Chapitre 5 : Fragilité


Les jours, les semaines, les mois, les saisons, les années passent.

Maria continue à vivre dans cette modeste demeure au loin dans la forêt. Balthazar Octavius Barnabé a déjà deux ans. Souvent, il se colle à sa mère. Il possède une longue chevelure ondulée de couleur châtain, des yeux marrons virant au rouge. Il est aussi frêle et fragile que sa mère. Ses traits sont fins, donnant une apparence presque féminine. La matriarche lui prodigue quelques conseils en tant que mère de famille et offre à l'enfant quelques ressources pour l'aider à grandir. Hélas l'endroit où la famille habite, n'est bientôt plus suffisant pour inculquer à cet enfant le nécessaire pour vivre avec les autres et surtout pour l'éduquer. La mère de famille hésite longuement, jusqu'à ce fameux jour.

Un matin d'hiver, la couturière remarque avec inquiétude que son fils souffre. Ce dernier bouillonne d'une chaleur incommensurable. Rapidement, la femme fait le nécessaire en essayant de refroidir le front de l'enfant. Elle utilise des morceaux de tissus trempés dans l'eau froide. Utilise les remèdes que la chef de tribu lui a offert. Mais plus le temps passe, plus la santé du fragile être se détériore. Ce dernier perd complètement connaissance et ne peut plus se nourrir.

Mordant sa lèvre inférieure, Maria attrape le maximum d'affaires. Les économies qu'elle a conservé de côté, afin de vivre en ville un jour. La mère enveloppe son petit dans de grandes couverture afin qu'il ne tombe pas en hypothermie à cause du froid de l'hiver. Puis elle le blotti contre elle, aussi bien couverte pour partir dans la forêt et rejoindre la ville la plus proche.

La dame marche des minutes, des heures, jusqu'à une journée entière, avec l'enfant fiévreux dans les bras. Avant d'apercevoir une ville aux devantures richement conçues, où passe de nombreux marchands.

A son arrivé dans sa ville, tous l'observe, non pas par curiosité, car tous les personnes ont l'habitude de voir des inconnus entrer dans leur village. Mais par le paquet qu'elle tient dans ses mains et par l'inquiétude visible sur son visage. Rapidement, elle voit une enseigne d'un soigneur. Sans aucune hésitation, elle se dirige vers l'endroit pour soigner son enfant. Un nombre conséquent de personne est présent en cet hiver. Des citadins pour un simple rhume. Des voyageurs venant d'un village voisin pour soigner un mal un peu plus important. Des mercenaires ou marchands qui ont besoins de soin. Elle voit toutes ses personnes qui patiente et se demande si elle pourra passer avec son enfant. Maria n'a jamais été très franche, ni une grande négociatrice. Cependant, pour la vie de son fils, La mère de famille sait qu'elle fera tout pour lui.

Après une grande inspiration et de la peur dans son regard, la couturière argumente aux patients présents dans la salle.

"Je vous en prie. Je suis désolée de vous déranger tous. Mais mon fils est malade depuis quelques jours. Il ne mange plus, a une grande poussée de fièvre. Il s'est évanouit. Nous avons passé une journée complète de marche pour rejoindre le soigneur. Je vous en prie. Pouvez-vous nous laisser passer ?" pleure Maria.

Sans aucune hésitation, les moins souffrants offrent leur place. Les plus âgés et plus patients n'en voit aucun inconvénient. Cependant, quelques personnes, essentiellement des mercenaires, osent refuser la proposition de la mère de famille. Rappelant qu'eux aussi souffrent et que la demoiselle aurait du mieux prendre soin de son enfant. Que si ce dernier est malade, c'est uniquement de sa faute. A ce moment précis, le soigneur sort de salle de consultation alerté par les bruits de ses patients et écoute l'argumentation de la nouvelle arrivée. Sans attendre, l'homme fait passer l'enfant et la mère bien avant les autres. Il entend les plaintes des mercenaires avant de leur rappeler les codes de bonnes conduites et de s'enfermer dans la salle.

