Premièrement, j'avais oublié de parler du rythme de publication ... Je suis sensée *toute la subtilité est dans le 'sensée' !* publier toutes les 1/2 semaines, mais je ne suis pas sûre de tenir mes résolutions ... Adviendra ce qui adviendra !
Bonne lecture !
Chapitre 2
LE POUDLARD EXPRESS
PdV Arrylinda Mithry Tomillian
Tous les élèves étaient agités comme le diable, en conséquence de quoi je rappelai à l'ordre deux troisièmes années qui couraient en bousculant anciens et nouveaux élèves.
Une fois maintes réprimandes passées, j'atteignis enfin le compartiment où m'attendaient …
« Salut tout le monde ! » Lançai-je d'une voix joyeuse en direction des quatre garçons et de la jeune fille présents.
« Ry ! » S'exclama celle-ci en se jetant sur moi. « C'est pas trop tôt ! T'aurais pu donner de tes nouvelles ! Tu m'as tellement manqué ! »
« Toi aussi Lily ! T'as fait quoi depuis la dernière lettre que tu m'as écrite ? Et c'est du sérieux entre Pétunia et Vernon ? »
Toujours à la porte du compartiment, nous commençâmes à nous raconter nos vacances, lorsque l'un des garçons, qui lisait un magazine de quidditch releva la tête et d'exclama :
« Lily, ça te dérangerais de ne pas monopoliser Arrylinda? On aimerait bien pouvoir lui parler, nous aussi ! »
J'éclatai de rire et Sirius me jeta, de ses yeux gris, un regard indigné.
« Je ne vois pas ce que ça a de drôle. » Bougonna-t-il, vexé. J'étais tout ce qu'il y a de plus sérieux. »
« Aaah, comme il m'a manqué, mon merveilleux petit Black. » Susurrais-je
« Bon, s'il te plait me répondit l'interpellé, j'ai un prénom et je ne tiens pas à me faire appeler 'Black' toute ma vie … »
« Désolée, Sirius » M'excusais-je aussitôt en posant un léger baiser sur sa joue.
En me relevant, j'aperçus un petit éclat de lumière à travers ses cheveux de jais.
« Fais-moi voir ça ! » Lui ordonnai-je en repoussant ses mèches rebelles.
Un anneau d'argent était accroché à son oreille droite, gravé de runes et de signes anciens.
« Mais c'est que le petit Sirius rend son indépendance ! » Le taquinais-je
« Et encore, c'est rien ! » Intervint le garçon qui se tenait à gauche de notre désormais dénommé 'rebelle'. « Cet été il a fugué de chez lui et il s'est réfugié chez moi jusqu'à la fin des vacances ! »
« Rhooo… C'est bon, fichez-moi la paix » Grommela l'intéressé.
Eclatant de rire, je me détournai de mon premier cousin pour me diriger vers le second, issus issus issus de germains tous deux.
James avait les cheveux noirs, comme Sirius, qui n'avaient pas le mérite d'être domptables et étaient bourrés d'épis, avec des yeux noisette cernés de lunettes rondes.
« Arry ! Comment va ? » Me demanda-t-il d'une voix joyeuse.
« Bien, merci Prongs ! Oh, d'ailleurs, j'ai quelque chose … »
Je fouillai dans ma poche et m'écriai avec un grand sourire
« … Pour toi ! »
Je lui tendis une petite balle dorée pourvue d'ailes d'argent.
« Aaah ! Tu tombes à pic, Rudolf –que ce chat soit croqué par un hippogriffe- a avalé le mien et est allé le recracher je ne sais où ! » Maugréa-t-il. « Et merci ! » Se dépêcha-t-il d'ajouter, d'un ton plus enjoué.
Et comme à son habitude, il le laissa s'échapper pour le rattraper un instant plus tard, sous le regard exaspéré de Lily.
« Et moi, j'ai pas de cadeau ? » ironisa Remus qui était plongé, comme trop souvent à mon goût, dans un livre de cours, et avait relevé la tête.
Il avait l'air encore plus fatigué que d'habitude, de grands cernes noirs bordant ses yeux ambre et ses cheveux châtain clair parsemés de mèches grises, mais tout de même de bonne humeur.
De toute évidence, la pleine lune avait été dans la semaine, et il était content d'en avoir terminé pour un mois.
« Et c'est là qu'Arrylinda intervient ! » Annonçai-je d'une voix claironnante, m'attirant un regard amusé de mon amie, tout en lançant à mon loup préféré un paquet cylindrique.
« A partager avec Padfoot. » Précisai-je.
