note de son existence et imprimai son apparence dans ma mémoire.
La vision suivante me provoqua une réaction tout aussi négative bien que ce fut pour une raison complètement différente. Au lieu de vouloir tuer la vampire, j'étais inquiet pour Bella. La peur me prit par surprise, me rendant presque malade.
Bella, dans une salle de bain. Il fait sombre. Je peux entendre une tempête faire rage dehors. Elle a l'air triste, torturée et effrayée alors qu'elle écoute ce qui se passe de l'autre côté de la porte, quoi que ce soit. Soudainement, elle recule rapidement, se tord la cheville et tombe au sol. Sa tête se cogne contre le mur derrière elle. Avec horreur, je regarde la porte s'ouvrir sur une Victoria enragée.
La tempête. Je savais que c'était la clé. Tout le reste de la scène ne faisait rien d'autre que m'inquiéter pour Bella; la tempête, d'un autre côté, combiné avec ce que j'avais découvert sur la localisation de la cabane, m'aiderait à réduire les possibilités. Je demanderais à Alice de se concentrer. S'il te plaît, pour moi, concentre-toi. Si elle pouvait juste avoir la moindre idée du jour de sa dernière vision, je savais que ça nous donnerait un semblant de localisation. Une fois que j'aurais utilisé mes autres indices pour trouver des lieux potentiels, ce ne serait plus qu'une question de comparer ces zones aux zones de tempêtes à la date donnée. Ce ne serait pas facile, et ce ne serait pas complètement précis, mais ça nous donnerait un point de départ. Ça nous donnerait plus que ce qu'on avait avant.
J'arrachai les pages du cahier et me glissai par la fenêtre de Bella avant de me précipiter chez moi pour faire des recherches. Sentant un poids m'être enlevé des épaules à la première parcelle d'espoir que j'avais ressenti depuis des jours.
-PoV Bella-
Le matin du jour où tout changea commença comme tous les autres. Je me demande si, sachant comment la journée allait se finir, j'aurais été capable de remarquer le moindre signe avant-coureur...la limite...quelque chose. Ça avait ressemblé à n'importe quel autre matin. Je n'avais eu aucune raison de croire que ce jour serait différent de n'importe quel autre jour.
J'avais complètement tort.
Je sortis de la salle de bain après m'être douche et avoir enfilé une autre tenue volée, mes cheveux ramenés en chignon lâche à l'arrière de ma tête. Je trébuchai sur le pas de la porte et jurai dans un souffle. Le rire bas de James me surprit. Je m'étais attendue à ce qu'il soit déjà parti à la fin de ma 'minute d'humanité'. Je relevai la tête et le regardai avec curiosité.
"Bella. J'en ai marre," commença-t-il en semblant presque en colère. Mon coeur se serra à ses mots. Nous y étions donc. Il en avait enfin marre de son petit jeu. J'ouvris ma bouche pour parler mais il leva la main pour m'en empêcher. Je lui lançai un regard noir, irritée par ce geste, les joues brûlantes. Mais je refermai la bouche.
"J'en ai marre de la tension entre nous," clarifia-t-il en faisant un pas vers moi. Ses mains étaient le long de son corps dans une position détendue, comme s'il essayait de me convaincre qu'il n'était pas une menace pour moi. "Je ne suis pas la personne la plus éloquente au monde, Bella. Je ne suis pas très raffiné; je n'ai pas beaucoup de culture et je ne suis pas un génie." Il s'interrompit pour me faire un large sourire.
"Je ne vais pas te demander de me pardonner ça parce que ça ne me dérange pas. Mais ça n'a rien à voir avec le fait que je t'aime bien. Et tu m'aimes bien. Et on va bien ensemble." Il s'avançait un peu plus vers moi à chaque mot, et je sus soudainement ce que ressentait une proie lorsqu'elle était traquée par un prédateur. Il était à portée de ma main lorsqu'il se pencha en avant, approchant sa bouche de moi autant que possible sans me toucher. "Tu ne peux pas ignorer une alchimie comme la notre," chuchota-t-il avec un sourire vicieux. Je frissonnai et penchai la tête vers lui.
Edward s'était toujours qualifié de monstre, clamant que même dans ses meilleurs que s'il n'était pas un monstre, y'en avait toujours un en lui, prêt à prendre le contrôle. Je savais maintenant, à cet instant qu'il avait eu tort. J'étais le monstre. Seul un monstre pourrait aimer quelqu'un d'aussi parfait qu'Edward autant que je l'aimais mais être toujours capable de repousser cet amour face à ce qui existait entre James et moi. Quoi que ces sentiments soient, l'électricité voyageait sur ma peau. Chaque nerf de mon corps était éveillé, prêt, attendant impatiemment que James me touche. Je sentis mon rythme cardiaque s'emballer et rougis d'embarras.
