"Enfin !" Me direz vous ! Tout d'abord, je tiens à m'excuser du retard. Entre mon déménagement et mon moral dans les chaussettes, la montagne de devoirs qui m'attend gentiment sur mon bureau et l'ordinateur qui n'a été disponible que récemment, en raison de sa disparition dans la cohue des cartons, je n'ai eu que peu de temps pour écrire la suite ...
Enfin, le chapitre 3 est là, et j'espère que vous n'êtes pas trop déçus par mon histoire.
A vrai dire, j'ai toute la fin en tête, mais je stagne pour le milieu ...
Si vous avez des idées, des remarques ou des conseils à me donner, n'hésitez pas !
Je fais de mon mieux pour que vous n'aillez pas à patienter aussi longtemps pour le prochain, vous remercie de prendre le temps de bouquiner mon texte, et vous dit à tous :
Bonne lecture !

Chapitre 3
QUI PARLE DE MANGER NE SAIT PAS DE QUOI IL PARLE

PdV Arrylinda Mithry Tomillian

Lorsque je me réveillai, le train arrivait en gare de Pré-au-Lard et il me fallut cinq bonnes minutes avant d'émerger complètement.
Accompagnée de Lily et de mes quatre maraudeurs, je me dirigeai vers les calèches, conduites par des sombrals, qui n'étaient visible que pour Peter et moi.
La progression jusqu'au château se fit sans embrouilles, dans les cahotements, à part peut-être Snape et sa bande (dont -oh malheur pour moi- mes jeunes frères faisaient partie) qui vinrent nous importuner, et James que l'on dût retenir à trois pour qu'il ne frappe pas le visage de son ennemi, sans omettre Sirius qui poussa un grognement sauvage et se maitrisa difficilement, en voyant son frère et sa cousine.

Après, donc, un trajet particulièrement calme, nous finîmes par apercevoir les tourelles du château, qui se dressaient telles des lances effilées dans la nuit noire.
Ce fut avec bonheur et un estomac bruyant, que quelques minutes plus tard, je m'asseyais à la table des gryffondors, en attendant avec impatience la répartition.

La porte de la grande salle s'ouvrit enfin et les premières années débarquèrent, tandis que mon ventre poussait un grognement d'impatience.
Ma sœur n'avait pas l'air terrifiée, mais curieuse, impatiente et …
Oh non ! Elle avait un sourire malicieux plaqué sur le visage, tandis qu'elle regardait la salle, l'air de dire :
« Attention, j'arrive ! Et je compte mettre un peu d'agitation dans cette salle qui me parait bien morne ! »
Elle voulait de toute évidence mettre notre calme à l'épreuve ; l'année ne s'annonçait pas de tout repos, d'autant plus que Rose Williamson, son assistante personnelle, entrait elle aussi à l'école de sorcellerie …
Soupirant, j'échangeai avec Lily un regard désolé, qui ne connaissait que trop bien ma sœur et ses intentions tordues …
D'ailleurs cette dernière venait de s'approcher du choixpeau et l'avait enfoncé sur sa tête. Il était au moins trois fois trop grand pour elle et couvrait entièrement ses yeux.
Le vieux chapeau tout rapé ouvrit alors sa large bouche et d'écria :
« SERDAIGLE ! »
Nooon ?! Ma sœur à Serdaigle ? Et bien on aurait tout vu ! Au moins, je ne l'aurais pas constamment dans les pattes, pas plus que son amie qui venait de la rejoindre à la table des aigles.
La répartition se termina avec Ghuillem Zackarin qui fut envoyé à Gryffondor, et Dumbledore se leva.

« Chers élèves, chers enseignants, je veux tout d'abord vous souhaiter la bienvenue, aux anciens ainsi qu'aux nouveaux. J'ai l'honneur de vous présenter le professeur Hayrich, qui vous enseignera la Défense Contre les Forces du Mal … »
Un homme d'une quarantaine d'années, les cheveux grisonnants et le visage barré d'une large cicatrice, se leva et nous salua tous avec un grand sourire, avant de se rasseoir, sous les applaudissements. Le directeur reprit.
« … et également le professeur Robins, qui aura la charge des cours de Runes. »
Tous les regards convergèrent vers la jeune femme brune assise en bout de table, qui jeta un regard noir vers Dumbledore, l'air de dire :
« Vous auriez pas pu vous taire, espèce de vieux croûton ? »

Il n'y eut aucun applaudissement, cette fois ci, et un silence de plomb s'abattit sur la grande salle. Je me figeai soudain, lorsque que les yeux bleus de notre nouveau professeur se posèrent sur moi et me scrutèrent intensément.
Heureusement, lorsque Dumbledore recommença à parler, elle détourna son regard et se concentra sur le discours du directeur.
« Il est cependant de mon devoir, avant que vos esprits ne s'embrument de sommeil et de satisfaction d'être repus, de vous avertir et de vous supplier d'être prudents : le danger est partout, et vous ne serez véritablement en sécurité qu'avec vos amis. Soudez vos ententes et cessez vos querelles. Je tenais également, comme me l'a fait aimablement remarquer notre concierge, monsieur Rusard, à vous rappeler qu'il est strictement interdit de pénétrer dans la forêt et … »
Je décrochai de l'annonce, et me mis à réfléchir aux paroles du directeur, et seuls ses derniers mots me tirèrent de ma rêverie.
« … Sur ce, bon appétit ! »

Mots qui eurent le mérite d'être applaudis avec force, tandis que mon estomac ne put qu'approuver, avec un grognement de contentement, et je me précipitai sur une cuisse de poulet, subitement apparue dans l'un des nombreux plats d'or.

La bouche pleine, je me tournai vers Remus.
« A 'achait 'oi le di'cour' du pro'eu' Dumb're ? »
« Avale et répète-moi ça. » Me dit, une lueur d'amusement dans le regard.
« Ça cachait quoi, le discours du professeur Dumbledore ? » Lui demandai-je avec un sourire.
Son expression se rembrunit un peu et il parut plus songeur.
« Il faisait évidemment allusion à Voldemort et aux mangemorts. Je pense qu'il voulait nous demander de cesser les disputes entre les maisons, mais de faire attention aux éventuels adeptes de l'imbécile de service. Enfin je pense … »
Je souris. Remus était encore plus mignon lorsqu'il était concentré. Déjà qu'il était beau en règle générale …

Je fus tirée de mes réflexions par quelque chose de visqueux qui s'écrasa contre mon -oh que sublime- visage.
Après un rapide passage de ma langue sur mes lèvres, j'identifiais la substance comme de la tarte à la mélasse, délicieux !
Je me tournai vers mes amis. Peter n'avait pas l'air de se décider à rire, de peur de me vexer, Lily ne se posait pas la question et avait un sourire ravi étiré sur le visage, tandis que Remus, James et Sirius étaient écroulés sur la table.
J'identifiai le criminel comme étant le noble descendant des Black, à voir les restes de mélasse entre ses doigts, et son incapacité totale à rester assis sur sa chaise ou même à respirer normalement.

Avec un sourire sadique, je m'emparai d'une part de cheese cake, et s'ensuivit la plus belle bataille de desserts que Poudlard eut jamais connue, sous l'œil affolé de Mc Gonagall et amusé du Directeur.

Alors, vous en pensez quoi ? Sioupllllé ? Un titi avis ? Minisculissime si ça vous chante ? *supplie avec les petits yeux de cocker*