Dès qu'il eut vu le contenu de l'emballage, il éclata de rire.
« Excellent choix, merci ! Tiens, attrape Padfoot ! »
Le temps que Sirius relève la tête de son magazine, la bouteille d'antipuces le percutait au ventre.
Il poussa un gémissement de douleur, légèrement outré par nos éclats de rire, mais se joignit à nous dès qu'il eut lu l'étiquette.
Une fois mon souffle retrouvé, je me tournais vers la dernière personne présente dans le compartiment.
« Oh ! Excuse-moi Peter, je ne t'avais pas salué … »
« Aucune importance. » Me répondit-il avec un grand sourire. « Qui aime bien châtie bien ! »
Je pouffai de rire en lui frottant les cheveux, puis m'assis à côté de mon amie rousse, tout en lançant aux garçons :
« C'est bon ? On a fini de discuter ? Alors si ça ne vous dérange pas, on va terminer notre conversation. »
Et nous nous lançâmes à nouveau, sous les regards amusés de nos amis, dans la narration de nos souvenirs d'été.
PdV Edwïn Fabian Tomillian
L'ambiance chaleureuse n'était pas tout à fait la même dans tous les compartiments.
Quand nous pénétrâmes dans le nôtre, Narcissa n'était pas encore arrivée, sûrement en train de discuter avec des filles de son niveau, mais Severus et Regulus étaient bien présents et avaient déjà revêtu leurs uniformes.
Regulus nous accueillit avec un grand sourire et Severus avec un grognement presque mécontent.
« Qu'est-ce qu'il y a, Sev ? Déjà en rogne dès le matin ? » Lui demandai-je.
« Il a croisé Evans » nous expliqua le garçon aux cheveux noirs et aux yeux gris, appelé communément Regulus Black, petit frère 'adoré' de Sirius Black.
Severus avait l'air un peu déprimé. Très diplomate, Caldwïn s'assit à côté de lui et lui fourra un paquet de dragées surprises de Bertie Crochue dans les mains.
Severus le remercia d'un pauvre sourire et mon jumeau lui envoya une grande claque dans le dos -claque qui fit pousser un gémissement à sa victime.
« Eh ! Tu m'as fait mal ! » Se plaignit l'adolescent à la tignasse noire
« Mais c'est que Sev est encore plus mignon quand il est en colère ! » Le taquinai-je.
« Mon vieux … » Me répondit-il très sérieusement. « T'as dû tomber trop de fois de ton balai quand t'étais petit; tout le monde me répète sans cesse que c'est quand je fais mon sadique que je suis le plus craquant ! »
« Oui. » Renchéris-je. « Même que les autres élèves sont tellement subjugués par ta beauté qu'ils te fuient comme la peste ! »
Je fis un petit sourire entendu à mon frère, et nous nous mîmes à rire de bon cœur.
La chape de froid présente dans le compartiment s'évapora en quelques instants pour laisser place au bonheur de nous retrouvailles.
PdV Haykëss Ondine Tomillian
Cela faisait plus de quinze minutes que je parcourais le wagon des premières années sans trouver trace de mon assistante en mauvais coups, j'ai nommé Rose Williamson. Avait-elle raté le train ?
Apparemment, ce n'était pas le cas car je trouvai mon amie dans un des derniers compartiments, appuyée sur la fenêtre et l'air rêveuse.
« Kessie ! »
« Rose ! Je commençais à me demander si tu avais vraiment été admise à Poudlard : ça fait des heures que je te cours après ! » Lui dis-je avec un grand sourire.
« Justement, Kessie, et si … et si ils ne m'acceptaient dans aucune maison ? Et si je n'étais pas vraiment une sorcière ? » Me demanda-t-elle d'une voix angoissée.
Je poussais un soupir de soulagement : ainsi mon amie n'était qu'angoissée par la rentrée, comme bon nombre d'élèves de notre année.
Je m'approchais d'elle et lui posais doucement un bras sur les épaules.
« Rassure-toi, vu toutes les farces que l'on a réussi à mettre au point, je n'ai aucun doute quant au fait que tu sois une sorcière, sois en sûre. Et je peux aussi t'affirmer qui si Dumbledore t'a envoyé la lettre et t'a admise à Poudlard, c'est que tu seras forcément répartie dans une maison. Ne te fais pas de soucis pour ça ! »
Rose me regarda avec de petits yeux et murmura :
« Certaine ? » D'une voix encore un peu tremblante.
« Certaine ! » Lui répondis-je avec un clin d'œil.