"Amis?" insistai-je en tendant la main entre nous en espérant le forcer à reculer. Il regarda ma main, en secouant la tête et en rigolant, mais il la serra.
"Très bien. Amis, pour le moment." Je souris, bien plus heureuse de ce développement que je ne voulais l'admettre. Mes nerfs étaient toujours à vif, l'appelant, voulant qu'il me touche. Je m'éloignai de lui et me positionnai au centre de la pièce. Je me tournai ensuite à nouveau vers lui et fut surprise de voir à quel point ses yeux étaient intenses. Il ressemblait toujours autant à un prédateur lorsqu'il s'approcha de moi, et je reculai malgré moi, et son sourire vicieux s'élargit.
"Qu'est-ce que tu veux faire aujourd'hui, mon amie?" me demanda-t-il d'une voix taquine. Je rougis et haussai les épaules.
"Euh, faire une promenade?" suggérai-je avec hésitation en regardant par la fenêtre. Ça devait déjà être l'après-midi, même si c'était dur à dire à cause des arbres. James secoua la tête en s'approchant encore plus de moi.
"Non, tu es une prisonnière, tu te rappelles? Je te garde ici sous verrou." Je sentis ma peau s'enflammer à sa voix, humiliée par ma propre réaction. Il disait des choses qui devraient me mettre en colère, mais il les disait comme s'il me racontait des trucs cochon, et mon corps réagissait comme si c'était vraiment le cas. J'étais près de la porte maintenant, et James avait à nouveau réussi à s'approcher assez de moi pour me toucher.
"C'est si mal," murmurai-je alors que je comblai la distance entre nous, enroulant mes bras autour du cou de James. Il sembla légèrement choqué, mais il s'en remit rapidement. Nos lèvres se rencontrèrent, déjà entrouvertes pour l'autre. Son baiser fut brusque, désespéré, presque comme une punition. Un peu plus fort et mes lèvres auraient des bleus plus tard, j'en étais sûre. Mon côté le plus rationnel cria. Et Edward? Mais je le fis taire. James tenait ma vie entre ses mains. Il l'avait mérité. Je pressai mon corps contre le sien autant que possible, et haletai lorsque je sentis son excitation se tendre contre mon ventre. Mes doigts s'enfoncèrent dans ses épaules alors que je bougeai contre lui, cherchant un moyen de soulager la sensation qui enflait dans mon ventre.
J'entendis un bruit sec, et réalisai que James avait cassé l'élastique qui retenait mes cheveux lorsqu'ils me tombèrent sur le visage en boucles. Ses mains se glissèrent dans mes cheveux, en attrapant une poignée, bien qu'il ne fit rien de plus que de garder ma bouche contre la sienne. Je me sentais anxieuse, comme si j'allais perdre le contrôle si ses mains ne parcouraient pas bientôt mon corps et que les miennes ne parcouraient pas le sien. Je tirai sur son t-shirt, et ensuite sur le mien, incapable de décider lequel devait être enlevé en premier. Il rigola dans notre baiser et se recula. "Enlève ton haut," insista-t-il alors qu'il enlevait son propre t-shirt. J'enlevai le mien, sans éprouvait la moindre gêne à l'idée de me retrouver en soutien-gorge devant lui. Bon sang, c'était lui qui me l'avait donné, comme ma culotte donc c'était inutile.
Dès que nos hauts furent enlevés, on se rejoignit à nouveau, nos mains voyageant sur le corps de l'autre. Il nous fit reculer, et je sentis la porte dans mon dos. Ses mains étaient glaciales sur ma peau brûlante, et j'imaginai que mes mains chaudes étaient excellentes sur sa peau froide. Ses lèvres glissèrent loin des miennes, déposant des baisers glacés sur ma pommette avant de descendre sur ma mâchoire. Je penchai la tête en arrière, gémissant lorsqu'il glissa une jambe entre les miennes. Et Edward? me cria ma conscience. J'étais impuissante, perdue dans les sensations que James provoquait en moi. Je voulais le blesser, le faire souffrir autant qu'il me faisait souffrir en me faisant ressentir ça. Mes ongles griffèrent son dos, même si je savais que ça ne lui ferait absolument rien. Au lieu de s'arrêter, il s'arqua contre moi. Je souris automatiquement, enchantée par sa réaction.
Mes émotions étaient complètement hors de contrôle. J'étais presque folle de désir pour James. J'étais si en colère, complètement folle de rage après moi-même et mon manque de contrôle. J'allais les blesser tous les deux, James et Edward, d'une manière ou d'une autre. Je savais que je les blesserais. Mais je n'arrivais pas à me convaincre d'arrêter. Sa bouche était trop bonne, ses mains trop talentueuses; mes nerfs étaient bien trop tendus par son contact pour vouloir arrêter.