L'homme de savoir examine l'enfant sous toutes les couvertures et interroge la femme quand au soin prodigué. Maria ne lui cache rien de tout se qu'il a mangé avant la maladie et le soigneur pense à une fragilité de l'enfant sans pour autant donner de nom sur la maladie. Il offre à la mère et l'enfant une chambre ainsi que des potions plus développées que la Matriarche. Ensemble, la petite famille restent trois jours dans cette chambre. Maria constate que les soins prodigués fait baisser la fièvre d'une manière efficace, jusqu'à ce que le petite garçon reprenne conscience et peut à nouveau manger.

Une fois les soins prodigués et les médicaments achetés, Maria se prépare à retourner dans sa demeure. Mais elle voit que les provisions prévues pour le voyage sont à secs et que le ventre de Balthazar Octavius Barnabé réclame un peu de nourriture. La mère de famille se tourne vers différentes échoppes. La couturière sait qu'elle ne peut pas quémander de nourriture envers ces personnes qui travaillent à la sueur de leur front. Surtout que la plupart ne travaille pas la nourriture. Ils sont d'avantage des artisans, des aides pour bâtir les châteaux, les remparts. Ils sont d'une classe légèrement supérieure des paysans.

Soudain, Maria et Balthazar Octavius Barnabé sentent l'odeur du bon pain sortant du four. Ravalant sa fierté, observant son fils encore affaibli par la maladie, Maria entre dans la boutique. Aucun client n'est présent. Là un homme bien bâti vient de placer les pains dans des paniers. Le visage n'est pas visible pour la femme. Bien qu'un peu intimidé, la couturière prend son courage à deux mains, une nouvelle fois et se met à supplier l'homme.

"Je vous en prie monsieur, mon fils a faim. Je viens de dépenser tout mon argent récolté pour lui prodiguer des soins, car il a été fortement malade. Je vous en prie, pouvez-vous me donner une miche de pain pour cet enfant. Je vous promets de travailler pour vous, je sais fabriquer des vêtements et..."

Le boulanger semble reconnaître cette voix, qui semble venir d'outre tombe, d'un passé ancien, qu'il a fuit, comme il a fuit son village. Léonard Lennon lève la tête vers la demoiselle qui rougit de honte envers cet homme qu'elle ne reconnait pas. Léonard voit l'enfant fragile, frêle, à la peau fortement pâle, ressemblant à une petite fille, malgré les dire de sa mère. Dans un premier temps, Léonard ne sait plus quoi penser, avant de se ressaisir et de repenser aux sages paroles de son paternel. Il attrape une miche de pain qui sortait de son four, il la brise en deux morceaux. Le boulanger tend un morceau à l'enfant et un vers la mère.

"Tenez. Installez vous dans mon atelier. Vous pourrez manger près de la cheminé. Il fait froid dehors, je ne voudrais pas que cet enfant tombe à nouveau malade. Il a l'air assez fragile. Je reviens vers vous ensuite pour que nous discutons."

"Je vous remercie monsieur. J'ai oublié de me présenter. Je me nomme Maria et voici mon fils Balthazar Octavius Barnabé. Dit bonjour et merci à ce monsieur."

D'une voix frêle et timide, depuis les bras de sa mère, sortant sa petite tête adorable des couvertures, Balthazar Octavius Barnabé salue l'homme et prononce un "merli" au lieu de merci.

La petite famille s'installe dans l'atelier. Cet espace est une grande pièce où se trouve de nombreux fours servant à la cuisson du pain, ainsi que de gâteaux et pâtisserie. Une table enfarinée a souhait espace de pétrissage de la pâte. Quelques chaises sont présentes non loin des fours. La chaleur des fours et de la générosité de cet homme fait réchauffer le cœur de Maria et de son précieux fils.

De son côté, Léonard ne croit toujours pas se qu'il vient de vivre. Devant lui s'est produit un miracle qu'il n'a jamais espéré. Même si elle ne l'a pas reconnu pas. Lui se souvient d'elle comme au premier jour. Il ressent la même affection grandissante pour cette femme. Léonard veut la reconquérir, découvrir son passé et son vécu avec son enfant. Son rêve de fonder une famille s'est envolé en même temps que la disparition de la femme qu'il aime. Cette aspiration d'être père vient de renaître à son retour, ainsi qu'à la vue de cet enfant. Qui n'est certes pas le sien, mais qu'il accueillera sans aucune condition. Dans un recoin de son esprit, Le boulanger se promet de demander des explications au paladin, lors de son prochain passage.