Rose me sourit franchement et se renfrogna.
« C'est facile à dire pour toi ; tu as une sœur et trois frères qui t'ont déjà tout expliqué sur l'école. » Bougonna-t-elle.
« Ouais, ces mêmes-là qui m'ont pourri tout l'été à me raconter toutes les manières qu'ils auraient pour me torturer … Mais ne t'inquiète pas, tu t'y feras vite ! » Lui dis-je en lui faisant un sourire éclatant qui eut pour effet de la plonger dans une profonde crise de rire, dans laquelle je la rejoignis rapidement.
Lorsque nous émergeâmes, quelques minutes plus tard, je fouillai dans ma poche et en sortis un objet que je lançai à mon amie.
Celle-ci l'examina et le retourna sous tous ses angles, un léger sourire sur le visage. Il s'agissait d'un oignon de métal pourvu d'une clef. Rose se tourna vers moi en me montrant quelque chose sur le bulbe.
« Kessie, qu'est-ce que c'est que ce bouton, là ? » me demanda-t-elle en appuyant sur la partie saillante de la racine métallique, ce qui provoqua l'explosion dudit objet en un nuage vert pestilentiel.
Rose en sortit en riant, ses yeux pleurant à chaudes larmes.
« Génial ! S'exclama-t-elle ! Une bombe à l'oignon ! Je n'y avais jamais pensé ; Kessie, t'es la meilleure ! Les plans ? »
-« Tout de suite, mon capitaine ! » M'écriai-je en lui tendant deux rouleaux de parchemin fraichement sortis de mon sac.
Et elle commença à les examiner sous mon œil attentif, qui lui donnait des précisions sur le contenu des manuscrits.
PdV Lidryel Artemis Tomillian
Dire que je fus sidéré lorsque, dans le couloir du wagon, je retrouvais Gauthier et Sarah, était un euphémisme.
En effet, mes deux amis se tenaient par la main et ne cessaient pas de se jeter des regards possessifs toutes les dix secondes. Alors qu'ils ne se parlaient même plus à la fin de l'année dernière, voilà maintenant qu'ils étaient tombés amoureux !
Gauthier tourna soudain la tête et m'aperçut. Il parut surpris et m'adressa une petite moue d'excuse, lorsqu'il remarqua mon ébahissement.
Sortant de ma léthargie, je lui souris pour lui montrer que je ne lui en voulais nullement et étais content pour lui.
Oui, effectivement, j'étais heureux pour mon ami à la carrure impressionnante et doux comme un agneau, dont les mèches de cheveux cendrés cachaient presque les yeux gris clair, empreints d'un immense bonheur, qui avait des vues sur Sarah depuis notre première année, mais qui n'avait jamais osé lui avouer ses sentiments.
Sentant le trouble de son petit ami, ma brunette d'amie se tourna à son tour vers moi et me fit un magnifique sourire, avant de se jeter dans mes bras, suivie quelques instants plus tard par un ours blond.
Le seul compartiment 'vide' que nous trouvâmes était occupé par des secondes années qui, intimidés devant les 185 centimètres de Gauthier, ne montrèrent aucune objection quant au fait de nous laisser nous installer. Je m'assis à la fenêtre et collai mon visage contre la vitre.
Nous étions en pleine campagne et le train traversait d'immenses champs mauves, à perte de vue. Je récitai, dans un murmure à peine audible, la dernière strophe d'un célèbre poème moldu que j'appréciais beaucoup.
« Un bouquet de houx vert et de bruyères en fleurs … »
Sarah me jeta un regard surpris. Je soupirai ; mon amie était en effet née de parents non sorciers, et elle avait tenté de m'instruire, ainsi que mon colosse d'ami, tous deux issus de grandes familles magiques, à la culture moldue. Apparemment, elle était étonnée que j'ai retenu l'une des poésies qu'elle nous avait fait lire.
« Ne me regarde pas comme si j'étais un dragon. » La taquinai-je. « Tu sais bien que j'adore les poèmes, quel que soit le monde d'où ils viennent ! »
« Oh mon rêveur préféré, tu m'as manqué ! » Me dit-elle d'une voix rieuse, tout en m'étreignant, sous le regard amusé de son petit ami, qu'elle s'empressa d'embrasser, avant d'ajouter malicieusement :
« Je ne veux pas faire de jaloux ! »
Et nous éclatâmes de rire ! La fatigue fut cependant la plus forte, et je ne tardais pas à m'endormir quelques minutes plus tard contre l'épaule de Sarah.
Alors, verdict ?