"Arrête de réfléchir," m'ordonna-t-il en reposant sa bouche sur la mienne. Il m'embrassa plus fort, pour me punir cette fois. Donc je me laissai faire. Ma bouche était douce, chaude sous la sienne, et je me contentai d'accepter ce qu'il me donnait. Sa main se posa sur mon sein, son pouce caressa mon soutien-gorge et le téton qu'il dissimulait avant même que je ne puisse réagir. Je frissonnai violemment dans ses bras, le froid de ses doigts sur cette zone sensible me choquant jusqu'au plus profond de moi-même.
Ses yeux étaient noirs lorsqu'il se recula pour regarder mon visage alors qu'il dégrafait mon soutien-gorge et le laissai tomber; son autre main caressant paresseusement ma cuisse. Mon souffle était bruyant, lourd, et je remarquai que le sien l'était aussi, même s'il n'avait pas besoin d'oxygène. Je rougis furieusement lorsque je réalisai qu'il pouvait définitivement sentir la réaction qu'il avait provoqué entre mes cuisses, surtout vu qu'il respirait aussi profondément. Mais ça ne sembla pas du tout le déranger. Je fermai les yeux et appuyai ma tête contre la porte, m'abandonnant aux sensations que je ressentais.
"Bella," grogna-t-il. Je sautai presque hors de ses bras à la sensation suivante: sa bouche, humide et glacée, se refermant sur le téton de mon sein qu'il ne touchait pas. Je glissai mes doigts dans ses cheveux, gardant son visage contre moi. Je me sentis mouiller encore plus et ne trouvai même pas la force d'être embarrassée alors que je me pressai contre sa jambe. Je m'immobilisai lorsque je sentis ses doigts froids sur mon jean, l'ouvrant avant de se glisser à l'intérieur, pour juste caresser ma peau brûlante. Il ne bougea pas ses doigts, il se contenta de toucher ma peau. J'avais l'impression que tout ce que j'étais n'était concentré que sur cet endroit. Lorsque ses doigts glissèrent enfin en moi, je sanglotai son nom, les muscles tendus, chaque mouvement de ses doigts m'envoyant de plus en plus loin dans un monde que je n'avais jamais exploré avant.
Puis James disparut, et je manquai de m'effondrer. Sa main se posa contre mon épaule, me gardant droite alors qu'il essayait de m'enlever mon jean.
"Ton pied," murmura-t-il en faisant glisser mon jean, puis "l'autre pied." Je fis ce qu'il me demandait et ensuite, Dieu merci, il fut de retour.
Je sentis un doigt froid glisser en moi, son pouce tournant lentement pour explorer toutes mes sensations. Il fit glisser un second doigt en moi, et je ne pus pas retenir les bruits qui s'échappèrent de ma gorge. Je me sentis retourner dans ce monde, trop vite, tout allait trop vite, j'avais besoin d'une seconde pour reprendre mon souffle, mais je ne pouvais pas. J'attrapai le poignet de James pour essayer de le repousser et ensuite ce fut fini. Mon orgasme me submergea, mes muscles tremblèrent autour de lui, et un million de petits points dansèrent devant mes yeux. Je pourrais passer l'éternité à essayer de décrire ce que je ressentais et je n'y arriverais pas. Ça ressemblait à ce que je ressentais lorsque je me masturbai mais c'était tellement, tellement plus.
Avant même que je n'ai la chance d'y réfléchir, James enlevait son pantalon; ma culotte fut déchirée et jetée au sol. Il me souleva contre la porte et utilisa ses mains pour guider mes jambes autour de sa taille. "Bella, Bella, j'ai besoin de toi, Bella," murmura-t-il en déposant des baisers sur tout mon visage et ma gorge entre chaque mot alors que ses mains glissaient sur mes côtes maintenant que j'avais enroulé mes jambes autour de lui. Mon esprit était encore embrumé, mais il s'éclairçit immédiatement lorsque je le sentis pousser contre mon entrée.
Je levai la tête pour plonger mon regard dans le sien et fus choquée par ce que je vis. Il y avait du désir, oui. Il était très intense. Il y avait aussi sa soif pour mon sang, qu'il avait parfaitement contrôlé pendant tout le temps qu'on avait passé ensemble. Mais il y avait aussi quelque chose d'autre, quelque chose de plus.
J'arrêtai d'y réfléchir lorsqu'il poussa à nouveau ses hanches, s'enfonçant encore plus en moi. Je sentis la brûlure commencer et me préparai. "Fais-le," chuchotai-je avant de déposer un baiser sur ses lèvres. Donc il le fit. Plutôt brusquement, il se contenta d'y aller, enfonçant toute sa longueur en moi. J'haletai de douleur, mes jambes se resserrant autour de sa taille. Il s'arrêta seulement une seconde avant de se retirer et de me repénétrer avec force. Ce n'est pas de l'amour; ce n'est pas Edward, me rappela ma conscience. C'est de la baise. C'est ce que tu voulais.