Les minutes passent, les apprentis du boulanger arrivent.

Léonard leur laisse la boutique faisant confiance aux plus âgés des apprentis. Leur indiquant qu'il se rend dans son atelier pour discuter avec une personne. Une fois dans la dite pièce, Léonard observe avec un regard aimant Maria et son enfant se réchauffant prés des fours, tout en mangeant délicatement le pain offert. L a couturière enlève de temps à autre les miettes de pain sur le visage de son fils.

"Je constate que ce morceau de pain te plaît jeune homme." sourit l'homme en entrant dans la pièce.

Le petit garçon reste prés de sa mère, ne sachant pas se qu'il doit dire ou faire. Le boulanger ne semble pas être dérangé par la timidité de l'enfant et s'assoit près de cette petite famille pour écouter leur voyage et leur vie. La jeune femme ne raconte pas qu'elle a vécu une idylle avec un démon, mais qu'elle vit seule à l'orée de la forêt avec son fils. Le père n'assumant pas ses responsabilités et surtout la fragilité du petit garçon. La couturière raconte les idées proposées par la matriarche, pour son retour en ville afin d'enseigner à l'enfant tout se qu'il doit savoir.

"Donc, vous désirez venir habiter en ville. Mais vous n'avez plus d'argent pour d'habiter ici. D'autant que faire la route toute une journée pour les enseignements de votre enfant. Tout cela risque d'être compliqué." argumente le boulanger.

"Oui, je vais chercher une solution. Je demanderai à Florence comment je peux faire et..." continue Maria en caressant les cheveux de Balthazar Octavius Barnabé.

"Ecoutez, Maria. Si vous le souhaitez, j'ai encore une grande chambre dans ma maison. Vous pourriez m'aider dans la boutique. En faisant de petites tâches, par exemple le ménage, la cuisine et si vous le souhaitez travailler quelques fois chez le couturier qui habite juste en face. Vous m'avez raconté que vous avez cousu vos vêtements et celui de votre fils." sourit-il.

"Oui. Mais je n'ai aucun moyen de payer le loyer." s'excuse la mère de famille, consciente de la générosité du boulanger.

"Moi...Passer balais pour aider maman." reprend l'enfant comme pour aider sa maman.

Léonard rit de bon cœur en caressant les cheveux de l'enfant avec beaucoup d'entrain.

"Vous n'avez pas besoin de vous inquiétez pour cela. Vous avez un peu de temps pour réfléchir. Si vous acceptez, les travaux ménagers que vous effectuerez payeront votre loyer. Pour le moment, vous avez besoin d'un toit pour vous et votre fils. Quand vous serez prêts, nous pourrions récupérer quelques affaires avec une charrette d'un ami. Vous pourrez réussir votre vie ici, au vu de vos vêtements. Pensez à votre fils."

Devant cette joie de vivre et surtout les arguments concernant son fils, Maria n'a d'autre choix que d'accepter la proposition de Léonard. Avec quelques appréhensions, la couturière s'installe avec son fils dans la chambre spacieuse qui se trouve au dessus de la boulangerie. Espace inoccupé par l'homme qui vit dans les pièces au rez-de-chaussée au plus prés de la boutique. La femme ouvre les volet et les fenêtres pour aérer la pièce poussiéreuse. Elle passe une journée complète à la nettoyer pour offrir un endroit à elle. Un jour, le boulanger propose à la mère et à son ami d'aller chercher les meubles restant, pendant que Léonard a la surveillance de l'enfant, l'emmenant dans son magasin pour lui montrer son métier et à la fois pour goûter des morceaux de pains ou de pâtisseries.

La mère vend quelques un de ses meubles pour avoir un peu de pécule où cas où son fils retombe malade. Le temps fait que l'ambiance dans la boulangerie aide à renforcer les liens entre le boulanger, Maria et l'enfant. Le petit garçon d'abord timide, est resté longtemps dans les jambes de sa mère. Petit à petit, il a apprit à s'éloigner d'elle quand cette dernière part à son travail. Puis le bambin prend son courage à deux mains et retourne de temps à autre dans le magasin où travaille le boulanger et ses apprentis. D'abord l'enfant regarde les hommes travaillés. Il ne s'approche pas, s'asseyant sur le sol. Peu à peu, il s'approche pour regarder la cuisson du pain. Et fini par poser des question au boulanger qui les a accueillit. Le temps a aidé à ces deux êtres de se rapprocher. Désormais, Balthazar Octavius Barnabé considère ce boulanger comme une véritable figure paternelle.

Un mois plus tard, durant la nuit, alors que tout le monde est endormi, une ombre plane non loin de la boulangerie. Une personne frappe trois coups à la porte d'entrée d'une manière bien particulière. Léonard reconnait immédiatement cette manière de taper et se rend sans aucune hésitation à la porte. En l'ouvrant, l'homme se trouve face au paladin. Ce guerrier de foi n'a jamais oublié le boulanger et revient chaque mois pour lui demander de l'accompagner sur la pierre tombale qu'ils ont installé pour se remémorer la perte de cette dernière.

"Non, cette fois je ne vous suivrez pas cette mascarade." dit Léonard d'un ton clair mais calme.

"De quoi parlez vous ?"

"Maria est revenue ici, il y a un mois avec son fils. Allons à l'auberge et vous m'expliquerez se que vous me cachiez pendant ses années."

Le paladin ravale sa salive et propose de raconter tout dans la boulangerie, mais le manipulateur de farine refuse net.

"Ils sont entrain de dormir, vous me devez des explications."

"Ecoutez. Pour être bref, l'enfant qui est avec cette femme n'est pas entièrement humain."

En entendant ces mots, Léonard perd patience et prend par les épaules le paladin pour le plaquer contre un mur. Il observe ses yeux tout en demandant avec une voix convaincante, réclamant la vérité

"Expliquez vous depuis le début !"

Le paladin soupire et accepte de se rendre à l'auberge afin de donner plus de détail au boulanger.

Le paladin loue un salle dans l'auberge et s'installe avec Léonard tout en buvant chacun une pinte de bière.

Il lui raconte tout : L'église, l'aiguille, son évanouissement, Enoch emportant Maria et les autres femmes. L'échec de sa mission et la nouvelle mission qui lui est donnée. De retrouver ces femmes. Selon ses supérieurs, les probabilités de retrouver ces femmes en vie étaient peu probable. D'ailleurs, jusqu'à ce jour, il n'a retrouvé que des cadavres. L'homme de foie explique aussi que sans nul doute, le démon est le père de l'enfant. Que l'enfant est un semi-démon et qu'il avait le devoir de le détruire avant que ce dernier ne perçoit trop de puissance ou risque de sombrer du côté obscur.

"Qui êtes-vous pour juger cet enfant ? Il n'a encore commis aucun crime. Ou du moins, le crime dont vous l'accusez est de naître semi-démon ? Il ne l'a pas décidé ! Il n'a pas passé de contrat pour le devenir. Ce n'est qu'une conséquence des choix d'adultes malveillants. Ainsi que votre échec à votre mission." Sermonne le boulanger en ne touchant pas à sa pinte de bière.

"Ceux sont les lois de mon culte qui veut cela. Je veux régler mon erreur en tuant se qu'à engendrer ce démon avant qu'il ne soit trop tard !" se justifie le paladin avant d'observer dans les yeux de Léonard une lueur d'espoir pour l'avenir.

"Revenons en à vos erreurs. Vous m'avez menti. Mais pas qu'à moi. A toutes les personnes du village où j'ai grandi. Où Maria a grandi ! Vous allez privé cette mère de son enfant ? Vous allez le tuer en lui annonçant droit dans les yeux que vous avez commis une erreur ? Vous allez la tué, elle aussi, parce qu'elle a été berné par une autre personne ? Sachez que je ne vous laisserez pas faire. Je ne suis peut être pas un homme d'arme, mais je défendrai cette famille. Et je vais vous prouver que Baltha...Que Bob sera un grand homme."