Je réalisai que le froid de son corps aidait à apaiser ma douleur, tout comme ses doigts entre mes cuisses, caressant à nouveau mon petit bouton. Avant longtemps, la douleur brûlante avait disparu, remplacée par une autre brûlure, une brûlure glaciale, si ça existait. Quelque chose qui parcourait délicieusement chaque nerf de mon corps. Une de mes mains relâcha ses cheveux pour griffer à nouveau son dos alors que je pressai mes hanches contre les siennes. La petite pièce résonnait de mes halètements et gémissements; ses grognements animaux occasionnels contrastant ma voix plus aiguë. Nous n'étions pas doux. Il bougeait facilement en moi, fort et rapidement plus vite qu'un humain ne l'aurait jamais essayé, ravageant ma bouche en même temps alors que ses doigts continuaient à bouger entre mes cuisses. C'était une surcharge sensorielle, James et du sexe partout, mon cerveau en était rempli.
J'y étais presque; je sentis cette sensation enfler de plus en plus dans mon ventre, mais je resserrai mes jambes autour de James, refusant de jouir s'il ne venait pas avec moi. Je sentis son rythme s'accélérer et ses mains se resserrèrent sur mes hanches avant que je ne le sente exploser en moi. Dans un grognement bas, il rejeta la tête en arrière, se laissant finalement aller. Je fus émerveillée par la vision de James en plein orgasme et finalement, ce fut à nouveau trop pour moi et je me laissai aller.
Lorsque je me réveillai, il faisait noir dehors. Nous étions tous les deux allongés sur le lit de camp et James était tout autour de moi, ses doigts dansant paresseusement sur ma peau. "Bonsoir," murmura-t-il d'une voix si satisfaite qu'elle en devenait presque dégoûtante. Je me tournai dans ses bras pour lui faire face et lui fis un sourire satisfait.
"Mm, bonsoir," répondis-je en plaçant mon menton sur son torse. Ça ne me gênait même plus de plonger mon regard dans ses yeux rouges. Ils étaient une part de James. Je grimaçai lorsque sa main voyagea sur ma hanche.
"Tu as des bleus," m'informa-t-il, sans être désolé. "C'était à prévoir, cependant. J'aurais tout aussi bien pu te briser les os."
Je haussai les épaules et étirai mes jambes pour voir à quel point j'avais mal. "Je sais. J'étais prête à prendre le risque." James hocha la tête, acceptant ma réponse avec une facilité dont Edward avait toujours été incapable. Le nom d'Edward me fit mal au coeur, et je sentis une anxiété désormais familière me serrer la gorge. Je la repoussai, ou en tout cas, je fis de mon mieux pour l'ignorer. Il fronça les sourcils lorsque mon anxiété apparut sur mon visage et il se pencha pour m'embrasser, d'un baiser lent mais passionné.
"Dors," me dit-il, en me faisant rouler sur le côté pour se coller derrière moi.
Je restai juste allongée là pendant un moment, à réfléchir. Deux Bella étaient entrain d'émerger en moi, réalisai-je. La féroce Bella taquine qui voulait James, plus que tout et la timide Bella qui était complètement dévouée à Edward. J'étais amoureuse d'Edward. Mais pour une raison ou une autre, ça ne m'empêchait pas de commencer à aimer James. Je sentis les bras de James se resserrer autour de moi, ses lèvres se posèrent sur mon épaule et je soupirai avant de fermer les yeux. Essayant de me forcer à dormir. A juste accepter ce qui m'arrivait et y réfléchir plus tard.
-PoV Edward-
Je n'arrivai pas à en croire mes yeux. Je parcourus rapidement la page internet avant d'utiliser Google pour trouver encore plus de preuves. L'animal que j'avais vu dans la vision d'Alice vivait dans le nord-est des Etats-Unis. Je ne pouvais pas encore trouver où Bella était ni même réduire ma zone de recherche jusqu'à ce qu'Alice réussisse à découvrir quand sa vision avec Victoria prendrait place. Mais elle n'était pas loin. Ce bâtard l'avait caché sous mon nez.
Je fermai mon ordinateur portable et serrai convulsivement les poings. J'étais si près que je pouvais le sentir. Bella était presque à portée de ma main. Retrouver mon amour, mon âme-soeur était désormais faisable. L'excitation envahit mon corps, et mes yeux parcoururent anxieusement mon environnement, à la recherche d'un moyen de me soulager. Ma musique ne me satisferait pas, je le savais. Mais qu'est-ce qui me satisferait alors? Soudainement, je sus...avec un gémissement de satisfaction, je sautai sur mes pieds. Esme me remarqua à peine lorsque je passai à côté d'elle en courant aussi vite que je le pouvais.
J'avais enfin un point de départ.
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