Sur ces paroles le boulanger quitte la pièce laissant le paladin à ses réflexions. Le premier est fort de ses convictions, prêt à protéger la femme et l'enfant, même si ce dernier est un semi-démon. Le second est blessé dans son orgueil et dans sa fierté. Il met en doute se que lui a enseigné l'église de son culte. Son credo n'est-il pas de protéger ceux dans le besoin ? Le paladin se promet de rester attentif à se que le semi-démon ne fasse pas le moindre mal, essayant de trouver où est le bien et le mal dans cet enfant.

Les mois, les saisons, deux années passent.

La vie dans la boutique redonne le moral au boulanger heureux de le petit garçon s'émerveillant de tout. Il se sent entier en observant la mère, la femme qu'il a aimé et qu'il aime toujours. Le temps veut que ses sentiments semblent être réciproque. Par des petits gestes du quotidien. Des rougissements de la dame. Des marques d'attentions. Des visites dans le foyer. Des moments partagés ensemble. Comme si le sortilège d'Enoch ne pouvait pas effacer le sentiment de sécurité que Maria a avec cet homme. La couturière se sent en sécurité, mais aussi avec une personne responsable et ouvert d'esprit avec cet enfant qui n'est pas le sien.

Un jour Maria finit par appeler l'homme et lui annoncer qu'elle va acheter sa propre maison se sentant en trop, malgré les sentiments qu'elle porte envers lui. A cette demande particulière, le maître de maison demande la raison de ce départ. Si cela concerne le père de l'enfant. A cette question la dame ne peut pas mentir et répond par un hochement de la tête. Puis il pose une question moins subtile. Léonard reste franc et direct. Il n'aime pas tourné autour du pot.

"Vous avez peur car cet homme est un démon et que votre fils est un semi-démon."

Maria ouvre de grands yeux étonnés. Elle prend peur quand ce dernier lui décrit exactement la situation. La mère croit qu'on va lui voler son enfant ou pire le tuer. Sans aucun geste brusque, Léonard masque légèrement la vérité.

"Je viens du même village que vous. J'ai appris cela. Et un paladin s'était chargé de votre sécurité. Il nous a raconté à tous que vous étiez morte. Cachant la vérité. Jusqu'au soir où je l'ai rencontré à nouveau. Quand je lui ai demandé des explications, il m'a tout révélé. Vous ne devez pas avoir peur. Ni ce paladin, ni ce démon ne viendront vous faire du mal. Ni à vous, ni à Bob." sourit-il.

" Vous n'avez pas peur, parce que mon fils est un..."

Léonard hoche la tête négativement avant de répondre d'une voix calme et douce.

"Non, je n'en ai pas peur. Il est vrai qu'un jour peut être il tournera mal, sombrera peut être dans son côté obscur. Mais en attendant, essayons de lui faire vivre le maximum d'expériences pour lui. Il n'a pas choisir de naître comme cela. Tout comme on ne choisi pas de naître avec des cheveux blonds, bruns, d'avoir deux jambes ou une seule. Il faut vivre avec et j'accepterai cet enfant et vous, si vous voulez bien de moi. Bien sur je garderai secret l'origine de votre fils. Jusqu'à la mort." continue l'homme en proposant comme autrefois le gâteau de la Lune.

"Qu'est-ce-que c'est ?" demande Maria intriguée.

Comme quelques années auparavant, Léonard raconte la rencontre de son père et de sa mère, l'échange du gâteau et la signification de mordre à l'intérieur. Consciente d'avoir trouver un homme incroyable, respectueux et en qui elle a confiance, même si son cœur reste prisonnier du sort d'Enoch, elle croque dans le gâteau.

"Alors, Léonard va être mon papa ?" demande Balthazar Octavius Barnabé, qui a écouté aux portes, assouvissant son besoin de curiosité.

"Si tu le souhaites, bien sur Bob." sourit Léonard avant que l'enfant ne se jette dans ses bras.

"Moi, je veux bien que tu sois mon papa !"

A suivre...